Fiche de révision : Gestion des Catécholamines en Réanimation

Plan du Cours

  1. Système neuro-végétatif
  2. Catécholamines et récepteurs
  3. Récepteurs adrénergiques
  4. Catécholamines spécifiques
  5. Utilisation clinique
  6. Techniques de relais
  7. Surveillance infirmière
  8. Cas pratiques réanimation

1. Système neuro-végétatif

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux périphérique (SNP) : Ensemble des nerfs et ganglions nerveux situés hors du cerveau et de la moelle épinière, assurant la communication entre le système nerveux central (SNC) et le reste du corps (plan de Matthieu Mars 2026).
  • Système nerveux somatique (SNS) : Composante du SNP comprenant les nerfs sensitifs et moteurs qui innervent les muscles squelettiques, contrôlant volontairement les mouvements (plan de Matthieu Mars 2026).
  • Système nerveux autonome (SNA) : Partie du SNP régulant involontairement les organes internes, les glandes et les vaisseaux, assurant une réponse automatique (plan de Matthieu Mars 2026).
  • Fonction du système nerveux autonome / neuro-végétatif : Régulation automatique des organes internes, notamment dans la réponse au stress ou en repos, pour maintenir l'homéostasie (plan de Matthieu Mars 2026).
  • Rôle du système neuro-végétatif dans la régulation des organes internes et réponse au stress : Il ajuste la fonction des organes en situation de stress ou de repos, en mobilisant ou en diminuant l'activité selon les besoins physiologiques (plan de Matthieu Mars 2026).

Points essentiels

  • Le SNP assure la communication entre le SNC et le corps, comprenant deux composantes principales : le SNS et le SNA.
  • Le SNS est responsable du contrôle volontaire via les nerfs moteurs et sensitifs, notamment pour les muscles squelettiques.
  • Le SNA contrôle involontairement les fonctions vitales, telles que la régulation cardiaque, respiratoire, digestive, via des mécanismes automatiques.
  • La réponse au stress implique principalement l’activation du SNA sympathique, qui prépare l’organisme à l’action en modulant la vasoconstriction, la fréquence cardiaque, la dilatation des bronches, etc. (plan de Matthieu Mars 2026).
  • La régulation des organes par le système neuro-végétatif est essentielle pour l’adaptation physiologique face aux stimuli internes et externes, permettant une réponse rapide et automatique.

À retenir

Le système nerveux périphérique, en particulier le système nerveux autonome, joue un rôle crucial dans la régulation involontaire des organes internes et la réponse adaptative au stress, assurant l’homéostasie de l’organisme.

2. Catécholamines et récepteurs

Notions clés & Définitions

  • Catécholamines naturelles : Substances endogènes telles que l’Adrénaline, la Noradrénaline et la Dopamine, qui agissent comme hormones ou neurotransmetteurs, régulant notamment la pression artérielle et le débit cardiaque. Selon Mars (2026), elles sont produites par le système nerveux sympathique et jouent un rôle clé dans la réponse au stress.

  • Catécholamines synthétiques : Substances de synthèse comme l’Isoprénaline et la Dobutamine, qui ne sont pas produites par le corps mais utilisées en thérapeutique pour leur puissant effet cardiovasculaire. Mars (2026) précise qu’elles sont considérées comme des substances sympathomimétiques, capables d’imiter ou d’amplifier l’action du système sympathique.

  • Rôle des catécholamines : Agissent comme hormones et neurotransmetteurs en modulant la réponse physiologique au stress, notamment en augmentant la fréquence cardiaque, la contractilité myocardique, la vasoconstriction ou la vasodilatation selon le récepteur activé. Mars (2026) souligne leur importance dans la régulation hémodynamique.

  • Effets cardiovasculaires : Dépendent du type de catécholamine et des récepteurs stimulés. Par exemple, l’Adrénaline provoque une vasoconstriction, une augmentation du débit cardiaque, et une bronchodilatation, tandis que la Noradrénaline induit principalement une vasoconstriction. Mars (2026) insiste sur leur utilisation en situation d’urgence pour moduler la pression artérielle et la fonction cardiaque.

  • Substances sympathomimétiques : Médicaments ou substances capables d’induire une réponse physiologique semblable à celle de l’activation du système sympathique, en stimulant notamment les récepteurs adrénergiques. Mars (2026) précise que ces substances peuvent être naturelles ou synthétiques, avec des effets variés selon leur affinité pour les différents récepteurs.

