📋 Plan du Cours
- Gestion des risques HSE
- Science du danger
- Événements non souhaités
- Modèle de danger
- Systèmes à protéger
- Risque acceptable/inacceptable
- Principes de prévention
- Indicateurs de sinistralité
- Évaluation des risques
- Document Unique (DU)
📖 1. Gestion des risques HSE
🔑 Notions clés & Définitions
- Coûts des accidents du travail (AT) et maladies professionnelles (MP) : Ensemble des dépenses directes (prestations médicales, rééducation, cotisations) et indirectes (temps perdu, perturbations, dégradation de l’image) engendrées par les AT/MP, impactant tant les personnes que l’organisation (source : Ressource R2.01).
- Conséquences des AT/MP : Effets négatifs pour les personnes (blessures, incapacités, souffrance) et pour l’organisation (perte de productivité, coûts financiers, dégradation de l’image).
- Indicateurs de sinistralité : Mesures statistiques permettant d’évaluer la fréquence et la gravité des sinistres, tels que le taux de fréquence (Tf), l’indice de fréquence (If), le taux de gravité (Tg), et l’indice de gravité (Ip) (source : Ressource R2.01).
- Introduction au Document Unique (DU) : Obligation légale pour l’employeur d’évaluer et d’actualiser chaque année les risques professionnels par unité de travail, afin de mettre en place des mesures de prévention adaptées (source : Ressource R2.01).
- 9 principes de prévention : Principes fondamentaux pour maîtriser les risques, notamment éviter, évaluer, combattre à la source, adapter le travail, remplacer, planifier, protéger collectivement, donner des instructions, et réévaluer (source : Ressource R2.01).
- Méthode de maîtrise des risques : Approche structurée comprenant l’évaluation, la prévention, la protection, la mise en œuvre de mesures techniques, organisationnelles ou humaines pour réduire ou éliminer les risques (source : Ressource R2.01).
📝 Points essentiels
- La gestion efficace des risques HSE repose sur la maîtrise des coûts liés aux AT/MP, en intégrant à la fois coûts directs (prestations, cotisations) et coûts indirects (perte de productivité, perturbations).
- Les indicateurs de sinistralité, tels que le taux de fréquence (Tf) et le taux de gravité (Tg), permettent de suivre l’évolution des risques et d’évaluer l’efficacité des mesures de prévention (source : Ressource R2.01).
- La mise en place du Document Unique (DU) est une obligation légale selon le décret n°2001-1016, qui doit être actualisé chaque année, pour identifier les dangers, analyser les risques et définir des mesures de maîtrise (source : Ressource R2.01).
- Les 9 principes de prévention, issus de l’article L4121-1 et L4121-2 du code du travail, forment la base d’une démarche structurée pour réduire la fréquence et la gravité des accidents (source : Ressource R2.01).
- La méthode de maîtrise des risques implique une démarche itérative : évaluation, planification, mise en œuvre, suivi et réévaluation, pour assurer une amélioration continue de la sécurité (source : Ressource R2.01).
💡 À retenir
La gestion des risques HSE repose sur une démarche structurée d’évaluation, de prévention et de maîtrise, visant à réduire les coûts et les impacts des accidents du travail et maladies professionnelles pour les personnes et les organisations.
📖 2. Science du danger
🔑 Notions clés & Définitions
- Science du Danger : discipline qui étudie l’événement non souhaité (ENS) en se concentrant sur ses causes, ses effets et ses modalités de prévention, afin d’évaluer et maîtriser les risques associés. (source)
- Événement Non Souhaité (ENS) : tout phénomène ou situation susceptible de provoquer des effets indésirables sur l’individu, la population, l’écosystème ou les installations, issus de la dynamique des systèmes naturels ou artificiels. (source)
- Danger : propriété ou caractéristique d’une source ou d’un flux de danger susceptible de provoquer un ENS. (source)
- Risque : criticité ou probabilité qu’un ENS se produise, combinée à la gravité de ses effets. La valeur du risque est évaluée en fonction de l’occurrence et de la gravité. (source)
- Fréquence : indicateur de la probabilité ou du nombre d’occurrences d’un ENS sur une période donnée. (source)
- Gravité : mesure de l’impact ou des dommages causés par un ENS sur ses cibles (individu, environnement, installation).
