Fiche de révision : Fonctionnement et plasticité du cerveau

Plan du Cours

  1. Composition cellulaire et rôle des neurones et cellules gliales dans le cerveau
  2. Cartographie fonctionnelle des aires motrices et prémotrices du cortex cérébral
  3. Communication synaptique et organisation des voies motrices dans le contrôle des mouvements volontaires
  4. Intégration neuronale et modulation des réflexes musculaires par les centres nerveux supérieurs
  5. Plasticité cérébrale : réorganisation fonctionnelle et récupération après lésion
  6. Production de nouveaux neurones et implications de la plasticité cérébrale chez l’adulte
  7. Impact des substances exogènes sur le système de récompense et mécanismes de l’addiction
  8. Fragilité du système nerveux central et pathologies neurodégénératives

1. Composition cellulaire et rôle des neurones et cellules gliales dans le cerveau

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux : Ensemble des structures comprenant le cerveau, la moelle épinière et les nerfs, assurant la coordination des fonctions corporelles.
  • Neurone : Sinon le neurone reste au repos.

Points essentiels

  • Le cerveau contient environ 100 milliards de neurones dont les corps cellulaires se concentrent dans la substance grise du cortex cérébral et des centres nerveux profonds.
  • Les cellules gliales sont plus nombreuses que les neurones et participent au bon fonctionnement du cerveau.
  • Les oligodendrocytes forment la gaine de myéline autour des axones de certains neurones, facilitant la conduction nerveuse.
  • Cette fonction intégratrice des neurones joue un rôle essentiel dans le traitement des messages qui transitent à tout instant dans un centre nerveuxTerminale spécialité 6 III/ Le cerveau, un organe fragile à préserver a/ Les dysfonctionnements du système nerveux Protégés par le squelette (crâne, colonne vertébrale), les centres nerveux sont formés de tissus fragiles.

À retenir

Le cerveau est constitué d'une diversité cellulaire où les neurones traitent et propagent les messages nerveux tandis que les cellules gliales, plus nombreuses, assurent la protection, la nutrition et le bon fonctionnement global du cerveau.

2. Cartographie fonctionnelle des aires motrices et prémotrices du cortex cérébral

Notions clés & Définitions

  • Thème 3 - Corps humain Chapitre 2 - Le cerveau : Plasticité, fragilité et rôle dans la motricité / problématiques : Comment le cerveau contrôle-t-il nos mouvements volontaires et qu’est-ce que la plasticité cérébrale ?
  • Homonculus moteur : Représentation sous forme de silhouette humaine qui illustre la surface du cortex moteur dédiée à chaque partie du corps, reflétant l’importance fonctionnelle des muscles, notamment ceux du visage et des mains.
  • Aires motrices primaires : Les aires motrices primaires (situées dans chaque hémisphère cérébral) commandent directement les mouvements.

Points essentiels

  • Les aires motrices primaires commandent directement les mouvements volontaires et sont localisées dans chaque hémisphère cérébral.
  • Chaque partie du corps est associée à un territoire défini du cortex moteur, illustré par l’homonculus moteur.
  • Les aires prémotrices jouent un rôle dans la planification et la préparation des mouvements.
  • L’IRMf permet de visualiser l’activité des aires cérébrales lors de l’exécution de tâches motrices.
  • Document 2 – Le principe de l’IRM Il apparait ainsi que les territoires du cortex cérébral (partie superficielle du cerveau) sont systématiquement associés à l’exécution d’un mouvement volontaire : ce sont les aires motrices primaires et les aires prémotrices.
  • Les aires prémotrices quant à elles jouent un rôle dans la planification de l’exécution du mouvement.

À retenir

Les aires motrices primaires commandent directement les mouvements volontaires et sont localisées dans chaque hémisphère cérébral.

3. Communication synaptique et organisation des voies motrices dans le contrôle des mouvements volontaires

Notions clés & Définitions

  • Potentiel post-synaptique excitateur (PPSE) : Une modification électrique de la membrane post-synaptique qui favorise la génération d'un potentiel d'action, généralement provoquée par la libération d'acétylcholine lors de synapses excitatrices.
  • Potentiel post-synaptique inhibiteur (PPSI) : Une modification électrique de la membrane post-synaptique qui empêche ou réduit la probabilité d'émission de potentiels d'action, généralement provoquée par la libération de GABA lors de synapses inhibitrices.
  • Voies motrices : Faisceaux de neurones descendant du cortex cérébral vers la moelle épinière, contrôlant les mouvements volontaires, croisées au niveau du bulbe rachidien pour assurer un contrôle controlatéral.

Points essentiels

  • Les synapses excitatrices libèrent de l’acétylcholine, générant un PPSE qui favorise la transmission nerveuse.
  • Les synapses inhibitrices libèrent du GABA, générant un PPSI qui empêche ou réduit l’émission de potentiels d’action.
  • Les voies motrices descendent du cortex vers la moelle épinière, croisées au niveau du bulbe rachidien, pour un contrôle controlatéral des mouvements.
  • Les motoneurones reçoivent des messages issus des voies motrices pour activer les muscles.

