📋 Plan du Cours
- Types de risques
- Risques sociaux
- Risques économiques
- Risques individuels
- Risques collectifs
- Inégalités face aux risques
- Perception du risque
- Comportements face aux risques
- Prévention et diversification
- Protection familiale
- Assurance et mutuelles
- Intervention de l'État
📖 1. Types de risques
🔑 Notions clés & Définitions
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Risques sociaux : risques pris en charge par la protection sociale, liés à des situations affectant la vie sociale ou la santé des individus, comme la maladie, le chômage ou la vieillesse. (Source : Page 1)
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Risques économiques : situations qui détériorent les conditions d’existence d’un individu en diminuant ses revenus ou en augmentant ses dépenses, tels que la perte de revenu, l’accident ou une crise économique. (Source : Page 1)
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Risques individuels : risques propres à chaque personne, pouvant inclure le chômage, la vieillesse, la maladie ou le piratage. (Source : Page 1)
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Risques collectifs : risques touchant un groupe ou une société entière, comme l’accident de travail, l’aléa naturel, ou l’accident domestique. (Source : Page 1)
📝 Points essentiels
- Les risques sont multiples et peuvent être classés en différentes catégories selon leur nature : sociaux, économiques, individuels ou collectifs.
- Les risques sociaux regroupent la maladie, le chômage et la vieillesse.
- Les risques économiques concernent la perte de revenu, l’accident et les crises économiques.
- Les risques individuels incluent le chômage, la vieillesse, la maladie, le piratage et l’accident.
- Les risques collectifs regroupent l’accident de travail, l’aléa naturel, et l’accident domestique.
- La diversité des risques expose les individus à des menaces pouvant dégrader leur niveau de vie.
- La perception subjective du risque varie selon les individus, influencée par des facteurs sociaux et personnels.
💡 À retenir
Les risques se distinguent par leur nature (sociale, économique, individuelle ou collective) et leur impact potentiel sur la vie des individus ou des groupes, nécessitant des stratégies de gestion adaptées.
📖 2. Risques sociaux
🔑 Notions clés & Définitions
Inégalités face aux risques : différences dans l’exposition aux risques selon des critères sociaux tels que métiers, âge, sexe, niveau de vie. Par exemple, certains groupes sont plus exposés ou vulnérables à certains risques en raison de leur situation ou de leur environnement social.
Exposition différente : situation où certains groupes ou individus sont plus ou moins exposés à un risque en fonction de leur contexte social ou professionnel. Par exemple, les sans diplômes ou les personnes âgées ont une exposition accrue à certains risques.
Perception subjective du risque : manière dont un individu ou un groupe perçoit et évalue le danger ou la menace d’un risque, qui peut différer selon la société ou la personne. Elle peut être risquophile (aversion au risque faible) ou risquophobe (peur du danger).
Risktophile : personne ou groupe ayant une faible aversion au risque, acceptant ou recherchant le risque.
Risktophobe : personne ou groupe ayant une forte aversion au risque, évitant ou craignant le danger.
📝 Points essentiels
- Les risques sociaux incluent la maladie, le chômage (qui entraîne isolement social et baisse des revenus), et la vieillesse.
- L’exposition aux risques n’est pas uniforme : elle varie selon les métiers, l’âge, le sexe, et le niveau de vie.
- Par exemple, les personnes sans diplômes, les fumeurs, les personnes âgées, ou les femmes sont plus exposées à certains risques.
- La perception du risque est subjective et sociale, influencée par des facteurs individuels et collectifs.
- La différence entre risquophile et risquophobe reflète la perception et l’attitude face au danger, influencée par la société et la situation personnelle.
- Ces inégalités expliquent la nécessité de mécanismes de gestion différenciés et de politiques publiques adaptées.
💡 À retenir
Les inégalités face aux risques résultent d’une exposition différente selon les critères sociaux, et la perception du danger varie selon les individus ou groupes, influençant leurs comportements face à ces risques.