📝 Points essentiels
- La science du danger a pour objet d’étudier systématiquement les ENS, en identifiant leurs causes (ENS cause ou initiateur), flux de danger, et effets sur les cibles. Elle s’appuie sur un modèle de processus de danger comprenant un système source, un flux de danger (énergie, matière, information), et un système cible.
- La gestion des risques repose sur la compréhension de la relation entre danger, risque, occurrence, fréquence, et gravité. La maîtrise des risques implique de réduire la probabilité d’occurrence (prévention) ou d’atténuer la gravité des effets (protection).
- La problématique centrale est d’évaluer la criticité d’un ENS pour déterminer si le risque est acceptable ou inacceptable, en utilisant des courbes isoclines illustrant la relation entre gravité et probabilité.
- La démarche méthodologique inclut l’identification des dangers, l’évaluation des risques, la mise en place de mesures de prévention/protection, et la réévaluation continue pour assurer la maîtrise des risques.
- La méthodologie s’appuie sur des outils spécifiques, tels que l’analyse des causes, la hiérarchisation des risques, et la rédaction du Document Unique (DU) d’évaluation des risques professionnels.
- La prévision consiste à anticiper les ENS potentiels par une analyse systématique, permettant d’établir des mesures de précaution et de prévention adaptées.
💡 À retenir
La science du danger vise à comprendre et maîtriser les ENS en analysant leurs causes, flux et effets, afin de réduire la criticité des risques et assurer la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement.
📖 3. Événements non souhaités
🔑 Notions clés & Définitions
-
Événement Non Souhaité (ENS) : Tout événement susceptible de provoquer des effets indésirables sur l’individu, la population, l’écosystème ou les installations, issus de la dynamique des systèmes naturels ou artificiels. (source : Ressource R2.01)
-
Flux de danger : L’énergie, la matière ou l’information qui circule à partir d’un système source vers une cible, pouvant entraîner un ENS. (source : Ressource R2.01)
-
Cause d’ENS : L’élément ou la situation qui initie ou favorise la survenue d’un ENS, souvent désignée comme l’ENS cause ou initiateur. (source : Ressource R2.01)
-
Effet du flux de danger : Les conséquences ou dommages résultant de la circulation du flux de danger sur la cible, pouvant inclure des impacts, des dommages ou des effets indésirables. (source : Ressource R2.01)
-
Lien avec la dynamique des systèmes : Les ENS sont intrinsèquement liés à la façon dont évoluent et interagissent les systèmes naturels et artificiels, leur survenue étant souvent une manifestation de déséquilibres ou de perturbations dans ces systèmes. (source : Ressource R2.01)
📝 Points essentiels
-
Les ENS peuvent affecter divers systèmes : individu, population, environnement (écosystème) ou installations, et leur survenue dépend de la circulation du flux de danger entre un système source et une cible. La compréhension de cette circulation est essentielle pour anticiper et maîtriser ces événements (voir modèle de processus de danger).
-
La cause d’un ENS peut être une défaillance technique, une erreur humaine ou une perturbation environnementale, qui initie le flux de danger. Ce flux, en circulant, peut produire un effet du danger sur la cible, entraînant des dommages ou des effets indésirables.
-
La dynamique des systèmes naturels et artificiels influence la probabilité et l’impact des ENS. La complexité et l’interconnexion de ces systèmes rendent leur gestion et leur prévention plus difficiles, nécessitant une approche systémique.
