Fiche de révision : Analyse Sociologique et Quantitative du Sport en France

Plan du Cours

  1. Objectifs du cours
  2. Méthodes quantitatives
  3. Enquêtes ENPPS 2010 et 2020
  4. Cadre théorique sociologie
  5. Pratiques sportives en France
  6. Caractéristiques des pratiquants
  7. Motivations et freins
  8. Distribution spatiale
  9. Pratiques chez les jeunes

1. Objectifs du cours

Notions clés & Définitions

Sensibilisation aux méthodes quantitatives
Approche visant à familiariser les étudiants avec l’utilisation d’outils et de techniques statistiques pour analyser le paysage sportif français. Elle permet d’interpréter des données démographiques, sociologiques et comportementales relatives aux pratiques sportives, afin de mieux comprendre qui pratique quoi et comment.

Paysage sportif français
Ensemble des pratiques, des acteurs, des modalités et des caractéristiques sociales du sport en France. Il inclut la diversité des activités, la répartition géographique, les profils sociodémographiques des pratiquants, ainsi que l’organisation et la répartition des pratiques sportives dans la société française.

Portefeuille de pratiques
Ensemble des activités sportives et physiques qu’un individu ou un groupe pratique, avec leurs modalités (fréquence, compétition, informalité). Il reflète la diversité et la richesse des pratiques d’un pratiquant ou d’un groupe social, et constitue un indicateur clé pour analyser la segmentation et la hiérarchie des pratiques sportives.

Démocratisation relative du sport
Processus selon lequel la massification des pratiques sportives n’a pas entraîné une démocratisation sociale complète. Bien que le nombre de pratiquants ait augmenté, l’accès aux pratiques et leur répartition restent influencés par des facteurs sociaux, économiques et culturels, limitant une égalité totale.

Diversification des pratiques sportives
Évolution du paysage sportif caractérisée par l’apparition et la multiplication de différentes activités, modes de pratique et modalités, souvent associée à une augmentation du nombre de pratiquants. Cependant, cette diversification n’a pas forcément modifié la structure sociale des pratiquants ni permis une démocratisation totale.

Points essentiels

Le cours vise à sensibiliser aux méthodes quantitatives en sciences sociales appliquées au sport, permettant d’analyser objectivement le paysage sportif français. Il s’agit de comprendre qui pratique quoi et comment, en utilisant des données issues d’enquêtes telles que celles de l’ENPPS 2010 et 2020. La massification et la diversification des pratiques sportives n’ont pas entraîné une démocratisation sociale complète, car l’accès et la participation restent influencés par des facteurs sociaux. Le vieillissement de la population et la féminisation sont des facteurs clés dans l’évolution des pratiques en France, modifiant la composition et la répartition des pratiquants.

À retenir

Ce cours permet d’appréhender le sport en France à travers une approche quantitative et sociologique, en mettant en évidence que la diversification des pratiques n’a pas forcément conduit à une démocratisation sociale totale, mais a plutôt modifié la composition des pratiquants, notamment avec le vieillissement et la féminisation.

2. Méthodes quantitatives

Notions clés & Définitions

Échantillon scientifique
Un échantillon scientifique est tiré aléatoirement dans une population afin de garantir sa représentativité. Selon le contenu source, il permet d’obtenir des résultats fiables et généralisables, en évitant les biais liés à la sélection. La méthode aléatoire assure que chaque individu de la population a une chance égale d’être choisi, ce qui limite les distorsions dans l’analyse des pratiques sportives.

Questionnement ouvert et semi-ouvert
Le questionnement ouvert consiste en des questions où la réponse n’est pas limitée par des choix prédéfinis, permettant aux répondants d’exprimer librement leur opinion ou leur pratique. Le questionnement semi-ouvert combine des réponses prédéfinies avec la possibilité d’ajouter des précisions ou des commentaires, facilitant la collecte d’informations précises tout en laissant une marge de liberté.

Déclaration assistée
La déclaration assistée est une technique où le répondant est guidé ou aidé dans ses réponses, notamment par des questions précises ou des sous-questions. Elle vise à améliorer la précision des réponses en orientant le répondant vers des détails spécifiques, notamment pour identifier les activités pratiquées, leur fréquence, leur contexte, etc.

