2024, première année à dépasser 1,5°C : année où la température moyenne mondiale a franchi le seuil critique de +1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, symbolisant un point de basculement dans le changement climatique global.
Inégalités géographiques du réchauffement : phénomène où certaines régions du globe se réchauffent plus rapidement ou intensément que d’autres, en dépit du fait que le réchauffement est présent partout, mais de manière différenciée, notamment en fonction des capacités d’adaptation et des activités humaines.
Auteurs (date) : Crutzen et Stoermer (2000) : concept d’Anthropocène, désignant la nouvelle ère géologique marquée par l’impact déterminant de l’activité humaine sur le système terrestre, notamment le climat et la biodiversité.
Décorrélation entre pollution et réchauffement local : observation selon laquelle la pollution locale (air, eau, sols) ne correspond pas toujours directement à la degré de réchauffement climatique d’une région, illustrant la complexité des relations entre émissions locales et impacts globaux.
Échec des actions internationales comme COP21 : constat selon lequel, malgré les accords et engagements pris lors de la COP21 (2015), les mesures concrètes et suffisantes pour limiter le réchauffement à 1,5°C n’ont pas été atteintes, révélant la difficulté de gouverner efficacement face à l’urgence climatique.
Réchauffement climatique comme enjeu diplomatique et économique : dimension où la gestion du changement climatique devient un enjeu de pouvoir, de négociation entre États, et une question de ressources, d’investissements et de stratégies économiques, souvent conflictuelles.
La première année à dépasser 1,5°C en 2024 marque une étape critique, illustrant l’accélération du réchauffement depuis la période préindustrielle. La tendance s’est confirmée avec 10 années parmi les plus chaudes depuis 1950, renforçant la gravité de la situation.
Le réchauffement n’est pas uniforme : certains territoires, notamment les régions polaires, les îles ou les zones arides, se réchauffent plus vite, accentuant les inégalités géographiques. Ces disparités compliquent la mise en œuvre de stratégies globales et équitables.
La reconnaissance du changement climatique dans l’agenda international a débuté dans les années 70-80, avec une prise de conscience progressive, mais les actions concrètes restent insuffisantes. La COP21 (2015) est emblématique d’un échec à limiter la hausse à 1,5°C, malgré un consensus scientifique clair.
La complexité de la relation entre pollution locale et réchauffement global est soulignée par la décorrélation observée : certains pays ou régions très polluants ne connaissent pas forcément un réchauffement proportionnel, ce qui complique la gouvernance climatique.
La dimension diplomatique et économique du changement climatique se manifeste par des tensions entre États, notamment autour des ressources, des financements pour le Sud, et des stratégies de développement, rendant la gouvernance mondiale difficile.
La gestion du changement climatique devient un enjeu central dans la diplomatie internationale, où la coopération multilatérale est mise à rude épreuve face aux intérêts divergents et aux capacités inégales des pays.
Le dépassement du seuil de 1,5°C en 2024 illustre l’urgence climatique, révélant l’insuffisance des actions internationales et la complexité des enjeux géographiques, diplomatiques et économiques liés à la crise. La gouvernance globale doit évoluer pour répondre à ces défis.
Biodiversité marine et terrestre : diversité des espèces, des habitats et des écosystèmes dans les milieux marins et terrestres, essentielle pour la résilience écologique.
Crutzen (2000) : terme Anthropocène, désignant la nouvelle ère géologique caractérisée par l’impact massif de l’homme sur la Terre, notamment sur la biodiversité.
Effets du réchauffement climatique sur les poissons et algues : modifications de leur répartition, de leur croissance, de leur reproduction, souvent liées à l’augmentation des températures et à l’acidification des océans.
Catastrophes naturelles liées au climat : événements extrêmes (ouragans, inondations, sécheresses) intensifiés par le changement climatique, ayant des impacts directs sur les populations et les écosystèmes.
Tensions autour des ressources naturelles : conflits et migrations induits par la raréfaction ou la dégradation des ressources (eau, terres agricoles, zones de pêche), exacerbés par le changement climatique.
Conséquences sur les populations : déplacement de populations, perte de moyens de subsistance, dégradation de la santé humaine, notamment dans les zones vulnérables ou insulaires.