-
La gestion des ENS repose sur l’identification des causes, la compréhension des flux de danger et la maîtrise des effets potentiels, en intégrant la prévention, la protection et la prévision.
💡 À retenir
Les événements non souhaités résultent de flux de danger issus de la dynamique des systèmes, et leur prévention nécessite une compréhension systémique des causes, flux et effets pour réduire leur impact sur les individus, la société et l’environnement.
📖 4. Modèle de danger
🔑 Notions clés & Définitions
- Modèle de processus de danger : Représentation systématique du déroulement d’un danger, intégrant la source, le flux de danger, le système cible et les effets associés, permettant d’analyser la dynamique du danger (voir schéma dans la ressource R2.01).
- Champ de danger : Environnement actif susceptible d’influencer la source, le flux ou la cible du danger, en amplifiant ou modifiant les effets du danger (voir page 4).
- Système source : Éléments ou acteurs à l’origine du danger, pouvant générer un flux de danger (ex : machine, opérateur).
- Sources de flux de danger : Énergie, matière ou information émanant du système source, pouvant causer des effets non souhaités.
- Flux de danger : Transmission d’énergie, matière ou information du système source vers le système cible, pouvant entraîner des effets du danger (voir page 4).
- Système cible : Éléments ou acteurs affectés par le flux de danger, pouvant subir des effets ou dommages (ex : personne, installation, environnement).
- Effets du flux de danger : Conséquences ou dommages résultant de l’interaction entre le flux de danger et le système cible, pouvant être des effets physiques, biologiques ou environnementaux.
- Rôle de l’environnement actif (champ de danger) : Environnement qui, en étant actif, peut amplifier ou atténuer la propagation du danger en influençant la source, le flux ou la cible (voir page 4).
📝 Points essentiels
- Le modèle de processus de danger schématise la séquence d’événements menant à un ENS, en identifiant clairement la source, le flux, la cible et les effets (voir schéma dans R2.01).
- Le champ de danger constitue un environnement dynamique pouvant modifier la probabilité ou la gravité des effets du danger, en étant un environnement actif susceptible d’amplifier ou de réduire la dangerosité (page 4).
- La source de danger peut être une opération, une machine ou un agent naturel, qui génère un flux d’énergie, matière ou information. Ce flux se propage selon ses caractéristiques, impactant la cible.
- La compréhension de ce modèle permet d’anticiper, d’évaluer et de maîtriser les risques en identifiant précisément chaque étape du processus de danger.
- La maîtrise du flux de danger et la gestion du champ de danger sont essentielles pour réduire la probabilité et la gravité des ENS.
💡 À retenir
Le modèle de processus de danger offre une représentation claire et structurée de la dynamique du danger, en intégrant la source, le flux, la cible et l’environnement actif, pour mieux anticiper et maîtriser les risques.
📖 5. Systèmes à protéger
🔑 Notions clés & Définitions
- Individus (SST) : Système constitué des travailleurs ou opérateurs exposés aux dangers liés à leur activité, dont la santé et la sécurité doivent être préservées. AUTEUR (date) : protection de la santé physique et mentale au travail.
- Populations (santé publique) : Ensemble des personnes ou groupes exposés à des risques environnementaux ou sanitaires, nécessitant une protection collective. AUTEUR (date) : prévention des effets néfastes sur la santé de la population.
- Nature (écologie) : Écosystèmes, milieux naturels ou espèces vivantes qui doivent être protégés contre les impacts des activités humaines ou accidents. AUTEUR (date) : préservation de l’environnement et de la biodiversité.
- Installations (Systèmes de Fonctionnement) : Infrastructures, équipements ou systèmes techniques essentiels au fonctionnement d’une organisation ou d’un site, dont la sécurité doit être assurée pour éviter les défaillances ou accidents. AUTEUR (date) : maintien de la continuité opérationnelle.
📝 Points essentiels
- La protection des individus concerne la prévention des accidents et maladies professionnelles, notamment via la Santé Sécurité au Travail (SST).
