📋 Plan du Cours
- Analyse des flux bancaires
- Qualification du soupçon
- Déclaration de soupçon
- Typologies clients banque
- Analyse des justificatifs
- Gestion du doute
- Exigences réglementaires
- Outils et processus LCB-FT
- Objectivité dans l’analyse
- Gestion de la pression
📖 1. Analyse des flux bancaires
🔑 Notions clés & Définitions
- Analyse des flux atypiques : Examen approfondi des mouvements financiers inhabituels ou incohérents par rapport au profil du client ou à ses activités habituelles, permettant d’identifier des opérations suspectes ou illicites.
- Connaissance des opérations bancaires : Maîtrise des différentes opérations financières, leur fonctionnement, leurs caractéristiques et leur contexte, afin d’identifier rapidement les flux inhabituels ou suspects.
- Vision terrain des risques associés : Approche pratique et concrète permettant d’évaluer les risques liés aux flux en se basant sur l’expérience du terrain, notamment la connaissance des typologies de clients et des opérations courantes (voir section 4).
- Traitement des alertes : Processus de réception, d’analyse et de traitement des signalements d’opérations potentiellement illicites, en vue de déterminer s’il convient de qualifier un soupçon ou de classer le dossier.
- Échange avec équipes conformité : Interaction régulière avec les équipes de conformité pour partager l’analyse, confronter les points de vue, et assurer une cohérence dans la gestion des dossiers suspects, conformément aux exigences réglementaires.
📝 Points essentiels
- L’analyse des flux atypiques repose sur la détection d’opérations inhabituelles ou incohérentes, en utilisant une connaissance approfondie des opérations bancaires et des typologies clients (voir section 4).
- La vision terrain permet d’évaluer la plausibilité des flux en tenant compte du profil du client, de sa profession, de sa surface financière, et des opérations courantes, ce qui limite les faux positifs.
- La connaissance des opérations bancaires est essentielle pour distinguer une opération normale d’un flux suspect, notamment en comprenant le fonctionnement des virements, retraits, dépôts, etc.
- Le traitement des alertes doit suivre une procédure structurée, en recueillant tous les justificatifs et en analysant leur crédibilité, tout en restant objectif et factuel.
- L’échange avec les équipes conformité permet d’enrichir l’analyse, de confronter les points de vue, et d’assurer une prise de décision sécurisée, notamment lors de situations ambiguës ou complexes.
- La démarche doit respecter le cadre réglementaire, notamment en matière de délai de traitement et de déclaration (voir section 7).
💡 À retenir
L’analyse des flux atypiques, combinée à une connaissance précise des opérations bancaires et une vision terrain des risques, constitue la clé pour détecter efficacement les opérations suspectes et assurer une gestion conforme des alertes.
📖 2. Qualification du soupçon
🔑 Notions clés & Définitions
- Qualification rigoureuse du soupçon : Processus de vérification approfondie et structurée permettant d’évaluer si les éléments rassemblés justifient une suspicion sérieuse d’activité illicite, en s’appuyant sur une analyse factuelle et cohérente.
- Examen renforcé des dossiers : Analyse approfondie des pièces, opérations et profils clients, visant à identifier des incohérences ou éléments suspects, en intégrant toutes les informations disponibles pour renforcer la crédibilité du soupçon.
- Rédaction argumentée des déclarations : Élaboration de rapports clairs, structurés et justifiés, présentant les éléments de l’analyse, les faisceaux d’indices et la conclusion sur la nécessité ou non d’une déclaration, conformément aux exigences réglementaires.
- Vision complète du dispositif LCB-FT : Compréhension globale des mécanismes, outils, processus et acteurs impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, permettant une analyse intégrée et cohérente du dossier.
- AUTEUR (date) : La qualification du soupçon** doit s’appuyer sur une analyse objective, structurée et documentée, en évitant tout biais et en confrontant ses conclusions avec celles de ses pairs pour garantir la fiabilité du processus.
📝 Points essentiels
- La qualification du soupçon ne se limite pas à la simple suspicion mais nécessite une démarche rigoureuse, intégrant une analyse complète des éléments collectés.
- L’examen renforcé des dossiers doit permettre d’identifier des incohérences ou des éléments suspects, en croisant les profils clients, les opérations et les justificatifs.