Le réchauffement climatique, en dépassant le seuil de 1,5°C, menace la biodiversité et les écosystèmes, provoquant des déséquilibres, des pertes d’habitats et des conflits liés à la raréfaction des ressources naturelles, avec des conséquences graves pour les populations humaines.
Traité BBNJ (Biodiversité Biologique en Haute Mer) : Accord international en cours de ratification, qui entrera en vigueur en janvier 2026, visant à gérer et protéger la biodiversité marine en zones internationales. Il repose sur quatre piliers : ressources génétiques, aires protégées, évaluations d’impact, renforcement des capacités. AUTEUR (date) : "Traité présenté comme ambitieux pour la gestion des océans et la protection de la biodiversité en haute mer."
Partage équitable des bénéfices : Principe selon lequel les pays et acteurs impliqués dans la découverte et l’exploitation des ressources génétiques marines en haute mer doivent bénéficier de manière juste et équilibrée. Ce partage vise à encourager la coopération multilatérale et à éviter la privatisation des ressources communes. AUTEUR (date) : "Une des composantes essentielles du traité BBNJ pour favoriser la solidarité internationale."
Gouvernance internationale collective : Organisation et gestion des espaces marins internationaux par un cadre multilatéral, impliquant la coopération de plusieurs États et acteurs, pour assurer une gestion durable des ressources et de la biodiversité. Ce modèle montre que tout n’est pas destiné à l’échec, et que le multilatéralisme peut fonctionner. AUTEUR (date) : "Le traité illustre une gouvernance collective des océans, en opposition à une gestion unilatérale."
Rôle moteur de l’Union Européenne et petits États insulaires : L’UE joue un rôle de leader politique et financier dans la promotion du traité, tandis que des petits États insulaires comme Palau, Fidji, Tuvalu sont très actifs, notamment pour la protection des aires marines et la lutte contre la dégradation des océans. AUTEUR (date) : "Ces acteurs sont essentiels pour impulser une dynamique de coopération internationale."
Opposition de certains pays (ex : Japon, Norvège, Chine, USA) : Ces États, importants en pêche industrielle ou en exploitation minière, expriment des réticences ou s’abstiennent, craignant des restrictions ou une perte de souveraineté. La non-ratification, notamment des États-Unis sous Trump, limite la portée du traité. AUTEUR (date) : "Les oppositions reflètent les enjeux économiques et stratégiques liés à l’exploitation des ressources marines."
Le traité BBNJ, dont l’entrée en vigueur est prévue pour janvier 2026, constitue une étape majeure dans la gouvernance des océans. Il vise à instaurer une gestion collective et équitable des ressources marines en haute mer, en s’appuyant sur quatre piliers : partage des ressources génétiques, création d’aires protégées, évaluations d’impact environnemental, et renforcement des capacités pour les pays en développement. La gouvernance est conçue pour dépasser la gestion unilatérale, en favorisant la coopération multilatérale, notamment sous l’impulsion de l’Union Européenne et de petits États insulaires, qui jouent un rôle moteur. Cependant, certains pays comme le Japon, la Norvège, la Chine, et les États-Unis (non signataires) manifestent des réticences, principalement en raison de la crainte de restrictions sur leurs activités économiques (pêche, exploitation minière). La création d’une COP spécifique pour le traité permet d’organiser la prise de décision collective. La question du partage des bénéfices issus des ressources génétiques en haute mer est centrale pour assurer une gestion équitable, tout en évitant la privatisation des biens communs. La mise en œuvre du traité montre que la coopération internationale peut aboutir, même face à des enjeux complexes et conflictuels, en particulier dans un contexte où la mer est perçue comme un espace partagé à gouverner collectivement.
Le traité BBNJ marque une avancée significative vers une gouvernance collective des océans, illustrant que le multilatéralisme peut permettre de protéger la biodiversité marine tout en partageant équitablement les ressources, malgré les oppositions et défis économiques.
Création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)
Organisation créée en 1972 lors de la Conférence de Stockholm, visant à coordonner les actions internationales en matière d’environnement, mais disposant de moyens limités et d’un pouvoir peu contraignant, ce qui limite son efficacité dans la gouvernance globale.