- La protection des populations implique des mesures collectives pour limiter l’exposition aux risques environnementaux ou sanitaires, en lien avec la santé publique.
- La protection de la nature vise à préserver les écosystèmes, la biodiversité et les milieux naturels contre les impacts des activités industrielles ou accidents (voir modèles de danger et flux de danger).
- La protection des installations concerne la sécurité des systèmes techniques et infrastructures, en évitant défaillances, fuites ou explosions, pour assurer leur fonctionnement continu.
- Les sources de danger peuvent être opérateur, population, installation ou nature, tandis que les cibles sont ces mêmes systèmes vulnérables. La gestion efficace repose sur l’identification précise de ces sources et cibles.
- La démarche de maîtrise des risques inclut l’évaluation, la prévention, la protection et la précaution pour chaque type de système à protéger, en s’appuyant sur le modèle de processus de danger (flux de danger, effets, environnement actif).
💡 À retenir
Les quatre systèmes à protéger en HSE sont : les individus, les populations, la nature et les installations, chacun nécessitant des stratégies spécifiques de prévention et de maîtrise pour limiter les effets des dangers et assurer la sécurité globale.
📖 6. Risque acceptable/inacceptable
🔑 Notions clés & Définitions
- Risque acceptable : valeur d’un risque (ENS) résultant d’une décision explicite ou tacite établie de façon rigoureuse, considérée comme tolérable par l’organisation ou la réglementation. (source : contenu source)
- Risque inacceptable : risque (ENS) dont la probabilité ou la gravité dépasse la frontière d’acceptabilité, nécessitant une action pour le réduire ou l’éliminer. (source : contenu source)
- Risque brut : criticité d’un risque (ENS) avant la mise en place de mesures de réduction, correspondant à l’évaluation initiale sans intervention. (source : contenu source)
- Risque réduit : risque (ENS) ayant fait l’objet de mesures visant à diminuer son occurrence et/ou sa gravité, le rendant ainsi acceptable. (source : contenu source)
- Risque résiduel : risque (ENS) susceptible de se produire malgré les mesures prises, mais considéré comme tolérable ou acceptable dans le contexte. (source : contenu source)
- Courbe isocline : représentation graphique illustrant l’acceptabilité d’un risque en fonction de la probabilité d’occurrence et de la gravité, séparant les zones acceptables et inacceptables. (source : contenu source)
📝 Points essentiels
- La notion de risque acceptable repose sur une décision rigoureuse, souvent encadrée par la réglementation ou une analyse de la criticité (voir aussi la frontière d’acceptabilité).
- La frontière d’acceptabilité du risque est représentée par une courbe isocline, qui délimite les niveaux de probabilité et de gravité considérés comme tolérables ou non.
- Le risque brut correspond à l’évaluation initiale sans mesures de maîtrise, tandis que le risque réduit est celui après intervention pour diminuer l’occurrence ou la gravité.
- Le risque résiduel, malgré toutes les mesures, peut rester tolérable si sa probabilité ou ses effets restent en dessous de la frontière d’acceptabilité.
- La décision d’accepter ou non un risque s’appuie sur une analyse rigoureuse intégrant la probabilité, la gravité, et la courbe isocline, afin de respecter la frontière d’acceptabilité.
💡 À retenir
Le risque acceptable est celui que l’on considère tolérable après une analyse rigoureuse, tandis que le risque inacceptable doit faire l’objet de mesures pour le réduire en dessous de la frontière d’acceptabilité, représentée par la courbe isocline.
📖 7. Principes de prévention
🔑 Notions clés & Définitions
- Éviter les risques : Supprimer une source de danger pour empêcher la génération d’un flux de danger entraînant des effets non souhaités sur les cibles (article L4121-2, 1°).
- Évaluer les risques : Affecter une valeur à un risque (ENS) pour hiérarchiser les moyens de réduction, notamment en utilisant la notion d’occurrence et de gravité (article L4121-2, 2°).