- La rédaction argumentée doit respecter le cadre réglementaire, en étant claire, structurée et justifiée, pour faciliter la prise de décision lors de la déclaration.
- La vision complète du dispositif LCB-FT est essentielle pour assurer une analyse cohérente, en intégrant tous les aspects du processus, des outils aux acteurs, pour une qualification fiable du soupçon.
- La démarche doit être objective, basée sur des éléments factuels, et confrontée à l’avis de pairs via les comités DS, pour sécuriser la décision.
- La qualification rigoureuse du soupçon est un point à ne pas précipiter, elle doit s’appuyer sur une analyse approfondie et documentée, évitant ainsi les erreurs de classification.
💡 À retenir
La qualification du soupçon repose sur une analyse rigoureuse, structurée et objective, intégrant un examen approfondi des dossiers et une rédaction argumentée, pour garantir une décision fiable dans le cadre du dispositif LCB-FT.
📖 3. Déclaration de soupçon
🔑 Notions clés & Définitions
-
Critères déclencheurs de déclaration : Ensemble d’éléments ou d’indices qui, lorsqu’ils sont réunis, justifient la transmission d’une déclaration de soupçon, notamment la présence d’un faisceau d’indices laissant penser à une activité illicite (voir "Faisceau d’indices d’activité illicite"). La décision doit s’appuyer sur une analyse objective et structurée.
-
Faisceau d’indices d’activité illicite : Ensemble cohérent d’éléments factuels ou d’indices qui, pris isolément, peuvent paraître insignifiants, mais dont la convergence suggère une activité suspecte. Selon PERROUX (date), la somme de plusieurs indices peut suffire à justifier une déclaration, même en l’absence de preuve formelle.
-
Respect des délais réglementaires : Obligation de transmettre la déclaration de soupçon dans un délai précis fixé par la réglementation (généralement 30 jours à compter du moment où le déclarant a eu connaissance des indices). Le non-respect de ces délais peut entraîner des sanctions.
-
Rédaction claire et structurée des déclarations : La déclaration doit être rédigée de manière précise, argumentée et organisée pour faciliter la compréhension par les autorités. Elle doit contenir une synthèse des éléments, une analyse objective et une justification du soupçon.
📝 Points essentiels
-
La déclaration de soupçon doit être envisagée lorsque plusieurs indices convergent, formant un faisceau d’indices d’activité illicite, même si aucun indice seul ne suffit (voir PERROUX, date). La décision doit reposer sur une analyse rigoureuse, objective et documentée.
-
Le respect des délais réglementaires est crucial pour assurer la conformité et l’efficacité de la procédure. La transmission doit intervenir rapidement après la constatation des indices, afin de préserver la pertinence de l’information.
-
La rédaction doit être claire, structurée et argumentée pour éviter toute ambiguïté ou incompréhension. Elle doit synthétiser les éléments, exposer la logique de l’analyse et justifier le déclenchement de la déclaration.
-
La décision de déclarer ou non doit être basée sur une confrontation objective des indices, en évitant tout biais ou influence subjective.
💡 À retenir
La déclaration de soupçon doit reposer sur un faisceau d’indices convergents, une analyse objective et une rédaction claire, tout en respectant strictement les délais réglementaires.
📖 4. Typologies clients banque
🔑 Notions clés & Définitions
- Typologies clients bancaires : Catégories de clients identifiées selon leurs caractéristiques, comportements et risques potentiels, permettant d’adapter la gestion et la surveillance (voir section 3).
- Profil client : Ensemble des caractéristiques personnelles, professionnelles et financières d’un client, utilisé pour évaluer le risque et la conformité (voir section 3).
- Flux bancaires : Mouvements d’argent entrants et sortants d’un compte, leur analyse permet d’identifier des comportements atypiques ou suspects (voir section 1).
- Risques liés aux profils clients : Probabilité que certains clients ou typologies soient impliqués dans des activités illicites, nécessitant une vigilance accrue (voir section 3).
- Auteurs / Théoriciens : Aucun auteur spécifique n’est mentionné dans le contenu source pour ces notions, mais elles s’inscrivent dans la pratique réglementaire et la gestion du risque en conformité bancaire.
📝 Points essentiels
- La classification des clients en différentes typologies permet d’anticiper et de gérer les risques liés à leur profil, notamment en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (voir section 3).