Multiplication des agences et secrétariats spécialisés
Processus d’émergence d’entités distinctes au sein de l’ONU, telles qu’ONU-Eau créée en 2003, qui coordonnent des thématiques spécifiques (eau, biodiversité, changement climatique). Ces structures fragmentent la gouvernance environnementale en multipliant les acteurs, souvent sans coordination centrale efficace.
Limites institutionnelles du PNUE
Manque de moyens financiers et humains, absence de pouvoir contraignant, et fragmentation institutionnelle (création de secrétariats liés à divers accords multilatéraux) qui empêchent une gestion cohérente et intégrée des enjeux maritimes et environnementaux globaux.
Difficultés de gouvernance cohérente de la mer et des ressources marines
Problème de coordination entre États, ONG, et acteurs privés, face à la complexité des enjeux liés aux océans (ressources, biodiversité, pollution). La gouvernance multilatérale est entravée par des intérêts divergents, notamment entre pays en développement et pays industrialisés.
Organisation de conférences des parties (COP) pour la mer
Création de réunions internationales spécifiques, telles qu’une COP dédiée à la mer, pour renforcer la coopération, élaborer des solutions communes, et suivre la mise en œuvre des accords. Ces conférences visent à pallier l’insuffisance des mécanismes existants.
Rôle des coalitions d’États dans la gouvernance maritime internationale
Groupements d’États (ex : petits États insulaires, UE, pays africains) qui, par des coalitions, tentent de peser dans la gouvernance des océans, en partageant des ressources, en défendant des intérêts communs, et en tentant de contourner les limites des institutions globales faibles ou fragmentées.
L’émergence de l’écologie dans les Relations Internationales s’inscrit dans une dynamique de prise de conscience globale, marquée par la reconnaissance institutionnelle et la mobilisation citoyenne, tout en étant confrontée à des tensions entre conservation, développement et enjeux sociaux.
Anthropocène (Crutzen, 2000) : nouvelle ère géologique caractérisée par l’impact global de l’activité humaine sur la Terre, marquée par des transformations majeures du système terrestre depuis la révolution industrielle. Ce terme implique de dater géologiquement cette période où l’Homme devient un acteur géologique majeur.
Impact humain global sur le système terrestre (Crutzen, 2000) : modifications à l’échelle planétaire causées par les activités humaines, notamment la déforestation, la pollution, l’exploitation minière, qui affectent le climat, la biodiversité et les cycles naturels.
Lien entre Anthropocène et changement climatique (Crutzen, 2000) : l’émergence de l’Anthropocène est intrinsèquement liée à l’augmentation des gaz à effet de serre, notamment depuis la révolution industrielle, entraînant un réchauffement climatique sans précédent.
Implications géopolitiques des transformations environnementales (voir section 4) : la gestion des ressources naturelles, la lutte contre le changement climatique, et la gouvernance des océans en Anthropocène soulèvent des enjeux de coopération internationale, de conflits et de redistribution des responsabilités.
La notion d’Anthropocène, créée en 2000 par Stoermer et Crutzen, désigne une nouvelle étape géologique où l’Homme influence durablement la planète, notamment depuis la révolution industrielle du XIXe siècle. La datation précise reste débattue, mais 1950 est souvent retenue comme début symbolique, marquée par la « Grande Accélération » des activités humaines.
La caractérisation de cette période repose sur l’observation de transformations majeures : augmentation des concentrations de CO₂, déforestation massive, dégradation des sols, extinction d’espèces, et modification des cycles naturels (eau, carbone, azote).
Le lien entre Anthropocène et changement climatique est central : depuis 1950, les températures mondiales ne cessent d’augmenter, avec 2025 comme année la plus chaude depuis 1950. La première année à dépasser le seuil de 1,5°C de réchauffement a été 2024, symbolisant l’urgence climatique.
La prise en charge politique de ces enjeux est souvent déconnectée de leur importance objective, comme en témoigne l’échec de la COP21. La question environnementale devient un enjeu diplomatique, économique, mais aussi géopolitique, avec des tensions autour de la gestion des ressources et des responsabilités.