📖 3. Risques économiques
🔑 Notions clés & Définitions
- Risque : conséquence aléatoire ou probable d’une menace ou d’un dommage possible. Un risque est considéré comme risqué lorsqu’il a une probabilité élevée de causer une conséquence négative à l’individu ou à la société.
- Protection sociale : ensemble des mécanismes de redistribution et de mutualisation par lesquels les individus se protègent collectivement contre les risques sociaux.
- Risques économiques : situation qui détériore les conditions d’existence d’un individu en diminuant ses revenus ou en accroissant ses dépenses.
- Exposition au risque : probabilité d’être exposé à un risque dans une société, selon le groupe social, le genre ou la société elle-même.
- Prévention : démarche visant à se prémunir contre la réalisation d’un risque en amont.
- Diversification : stratégie consistant à réduire le risque global en le répartissant sur plusieurs domaines ou activités indépendants.
- Mutualisation : répartition solidaire d’un risque au sein d’un groupe ou d’une société, permettant de transformer un risque individuel en risque collectif.
- Aléa moral : asymétrie d’information entre assureur et assuré, qui se traduit par un changement de comportement après la prise en charge d’un risque, souvent plus risquophile.
- Risquophobe : personne ayant une aversion au risque, qui cherche à éviter ou réduire la prise de risque.
📝 Points essentiels
- Les risques économiques incluent la perte de revenu, les accidents et les crises économiques, qui dégradent la condition de vie des individus.
- La perception du risque est subjective et sociale, influencée par des facteurs comme le métier, l’âge, le sexe ou le niveau de vie.
- La prévention consiste en campagnes publiques et comportements individuels pour réduire la probabilité de survenue du risque.
- La diversification, par exemple dans les revenus ou investissements, permet de répartir le risque et d’en limiter l’impact.
- La mutualisation, via l’assurance ou les mutuelles, permet de partager les risques, mais peut engendrer des comportements opportunistes tels que l’aléa moral ou la sélection adverse.
- La gestion des risques repose sur une complémentarité entre dispositifs privés (assurance, mutuelles) et publics (intervention de l’État).
- L’État intervient pour corriger les inégalités, protéger tous les individus et assurer la cohésion sociale, notamment par la Sécurité sociale créée en 1945.
- La Sécurité sociale couvre plusieurs risques : maladie, vieillesse, accidents, perte d’emploi, financés par cotisations sociales et impôts.
- Les logiques de protection sociale incluent l’assurance (cotisations contre prestations proportionnelles), l’assistance (aide aux plus pauvres financée par prélèvements obligatoires) et l’universelle (protection pour tous, financée par taxes).
- La mutualisation des risques peut entraîner des effets positifs (réduction des inégalités, sécurité économique, stimulation de l’innovation) mais aussi des effets négatifs comme l’aléa moral et la sélection adverse, qui déséquilibrent le système.
💡 À retenir
La gestion des risques économiques repose sur une combinaison de stratégies privées (assurance, diversification) et publiques (intervention de l’État), mais ces dispositifs présentent des limites qui nécessitent une adaptation continue face aux évolutions sociales.
📖 4. Risques individuels
🔑 Notions clés & Définitions
- Prévention : Ensemble des actions visant à réduire la probabilité que le risque se réalise, notamment par des campagnes publiques ou des comportements individuels (source : page 4).
- Diversification : Stratégie consistant à répartir le risque sur plusieurs domaines ou activités, comme les revenus ou les investissements, afin d’atténuer l’impact d’un risque unique (source : page 4).
- Risques individuels : Risques propres à chaque personne, tels que le chômage, la vieillesse, la maladie ou le piratage, pouvant dégrader leur niveau de vie (source : pages 1-2).
- But : Réduire la probabilité de survenue du risque par des mesures de prévention et de diversification (source : rappel anti-récapitulatif).