Points essentiels

  • Les catécholamines naturelles (Adrénaline, Noradrénaline, Dopamine) sont produites par le système nerveux sympathique, régulant la pression artérielle et le débit cardiaque, et jouent un rôle central dans la réponse au stress. Leur synthèse est régulée par le système neuro-végétatif, comme rappelé par Mars (2026).

  • Les catécholamines synthétiques (Isoprénaline, Dobutamine) sont conçues pour leur effet puissant sur le cœur et les vaisseaux, notamment en cas d’état de choc ou d’insuffisance cardiaque. Leur utilisation doit respecter des protocoles stricts pour éviter les complications, comme mentionné par Mars (2026).

  • La stimulation des récepteurs adrénergiques détermine les effets spécifiques : par exemple, la stimulation des α1 entraîne une vasoconstriction, tandis que les β2 induisent une bronchodilatation. La compréhension de ces effets permet d’adapter le traitement selon la situation clinique, comme indiqué par Mars (2026).

  • La classification des catécholamines en naturelles ou synthétiques reflète leur origine et leur usage thérapeutique. Leur rôle en tant que substances sympathomimétiques permet de moduler la réponse hémodynamique lors de situations critiques, en ciblant précisément les récepteurs.

  • La connaissance des effets cardiovasculaires spécifiques de chaque catécholamine est essentielle pour leur utilisation sécurisée en réanimation, notamment pour éviter les troubles du rythme ou l’hypertension excessive, comme souligné par Mars (2026).

À retenir

Les catécholamines, qu’elles soient naturelles ou synthétiques, jouent un rôle crucial dans la régulation hémodynamique via leur action sur différents récepteurs adrénergiques, permettant leur utilisation en urgence pour stabiliser la pression artérielle, la contractilité cardiaque et la ventilation.

3. Récepteurs adrénergiques

Notions clés & Définitions

  • α1 : Récepteurs adrénergiques situés principalement sur les vaisseaux sanguins, responsables de la vasoconstriction lors de leur stimulation, ce qui augmente la pression artérielle (effet vasoconstricteur).
  • β1 : Récepteurs présents principalement sur le cœur, qui modulent les effets cardiaques tels que la chronotropie (fréquence cardiaque), inotropie (force de contraction), bathmotropie (excitation myocardique) et dromotropie (conductivité), augmentant le débit cardiaque (effets cardiaques).
  • β2 : Récepteurs localisés sur les vaisseaux sanguins, les bronches et l’utérus, responsables de la vasodilatation, bronchodilatation et relaxation utérine lors de leur activation (effets vasodilatateurs, bronchodilatateurs).
  • α2 : Récepteurs situés principalement sur les coronaires et vaisseaux musculaires, impliqués dans la vasodilatation, notamment dans la régulation de la libération de neurotransmetteurs et la modulation de la réponse sympathique (rôle dans la vasodilatation).
  • Récepteurs dopaminergiques δ : Récepteurs présents dans les reins, le mésentère et le cerveau, qui provoquent la vasodilatation lors de leur stimulation, jouant un rôle dans la régulation du flux sanguin dans ces organes (vasodilatation).

Points essentiels

  • Les récepteurs α1, situés sur les vaisseaux, provoquent une vasoconstriction en réponse à la stimulation, augmentant la pression artérielle (effet vasoconstricteur).
  • Les récepteurs β1, présents sur le cœur, modulent la contractilité, la fréquence et la conduction électrique, ce qui augmente le débit cardiaque (effets cardiaques).
  • Les récepteurs β2, localisés sur les vaisseaux, bronches et utérus, induisent une vasodilatation, une bronchodilatation et une relaxation utérine, facilitant la réponse à l’effort ou la gestion de l’asthme (effets vasodilatateurs et bronchodilatateurs).
  • Les récepteurs α2 et dopaminergiques δ jouent un rôle dans la vasodilatation, notamment dans les organes riches en ces récepteurs, contribuant à la régulation fine de la circulation sanguine (rôle dans la vasodilatation).
  • La localisation précise de chaque récepteur permet de cibler les traitements pharmacologiques pour des effets spécifiques, notamment en réanimation ou en cardiologie.