- La connaissance précise du profil client facilite l’analyse des flux et la détection d’opérations inhabituelles ou suspectes, en particulier pour les clients à haut risque (voir section 1).
- La gestion différenciée des typologies clients est essentielle pour respecter le cadre réglementaire LCB-FT, notamment en adaptant la vigilance et les contrôles en fonction du profil (voir section 3).
- La compréhension des flux bancaires et des profils clients permet d’identifier rapidement les comportements à risque, comme ceux liés à la profession, à la surface financière ou à la localisation géographique (voir section 1, 3).
- La catégorisation des clients doit être dynamique, intégrant l’évolution de leur comportement et des risques associés, pour assurer une conformité continue et efficace.
💡 À retenir
La connaissance précise des typologies clients et de leur profil est fondamentale pour une gestion efficace des risques et une détection précoce des activités illicites, dans le respect du cadre réglementaire LCB-FT.
📖 5. Analyse des justificatifs
🔑 Notions clés & Définitions
-
Crédibilité des justificatifs : Évaluation de la fiabilité et de l'authenticité des documents fournis par le client, afin de déterminer s'ils peuvent légitimer la situation financière ou l'origine des fonds. Selon PERROUX (date), la crédibilité repose sur la cohérence avec le profil du client et la provenance des fonds.
-
Cohérence avec le profil client : Vérification que les justificatifs sont en accord avec la profession, la situation financière et les habitudes du client. La cohérence permet d’identifier d’éventuelles incohérences ou anomalies, essentielles pour lever ou maintenir le soupçon.
-
Vérification de la surface financière et profession : Analyse de la capacité financière du client à partir des justificatifs pour confirmer qu’ils correspondent à ses revenus, patrimoine ou profession déclarés. Elle permet d’évaluer si les fonds présentés sont compatibles avec le profil déclaré.
-
Limites des justificatifs pour lever le soupçon : Reconnaissance que même des justificatifs crédibles et cohérents ne garantissent pas l’absence d’activité illicite. Leur analyse doit être complétée par une appréciation globale du dossier, en tenant compte des autres éléments d’enquête.
📝 Points essentiels
- La crédibilité des justificatifs doit être évaluée en tenant compte de leur authenticité, de leur cohérence avec le profil du client et de leur conformité aux attentes réglementaires (voir PERROUX, date).
- La cohérence avec le profil client implique une vérification minutieuse de la profession, des revenus déclarés, et de la surface financière, pour éviter toute incohérence qui pourrait maintenir le doute.
- La vérification de la surface financière et de la profession permet d’assurer que les justificatifs fournis sont compatibles avec la capacité financière réelle du client, évitant ainsi de lever un soupçon sur des fonds suspects.
- Les limites des justificatifs résident dans leur incapacité à garantir l’innocence totale du client ; ils doivent être analysés dans un contexte global, en complément d’autres éléments d’enquête.
- La décision de lever ou non le soupçon doit s’appuyer sur une analyse rigoureuse, objective et structurée, en évitant toute confiance aveugle dans les justificatifs.
💡 À retenir
L’analyse des justificatifs doit combiner crédibilité, cohérence avec le profil client et vérification de la capacité financière, car même des documents apparemment fiables ne suffisent pas à lever le doute seul.
📖 6. Gestion du doute
🔑 Notions clés & Définitions
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Reprise complète de l’analyse : processus consistant à réexaminer intégralement l’ensemble des éléments du dossier pour s’assurer de la cohérence et de la complétude de l’analyse, permettant d’éviter toute omission ou erreur dans la prise de décision.
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Confrontation avec pairs : étape où l’analyste partage son raisonnement et ses doutes avec ses collègues ou membres de comités, afin d’obtenir un avis extérieur, d’enrichir l’analyse et de sécuriser la décision, conformément à la pratique recommandée pour réduire l’incertitude.
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Gestion du doute entre classement et déclaration : démarche qui consiste à évaluer si le dossier doit être classé (absence de preuve suffisante) ou faire l’objet d’une déclaration de soupçon, en tenant compte de la solidité des éléments et des risques encourus, tout en évitant la précipitation ou l’inaction.
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Utilisation des comités DS pour décision sécurisée : recours aux comités dédiés à la Détection et à la Sécurité (DS) pour valider ou non une décision lorsque le doute persiste, en s’appuyant sur leur expertise collective pour garantir la conformité réglementaire et la fiabilité de la décision.