📝 Points essentiels
- Les individus sont exposés à une grande diversité de risques pouvant affecter leur niveau de vie, notamment les risques sociaux, économiques, individuels et collectifs (source : pages 1-2).
- La perception du risque est subjective et sociale, influencée par des facteurs comme le métier, l’âge, le sexe ou le niveau de vie (source : page 2).
- Les comportements face aux risques varient : certains adoptent la prévention, d’autres prennent plus de risques ou ignorent le danger, selon leur perception et leur situation (source : pages 2-3).
- La prévention consiste à agir en amont pour limiter la probabilité que le risque se réalise, tandis que la diversification permet de répartir le risque pour en réduire l’impact global (source : page 4).
- La gestion des risques individuels repose aussi sur des stratégies privées telles que l’épargne ou l’assurance, et sur des dispositifs collectifs comme la famille ou l’État (source : pages 4-6).
- La prévention et la diversification sont des outils clés pour limiter la survenue ou l’impact des risques, en réduisant la vulnérabilité individuelle (source : page 4).
💡 À retenir
La réduction des risques individuels repose principalement sur la prévention et la diversification, qui visent à limiter la probabilité de leur réalisation et à en atténuer les conséquences.
📖 5. Risques collectifs
🔑 Notions clés & Définitions
Risques collectifs : Risques qui concernent un groupe ou une société dans son ensemble, tels que les accidents de travail, accidents domestiques, aléas naturels ou maladies. Ces risques peuvent affecter plusieurs individus simultanément ou successivement, nécessitant une gestion collective.
Protection sociale : Ensemble des mécanismes de redistribution et de mutualisation par lesquelles les individus se protègent collectivement contre les risques sociaux. Elle repose sur la solidarité et la mutualisation des risques pour réduire les inégalités et assurer la cohésion sociale.
Aléa naturel : Catastrophe ou événement naturel (ex : séisme, inondation) qui peut entraîner des risques collectifs, impactant la société dans son ensemble ou une partie importante de la population.
📝 Points essentiels
- Les risques collectifs regroupent des événements tels que les accidents de travail, accidents domestiques, aléas naturels et maladies, qui peuvent toucher simultanément ou successivement plusieurs individus ou groupes.
- La gestion de ces risques repose principalement sur l’intervention de l’État, notamment via la sécurité sociale créée en 1945, qui couvre divers risques sociaux (maladie, vieillesse, accidents, perte d’emploi).
- La sécurité sociale est financée par des cotisations sociales et des impôts, illustrant une logique de solidarité collective.
- La protection sociale peut suivre différentes logiques : d’assurance (cotisations proportionnelles aux prestations), d’assistance (aide aux plus pauvres financée par prélèvements obligatoires), ou universelle (protection pour tous, indépendamment des cotisations).
- La mutualisation des risques permet de réduire les inégalités, d’assurer la sécurité économique et de favoriser la prise de risque et l’innovation.
- Cependant, cette mutualisation peut engendrer des comportements opportunistes, notamment l’aléa moral (plus de risques pris car protégé) et la sélection adverse (les plus à risque s’assurent davantage).
💡 À retenir
Les risques collectifs, gérés principalement par l’État à travers la sécurité sociale, illustrent la nécessité d’une gestion collective pour assurer la cohésion sociale et réduire les inégalités, tout en étant susceptible de générer des comportements opportunistes.
📖 6. Inégalités face aux risques
🔑 Notions clés & Définitions
- Assurance : Système où les individus paient une prime (cotisation) pour être protégés, indemnisés en cas de risque. Elle repose sur la mutualisation des risques, permettant de transformer un risque individuel en risque collectif. La gestion privée des risques est assurée par ce système, qui dépend des revenus et peut présenter des limites telles que la sélection des assurés.
- Mutuelles : Organisation sans but lucratif fondée sur la solidarité. Elles complètent l’assurance en offrant une meilleure accessibilité et une gestion plus solidaire des risques. Elles participent à la gestion privée des risques, mais leur rôle dépend également des revenus et de leur capacité à couvrir certains risques.