- Combattre les risques à la source : Diminuer la probabilité d’occurrence ou la gravité du flux de danger en agissant directement sur la source ou le flux (article L4121-2, 3°).
- Adapter le travail à l’homme : Concevoir les postes, équipements et méthodes pour limiter le travail monotone, cadencé, et réduire ses effets sur la santé (article L4121-2, 4°).
- Lien entre principes de prévention et modèle de danger : La mise en œuvre de ces principes s’appuie sur le modèle de processus de danger, qui identifie les sources, flux, et effets du danger dans un système (voir modèle de danger).
📝 Points essentiels
- La loi n°91-1414 du 31 décembre 1991 et l’article L4121-2 du code du travail précisent que l’employeur doit appliquer ces principes pour assurer la sécurité et la santé des travailleurs.
- La hiérarchie des principes commence par l’élimination du danger, puis l’évaluation des risques pour ceux qui ne peuvent pas être évités, et enfin la mise en œuvre de mesures pour réduire ou maîtriser ces risques.
- La prévention doit s’inscrire dans une démarche cohérente intégrant la technique, l’organisation, et la conception des postes, en tenant compte de l’état de la technique (article L4121-2).
- La mise en œuvre de ces principes repose sur une compréhension claire du modèle de danger, qui relie sources, flux, effets, et environnement actif.
- La prévention efficace repose sur une approche systémique, où chaque principe contribue à réduire la probabilité et la gravité des événements non souhaités (ENS).
💡 À retenir
Les neuf principes de prévention, issus de l’article L4121-2, forment une hiérarchie visant à éliminer ou réduire les risques professionnels, en s’appuyant sur une compréhension systémique du processus de danger.
📖 8. Indicateurs de sinistralité
🔑 Notions clés & Définitions
-
Taux de fréquence (Tf) : Indicateur mesurant le nombre d’accidents du travail avec arrêt pour 1 million d’heures travaillées.
Formule : Tf = (Nombre d’accidents avec arrêt / Nombre d’heures travaillées) × 10^6.
- Source : CNAMTS, Ameli (voir indicateurs fournis par ces organismes).
-
Indice de fréquence (If) : Nombre d’accidents du travail avec arrêt pour 1000 salariés.
Formule : If = (Nombre d’accidents avec arrêt / Nombre de salariés) × 1000.
-
Taux de gravité (Tg) : Nombre de journées perdues par accident pour 1000 heures travaillées.
Formule : Tg = (Total des journées perdues / Nombre d’heures travaillées) × 10^3.
-
Indice de gravité (Ip) : Total des jours d’incapacité permanente par million d’heures travaillées.
Formule : Ip = (Nombre de jours d’IP / Nombre d’heures travaillées) × 10^6.
- Source : CNAMTS, NAF, APC.
-
Sources des indicateurs : CNAMTS, Ameli, CTN, NAF, APC (pour analyses sectorielles et types d’accidents).
📝 Points essentiels
- Les indicateurs de sinistralité permettent d’évaluer la fréquence et la gravité des accidents professionnels.
- Le taux de fréquence (Tf) et l’indice de fréquence (If) renseignent sur la fréquence des accidents, tandis que le taux de gravité (Tg) et l’indice de gravité (Ip) mesurent leur impact en journées perdues ou incapacités.
- La formule du Tf est basée sur le nombre d’accidents avec arrêt rapporté aux heures travaillées, ce qui permet une comparaison standardisée dans le temps ou entre secteurs.
- L’indicateur Ip, en intégrant les incapacités permanentes, offre une vision plus complète de la gravité à long terme.
- La collecte et l’analyse détaillée par secteurs (CTN, NAF, APC) permettent d’identifier les zones à risque spécifiques et d’adapter les mesures de prévention.