La gouvernance en Anthropocène se complexifie : le traité BBNJ, en vigueur en 2026, illustre une tentative de gestion collective des océans, avec ses quatre piliers (ressources génétiques, aires protégées, évaluations d’impact, capacités). Il montre que la coopération multilatérale peut produire des avancées concrètes, malgré des réticences de certains grands États.
La notion d’impact humain global souligne que nos activités modifient non seulement le climat, mais aussi la biodiversité, les cycles naturels, et les équilibres géopolitiques. La gestion des ressources, notamment en eau ou en biodiversité marine, devient un enjeu crucial dans un contexte d’Anthropocène.
L’Anthropocène désigne une nouvelle étape géologique où l’impact de l’Homme sur la planète est devenu déterminant, entraînant des changements globaux liés au climat, à la biodiversité et à la gouvernance mondiale, avec des enjeux politiques et géopolitiques majeurs.
Opposition entre enjeux environnementaux et développement économique : Conflit où la nécessité de préserver l’environnement entre en tension avec la croissance économique, souvent perçue comme incompatible avec la durabilité écologique. AUTEUR (date) : cette opposition structure la gouvernance internationale, illustrant la difficulté à concilier développement et conservation.
Tensions Nord-Sud sur le droit à polluer et croissance : Divergences entre pays du Nord, souvent industrialisés, et pays du Sud, en développement, concernant leur droit à émettre des polluants et poursuivre leur croissance économique. Les pays en développement revendiquent un droit à polluer pour assurer leur développement, remettant en cause les standards imposés par les pays industrialisés. AUTEUR (date) : cette tension est centrale dans la négociation internationale sur l’environnement.
Multiplication et diversification des enjeux environnementaux globaux : Émergence de nouveaux défis environnementaux tels que la biodiversité, la gestion de l’eau, ou encore la pollution, qui s’ajoutent au changement climatique, complexifiant la gouvernance mondiale. AUTEUR (date) : cette diversification reflète l’élargissement du champ des préoccupations environnementales.
Gestion des ressources en eau comme enjeu central mondial : La rareté croissante de l’eau douce, sa mauvaise gestion, et les conflits liés à son accès, en font un enjeu crucial pour la stabilité globale. Selon UNESCO (2023), 2 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, soulignant l’urgence.
Globalisation des tensions liées à l’environnement : La mondialisation amplifie les enjeux environnementaux, rendant les crises écologiques et les conflits liés aux ressources plus transnationaux, avec des impacts sur la sécurité et la stabilité internationale.
Institutionnalisation inaboutie des enjeux environnementaux : Difficulté à créer des structures internationales efficaces pour gérer collectivement l’environnement, en raison de la multiplicité des acteurs, des divergences d’intérêts, et du manque de moyens. Le PNUE, par exemple, souffre de faibles capacités d’action.
L’enjeu environnemental mondial est marqué par une tension persistante entre la nécessité de préserver la planète et les intérêts de développement, amplifiée par la mondialisation et la diversité des acteurs, mais sa gestion reste inaboutie en raison de divergences politiques, économiques et institutionnelles.
GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) : Organisation créée en 1988 par le PNUE et l'OMM, chargée de synthétiser les connaissances scientifiques sur le changement climatique. Il ne produit pas directement de recherches mais analyse la littérature scientifique existante pour fournir un consensus international. AUTEUR (date) : organisation de synthèse scientifique sur le climat.
Caractère inclusif du GIEC : Le GIEC rassemble 195 membres, incluant des experts de nombreux pays, ce qui lui confère une légitimité globale. Son fonctionnement repose sur la représentativité et la participation de divers acteurs académiques et nationaux. AUTEUR (date) : organisation ouverte à la majorité des États membres.
Absence de production directe de recherche : Le GIEC ne réalise pas ses propres études ou expérimentations. Son rôle est d’évaluer, synthétiser et objectiver les connaissances scientifiques existantes pour éclairer les décisions politiques. AUTEUR (date) : organisation de synthèse, non de recherche.
Importance pour objectiver et légitimer le changement climatique : Le GIEC joue un rôle central dans la reconnaissance scientifique du changement climatique, en fournissant un consensus crédible qui légitime l’action internationale et influence la politique mondiale. AUTEUR (date) : outil d’objectivation scientifique.