- Mutualisation : Répartition solidaire d’un risque au sein d’un groupe ou société, permettant de réduire l’impact individuel en le partageant. Elle est à la base de l’assurance et des mutuelles, facilitant la gestion collective des risques.
- Complémentarité : Relation entre assurance et mutuelles, qui se complètent dans la gestion privée des risques, en partageant la charge et en sécurisant les individus.
- Limites : Les dispositifs d’assurance et de mutuelles ont des limites, notamment leur dépendance aux revenus, leur accessibilité limitée, et leur vulnérabilité à certains comportements opportunistes comme l’aléa moral ou la sélection adverse.
- Assurance = gestion privée des risques : La gestion des risques par des dispositifs privés, fondée sur la cotisation et la mutualisation, permettant une certaine solidarité tout en étant dépendante des revenus et de la capacité financière des assurés.
- Mutuelles = solidarité : Organisation qui, par sa nature non lucrative, privilégie la solidarité entre ses membres, offrant une gestion plus équitable et accessible des risques.
📝 Points essentiels
- La gestion privée des risques, via assurance et mutuelles, repose sur la mutualisation, permettant de partager les risques et d’indemniser certains individus en cas de sinistre.
- Ces dispositifs sont complémentaires dans la gestion des risques, mais leur efficacité est limitée par leur dépendance aux revenus des assurés, leur accessibilité, et leur vulnérabilité à des comportements opportunistes comme l’aléa moral ou la sélection adverse.
- La différence principale entre assurance et mutuelles réside dans leur finalité : l’assurance cherche le profit et la gestion privée, tandis que les mutuelles privilégient la solidarité et une gestion plus équitable.
- La gestion privée ne suffit pas à couvrir tous les risques, ce qui justifie l’intervention de l’État pour assurer une couverture plus universelle et réduire les inégalités.
💡 À retenir
L’assurance et les mutuelles, en tant que gestion privée des risques, jouent un rôle complémentaire dans la solidarité, mais leurs limites liées à la dépendance aux revenus et aux comportements opportunistes justifient l’intervention de l’État pour une couverture plus équitable et universelle.
📖 7. Perception du risque
🔑 Notions clés & Définitions
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Risque : conséquence aléatoire ou probable d’une situation sous l’angle d’une menace ou d’un dommage possible. Un risque est considéré comme risqué lorsqu’il a une probabilité élevée de causer une conséquence négative à l’individu ou à la société.
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Perception subjective du risque : manière dont un individu ou un groupe social évalue et ressent le danger ou la menace liée à un risque, qui peut différer de l’évaluation objective. La perception est influencée par des facteurs sociaux et personnels.
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Risquophile (non défini explicitement mais mentionné dans le contexte) : personne qui a une forte appétence pour le risque, percevant peu la dangerosité ou étant attirée par la prise de risques.
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Risque (dans le contexte social) : risques sociaux, économiques, individuels ou collectifs, dont la perception varie selon les groupes sociaux, l’âge, le sexe, ou le niveau de vie.
📝 Points essentiels
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La perception du risque est sociale et subjective, elle ne repose pas uniquement sur une évaluation objective mais aussi sur des représentations, expériences et contextes sociaux.
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La diversité dans la perception du risque explique que certains individus ou groupes prennent plus ou moins de risques. Par exemple, les jeunes ont tendance à prendre plus de risques que les personnes âgées.
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La perception du risque influence fortement les comportements face à celui-ci, tels que la prévention, la prise de risque ou l’ignorance du danger.
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La perception varie selon les métiers, l’âge, le sexe, le niveau de vie, et la situation géographique (ex : Japon plus exposé au séisme que la France).
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La distinction entre risquophile et risquophobe illustre cette variabilité dans l’attitude face au danger.
💡 À retenir
La perception du risque est une construction sociale et subjective qui conditionne les comportements individuels et collectifs face aux dangers, influençant ainsi la gestion et la prévention des risques.