À retenir

Les récepteurs adrénergiques α1, β1, β2, α2 et dopaminergiques δ jouent des rôles complémentaires dans la régulation vasculaire et cardiaque, permettant une réponse adaptée aux stimuli du système nerveux sympathique.

4. Catécholamines spécifiques

Notions clés & Définitions

  • Effets spécifiques de l’Adrénaline : Vasoconstriction (α1), augmentation de la contractilité et de la fréquence cardiaque (β1), bronchodilatation (β2), augmentation de la glycémie et des lactates, mydriase (réactive, non pathologique).
  • Indications cliniques de l’Adrénaline : Choc anaphylactique (bronchodilatation, vasoconstriction), arrêt cardiaque (ACR, effet inotrope puissant), choc cardiogénique (inotropie, vasoconstriction), choc septique (vasoconstriction), asthme aigu grave (bronchodilatation).
  • Effets et indications de la Noradrénaline : Vasoconstriction intense (α1), augmentation de la PA et du retour veineux, indiquée en choc hémorragique, choc septique.
  • Effets et indications de la Dobutamine : Principalement β1 (inotropie, chronotropie), utilisé en choc cardiogénique pour renforcer la contraction cardiaque.
  • Effets et indications de l’Isuprénaline : Augmentation de la conduction auriculo-ventriculaire, amélioration de la force contractile, indiquée en bradycardie sévère (BAV III).
  • Modalités de conditionnement et dilution : Ampoules, seringues, dilutions précises (ex : 1 mg/ml pour l’adrénaline, 0,5 mg/ml pour la noradrénaline, 5 mg/ml pour la dobutamine), utilisation sur VVC, respect des protocoles pour éviter erreurs et complications (voir section 5).

Points essentiels

  • Effets spécifiques de l’Adrénaline : Elle provoque une vasoconstriction importante via α1, augmente la contractilité et la fréquence cardiaque par β1, et dilate les bronches via β2. Elle entraîne aussi une augmentation de la glycémie et des lactates, ainsi qu’une mydriase réactive.
  • Indications cliniques : L’adrénaline est indiquée dans les situations d’urgence telles que le choc anaphylactique (pour bronchodilatation et vasoconstriction), l’arrêt cardiaque (ACR), le choc cardiogénique, le choc septique, et l’asthme aigu grave. La dose et la voie d’administration dépendent de la situation, avec une utilisation en titration dans l’ACR (1-2 mg en IV pur) ou diluée dans d’autres chocs (0,1 mg/ml).
  • Effets et indications de la Noradrénaline : Elle induit une vasoconstriction puissante via α1, augmentant la PA et le retour veineux, principalement utilisée en choc hémorragique et septique. La dilution se fait en général dans du G5% ou NACL, avec administration continue.
  • Effets et indications de la Dobutamine : Elle agit principalement sur β1, avec un effet inotrope positif puissant, indiquée en choc cardiogénique pour améliorer la contraction cardiaque. La dilution se fait dans du G5%, avec un débit ajusté selon la réponse hémodynamique.
  • Effets et indications de l’Isuprénaline : Elle augmente la conduction auriculo-ventriculaire, la force contractile et le débit systolique, indiquée en cas de bradycardie sévère (BAV III). La dilution doit être protégée de la lumière.
  • Modalités de dilution : La préparation doit respecter des protocoles précis pour assurer la stabilité et la sécurité du patient, notamment en utilisant des ampoules, seringues opaques, et en évitant les bolus pour réduire les risques.

À retenir

Les catécholamines ont des effets spécifiques selon leur récepteur cible, leur indication et leur mode de conditionnement, leur utilisation doit être rigoureuse pour éviter complications et erreurs.