À retenir

La transmission synaptique excitatrice ou inhibitrice, combinée à l’organisation croisée des voies motrices, permet un contrôle précis et modulé des mouvements volontaires.

4. Intégration neuronale et modulation des réflexes musculaires par les centres nerveux supérieurs

Notions clés & Définitions

  • Sommation temporelle : Mécanisme d’intégration neuronale par lequel les messages successifs d’un même neurone pré-synaptique, rapprochés dans le temps, s’additionnent pour influencer la réponse du motoneurone.
  • Sommation spatiale : Mécanisme d’intégration neuronale par lequel les messages simultanés provenant de différents neurones pré-synaptiques s’additionnent pour influencer la réponse du motoneurone.
  • Réflexe myotatique : Réponse motrice automatique provoquée par l’étirement d’un muscle, dont l’amplitude peut être modulée par des messages provenant des centres nerveux supérieurs.
  • Manœuvre de Jendrassik : Technique consistant à distraire le sujet en lui faisant serrer ses mains, ce qui augmente l’amplitude du réflexe musculaire en démontrant l’influence des centres nerveux supérieurs.
  • Comment fonctionnent les addictions : ?Terminale spécialité 11

Points essentiels

  • Le motoneurone intègre simultanément des messages excitateurs et inhibiteurs issus de multiples synapses.
  • La sommation temporelle correspond à l’addition des messages successifs d’un même neurone pré-synaptique rapprochés dans le temps.
  • La sommation spatiale correspond à l’addition des messages simultanés provenant de différents neurones pré-synaptiques.
  • Les centres nerveux supérieurs modulent l’amplitude des réflexes musculaires en fonction de l’état volontaire ou attentionnel.
  • La manœuvre de Jendrassik augmente l’amplitude du réflexe en distrayant le sujet.

À retenir

Les neurones intègrent et modulent les informations via la sommation temporelle et spatiale pour ajuster les réponses motrices réflexes selon le contexte.

5. Plasticité cérébrale : réorganisation fonctionnelle et récupération après lésion

Notions clés & Définitions

  • Plasticité cérébrale : Ses grandes lignes, l’organisation du cerveau et notamment du cortex est la même pour tous les individus : c’est une caractéristique propre à chaque espèce.
  • Cette récupération : Processus par lequel la fonction motrice est restaurée après une lésion cérébrale, grâce à la réorganisation fonctionnelle de territoires cérébraux non détruits.
  • Récupération parfois : Capacité du cerveau à restaurer des fonctions motrices même plusieurs années après une lésion, comme observé après une amputation avec une main greffée.

Points essentiels

  • La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à modifier ses connexions et son organisation fonctionnelle en réponse à l’apprentissage ou à une lésion.
  • Après un AVC, une zone cérébrale peut être détruite, mais la récupération motrice est possible grâce à la réorganisation fonctionnelle d’autres territoires cérébraux.
  • La rééducation rapide et adaptée favorise la récupération fonctionnelle après une lésion cérébrale.
  • La plasticité cérébrale peut entraîner une extension des aires motrices concernées par un apprentissage ou une récupération.

À retenir

La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à modifier ses connexions et son organisation fonctionnelle en réponse à l’apprentissage ou à une lésion.

6. Production de nouveaux neurones et implications de la plasticité cérébrale chez l’adulte

Notions clés & Définitions

  • Neurogenèse adulte : processus par lequel certaines zones du cerveau chez l’adulte sont capables de produire de nouveaux neurones, phénomène observé dans des régions spécifiques du cerveau.
  • Intégration neuronale : capacité des nouveaux neurones à s’incorporer dans les réseaux neuronaux existants, contribuant ainsi à la plasticité cérébrale.
  • Capital neuronal : ensemble des neurones constituant le cerveau, considéré comme un patrimoine à préserver et à entretenir, leur destruction étant souvent irréversible.

Points essentiels

  • Certaines zones du cerveau adulte peuvent générer de nouveaux neurones, phénomène appelé neurogenèse adulte. Ces neurones nouvellement formés ont la capacité de s’intégrer dans les réseaux neuronaux existants, ce qui peut favoriser la plasticité cérébrale. Cependant, la production de nouveaux neurones n’a pas encore été démontrée comme un mécanisme efficace pour réparer les lésions cérébrales. Les neurones constituent un capital qu’il est crucial de préserver, car leur destruction est généralement irréversible. La plasticité cérébrale, en permettant cette production et cette intégration, ouvre des perspectives pour l’adaptation et l’apprentissage, mais reste limitée dans la réparation des tissus lésés.

À retenir

La neurogenèse chez l’adulte montre que le cerveau peut produire de nouveaux neurones et s’adapter, mais cette capacité ne suffit pas encore à assurer une réparation efficace en cas de lésion.