📖 8. Comportements face aux risques
🔑 Notions clés & Définitions
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Risques : Conséquence aléatoire ou probable d’une situation sous l’angle d’une menace ou d’un dommage possible. Un risque est considéré comme risqué lorsqu’il a une probabilité élevée de causer une conséquence négative à l’individu ou à la société.
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Protection sociale : Ensemble des mécanismes de redistribution et de mutualisation par lesquels les individus se protègent collectivement contre les risques sociaux.
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Risques économiques : Situation qui détériore les conditions d’existence d’un individu en diminuant ses revenus ou en accroissant ses dépenses.
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Exposition au risque : Probabilité d’être exposé à un risque selon le groupe social, le genre ou la société.
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Prévention : Se prémunir en amont contre la survenue d’un risque, par des actions ou comportements visant à réduire la probabilité qu’il se réalise.
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Diversification : Répartir le risque sur plusieurs domaines ou activités pour en réduire l’impact global, notamment en répartissant ses revenus ou investissements sur plusieurs secteurs ou activités indépendantes.
📝 Points essentiels
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Les individus adoptent différents comportements face aux risques : prévention, prise de risque, ignorance, ou stratégies collectives et individuelles (épargne, assurance, aide familiale, intervention de l’État).
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La perception du risque est subjective et sociale, influencée par des facteurs comme le métier, l’âge, le sexe, ou le niveau de vie. Par exemple, certains groupes sociaux ou catégories de personnes sont plus exposés ou perçoivent différemment le danger.
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La prévention vise à réduire la probabilité de survenue du risque, tandis que la diversification permet de limiter ses effets en répartissant le risque.
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La famille constitue une première protection par solidarité, aide financière ou soutien moral, mais elle est souvent insuffisante face aux gros risques.
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L’assurance et les mutuelles jouent un rôle clé dans la gestion privée des risques : elles mutualisent les risques en faisant cotiser tous les membres pour indemniser ceux qui en ont besoin. L’assurance repose sur la mutualisation, permettant de transformer un risque individuel en risque collectif.
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La gestion collective par l’État, notamment via la sécurité sociale, intervient pour corriger les inégalités, protéger tous les individus, et assurer la cohésion sociale. Elle combine différentes logiques : assurance, assistance, universelle.
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La mutualisation peut entraîner des effets négatifs comme l’aléa moral (les assurés prennent plus de risques car protégés) ou la sélection adverse (les personnes à risque s’assurent davantage), pouvant déséquilibrer le système.
💡 À retenir
Les comportements face aux risques varient selon la perception, les ressources et la solidarité, et la gestion efficace repose sur une combinaison de stratégies privées (assurance, diversification) et publiques (intervention de l’État), tout en étant susceptible d’engendrer des effets indésirables comme l’aléa moral.
📖 9. Prévention et diversification
🔑 Notions clés & Définitions
- Mutualisation : répartition solidaire d’un risque au sein d’un groupe ou société.
- Aléa moral : changement de comportement après prise en charge d’un risque, souvent associé à une asymétrie d’information.
- Risquophobe : personne ayant une aversion au risque, qui craint le danger.
- Risquophile : personne qui accepte ou recherche le risque, souvent en raison d’une perception différente du danger.
📝 Points essentiels
- La prévention vise à réduire la probabilité qu’un risque se réalise, par des campagnes publiques ou des comportements individuels.
- La diversification consiste à répartir le risque sur plusieurs domaines, comme les revenus ou les activités, pour limiter l’impact d’un seul risque.
- La mutualisation permet de transformer un risque individuel en risque collectif, en partageant les coûts et les pertes.
- La gestion des risques repose sur une complémentarité entre dispositifs privés (assurance, mutuelles) et dispositifs publics (intervention de l’État).
- La prévention et la diversification sont des stratégies essentielles pour limiter l’impact des risques et renforcer la sécurité économique.