- Les indicateurs liés aux journées perdues et incapacités permanentes complètent la compréhension de la sinistralité en intégrant ses conséquences sociales et économiques.
💡 À retenir
Les indicateurs de sinistralité, tels que le taux de fréquence, l’indice de fréquence, le taux de gravité et l’indice de gravité, sont essentiels pour mesurer et suivre la performance en matière de sécurité au travail, en s’appuyant sur des données standardisées issues des organismes comme la CNAMTS et Ameli.
📖 9. Évaluation des risques
🔑 Notions clés & Définitions
- Démarche d’évaluation des risques professionnels (EvRP) : processus itératif structuré en cinq étapes visant à identifier, analyser, et maîtriser les risques professionnels, comprenant la préparation, l’évaluation, la planification, la mise en œuvre, et la réévaluation (voir ressources R2.01).
- Engagement de la direction : implication active et visible de la hiérarchie dans la démarche d’évaluation des risques, essentielle pour assurer la réussite et la crédibilité du processus (voir ressources R2.01).
- Planification et rédaction du DU : étape consistant à élaborer un plan d’actions pour réduire les risques et à formaliser cette démarche dans le Document Unique, en précisant les mesures à mettre en œuvre (voir ressources R2.01).
- Réévaluation : processus de réexamen systématique des risques après la mise en place des mesures de maîtrise, afin d’assurer leur efficacité et d’adapter les actions si nécessaire (voir ressources R2.01).
- Analyse de l’activité et du travail : étape d’identification des dangers et des événements non souhaités (ENS) liés à une activité spécifique, en évaluant leur probabilité et leur gravité (voir ressources R2.01).
📝 Points essentiels
- La démarche d’évaluation des risques (EvRP) repose sur une approche structurée et itérative en cinq étapes : préparer la démarche, évaluer les risques, planifier et rédiger le DU, mettre en œuvre et suivre, puis réévaluer (voir ressources R2.01).
- La réussite de l’EvRP dépend fortement de l’engagement de la direction, qui doit définir les objectifs, mobiliser les moyens, et assurer la communication auprès des salariés (voir ressources R2.01).
- Lors de l’évaluation, il est crucial d’analyser l’activité pour identifier dangers, ENS, et risques, en tenant compte de la probabilité d’occurrence et de la gravité des effets (voir ressources R2.01).
- La planification consiste à élaborer un plan d’actions précis (quoi, quand, qui, comment) pour maîtriser ou réduire les risques, puis à rédiger le DU, document obligatoire et mis à jour annuellement (voir ressources R2.01).
- La réévaluation permet d’assurer l’efficacité continue des mesures, en ajustant le plan d’actions selon l’évolution des risques ou des conditions de travail (voir ressources R2.01).
💡 À retenir
L’évaluation des risques professionnels est une démarche structurée, itérative, et participative, dont la réussite repose sur l’engagement de la direction et une analyse approfondie de l’activité pour identifier et maîtriser efficacement les dangers.
📖 10. Document Unique (DU)
🔑 Notions clés & Définitions
-
Obligation légale de l’employeur en SST : L’employeur doit évaluer et documenter les risques professionnels dans l’entreprise, conformément à la réglementation en vigueur, notamment le décret n°2001-1016 du 5 novembre 2001 et la circulaire DRT n°6 du 18/04/2002, afin d’assurer la sécurité et la santé des travailleurs.
-
Décret n°2001-1016 (2001) : Il impose à l’employeur l’obligation de réaliser, mettre à jour et tenir à disposition le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DU), en intégrant une analyse systématique des dangers et des risques liés à l’activité.
-
Circulaire DRT n°6 (2002) : Elle précise la méthode de réalisation du DU, recommandant une démarche structurée, notamment par unité de travail, pour identifier, analyser et maîtriser les risques professionnels.
-
Loi n°91-1414 (1991) : Elle établit le cadre juridique général en matière de santé et sécurité au travail, renforçant l’obligation pour l’employeur de prévenir les risques professionnels via notamment le DU.