5. Utilisation clinique

Notions clés & Définitions

  • Utilisation préférentielle des voies veineuses centrales (VVC) : Recommandation d’administrer les catécholamines via des voies centrales telles que KTC, KTD, Cordis ou PIC line pour assurer une perfusion efficace et réduire les risques de complications (source : Matthieu Mars 2026).
  • Organisation des voies centrales (KTC, KTD, Cordis, PIC line) : Dispositifs permettant la perfusion de médicaments vasoactifs, répartis selon leur localisation et leur usage spécifique, facilitant la gestion des perfusions complexes (source : Matthieu Mars 2026).
  • Risques liés à l’administration des catécholamines : Troubles du rythme cardiaque, variations de la pression artérielle, fibrillation, arrêt cardiaque, pouvant résulter d’une mauvaise prescription, dilution ou administration inadaptée (source : Matthieu Mars 2026).
  • Importance de la prescription claire : Nécessité d’indiquer précisément la dose, le poids du patient, et de réaliser un calcul rigoureux pour éviter toute erreur médicamenteuse (source : Matthieu Mars 2026).
  • Préparation rigoureuse : Contrôle strict des ampoules, concentration, dilution, étiquetage pour garantir la sécurité et la stabilité du médicament lors de l’administration (source : Matthieu Mars 2026).
  • Interdiction du bolus et procédures standardisées : La pratique du bolus est proscrite pour éviter les risques d’effets indésirables graves ; l’utilisation de procédures standardisées pour le relais et la dilution est impérative pour assurer la sécurité du patient (source : Matthieu Mars 2026).

Points essentiels

  • La voie veineuse centrale est privilégiée pour l’administration des catécholamines afin de minimiser les risques de complications graves liés à leur puissance et leur rapidité d’action (source : Matthieu Mars 2026).
  • La répartition des perfusions doit respecter une organisation précise : KTC en position proximale pour les catécholamines, médiane pour les sédatifs, distale pour l’alimentation ou autres traitements (source : Matthieu Mars 2026).
  • La prescription doit être claire, précise, et inclure le poids du patient pour un calcul exact de la dose, évitant ainsi les erreurs médicamenteuses (source : Matthieu Mars 2026).
  • La préparation doit suivre une procédure stricte : vérification des ampoules, dilution adaptée, étiquetage précis, et utilisation de solvant approprié pour garantir la stabilité et la sécurité du médicament (source : Matthieu Mars 2026).
  • L’administration doit se faire sans bolus, en utilisant des techniques de relais et de sevrage standardisées pour limiter les risques d’effets indésirables (source : Matthieu Mars 2026).

À retenir

L’administration sécurisée des catécholamines repose sur l’utilisation privilégiée des voies centrales, une organisation rigoureuse des perfusions, une prescription précise, et l’application de procédures standardisées pour prévenir les risques graves liés à ces médicaments vasoactifs.

6. Techniques de relais

Notions clés & Définitions

  • Critères pour envisager le sevrage des catécholamines : Conditions permettant de réduire ou arrêter la perfusion de catécholamines, notamment un état hémodynamique stable, une posologie minimale, et l’absence de signes de choc ou d’instabilité (voir section 5).
  • Risques liés au rinçage des voies de perfusion : Risque de bolus accidentel lors du rinçage rapide ou mal contrôlé, pouvant entraîner des variations hémodynamiques ou des effets indésirables graves (voir section 5).
  • Techniques de rinçage progressif versus rapide : Rinçage progressif consiste à augmenter lentement la vitesse de perfusion ou à réduire progressivement la dose pour éviter les fluctuations hémodynamiques, tandis que le rinçage rapide peut provoquer un bolus accidentel et des troubles cardiaques (voir section 5).
  • Utilisation du pousse-amine pour un sevrage contrôlé : Dispositif permettant d’ajuster précisément la vitesse de perfusion lors du sevrage, facilitant un arrêt progressif et sécurisé des catécholamines, en évitant les fluctuations brusques (voir section 5).

Points essentiels

  • Le sevrage des catécholamines doit être envisagé uniquement lorsque l’état hémodynamique est stable et que la posologie est minimale. La stabilité doit être confirmée par la surveillance clinique et hémodynamique (FC, PA, SpO2, FR).
  • Le rinçage rapide présente un risque de bolus accidentel, pouvant entraîner des troubles du rythme, une augmentation brutale de la PA ou une décompensation cardiaque. Il est donc préférable de privilégier un rinçage progressif, même si cela demande plus de temps et de moyens.
  • La technique de rinçage progressif consiste à augmenter ou diminuer lentement la vitesse de perfusion ou à réduire la dose par étapes, permettant une adaptation en douceur à la nouvelle situation hémodynamique.
  • Le pousse-amine est un outil essentiel pour un sevrage contrôlé, car il permet une modulation précise de la vitesse de perfusion, évitant ainsi les fluctuations brutales et facilitant la sécurité du processus.