💡 À retenir
La prévention et la diversification sont des stratégies complémentaires qui visent à réduire la probabilité et l’impact des risques, tout en permettant une gestion collective et solidaire. La mutualisation joue un rôle clé en transformant des risques individuels en risques partagés, mais elle peut aussi entraîner des comportements opportunistes comme l’aléa moral.
📖 10. Protection familiale
🔑 Notions clés & Définitions
- Protection familiale : Ensemble des dispositifs et comportements visant à soutenir et sécuriser les membres de la famille face aux risques, notamment par la solidarité et la transmission de comportements (source : plan EC3).
- Solidarité familiale : Aide financière, soutien moral ou domestique apporté par la famille pour faire face aux risques (ex : dons, aide lors du chômage, déménagement).
- Transmission de comportements : Échanges et apprentissages au sein de la famille visant à mieux gérer ou prévenir les risques.
📝 Points essentiels
- La famille constitue la première ligne de protection face aux risques, par la solidarité (aide financière, soutien moral, aide domestique).
- Cette solidarité peut inclure des dons, des aides lors du chômage, ou des travaux bénévoles (bricolage, courses, déménagement).
- La transmission de comportements permet d’inculquer des pratiques de prévention ou de gestion des risques.
- La limite majeure de cette protection familiale réside dans son insuffisance face aux risques majeurs ou très coûteux.
- La gestion des risques par la famille est complémentaire aux dispositifs publics ou privés, mais ne peut se substituer totalement à eux.
💡 À retenir
La protection familiale repose sur la solidarité et la transmission de comportements, mais reste limitée face aux risques importants, ce qui justifie l’intervention d’autres acteurs comme l’État ou les assurances.
📖 11. Assurance et mutuelles
🔑 Notions clés & Définitions
Assurance : Système où les individus paient une prime (cotisation) pour être protégés, indemnisés en cas de risque. Elle repose sur la mutualisation des risques, permettant de transformer un risque individuel en risque collectif. (Source : contenu source)
Mutuelle : Organisation sans but lucratif fondée sur la solidarité. Elle est plus solidaire que l’assurance et ne cherche pas le profit. Elle intervient principalement comme complémentaire santé et vise une meilleure accessibilité. (Source : contenu source)
📝 Points essentiels
- L’assurance fonctionne par mutualisation : tout le monde cotise, mais seuls certains sont indemnisés selon leurs besoins.
- La mutualisation permet de répartir le risque solidairement au sein d’un groupe ou société.
- La gestion privée des risques combine assurance et mutuelles, mais dépend des revenus et n’est pas accessible à tous.
- La limite de ces dispositifs réside dans leur dépendance aux revenus, leur accessibilité limitée, et leur vulnérabilité à l’aléa moral et à la sélection adverse.
- La différence principale : l’assurance est une gestion privée, tandis que la mutuelle est une organisation solidaire sans but lucratif.
- La complémentarité entre assurance et mutuelles contribue à la gestion privée des risques, mais reste insuffisante sans intervention de l’État.
- La mutualisation peut entraîner des comportements opportunistes : aléa moral (plus de risques pris car protégé) et sélection adverse (les plus à risque s’assurent davantage).
💡 À retenir
L’assurance et les mutuelles constituent des mécanismes de gestion privée des risques, reposant sur la mutualisation, mais leurs limites justifient l’intervention de l’État pour une couverture plus équitable et efficace.
📖 12. Intervention de l'État
🔑 Notions clés & Définitions
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Mutualisation : répartition solidaire d’un risque au sein d’un groupe ou société, permettant de transformer un risque individuel en risque collectif (voir section 9).
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Aléa moral : changement de comportement après prise en charge d’un risque, souvent associé à une asymétrie d’information entre assureur et assuré, ce qui peut conduire à une augmentation des comportements à risque (voir section 9).
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Risquophobe : personne ayant une aversion au risque, c’est-à-dire une peur du danger ou une tendance à éviter les situations risquées.