-
Obligation de mise à jour annuelle : Le DU doit être révisé chaque année ou lors de toute modification significative des conditions de travail, pour garantir une évaluation toujours pertinente et conforme aux évolutions de l’activité.
📝 Points essentiels
- La réglementation impose à l’employeur la réalisation du DU selon la méthode décrite dans la circulaire DRT n°6 (2002), en se basant sur une analyse systématique des dangers et risques par unité de travail.
- Le DU doit être actualisé chaque année ou lors de changements dans l’organisation ou les processus, afin de maintenir une gestion dynamique des risques.
- La législation, notamment le décret n°2001-1016, précise que le DU doit être conservé et mis à disposition des autorités compétentes, des salariés et des représentants du personnel.
- La démarche pour réaliser le DU doit respecter une approche structurée, intégrant l’identification des dangers, l’évaluation des risques, et la définition des mesures de prévention et de protection.
- La maîtrise des risques passe par la mise en œuvre de mesures techniques, humaines ou organisationnelles, documentées dans le DU pour assurer leur suivi et leur efficacité.
💡 À retenir
Le Document Unique est une obligation légale fondamentale pour l’employeur, visant à assurer une évaluation systématique et régulière des risques professionnels, en suivant une démarche précise et structurée, pour garantir la sécurité et la santé des salariés.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Gestion des risques HSE | Science du danger | Événements non souhaités |
|---|
| Objectif | Réduire coûts et impacts des AT/MP | Étudier causes, flux, effets des ENS | Comprendre circulation flux de danger et causes |
| Notions clés | Coûts directs/indirects, indicateurs de sinistralité, DU, 9 principes de prévention | Danger, risque, fréquence, gravité, modèle de danger | ENS, flux de danger, cause, effet, dynamique des systèmes |
| Méthodologie | Évaluation, prévention, maîtrise, amélioration continue (Ressource R2.01) | Identification, évaluation, prévention, réévaluation | Analyse causes, flux, effets, gestion systémique |
| Auteur clé | Ressource R2.01 | Non spécifié, basé sur la démarche systémique | Ressource R2.01 |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre risque (probabilité + gravité) et danger (propriété ou caractéristique).
- Sous-estimer l’importance des coûts indirects dans la gestion des risques.
- Oublier d’actualiser le Document Unique chaque année, en violation de la législation.
- Confondre flux de danger et cause d’ENS, en pensant qu’ils sont identiques.
- Négliger la dimension systémique dans l’analyse des ENS, en se concentrant uniquement sur les causes techniques.
- Mal interpréter la relation entre fréquence et gravité dans l’évaluation du risque.
- Confondre la maîtrise des risques avec la seule prévention, sans inclure la protection et la réévaluation.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de Perroux sur la croissance et ses implications pour la gestion économique.
- Maîtriser la notion de coûts directs et indirects des AT/MP selon Ressource R2.01.
- Savoir calculer et interpréter le taux de fréquence (Tf), le taux de gravité (Tg), et leur rôle dans le suivi de la sinistralité.
- Connaître l’obligation légale du Document Unique (décret n°2001-1016) et ses modalités de mise à jour annuelle.
- Identifier et expliquer les 9 principes de prévention issus du code du travail (L4121-1, L4121-2).
- Comprendre le modèle de danger : système source, flux de danger, système cible.
- Savoir différencier danger, risque, flux de danger, ENS, et leur rôle dans l’analyse systémique.
- Connaître la démarche d’évaluation des risques : identification, hiérarchisation, mesures de prévention.
- Maîtriser la notion d’événement non souhaité (ENS) et ses caractéristiques selon Ressource R2.01.
- Savoir analyser la circulation du flux de danger dans la dynamique des systèmes.
- Être capable de rédiger un résumé synthétique sur la gestion des risques HSE.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : danger, risque, flux, cause, effet, ENS.
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