Le GIEC, en synthétisant et en objectivant la science sur le changement climatique, joue un rôle clé dans la légitimation internationale de l’action climatique, même si sa capacité à influencer concrètement les politiques reste limitée par des enjeux politiques et économiques.
Expertise scientifique : Processus d’évaluation, d’analyse et de synthèse des connaissances scientifiques par des acteurs spécialisés, visant à éclairer les décisions politiques ou publiques. AUTEUR (date) : rôle de l’expertise dans la légitimation des enjeux environnementaux.
Conflit entre science et politique : Tension où les évaluations scientifiques, souvent indiscutables, entrent en contradiction avec les intérêts ou priorités politiques, menant à une remise en question ou à une déconnexion entre connaissance et action. AUTEUR (date) : difficulté de gouverner uniquement par la science.
Interaction entre expertise scientifique et mobilisation politique : Relation où la production de connaissances scientifiques sert à légitimer ou à alimenter des mobilisations politiques, tout en étant influencée par elles, créant un espace de négociation et de contestation. AUTEUR (date) : rôle de la science dans la politisation des enjeux environnementaux.
Rôle des acteurs académiques : Acteurs issus du monde scientifique qui produisent, synthétisent et diffusent des connaissances pour soutenir la légitimité des enjeux environnementaux, notamment via des organisations comme le GIEC. AUTEUR (date) : importance de la synthèse scientifique pour objectiver le changement climatique.
Tensions autour de la légitimité de l’expertise : Divergences entre la science, perçue comme objective, et la perception politique ou sociale, où la science peut être déligitimée, partiale ou contestée, notamment par des acteurs politiques ou économiques. AUTEUR (date) : remise en cause de la crédibilité scientifique dans certains contextes.
La place de l’expertise scientifique dans les enjeux environnementaux est marquée par des tensions entre la nécessité de se fonder sur des évaluations objectives et la politisation de ces enjeux. La science, notamment via le GIEC créé en 1988 par le PNUE et l’OMM, synthétise les connaissances pour légitimer la réalité du changement climatique, mais son influence est limitée par des enjeux politiques et économiques. La science est souvent perçue comme un outil pour objectiver le problème, mais elle ne gouverne pas seule, car la gouvernance environnementale doit aussi composer avec des intérêts divergents.
La tension entre science et politique se manifeste dans la difficulté à faire accepter des mesures contraignantes, comme en témoigne le rejet ou la faiblesse des actions suite à la COP21. La science est parfois déligitimée ou contestée, notamment par des gouvernements ou acteurs économiques, comme les États-Unis sous Trump, qui remettent en cause la légitimité ou la portée des évaluations scientifiques.
La production de connaissances par des acteurs académiques est essentielle, mais elle doit faire face à des enjeux de crédibilité, de partialité et de conflit d’intérêts. La synthèse scientifique, notamment par le GIEC, cherche à établir un consensus, mais la controverse persiste sur la manière dont la science doit influencer la décision politique.
La relation entre expertise et mobilisation politique est ambivalente : la science sert à légitimer des actions, mais peut aussi alimenter des controverses ou des résistances, notamment dans un contexte où l’enjeu environnemental devient un enjeu de pouvoir, de diplomatie ou d’économie.
La montée en puissance des mouvements scientifiques et ONG environnementales a transformé la scène de l’expertise, en intégrant des dimensions sociales et politiques, mais leur influence reste variable selon les contextes et les acteurs.
L’expertise scientifique environnementale, tout en étant essentielle pour objectiver les enjeux, est confrontée à des tensions politiques et sociales qui limitent sa capacité à gouverner seul, révélant la complexité de faire coexister connaissance, intérêt et action dans la gestion des crises environnementales.
Croissance économique : augmentation soutenue de la production de biens et services d’un pays, souvent mesurée par le PIB. Selon AUTEUR (date), elle est considérée comme un moteur essentiel du développement, mais pose des questions face aux limites environnementales.
Décroissance : démarche visant à réduire volontairement la production et la consommation pour limiter l’impact environnemental, tout en favorisant la justice sociale. Elle remet en question le modèle de croissance infini, notamment face aux limites planétaires.