📝 Points essentiels
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La gestion du doute est une étape cruciale pour éviter les erreurs de classification ou de déclaration, en particulier dans un contexte où l’analyse doit rester objective et rigoureuse.
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La reprise complète de l’analyse permet de vérifier la cohérence des éléments, d’identifier d’éventuelles incohérences ou éléments manquants, et d’assurer une compréhension exhaustive du dossier.
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La confrontation avec pairs, notamment via les comités DS, constitue une étape clé pour sécuriser la décision, en bénéficiant d’un regard collectif et d’une validation formelle.
-
La différenciation entre classement et déclaration repose sur une évaluation précise du faisceau d’indices, en tenant compte du contexte et des risques liés à l’activité ou au profil du client.
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La décision doit toujours s’appuyer sur des éléments factuels, une analyse structurée, et une validation par des instances compétentes lorsque le doute persiste.
💡 À retenir
La gestion du doute repose sur une analyse rigoureuse, la reprise complète des éléments, et la confrontation avec des pairs ou comités DS pour sécuriser la décision, en évitant toute précipitation ou omission.
📖 7. Exigences réglementaires
🔑 Notions clés & Définitions
-
Respect du cadre réglementaire LCB-FT : Ensemble des obligations légales et réglementaires visant à prévenir le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, notamment la conformité aux directives européennes et aux lois nationales. AUTEUR (date) : principe fondamental de la lutte contre la criminalité financière.
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Exigences liées aux délais de déclaration : Obligation de transmettre une déclaration de soupçon dans un délai précis (généralement 30 jours à compter de la constatation des éléments), sous peine de sanctions. Ces délais garantissent la réactivité et l'efficacité du dispositif. AUTEUR (date) : référence réglementaire sur la rapidité d’intervention.
-
Normes de conformité bancaire : Ensemble des règles et procédures internes que doit respecter une banque pour assurer sa conformité réglementaire, notamment en matière LCB-FT, incluant la mise en place de dispositifs de contrôle, de formation et de reporting. AUTEUR (date) : cadre réglementaire européen et national.
📝 Points essentiels
-
Le respect du cadre réglementaire LCB-FT implique une obligation de vigilance accrue sur les opérations et les clients, conformément aux directives européennes (ex : 4ème et 5ème directives) et à la loi nationale. La conformité doit être assurée à chaque étape du processus bancaire, depuis la connaissance client (KYC) jusqu’à la déclaration de soupçon.
-
Les délais de déclaration sont stricts : une déclaration doit être effectuée dans un délai réglementaire précis (souvent 30 jours), permettant une réaction rapide pour la prévention des activités illicites. En cas de soupçon grave, ce délai peut être réduit à 7 jours (déclaration d’urgence).
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La conformité bancaire repose sur la mise en œuvre de normes internes, telles que la cartographie des risques, la formation continue du personnel, et la documentation rigoureuse des dossiers, pour assurer une traçabilité et une conformité réglementaire.
-
Le non-respect de ces exigences expose la banque à des sanctions administratives, pénales et à une atteinte à sa réputation, d’où l’importance d’une organisation rigoureuse et d’un suivi constant.
💡 À retenir
Le respect du cadre réglementaire LCB-FT, notamment en matière de délais de déclaration et de normes de conformité, est essentiel pour assurer l’intégrité du système financier et prévenir le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
📖 8. Outils et processus LCB-FT
🔑 Notions clés & Définitions
- Outils LCB-FT : Ensemble de dispositifs technologiques et logiciels permettant la détection automatique d’opérations suspectes, la gestion des alertes et la traçabilité des analyses. Ces outils facilitent la conformité réglementaire en automatisant une partie du processus de surveillance (voir section 2, "Processus internes de conformité").
- Processus internes de conformité : Ensemble des étapes et procédures définies par la banque pour assurer le respect des obligations LCB-FT, incluant la détection, l’analyse, la qualification, et la déclaration des opérations suspectes. Ces processus sont encadrés par la réglementation et intégrés dans le système de gestion de la conformité (voir section 3).
- Collaboration avec équipes et processus : Organisation structurée permettant l’échange d’informations et la coordination entre les différents acteurs (analystes, compliance, gestion des risques) pour assurer une analyse cohérente et efficace des alertes. Elle repose sur des réunions, des échanges documentaires et des outils collaboratifs (voir section 6).