Redressement des données
Le redressement des données est une étape statistique visant à corriger les biais liés aux non-réponses ou à la sous-représentation de certains groupes. Il permet d’ajuster les résultats pour qu’ils reflètent mieux la population totale, en utilisant des techniques de pondération ou d’autres méthodes de correction, afin d’obtenir des estimations plus fiables.

Access panels
Les access panels sont des sous-populations sélectionnées, souvent constituées de membres inscrits volontairement pour répondre à des enquêtes. Selon le contenu source, leur utilisation pour des estimations en population générale est déconseillée, car ils forment une minorité sélective dont le comportement de réponse ne peut pas être corrigé efficacement, ce qui limite leur fiabilité pour des résultats représentatifs.

Points essentiels

L’enquête utilise un échantillon scientifique tiré aléatoirement pour garantir la représentativité de la population. Le questionnement combine déclarations spontanées et assistées, permettant d’identifier précisément les activités pratiquées, leur fréquence, leur contexte, ainsi que les motivations ou accidents liés à ces activités. Les access panels, en raison de leur nature sélective, sont déconseillés pour des estimations fiables en population générale, car ils ne permettent pas de corriger les biais liés à leur composition. Enfin, le redressement des données est indispensable pour ajuster les résultats en cas de biais liés aux non-réponses, assurant ainsi une meilleure représentativité des estimations.

À retenir

Maîtriser l’utilisation d’un échantillon scientifique aléatoire, le questionnement adapté, et le redressement des données est essentiel pour collecter et analyser des informations fiables sur les pratiques sportives. Les access panels, en revanche, doivent être évités pour des estimations en population générale, afin d’assurer la précision et la représentativité des résultats.

3. Enquêtes ENPPS 2010 et 2020

Notions clés & Définitions

ENPPS (Enquête Nationale sur les Pratiques Physiques et Sportives)
Il s'agit d'une enquête visant à quantifier la pratique sportive en France. Elle adopte une définition large du sport, incluant aussi bien les activités utilitaires que les pratiques de loisir ou de compétition, afin de fournir une image complète des pratiques physiques des populations. La méthodologie inclut des questions ouvertes, semi-ouvertes, et des précisions pour chaque activité, permettant d'analyser en détail les modalités et caractéristiques des pratiques.

Architecture du questionnaire ENPPS
Le questionnaire est structuré pour recueillir des données sur la pratique spontanée et assistée, en utilisant des questions ouvertes pour la déclaration spontanée, puis des choix multiples pour aider à la mémoire. Il comporte aussi des questions précises sur chaque activité : fréquence, lieu, mode, adhésion, compétition, motivations, et raisons de non-pratique. La version 2020 précise davantage les conditions de pratique, les motivations, les freins, et intègre une signalétique socio-démographique.

Modalités de pratique
Les modalités incluent la fréquence, la périodicité, le volume, le lieu, le mode de pratique (individuel ou collectif, connecté ou non), ainsi que le début et le niveau de pratique. Ces modalités sont recueillies pour chaque activité déclarée, permettant une analyse fine des habitudes.

Signalétique socio-démographique
Elle rassemble des données telles que le diplôme, la PCS (profession et catégorie socioprofessionnelle), la situation matrimoniale, la nationalité, la présence d’enfants, les revenus, la sportivité des enfants, ainsi que des informations sur la commune de résidence. Ces données permettent d’analyser les disparités sociales dans la pratique sportive.

Relance et correction des biais
Les enquêtes utilisent des relances pour limiter le biais de non-r réponse, notamment en employant un mode de recueil multimode (internet, téléphone). Un redressement statistique est effectué pour que l’échantillon soit représentatif de la population française selon plusieurs critères (sexe, âge, diplôme, région, taille d’unité urbaine). Ces techniques visent à réduire les biais liés à la non-réponse et à assurer la fiabilité des résultats.

Points essentiels

Les enquêtes ENPPS 2010 et 2020 fournissent des données fiables sur la pratique sportive en France métropolitaine et DOM, permettant une analyse diachronique. Le questionnaire détaille les activités pratiquées, leur fréquence, les lieux, l’adhésion, la compétition, et les motivations, offrant une vision précise des modalités de pratique. La signalétique socio-démographique recueillie permet d’étudier les disparités sociales et territoriales. Les relances et le redressement statistique jouent un rôle crucial pour limiter les biais et garantir la représentativité des résultats, renforçant ainsi la rigueur méthodologique de ces enquêtes.