À retenir

Le sevrage des catécholamines doit être réalisé de manière progressive, en utilisant un pousse-amine si possible, pour garantir la stabilité hémodynamique et minimiser les risques liés au rinçage rapide ou accidentel.

7. Surveillance infirmière

Notions clés & Définitions

  • Surveillance hémodynamique : Ensemble des mesures visant à suivre en temps réel la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la SpO2 (saturation en oxygène), et la fréquence respiratoire pour évaluer l’état circulatoire et respiratoire du patient.
  • Signes d’effets secondaires liés à l’hypertension artérielle : Manifestations cliniques telles que nausées, vomissements, céphalées, tremblements qui indiquent une surcharge en pression artérielle ou une réaction indésirable aux traitements vasoactifs.
  • Surveillance clinique : Observation des aspects visibles et palpables du patient, notamment la couleur des téguments, la présence de marbrures, l’état cutané (risque de nécrose), pour détecter des signes de détérioration ou de complications.
  • Surveillance biologique : Réalisation de gazométrie pour analyser l’équilibre acido-basique, l’oxygénation et la ventilation, particulièrement chez les patients intubés et ventilés.
  • Notion de risque de nécrose : Altération tissulaire pouvant résulter d’une mauvaise perfusion ou d’une extrême froideur des extrémités, nécessitant une vigilance particulière lors de la surveillance cutanée.
  • Signes cliniques de cyanose ou pâleur : Indicateurs de mauvaise oxygénation ou circulation, à surveiller pour ajuster le traitement ou intervenir rapidement.

Points essentiels

  • La surveillance hémodynamique doit inclure la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la SpO2 et la fréquence respiratoire, avec une adaptation selon les effets des catécholamines et la réponse du patient (voir aussi "Surveillance biologique" pour la gazométrie).
  • La détection précoce des signes d’effets secondaires, tels que nausées, vomissements, céphalées ou tremblements, est essentielle pour ajuster le traitement, notamment en cas d’hypertension artérielle.
  • La surveillance clinique doit porter sur la couleur des téguments, la présence de marbrures, et l’état cutané, en particulier pour prévenir ou détecter une nécrose liée à une perfusion inadéquate ou à une vasoconstriction excessive.
  • La gazométrie permet d’évaluer l’oxygénation et l’équilibre acido-basique, indispensables chez les patients sous ventilation ou traitement vasoactif.
  • La vigilance doit aussi porter sur la diurèse, pour détecter une atteinte rénale, et sur la température des extrémités, pour repérer une hypoperfusion.

À retenir

La surveillance infirmière lors de l’administration de catécholamines repose sur un suivi précis des paramètres hémodynamiques, cliniques et biologiques, afin d’anticiper et de réagir rapidement aux signes de complications ou d’effets indésirables.

8. Cas pratiques réanimation

Notions clés & Définitions

Calcul de dose et débit de perfusion pour la Noradrénaline : Méthode permettant de déterminer la quantité en mg/h administrée à un patient en fonction de la dilution de la solution et de la vitesse d’administration (en ml/h), en utilisant la formule de produit en croix pour ajuster la seringue électrique selon la prescription médicale.

Calcul de dose et débit de perfusion pour la Dobutamine : Technique consistant à calculer la dose en mg administrée par heure à partir du poids du patient (en μg/kg/min), de la concentration du médicament (dilution) et de la vitesse d’administration (ml/h), en appliquant la formule de produit en croix pour ajuster la seringue électrique.

Application pratique des formules de produit en croix : Utilisation concrète de la règle de trois pour ajuster la vitesse de perfusion ou la dose en fonction de la dilution du médicament, permettant une adaptation précise de l’administration en réanimation.

Points essentiels

  • La dose en mg/h de Noradrénaline se calcule en multipliant la vitesse d’administration (ml/h) par la concentration (mg/ml). Par exemple, avec une dilution de 0,5 mg/ml et une vitesse de 2,4 ml/h, la dose est de 1,2 mg/h (0,5 x 2,4). Pour augmenter la dose à 2,3 mg/h, on utilise la formule de produit en croix : (0,5 mg/ml x nouvelle vitesse) = 2,3 mg/h, ce qui donne 4,6 ml/h.
  • La dose de Dobutamine en mg pour une heure se calcule en multipliant la dose en μg/kg/min par le poids (en kg) puis par 60 (minutes). Par exemple, pour 5 μg/kg/min chez un patient de 70 kg, la dose est de 21 mg en une heure.
  • La vitesse d’administration en ml/h pour la Dobutamine se détermine en divisant la dose totale (en mg) par la concentration du médicament (mg/ml). Avec une concentration de 5 mg/ml, pour 21 mg, le débit est de 4,2 ml/h.
  • La formule de produit en croix permet d’ajuster rapidement la vitesse d’administration ou la dose en cas de modification de la prescription ou de la dilution, garantissant une administration précise et sécurisée.