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Protection sociale : ensemble des mécanismes de redistribution et mutualisation par lesquels les individus se protègent collectivement contre les risques sociaux (voir section 9).
📝 Points essentiels
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L’État intervient principalement pour corriger les inégalités, protéger tous les individus et assurer la cohésion sociale, car le marché seul ne permet pas une couverture optimale des risques (voir pages 6-7).
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La Sécurité sociale, créée en 1945, couvre divers risques : maladie, vieillesse, accidents, perte d’emploi. Son financement repose sur des cotisations sociales et des impôts, illustrant une logique de solidarité (voir page 6).
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Les logiques de protection sociale sont multiples : d’assurance (cotisations proportionnelles aux revenus), d’assistance (aide aux plus pauvres financée par prélèvements obligatoires), et universelle (protection pour tous, indépendamment des conditions, financée par taxes ou contributions sociales). Ces logiques peuvent entraîner des effets indésirables comme l’aléa moral (voir pages 6-7).
-
La mutualisation des risques par l’État permet de réduire les inégalités, d’assurer une sécurité économique, mais peut aussi engendrer des comportements opportunistes tels que l’aléa moral ou la sélection adverse, qui déséquilibrent le système (voir pages 7-8).
💡 À retenir
L’intervention de l’État, à travers la sécurité sociale et la protection sociale, vise à garantir une couverture collective contre les risques sociaux, mais elle doit gérer les effets négatifs liés à la mutualisation, notamment l’aléa moral et la sélection adverse, pour rester efficace et équitable.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| (Aucune date spécifique n'étant mentionnée dans le contenu fourni, cette section est omise.) | |
📊 Tableaux de Synthèse
| Catégorie | Risques | Exemples | Notions clés | Auteur / Source |
|---|
| Risques sociaux | Affectent la vie sociale ou la santé | Maladie, chômage, vieillesse | Risques pris en charge par la protection sociale | Page 1 |
| Risques économiques | Détériorent la condition d’existence | Perte de revenu, accident, crise économique | Probabilité élevée de conséquences négatives | Page 1 |
| Risques individuels | Risques propres à chaque personne | Chômage, vieillesse, maladie, piratage | Risques personnels, nécessitent prévention | Page 1, page 4 |
| Risques collectifs | Touchent un groupe ou la société | Accident de travail, aléa naturel | Risques d’origine collective ou environnementale | Page 1 |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre risques sociaux et risques économiques : sociaux concernent la santé et la vie sociale, économiques concernent les revenus et dépenses.
- Omettre la distinction entre risques individuels et risques collectifs : individuels liés à la personne, collectifs à la société.
- Confusion entre perception subjective du risque et exposition réelle : perception varie selon la société et la personne.
- Négliger l’impact des inégalités sociales sur l’exposition aux risques.
- Confondre diversification et mutualisation : diversification répartit le risque, mutualisation le partage collectif.
- Ignorer les effets négatifs de la mutualisation (aléa moral, sélection adverse).
- Confondre prévention (action en amont) et protection (action en aval).
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de risques sociaux, économiques, individuels et collectifs.
- Savoir citer des exemples précis pour chaque type de risque.
- Expliquer la différence entre risques sociaux et risques économiques.
- Maîtriser la notion d’inégalités face aux risques et ses critères (métiers, âge, sexe, niveau de vie).
- Définir la perception subjective du risque et distinguer risquophile et risquophobe.
- Connaître la notion de protection sociale et ses principaux dispositifs.
- Expliquer le rôle de la Sécurité sociale créée en 1945.
- Comprendre la stratégie de diversification et ses objectifs.
- Identifier les limites de l’assurance et de la mutualisation, notamment l’aléa moral et la sélection adverse.
- Connaître l’intervention de l’État dans la gestion des risques et ses objectifs.
- Savoir différencier prévention, diversification et protection.
- Maîtriser les notions clés : risque, aléa moral, mutualisation, inégalités sociales, perception du risque, intervention de l’État.