À retenir

Les enquêtes ENPPS 2010 et 2020, par leur méthodologie rigoureuse et leur richesse de données, offrent une vision précise et fiable du paysage sportif français, essentielle pour analyser les pratiques et les disparités sociales dans le domaine du sport.

4. Cadre théorique sociologie

Notions clés & Définitions

Habitus (Bourdieu) : Ensemble de dispositions durables et transposables, intégrées par l’individu au cours de sa socialisation, qui orientent ses pratiques, ses perceptions et ses goûts, notamment dans le domaine sportif.

Distinction sociale : Processus par lequel les classes sociales manifestent leurs différences à travers des choix, notamment sportifs, qui reflètent leur position sociale. Elle se traduit par des préférences sportives différenciées selon les classes.

Omnivorité (Peterson) : Capacité ou tendance d’un individu à pratiquer une grande diversité de disciplines sportives, souvent associée aux cadres supérieurs ou aux milieux favorisés, témoignant d’un éclectisme dans leurs pratiques.

Voracité (Katz-Gerro) : Intensité et fréquence élevées dans la pratique sportive, caractérisées par un nombre important de disciplines ou une pratique très régulière, souvent liée à un statut social élevé.

Pluralité individuelle (Lahire) : Concept selon lequel chaque individu possède un ensemble varié et multiple de pratiques, ce qui complexifie les modèles sociaux classiques qui considèrent la pratique sportive comme homogène ou déterminée par la seule classe sociale.

  • Portefeuille de pratiques (Coulangeon) : voir section 1

Points essentiels

La socialisation et l’habitus expliquent la reproduction sociale dans les pratiques sportives, en ce que les dispositions acquises lors de la socialisation orientent les choix sportifs selon la classe sociale. La distinction sociale se manifeste par des préférences différenciées, avec par exemple une pratique plus diversifiée ou plus intensive selon le statut social. L’omnivorité désigne cette diversité de pratiques, notamment chez les cadres supérieurs, qui adoptent un éclectisme dans leurs activités sportives. La voracité correspond à une pratique intense, avec un nombre élevé de disciplines ou une fréquence élevée, souvent liée à une position sociale élevée. Enfin, l’individu n’est pas un acteur unitaire mais pluriel, avec un portefeuille de pratiques varié, ce qui complexifie les modèles sociaux classiques qui privilégiaient une pratique homogène ou déterminée uniquement par la classe sociale.

À retenir

Les pratiques sportives reflètent et renforcent les inégalités sociales, tout en étant façonnées par la pluralité et l’éclectisme individuels, ce qui complexifie leur analyse sociologique.

5. Pratiques sportives en France

Notions clés & Définitions

Pratique occasionnelle
Activité sportive réalisée de manière ponctuelle, sans engagement régulier, souvent pendant les vacances ou en loisir. Elle ne nécessite pas une participation régulière ou structurée.

Pratique informelle
Pratique sportive non encadrée, sans organisation officielle ou structure spécifique. Elle inclut des activités spontanées ou autonomes, souvent réalisées en dehors d’un cadre institutionnel.

Pratique utilitaire
Activités physiques visant un objectif pratique ou fonctionnel, telles que le vélo utilitaire ou la marche pour se déplacer, plutôt que pour le loisir ou la compétition.

Licencié sportif
Personne inscrite et affiliée à une fédération ou une structure sportive officielle, participant à des activités encadrées, compétitives ou organisées.

Activités populaires vs supérieures
Distinction entre activités sportives accessibles à tous, souvent pratiquées de manière informelle ou en loisir (populaires), et celles nécessitant un niveau élevé de compétence, d’entraînement ou d’encadrement (supérieures).

Points essentiels

La pratique sportive en France est plurielle, intégrant loisirs, compétition et pratiques utilitaires. En 2020, plus de 400 disciplines sportives reconnues existent, témoignant de cette diversification. La pratique en France inclut des activités variées telles que la marche, la natation, le vélo, le jogging, la randonnée, la musculation, le tennis, le football, la pêche, ou encore le yoga. La massification des pratiques a entraîné une diversification importante, avec une approche inclusive qui considère la finesse, le continuum social et la comparabilité des activités. La pratique occasionnelle et informelle est majoritaire, mais la pratique encadrée et en structure (licenciée) connaît une croissance, notamment chez les femmes. Les activités populaires comme la marche (66%) ou la baignade (29%) restent très répandues, tandis que les disciplines plus structurées ou compétitives attirent une part plus restreinte mais significative de la population.