- Outils technologiques : Logiciels spécialisés comme les systèmes de surveillance transactionnelle, les bases de données de clients, et les logiciels d’analyse de flux, qui automatisent la détection d’anomalies et facilitent la traçabilité des opérations (voir section 2).
- Processus de qualification : Étape d’analyse approfondie visant à confirmer ou infirmer le soupçon, en utilisant les outils et en confrontant les éléments factuels, pour préparer la déclaration ou le classement du dossier (voir section 4).
📝 Points essentiels
- La maîtrise des outils LCB-FT est cruciale pour la détection efficace des opérations suspectes, notamment via des logiciels de surveillance transactionnelle intégrés aux processus internes de conformité.
- Les processus internes doivent être clairement définis, documentés et respectés pour assurer la conformité réglementaire et la traçabilité des actions. La procédure inclut la détection, l’analyse, la qualification, et la déclaration, avec des contrôles réguliers pour leur mise à jour.
- La collaboration entre équipes est essentielle pour partager les informations, confronter les analyses et garantir une approche cohérente. Les comités DS jouent un rôle clé dans la validation des dossiers complexes ou sensibles.
- La synergie entre outils technologiques et processus humains permet d’optimiser la détection et la qualification des alertes, tout en respectant les délais réglementaires.
- La connaissance approfondie des outils et processus permet d’assurer une analyse objective, structurée et conforme, en évitant les biais et en sécurisant la prise de décision.
💡 À retenir
Les outils LCB-FT, intégrés dans des processus internes bien structurés et soutenus par une collaboration efficace, constituent la colonne vertébrale de la détection et de la gestion des opérations illicites en conformité avec la réglementation.
📖 9. Objectivité dans l’analyse
🔑 Notions clés & Définitions
- Objectivité basée sur éléments factuels : Approche consistant à fonder l’analyse sur des données vérifiables, telles que le profil du client, la cohérence économique des flux, et les justificatifs fournis, afin d’éviter toute influence subjective ou biaisée.
- Structuration et argumentation de l’analyse : Organisation claire et logique des éléments recueillis, permettant de construire un raisonnement cohérent et argumenté, facilitant la prise de décision éclairée.
- Éviter les biais dans l’analyse : Pratiques visant à limiter l’impact des préjugés, des suppositions ou des influences personnelles, en s’appuyant uniquement sur des faits vérifiables et en confrontant régulièrement le raisonnement avec celui de pairs.
- Confrontation du raisonnement avec pairs : Processus d’échange et de validation entre collègues ou experts pour sécuriser l’analyse, identifier d’éventuelles erreurs ou biais, et renforcer la crédibilité de la décision.
📝 Points essentiels
- La rigueur dans la collecte et l’évaluation des éléments factuels est primordiale pour garantir l’objectivité. La crédibilité des justificatifs, leur cohérence avec le profil du client, et la cohérence économique des flux doivent être systématiquement vérifiées.
- La structuration de l’analyse doit suivre une logique claire, permettant de présenter les éléments de manière argumentée, facilitant la compréhension et la justification de la décision.
- La confrontation avec des pairs via des comités ou échanges formels est essentielle pour éviter les biais personnels, sécuriser la décision, et assurer une objectivité renforcée, conformément à la pratique recommandée.
- La démarche doit toujours viser à limiter l’impact des biais cognitifs ou émotionnels, en s’appuyant exclusivement sur des éléments factuels et en maintenant une posture critique face à ses propres conclusions.
💡 À retenir
L’objectivité dans l’analyse repose sur une démarche rigoureuse, structurée et factuelle, renforcée par la confrontation avec ses pairs, afin d’éviter tout biais et de garantir la crédibilité de la décision.
📖 10. Gestion de la pression
🔑 Notions clés & Définitions
Organisation et priorisation des dossiers : Méthode structurée permettant de classer et traiter efficacement les dossiers en fonction de leur urgence et de leur importance, afin d’optimiser la gestion du temps et des ressources.
Gestion du stress et des délais : Capacité à maintenir un niveau de performance optimal face à la pression temporelle ou émotionnelle, en adoptant des stratégies pour rester concentré et efficace, tout en respectant les échéances.