7. Impact des substances exogènes sur le système de récompense et mécanismes de l’addiction

Notions clés & Définitions

  • Amygdale : Structure du système limbique impliquée dans la gestion des émotions.
  • Hippocampe : Structure du système limbique jouant un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale.
  • Le noyau accumbens : Structure du circuit de récompense qui fait interface entre les émotions, les sorties motrices et le cortex préfrontal.
  • Système de récompense : Réseau cérébral impliquant plusieurs structures dont le système limbique et l’aire tégmentale ventrale, régulant les comportements essentiels à la survie par la libération de dopamine.
  • Addiction : Une affection cérébrale chronique, récidivante, caractérisé par la répétition d’actes procurant du plaisir et donc du désir (consommation de substances ou certains comportements comme le jeu) malgré les conséquences néfastes pour le sujet.

Points essentiels

  • Le système de récompense cérébral régule les comportements essentiels à la survie via la libération de dopamine.
  • L’addiction est une affection cérébrale chronique caractérisée par la répétition de comportements procurant du plaisir malgré des conséquences négatives.
  • Les substances exogènes peuvent perturber le système de récompense en augmentant la libération de dopamine ou en diminuant l’efficacité des systèmes inhibiteurs.
  • Le circuit limbique, incluant l’aire tégmentale ventrale, le noyau accumbens, l’amygdale et l’hippocampe, joue un rôle central dans la gestion des émotions, de la mémoire et du plaisir.
  • La nicotine agit comme un agoniste de l’acétylcholine en se fixant sur ses récepteurs, modifiant ainsi le fonctionnement cérébral.
  • En effet, il faut prendre en compte un système inhibiteur ayant deux rôles différents : 1 : le système de récompense est contrôlé par un système inhibiteur qui diminue/régule la libération de dopamine.

À retenir

Le système de récompense cérébral régule les comportements essentiels à la survie via la libération de dopamine.

8. Fragilité du système nerveux central et pathologies neurodégénératives

Notions clés & Définitions

  • Maladie de Parkinson : Maladie neurodégénérative provoquant une détérioration progressive des neurones, notamment ceux impliqués dans le contrôle moteur.
  • Maladie d’Alzheimer : Maladie neurodégénérative entraînant une détérioration progressive des neurones, affectant principalement la mémoire et les fonctions cognitives.

Points essentiels

  • Le système nerveux central est fragile et peut être affecté par des lésions ou maladies.
  • Les maladies neurodégénératives comme Parkinson et Alzheimer entraînent la mort progressive des neurones et une dégradation des fonctions motrices ou cognitives.
  • Un AVC est une interruption brutale de la circulation sanguine cérébrale provoquant la mort neuronale et des déficits fonctionnels tels que l’hémiplégie.
  • Les facteurs de risque des AVC incluent le tabagisme, l’alcool, la sédentarité, une alimentation déséquilibrée et le stress.
  • La récupération après une lésion cérébrale est possible mais limitée par l’importance de la lésion et dépend de la prise en charge rapide.

À retenir

Le système nerveux central est vulnérable face aux maladies et accidents, soulignant l’importance de la prévention et de la prise en charge.

Tableaux de Synthèse

Comparaison des neurones et cellules gliales

Type cellulaireFonction principale
NeuroneTraitement et propagation des messages nerveux
Cellules glialesProtection, nutrition

Cartographie des aires motrices

RôleLocalisation
Commande des mouvements volontairesHémisphères cérébraux, cortex moteur
Planification des mouvementsAires prémotrices

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre neurones et cellules gliales en termes de nombre et de fonction.
  2. Mélanger les rôles des aires motrices primaires et prémotrices.
  3. Confondre la sommation temporelle et spatiale dans l'intégration neuronale.
  4. Sous-estimer la fragilité du système nerveux face aux pathologies.
  5. Confondre neurogenèse adulte et réparation efficace des lésions.
  6. Oublier l'effet des substances exogènes sur le système de récompense.
  7. Confondre maladies neurodégénératives et lésions aiguës comme l'AVC.

Checklist Examen

  1. Identifier le rôle des neurones dans la transmission nerveuse.
  2. Situer les aires motrices primaires et prémotrices dans le cortex.
  3. Expliquer la différence entre PPSE et PPSI.
  4. Comprendre la modulation des réflexes par les centres supérieurs.
  5. Définir la plasticité cérébrale et ses mécanismes.
  6. Connaître la neurogenèse chez l'adulte.
  7. Analyser l'impact des substances exogènes sur le système de récompense.
  8. Lister les pathologies neurodégénératives majeures.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Fonctionnement et plasticité du cerveau avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Combien de neurones le cerveau contient-il environ ?

2. Où sont situées les aires motrices primaires dans le cerveau ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Fonctionnement et plasticité du cerveau avec 16 flashcards interactives.

Neurone — rôle ?

Transmet les messages nerveux.

Cellules gliales — rôle ?

Supportent et protègent les neurones.

Homonculus moteur — définition ?

Représentation de la surface corticale motrice.

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