Les familles d’activités les plus déclarées incluent la marche, la natation, le cyclisme, la gymnastique, le jogging, et la pétanque. La pratique sportive est également fortement influencée par le profil social, l’âge, le genre, le niveau d’éducation et le revenu, avec une tendance à une pratique plus régulière et encadrée chez les individus issus de catégories sociales supérieures ou ayant un niveau d’études plus élevé.

À retenir

La diversité des formes de pratiques sportives en France reflète une société en pleine évolution, où la massification et la diversification des activités, qu’elles soient occasionnelles, informelles ou encadrées, contribuent à une pratique plus inclusive et adaptée aux différents profils sociaux et individuels.

6. Caractéristiques des pratiquants

Notions clés & Définitions

Catégories socio-professionnelles (PCS) : Classification des individus selon leur profession, leur statut social et leur niveau de qualification. Elle permet d’analyser les profils sociaux des pratiquants et leur accès ou leur engagement dans le sport.

Genre et âge : Variables démographiques fondamentales influençant la pratique sportive. Le genre désigne le sexe (femme ou homme), tandis que l’âge se réfère à la tranche d’âge, souvent liée à des comportements et préférences spécifiques dans la pratique.

Lieu de résidence (rural/citadins) : Caractéristique géographique indiquant si une personne vit en zone rurale ou urbaine. Elle impacte l’accès aux infrastructures sportives et les types d’activités pratiquées.

Niveau d’études : Diplôme ou qualification scolaire obtenu. Il influence la fréquence, la nature des activités sportives et la motivation à pratiquer.

  • Signalétique socio-démographique : voir section 3

Points essentiels

Les cadres supérieurs pratiquent davantage et diversifient leurs activités sportives par rapport aux ouvriers. Ils ont une pratique plus régulière et variée, notamment dans les activités de loisir ou de performance. En revanche, les ouvriers, souvent en situation de précarité ou avec des contraintes sociales, ont une pratique plus limitée.

Les femmes tendent à privilégier les pratiques encadrées, telles que les cours ou les activités en groupe, par rapport aux hommes qui peuvent préférer des activités plus autonomes ou de performance. La pratique féminine est également influencée par des facteurs liés à la sécurité ou à la disponibilité.

L’âge joue un rôle déterminant : les jeunes sont plus actifs, souvent dans des pratiques occasionnelles ou de loisir, tandis que les plus âgés (50 ans et plus) ont une santé fragile ou des contraintes sociales qui limitent leur engagement. La santé, le niveau d’études et la situation familiale modulent également la fréquence et la nature des activités.

Les caractéristiques socio-démographiques, telles que le niveau d’études ou la PCS, sont essentielles pour comprendre les profils des pratiquants. Par exemple, les personnes sans diplôme ou en dessous du bac, souvent en situation de précarité, ont une pratique plus faible ou limitée par des freins financiers ou sociaux.

À retenir

Les profils types des pratiquants varient selon leur catégorie socio-professionnelle, genre, âge et lieu de résidence, ce qui permet d’identifier les inégalités sociales et les dynamiques spécifiques dans la pratique sportive. Ces caractéristiques sont clés pour analyser les disparités et orienter les politiques sportives.

7. Motivations et freins

Notions clés & Définitions

Motivations à la pratique : Facteurs qui encouragent la pratique sportive, tels que la santé, le plaisir, la socialisation et le bien-être. Ces éléments incitent les individus à s’engager dans une activité physique régulière ou occasionnelle.

Freins à la pratique : Obstacles ou difficultés qui empêchent ou limitent la pratique sportive. Parmi les principaux freins figurent le manque de temps, de motivation ou d’accès aux infrastructures ou équipements nécessaires.

Raisons de non-pratique : Motivations ou circonstances qui conduisent une personne à ne pas pratiquer de sport. Elles peuvent être liées à des facteurs personnels, sociaux ou environnementaux, ou à des antécédents sportifs.