À retenir

L’utilisation des formules de produit en croix pour le calcul des doses et débits permet d’adapter rapidement et précisément l’administration des catécholamines en réanimation, en tenant compte de la dilution et de la prescription, pour assurer une gestion hémodynamique optimale.

Repères chronologiques

(aucune date significative présente dans le contenu, donc cette section est omise)

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésEffets principauxRécepteurs impliquésAuteur / Référence
Système neuro-végétatifRégulation automatique des organesMaintien homéostasie, réponse au stressSNA, SNP, SNSMatthieu (Mars 2026)
Catécholamines naturellesAdrénaline, Noradrénaline, DopamineAugmentation FC, vasoconstriction, bronchodilatationα, β1, β2Mars (2026)
Catécholamines synthétiquesIsoprénaline, DobutamineEffets cardiovasculaires puissantsα, βMars (2026)
Récepteurs adrénergiquesα1, β1, β2, α2, dopaminergiquesVasoconstriction, vasodilatation, augmentation FCα1, β1, β2, α2, dopaminergiques-

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre les effets vasoconstricteurs des α1 avec la vasodilatation des β2.
  2. Associer systématiquement adrénaline à la vasoconstriction, alors qu’elle peut aussi provoquer une vasodilatation selon le récepteur stimulé.
  3. Confusion entre catécholamines naturelles (adrénaline, noradrénaline, dopamine) et synthétiques (dobutamine, isoprénaline).
  4. Négliger la spécificité des récepteurs β1 pour les effets cardiaques versus β2 pour la bronchodilatation.
  5. Surinterpréter la stimulation des récepteurs α2 comme uniquement vasodilatatrice, alors qu’elle peut aussi moduler la libération de neurotransmetteurs.
  6. Confusion entre la localisation des récepteurs (ex : α1 sur vaisseaux, β1 sur cœur).
  7. Sous-estimer les risques liés à l’utilisation des substances sympathomimétiques en réanimation (ex : troubles du rythme).

Checklist Examen

  • Connaître la définition du système nerveux périphérique, somatique et autonome selon Matthieu (Mars 2026).
  • Maîtriser le rôle du système neuro-végétatif dans la régulation des organes et la réponse au stress.
  • Identifier les catécholamines naturelles (adrénaline, noradrénaline, dopamine) et synthétiques (dobutamine, isoprénaline) selon Mars (2026).
  • Expliquer la différence entre catécholamines naturelles et synthétiques, et leur utilisation clinique.
  • Connaître la classification des récepteurs adrénergiques : α1, α2, β1, β2, dopaminergiques.
  • Savoir les effets physiologiques de la stimulation de chaque récepteur (vasoconstriction, vasodilatation, augmentation de la FC, bronchodilatation).
  • Identifier les effets cardiovasculaires spécifiques des catécholamines en situation d’urgence.
  • Comprendre le mécanisme d’action des substances sympathomimétiques.
  • Maîtriser les effets des récepteurs adrénergiques sur la régulation hémodynamique.
  • Connaître les risques liés à l’utilisation de catécholamines en réanimation.
  • Savoir comment la surveillance infirmière doit s’adapter lors de l’administration de ces substances.
  • Être capable d’analyser un cas pratique de réanimation impliquant l’utilisation de catécholamines.
  • Connaître la définition de Perroux sur la croissance (si contenu pertinent dans le contexte général).

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1. Qu'est-ce que le système neuro-végétatif ?

2. Quel est le principal rôle du système nerveux autonome (SNA) dans l'organisme ?

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Système neuro-végétatif — rôle ?

Régulation automatique des organes internes

Système neuro-végétatif — rôle ?

Régulation automatique des organes internes

Catécholamines naturelles — exemples ?

Adrénaline, Noradrénaline, Dopamine

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