Modèle extractiviste : système économique basé sur l’exploitation intensive des ressources naturelles, souvent associé à une croissance sans limite. Opposé à la durabilité, il est critiqué pour son impact dévastateur sur l’environnement, comme le souligne AUTEUR (date).
Durabilité : capacité à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins. Recherche de nouveaux modèles intégrant écologie et économie, en opposition au modèle extractiviste.
Critiques du modèle de développement basé sur la croissance : analyses qui soulignent que la croissance économique perpétuelle est incompatible avec les limites environnementales, accentuant les inégalités Nord-Sud et la dégradation écologique, comme évoqué par AUTEUR (date).
Recherche de nouveaux modèles : initiatives visant à concevoir des systèmes économiques respectueux de l’environnement, intégrant écologie et économie, tels que l’économie circulaire ou la décroissance soutenable, pour dépasser le paradigme de la croissance infinie.
Le débat s’articule autour de la compatibilité de la croissance économique avec les limites planétaires, notamment face au dépassement du seuil des 1,5°C de réchauffement climatique (2024). La croissance est souvent perçue comme un moteur de progrès, mais elle est critiquée pour son impact écologique croissant.
La critique principale du modèle de croissance repose sur son caractère extractiviste, qui privilégie l’exploitation des ressources naturelles sans considération pour la durabilité. La recherche de modèles alternatifs, comme la décroissance, vise à réduire la pression sur l’environnement tout en assurant une justice sociale, notamment dans le contexte Nord-Sud.
La question de la décroissance soulève des enjeux politiques et géopolitiques, notamment la crainte d’aggraver les inégalités mondiales ou de fragiliser l’économie mondiale. La mise en œuvre d’une croissance plus « inclusive » ou « verte » est proposée comme une alternative, mais elle reste difficile à concrétiser en raison des intérêts divergents des acteurs internationaux.
La critique du modèle de développement basé sur la croissance s’appuie aussi sur la difficulté à concilier développement économique et préservation écologique, comme le souligne AUTEUR (date). La finitude des ressources et la nécessité de repenser la croissance sont devenues des enjeux majeurs dans le débat international.
La recherche de nouveaux modèles économiques, intégrant écologie et économie, se heurte à la résistance des acteurs traditionnels et à la complexité de changer les paradigmes en vigueur, notamment dans un contexte de compétition géopolitique.
Le débat entre décroissance et croissance oppose un modèle économique basé sur l’exploitation infinie des ressources à une approche qui privilégie la durabilité et la justice sociale, soulignant que la croissance perpétuelle est incompatible avec les limites environnementales et nécessite une transformation profonde des paradigmes économiques mondiaux.
| Thème | Notions clés | Concepts principaux | Auteurs/Références | Particularités |
|---|---|---|---|---|
| Réchauffement climatique 1,5°C | Dépassement en 2024, inégalités géographiques, échec COP21 | Anthropocène (Crutzen, 2000), décorrélation pollution/réchauffement | Crutzen, Stoermer (2000) | Impact différencié selon régions, enjeux diplomatiques |
| Impact sur écosystèmes | Biodiversité, effets sur poissons/algues, catastrophes naturelles | Biodiversité marine et terrestre, acidification, montée du niveau | Crutzen (2000), impacts sur habitats | Menace sur habitats côtiers, migrations, conflits ressources |
| Traité BBNJ océans | Ressources génétiques, partage bénéfices, gouvernance internationale | Accords multilatéraux, gestion durable, zones internationales | Traité BBNJ (en cours), principes de partage équitable | Mise en œuvre prévue en 2026, coopération mondiale |
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1. Que signifie le seuil de 1,5°C dans le contexte du réchauffement climatique ?
2. En quelle année la température moyenne mondiale a-t-elle franchi pour la première fois le seuil critique de +1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels ?
Mémorisez les concepts clés de Crise climatique et gouvernance mondiale avec 20 flashcards interactives.
Réchauffement 2024 — année critique ?
Première année à dépasser 1,5°C.
Inégalités géographiques — phénomène ?
Certaines régions se réchauffent plus vite.
Anthropocène — définition ?
Ère géologique marquée par l’impact humain.
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