Typologies des non-pratiquants : Catégorisation des personnes qui ne pratiquent pas de sport, selon leurs raisons (manque de temps, motivation, accès, etc.) et leurs antécédents sportifs (déjà pratiqué ou jamais pratiqué).

Accidentologie sportive : Étude des accidents liés à la pratique sportive, notamment leur fréquence, leur gravité et leur typologie, avec une attention particulière aux sports collectifs et à contact, qui présentent un risque accru.

Points essentiels

Les motivations à la pratique sportive incluent principalement la santé, le plaisir, la socialisation et le bien-être. Ces motivations jouent un rôle clé dans l’engagement des individus dans une activité physique. En revanche, les freins majeurs sont le manque de temps, de motivation ou d’accès aux équipements ou infrastructures nécessaires. Ces obstacles limitent la participation sportive, même chez ceux qui en ont la volonté.

Les non-pratiquants peuvent être classés selon leurs raisons de non-pratique, telles que l’absence de temps ou de motivation, ou encore par leurs antécédents sportifs, qu’ils aient déjà pratiqué ou non. Enfin, l’accidentologie sportive montre que certains sports, notamment les sports collectifs et ceux à contact, présentent un risque accru d’accidents, ce qui peut aussi influencer la décision de pratiquer ou non.

À retenir

Comprendre les motivations et freins à la pratique sportive permet d’identifier les leviers pour encourager la pratique et d’adapter les politiques publiques en ciblant mieux les profils de non-pratiquants et en limitant les risques liés à certains sports.

8. Distribution spatiale

Notions clés & Définitions

Répartition géographique des pratiques : Distribution des activités sportives selon les territoires, influencée par la disponibilité des équipements, la densité de population et les caractéristiques socio-économiques. Elle détermine où et comment les populations pratiquent le sport.

Influence du milieu urbain/rural : Impact du cadre de vie sur la pratique sportive. Les zones urbaines offrent généralement une plus grande diversité d’activités et d’équipements, tandis que les zones rurales présentent souvent moins d’installations mais peuvent favoriser certains sports spécifiques.

Accessibilité aux infrastructures : Facilité ou difficulté pour les populations d’accéder aux équipements sportifs (clubs, terrains, salles). Elle dépend de la proximité géographique, du maillage territorial et des ressources disponibles.

Différences territoriales : Variations dans la pratique sportive selon les régions ou zones géographiques, liées à des disparités en termes d’équipements, de profils socio-économiques ou de culture sportive.

Points essentiels

La pratique sportive varie selon les territoires et l’accessibilité aux équipements. Les zones urbaines offrent une plus grande diversité d’activités que les zones rurales, en raison d’un maillage plus dense en infrastructures et clubs. Les disparités territoriales influencent directement les taux de pratique et les types d’activités pratiquées, avec une concentration plus forte de pratiquants dans les zones urbaines. La proximité géographique ne garantit pas toujours la pratique effective, comme l’illustre l’exemple du ski à Grenoble, où la pratique dépend aussi de facteurs socio-économiques, culturels ou liés à l’offre locale. En somme, l’espace et le territoire façonnent fortement la pratique sportive et contribuent aux inégalités territoriales en la matière.

À retenir

L’espace et la localisation territoriale jouent un rôle déterminant dans la pratique sportive, créant des inégalités d’accès et de diversité selon que l’on vive en zone urbaine ou rurale.

9. Pratiques chez les jeunes

Notions clés & Définitions

Enquête AJEC 2019 : étude menée en 2019 sur les pratiques sportives des jeunes, notamment en milieu scolaire et hors scolaire, permettant d’analyser la fréquence, la diversité et les facteurs influençant ces pratiques.

Pratiques sportives hors collège : activités sportives réalisées par les jeunes en dehors du cadre scolaire, souvent encadrées par des clubs ou associations, ou en autonomie dans des lieux variés.

Fréquence et types d’activités chez les jeunes : mesure de la régularité (ex. une fois par semaine ou moins) et de la diversité des disciplines sportives pratiquées, influencée par le milieu social, l’âge, et l’environnement familial.

Influence scolaire et familiale : impact des contextes scolaire et familial sur l’engagement sportif, notamment par le rapport au sport des parents, la pratique familiale, et les modalités de vacances d’été, qui favorisent ou freinent la pratique sportive des jeunes.