Suivi rigoureux pour maintien qualité d’analyse : Processus de contrôle systématique et précis de chaque étape d’analyse, garantissant la cohérence, la fiabilité et la conformité des dossiers traités, conformément aux exigences réglementaires et internes.
📝 Points essentiels
- La priorisation des dossiers repose sur une organisation claire, permettant d’identifier rapidement les tâches critiques et d’éviter la surcharge de travail (voir organisation et priorisation des dossiers).
- La gestion du stress est essentielle pour préserver la qualité de l’analyse, notamment en utilisant des techniques de respiration, de planification ou de décompression, afin d’éviter la précipitation ou l’erreur (voir gestion du stress et des délais).
- Un suivi rigoureux implique la documentation précise de chaque étape, la vérification régulière de la cohérence des informations et la mise en place d’un système de contrôle qualité pour assurer la fiabilité des conclusions (voir suivi rigoureux pour maintien qualité d’analyse).
- La capacité à gérer la pression permet de respecter les délais réglementaires tout en maintenant un niveau élevé d’exactitude et d’objectivité dans l’analyse, ce qui est crucial pour la conformité et la crédibilité du dispositif LCB-FT.
- La planification proactive, la délégation si possible, et la communication claire avec l’équipe contribuent à réduire le stress et à assurer une gestion efficace des dossiers sous contrainte temporelle.
💡 À retenir
Une organisation structurée et une gestion maîtrisée du stress sont indispensables pour assurer la qualité de l’analyse dans un contexte de pression, tout en respectant les délais réglementaires.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Analyse des flux bancaires | Qualification du soupçon |
|---|
| Objectif | Détecter opérations inhabituelles ou incohérentes | Vérifier si les éléments justifient une suspicion sérieuse |
| Approche | Approche terrain, connaissance des opérations et typologies clients | Analyse approfondie, examen renforcé, rédaction argumentée |
| Outils principaux | Alertes, échanges avec conformité, connaissance opérationnelle | Dossiers, pièces justificatives, analyse factuelle, comité DS |
| Auteur clé | - | PERROUX (faisceau d’indices) |
| Résultat attendu | Identification d’opérations suspectes | Décision de déclaration ou de classement |
| Critère | Déclaration de soupçon | Typologies clients banque |
|---|
| Objectif | Transmettre une suspicion fondée dans un délai réglementaire | Classifier les clients selon profils et risques |
| Approche | Analyse objective, faisceau d’indices, rédaction claire | Connaissance approfondie des profils et typologies |
| Outils principaux | Déclaration structurée, délai de 30 jours, faisceau d’indices | Grilles de typologies, études sectorielles |
| Auteur clé | - | - |
| Résultat attendu | Transmission efficace et conforme aux exigences réglementaires | Identification des risques liés aux profils clients |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre flux atypiques et opérations normales sans vérification approfondie.
- Sous-estimer l’importance du faisceau d’indices, se fiant à un seul indice pour déclarer.
- Négliger le respect strict des délais réglementaires pour la déclaration (30 jours).
- Rédiger une déclaration floue ou non structurée, rendant l’analyse difficile pour les autorités.
- Se baser sur des suppositions subjectives plutôt que sur des éléments factuels et documentés.
- Confondre qualification du soupçon et déclaration de soupçon, qui sont deux étapes distinctes.
- Ignorer la nécessité d’échanger avec la conformité pour enrichir l’analyse et éviter les biais.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de PERROUX sur le faisceau d’indices d’activité illicite.
- Maîtriser la procédure d’analyse des flux atypiques et leur rôle dans la détection.
- Savoir distinguer flux normal et flux suspect en utilisant la connaissance opérationnelle.
- Être capable d’expliquer le processus de traitement des alertes et leur suivi.
- Connaître les critères déclencheurs de déclaration de soupçon et leur importance.
- Comprendre la différence entre qualification du soupçon et déclaration de soupçon.
- Savoir rédiger une déclaration claire, structurée et argumentée, en respectant le délai de 30 jours.
- Connaître les éléments constitutifs d’un faisceau d’indices selon la réglementation.
- Maîtriser les étapes pour analyser un profil client selon les typologies (ex : clients Politically Exposed Persons, clients à risque élevé).
- Connaître les outils et processus LCB-FT : alertes, échanges avec conformité, comité DS.
- Savoir assurer une analyse objective et éviter les biais lors de l’évaluation des dossiers.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire et des concepts clés liés à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.
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