Points essentiels

Les jeunes pratiquent majoritairement des activités encadrées hors temps scolaire, telles que les clubs ou associations sportives. La fréquence de pratique varie selon le milieu social : ceux issus de familles avec un capital scolaire et de revenus élevés ont une pratique plus régulière et diversifiée. La pratique sportive est souvent soutenue par des parents sportifs, qui encouragent la participation et la participation à des compétitions officielles. La diversité des disciplines augmente avec les vacances d’été, offrant plus d’opportunités de découvrir de nouvelles activités. Les collégiennes ont une appétence moindre pour le sport que les garçons, pratiquant moins fréquemment, moins souvent en club, et participant moins aux compétitions. La pratique évolue avec l’âge et les contraintes sociales, influençant la fréquence et la nature des activités.

À retenir

Les pratiques sportives des jeunes sont fortement influencées par leur environnement familial et scolaire, ainsi que par leur contexte social, ce qui nécessite d’adapter les politiques éducatives et sportives pour favoriser une pratique régulière et diversifiée selon les profils.

Tableaux de Synthèse

CritèreEnquêtes ENPPS 2010Enquêtes ENPPS 2020Auteur / Référence
ObjectifQuantifier la pratique sportive en FranceMême objectif, avec précisions accrues-
Définition du sportLarge, incluant loisir, utilitaire, compétitionMême définition, intégrant modalités et motivations-
Structure du questionnaireQuestions ouvertes, semi-ouvertes, précisions sur activitésMême structure, avec signalétique socio-démographique renforcée-
Modalités de pratiqueFréquence, lieu, mode, début, niveauMême, avec davantage de détails sur conditions et freins-
Signalétique socio-démographiqueDiplôme, PCS, revenus, situation familialeMême, avec ajout d’informations sur la sportivité des enfants-

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la définition large du sport de l’ENPPS avec une vision restrictive centrée uniquement sur la compétition.
  2. Négliger l’importance du questionnement semi-ouvert pour la précision des données.
  3. Sous-estimer l’impact du redressement des données pour corriger les biais liés aux non-réponses.
  4. Confondre access panels et échantillons aléatoires pour la représentativité.
  5. Oublier que la méthodologie de l’ENPPS inclut une signalétique socio-démographique détaillée.
  6. Confondre les modalités de pratique (fréquence, lieu, mode) et leur importance dans l’analyse.
  7. Ignorer que la version 2020 a renforcé l’analyse des motivations et freins à la pratique.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition large du sport selon l’ENPPS et ses implications méthodologiques.
  2. Savoir expliquer la différence entre un échantillon scientifique aléatoire et un access panel.
  3. Maîtriser le concept de questionnement ouvert et semi-ouvert dans le cadre des enquêtes.
  4. Comprendre le rôle du redressement des données pour assurer la représentativité.
  5. Identifier les principales caractéristiques des enquêtes ENPPS 2010 et 2020.
  6. Connaître les modalités de pratique recueillies dans l’enquête (fréquence, lieu, mode).
  7. Savoir décrire la signalétique socio-démographique collectée par l’ENPPS.
  8. Connaître les enjeux liés à la définition du sport dans le cadre de ces enquêtes.
  9. Maîtriser les limites des panels d’accès pour les estimations en population générale.
  10. Savoir expliquer comment ces enquêtes permettent d’analyser les motivations et freins à la pratique sportive.
  11. Connaître l’impact du vieillissement et de la féminisation sur le paysage sportif français selon le cours.
  12. Identifier les différences principales entre ENPPS 2010 et 2020 en termes de contenu et d’approfondissement.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Analyse Sociologique et Quantitative du Sport en France avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Comment peut-on appliquer les objectifs du cours pour mieux comprendre la pratique sportive en France ?

2. Comment est constitué un échantillon scientifique selon le cours ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Analyse Sociologique et Quantitative du Sport en France avec 18 flashcards interactives.

Objectifs du cours

Familiariser aux méthodes quantitatives en sport

Méthodes quantitatives — rôle ?

Analyser objectivement le paysage sportif français

ENPPS 2010 et 2020 — but ?

Quantifier et analyser la pratique sportive en France

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches