Fiche de révision : Introduction à la dépollution microbienne

Plan du Cours

  1. Biodégradation microbienne
  2. Dégradation des polluants
  3. Bioremédiation
  4. Micro-organismes dégradants
  5. Xénobiotiques
  6. Hydrocarbures
  7. Politiques de dépollution
  8. Techniques de traitement
  9. Mécanismes enzymatiques
  10. Pollution environnementale

1. Biodégradation microbienne

Notions clés & Définitions

  • Biodégradation : Processus par lequel des micro-organismes décomposent des composés organiques en produits plus simples, pouvant aller jusqu'à la minéralisation (formation d’eau, CO₂, substances inorganiques).
  • Minéralisation : Dégradation complète d’un composé organique en substances inorganiques telles que l’eau, le dioxyde de carbone, ou des sels minéraux.
  • Biotransformation : Transformation biochimique d’une molécule organique en une autre, sans nécessairement aboutir à la minéralisation.
  • Syntrophie : Coopération entre plusieurs micro-organismes incapables de dégrader un substrat seul, mais pouvant le faire en partageant leurs activités métaboliques.
  • Xénobiotiques : Substances chimiques artificielles d’origine humaine, non naturellement présentes dans l’environnement, dégradées par micro-organismes.
  • Transfert Génétique Horizontal (TGH) : Mécanisme par lequel des micro-organismes acquièrent des fragments d’ADN exogènes, favorisant leur capacité à dégrader de nouveaux polluants.

Points essentiels

  • La biodégradation permet la dégradation partielle ou totale des polluants organiques, essentielle à la dépollution environnementale.
  • La capacité des micro-organismes à dégrader une large gamme de polluants s’explique par leur diversité enzymatique, souvent acquise via mutations ou TGH.
  • La minéralisation est le but ultime pour éliminer complètement un polluant, mais la biotransformation peut aussi produire des métabolites plus ou moins toxiques.
  • Les mécanismes de dégradation sont influencés par la structure chimique du polluant, son origine, sa concentration, et les conditions environnementales (pH, température, oxygène).
  • La coopération microbienne (synthrophie) et la diversité des communautés microbiennes sont cruciales pour l’efficacité de la biodégradation.
  • La capacité d’adaptation des micro-organismes permet la dégradation de substances artificielles comme les hydrocarbures, pesticides, PCB, ou autres xénobiotiques.

À retenir

La biodégradation microbienne est un processus naturel et essentiel pour la dépollution, reposant sur la diversité enzymatique et la coopération des micro-organismes, permettant la transformation ou la minéralisation des polluants dans l’environnement.

2. Dégradation des polluants

Notions clés & Définitions

  • Dégradation : Processus biochimique par lequel un composé organique est transformé, souvent en produits plus simples ou inorganiques, sous l’action de micro-organismes. La dégradation totale aboutit à la minéralisation (formation d’eau, dioxyde de carbone, etc.).

  • Bioremédiation : Technique utilisant des micro-organismes pour dégrader ou immobiliser des polluants dans l’environnement, permettant leur élimination ou leur transformation en substances non toxiques.

  • Xénobiotiques : Substances chimiques synthétiques ou étrangères à la biosphère, non naturellement présentes, souvent dégradées par des micro-organismes adaptatifs ou génétiquement modifiés.

  • Syntrophie : Coopération métabolique entre plusieurs micro-organismes incapables de dégrader un substrat isolément, mais pouvant le cataboliser en s’aidant mutuellement.

  • Bioaccumulation : Accumulation progressive d’un polluant (organique ou minéral) dans un organisme vivant, pouvant entraîner des effets toxiques.

  • Minéralisation : Dégradation complète d’un composé organique en produits inorganiques simples, tels que H₂O, CO₂, ou sels minéraux.

Points essentiels

  • La dégradation microbienne permet la dépollution de nombreux polluants, notamment hydrocarbures, pesticides, PCB, composés organiques volatils (COV) et métaux lourds, via des mécanismes variés (biotransformation, minéralisation, immobilisation).

  • La capacité des micro-organismes à dégrader des substances artificielles (xénobiotiques) s’explique par l’acquisition d’équipements enzymatiques via mutations ou transferts horizontaux de gènes.

  • La bioremédiation peut être réalisée in situ (sur site) ou ex situ (après excavation), en utilisant des techniques comme la biostimulation, la bioaugmentation, la rhizostimulation, ou la biolixiviation.

  • La maîtrise des processus nécessite une connaissance approfondie de la structure chimique du polluant, de son origine, de son devenir dans les cycles bio-géo-chimiques, et des mécanismes de dégradation microbienne.

  • La production de gaz à effet de serre (N₂O, CH₄, H₂S) lors du compostage ou de la dégradation est un enjeu environnemental majeur, nécessitant une gestion adaptée des émissions.

À retenir

La dégradation microbienne des polluants est une solution naturelle et efficace pour la dépollution, reposant sur la diversité métabolique des micro-organismes et leur capacité à transformer ou immobiliser une large gamme de substances, tout en nécessitant une gestion précise des conditions environnementales.

3. Bioremédiation

Notions clés & Définitions

  • Bioremédiation : Processus utilisant des micro-organismes (bactéries, champignons) pour dégrader, éliminer ou neutraliser des polluants présents dans l’environnement, notamment dans l’eau, le sol ou l’air.

  • Dégradation (biodégradation) : Transformation d’un composé organique par des réactions biochimiques en produits inoffensifs ou inorganiques, pouvant être totale (minéralisation) ou partielle.

  • Biotransformation : Modification biochimique d’une molécule organique en une autre, souvent étape intermédiaire dans la dégradation des polluants.

  • Biostimulation : Technique consistant à stimuler l’activité des micro-organismes indigènes en leur apportant des nutriments ou accepteurs d’électrons pour accélérer la biodégradation.

  • Bioaugmentation : Ajout de micro-organismes spécifiques ou génétiquement modifiés (OGM) capables de dégrader efficacement un polluant ciblé, pour renforcer la capacité de décontamination.

  • Phénomène de syntrophie : Coopération métabolique entre plusieurs micro-organismes incapables de dégrader un substrat seul, mais pouvant le transformer collectivement en produits inoffensifs.

Points essentiels

  • La bioremédiation est une méthode naturelle ou assistée pour traiter la pollution organique et inorganique, notamment les hydrocarbures, pesticides, PCB, métaux lourds, etc.

  • Elle peut s’effectuer in situ (sur place) ou ex situ (après excavation), selon la nature et la localisation de la pollution.

  • La biodégradation dépend de la structure chimique du polluant, de sa concentration, de la physiologie des micro-organismes, et des conditions environnementales (pH, température, oxygène).

  • La diversité enzymatique des micro-organismes, favorisée par mutations ou transferts horizontaux d’ADN, leur confère une grande capacité d’adaptation face à divers polluants.

  • La mise en œuvre nécessite une connaissance approfondie des mécanismes de dégradation, des conditions du site, et des effets potentiels sur la faune, la flore et la santé humaine.

  • Les techniques d’optimisation incluent la biostimulation, la bioaugmentation, la rhizostimulation, la biolixiviation, et la bio-immobilisation.

À retenir

La bioremédiation exploite la capacité naturelle des micro-organismes à dégrader les polluants, pouvant être renforcée par des techniques d’optimisation, ce qui en fait une solution écologique et efficace pour la dépollution des sites contaminés.

4. Micro-organismes dégradants

Notions clés & Définitions

  • Biodégradation : Processus par lequel des micro-organismes décomposent un composé organique en produits plus simples, pouvant aller jusqu'à la minéralisation (formation d’eau, CO₂, ions inorganiques).
  • Biotransformation : Transformation biochimique d’une molécule organique en une autre, sans nécessairement décomposer complètement le composé initial.
  • Syntrophie : Coopération entre plusieurs micro-organismes incapables de dégrader un substrat seul, mais pouvant le faire en partageant leurs activités métaboliques.
  • Transfert Génomique Horizontal (TGH) : Mécanisme par lequel des micro-organismes acquièrent des fragments d’ADN exogènes, favorisant leur adaptation et leur capacité à dégrader des polluants.
  • Xénobiotiques : Substances chimiques synthétiques d’origine humaine, non naturellement présentes dans l’environnement, dégradées par certains micro-organismes.
  • Bioaugmentation : Technique d’introduction de micro-organismes spécifiques ou génétiquement modifiés dans un site pollué pour accélérer la dégradation des polluants.

Points essentiels

  • Les micro-organismes présents dans tous les biotopes ont une capacité remarquable à dégrader une large gamme de polluants, même dans des conditions extrêmes.
  • La dégradation totale (minéralisation) permet de transformer les polluants organiques en substances inoffensives ou valorisables (compost, biogaz).
  • La diversité enzymatique, favorisée par mutations et TGH, explique la forte capacité d’adaptation des communautés microbiennes face aux polluants.
  • Les mécanismes de traitement microbien incluent la bioremédiation in situ (sur place) ou ex situ (après excavation), en utilisant des techniques comme la biostimulation ou la bioaugmentation.
  • La coopération microbienne (synthrophie) et la diversité des espèces sont essentielles pour la dégradation efficace des polluants complexes.
  • La capacité à immobiliser ou solubiliser certains polluants (métaux lourds, hydrocarbures) permet de limiter leur toxicité ou leur dispersion.

À retenir

Les micro-organismes dégradants, par leur diversité métabolique et leur capacité d’adaptation, jouent un rôle clé dans la dépollution environnementale, permettant la transformation ou la minéralisation des polluants naturels et artificiels.

5. Xénobiotiques

Notions clés & Définitions

  • Xénobiotique : Substance chimique d’origine synthétique ou étrangère à la biosphère, introduite par l’activité humaine, non naturellement présente dans l’environnement.
    Exemple : pesticides, PCB, hydrocarbures.

  • Bioremédiation : Processus utilisant des micro-organismes pour dégrader ou éliminer des polluants, y compris les xénobiotiques, dans l’environnement.
    Exemple : dégradation microbienne de pesticides.

  • Minéralisation : Dégradation complète d’un composé organique en produits inorganiques simples (eau, dioxyde de carbone).
    Exemple : dégradation totale de hydrocarbures en CO₂ et H₂O.

  • Biotransformation : Transformation biochimique d’un polluant en un autre composé, souvent moins toxique ou plus facile à dégrader.
    Exemple : métabolisation de pesticides en métabolites moins nocifs.

  • Transfert Génomique Horizontal (TGH) : Mécanisme par lequel des micro-organismes acquièrent des gènes exogènes, augmentant leur capacité à dégrader des xénobiotiques.
    Impact : accélère l’adaptation microbienne aux polluants.

  • Bioaccumulation : Accumulation progressive d’un xénobiotique dans un organisme vivant, pouvant entraîner des effets toxiques.
    Exemple : pesticides dans la chaîne alimentaire.

Points essentiels

  • Les xénobiotiques, produits de synthèse, sont majoritairement résistants à la dégradation naturelle, nécessitant des techniques spécifiques pour leur élimination ou leur transformation.
  • Micro-organismes impliqués dans la bioremédiation adaptent leur métabolisme via mutations et transferts génétiques horizontaux pour dégrader ces substances.
  • La minéralisation totale est l’objectif ultime pour éliminer complètement la toxicité des xénobiotiques, mais elle est souvent difficile à atteindre.
  • La biotransformation peut produire des métabolites moins toxiques ou plus facilement éliminables, mais certains métabolites peuvent être plus toxiques que le composé initial.
  • La bioaccumulation pose un risque écologique et sanitaire, notamment pour la santé humaine via la consommation de produits contaminés.

À retenir

Les xénobiotiques, résistants à la dégradation naturelle, nécessitent des stratégies de traitement innovantes comme la bioremédiation, qui exploite la capacité adaptative des micro-organismes pour réduire leur impact environnemental et sanitaire.

6. Hydrocarbures

Notions clés & Définitions

  • Hydrocarbures : Composés organiques constitués uniquement de carbone (C) et d'hydrogène (H). Ils sont la base de nombreux produits pétroliers et gaz naturels.
    Exemple : Méthane (CH₄), benzène (C₆H₆).

  • Biodegradation : Processus par lequel des micro-organismes dégradent des hydrocarbures en produits plus simples, pouvant aller jusqu'à la minéralisation (formation d’eau, CO₂).
    Point essentiel : Permet la dépollution des hydrocarbures dans l’environnement.

  • Xénobiotiques : Substances chimiques artificielles ou étrangères à la biosphère, souvent synthétiques, que certains micro-organismes peuvent dégrader.
    Exemple : Pesticides, PCB, hydrocarbures synthétiques.

  • Bioremédiation : Technique utilisant des micro-organismes pour dégrader ou immobiliser des hydrocarbures polluants dans l’environnement.
    Méthodes : Biostimulation, bioaugmentation, phytoremédiation.

  • Minéralisation : Dégradation complète d’un composé organique en substances inorganiques simples, notamment CO₂, H₂O, et sels minéraux.
    Point à retenir : C’est l’objectif ultime de la bioremédiation pour éliminer totalement un polluant.

  • Biotransformation : Transformation biochimique d’un hydrocarbure en un autre composé organique, étape intermédiaire dans la dégradation.
    Exemple : Conversion de hydrocarbures aromatiques en composés moins toxiques.

Points essentiels

  • Les hydrocarbures proviennent principalement des ressources fossiles (pétrole, gaz naturel) et sont largement utilisés dans l’industrie, l’énergie, et la chimie.
  • Leur pollution environnementale résulte d’accidents, déversements ou activités industrielles, impactant la santé humaine et la biodiversité.
  • La microbiodiversité est capable de dégrader une grande variété d’hydrocarbures, même dans des conditions extrêmes, grâce à l’acquisition d’équipements enzymatiques via mutations ou transferts génétiques horizontaux.
  • La bioremédiation est une méthode efficace pour traiter les hydrocarbures, en favorisant la dégradation in situ ou ex situ, en utilisant des techniques comme la biostimulation ou la bioaugmentation.
  • La minéralisation totale est souvent difficile, mais la transformation partielle peut réduire la toxicité et la persistance des hydrocarbures dans l’environnement.
  • La compréhension de la structure chimique des hydrocarbures est essentielle pour optimiser leur traitement microbien.

À retenir

Les micro-organismes jouent un rôle clé dans la dépollution des hydrocarbures en dégradant ces composés, permettant ainsi de limiter leur impact environnemental tout en exploitant leur potentiel dans la bioremédiation.

7. Politiques de dépollution

Notions clés & Définitions

  • Dépollution : Ensemble des actions visant à réduire ou éliminer la pollution d’un environnement ou d’un site contaminé, par des procédés biologiques, chimiques ou physiques.
  • Bioremédiation : Technique utilisant des micro-organismes ou des plantes pour dégrader ou immobiliser des polluants dans l’environnement.
  • Minéralisation : Processus de dégradation totale d’un composé organique en substances inorganiques simples comme l’eau, le dioxyde de carbone ou des sels minéraux.
  • Transfert Génétiques Horizontaux (TGHs) : Mécanismes par lesquels des micro-organismes acquièrent de nouveaux gènes, augmentant leur capacité à dégrader des polluants.
  • Traitement in situ : Intervention directe sur le site contaminé, sans excavation ni déplacement des déchets ou sols.
  • Traitement ex situ : Intervention en dehors du site, après excavation ou prélèvement des matériaux contaminés pour traitement.

Points essentiels

  • La dépollution repose sur la capacité des micro-organismes à dégrader une large gamme de polluants, y compris les composés organiques volatils, pesticides, PCB, hydrocarbures, etc.
  • Les techniques de traitement microbien peuvent être préventives ou curatives, et incluent la bioremédiation, la biostimulation, la bioaugmentation, la rhizostimulation, la biolixiviation et la bio-immobilisation.
  • La réussite d’un traitement microbien nécessite une connaissance approfondie de la structure chimique du polluant, de son origine, de son devenir dans les cycles bio-géo-chimiques, ainsi que des mécanismes de dégradation.
  • La diversité microbienne et leur capacité d’adaptation, notamment via mutations ou transferts génétiques, sont essentielles pour faire face à la variabilité des polluants.
  • La gestion des émissions gazeuses (COV, ammoniaque, sulfures, etc.) lors du compostage ou autres traitements est cruciale pour limiter les nuisances olfactives et les impacts environnementaux.
  • La réglementation impose des obligations de tri, de valorisation et de traitement des déchets, avec une montée en puissance des méthodes de compostage et de méthanisation pour valoriser la matière organique.

À retenir

Les politiques de dépollution s’appuient sur la capacité des micro-organismes à dégrader ou immobiliser les polluants, combinant techniques biologiques, chimiques et physiques, pour réhabiliter efficacement les sites contaminés tout en limitant les nuisances et impacts environnementaux.

8. Techniques de traitement

Notions clés & Définitions

  • Bioremédiation : Processus biologique consistant à utiliser des micro-organismes pour dégrader ou immobiliser des polluants dans l’environnement, permettant leur élimination ou leur réduction à des niveaux acceptables.
  • Minéralisation : Dégradation complète d’un composé organique en produits inorganiques simples comme l’eau, le dioxyde de carbone (CO₂) et d’autres ions, aboutissant à la destruction totale du polluant.
  • Biotransformation : Transformation d’une molécule organique en une autre par l’action de micro-organismes, sans nécessairement détruire le composé initial.
  • Biostimulation : Technique consistant à stimuler l’activité des micro-organismes présents sur un site pollué par l’apport de nutriments ou d’autres éléments pour accélérer la biodégradation.
  • Bioaugmentation : Ajout de micro-organismes spécifiques, souvent génétiquement modifiés ou sélectionnés, pour renforcer la capacité de dégradation d’un site contaminé.
  • Phytoremédiation : Utilisation de plantes pour favoriser la dégradation, l’immobilisation ou l’élimination des polluants dans le sol ou l’eau, notamment via la rhizosphère.

Points essentiels

  • La dégradation microbienne peut être in situ (sur place) ou ex situ (après excavation), selon la nature et la localisation de la pollution.
  • La biodégradation peut conduire à la minéralisation totale ou à la formation de métabolites intermédiaires, parfois toxiques.
  • La diversité métabolique des micro-organismes leur confère une capacité exceptionnelle à dégrader une large gamme de polluants, y compris des substances synthétiques comme les hydrocarbures ou pesticides.
  • Les techniques de traitement microbien sont souvent combinées avec des stratégies de biostimulation ou bioaugmentation pour optimiser l’efficacité.
  • La surveillance des effets environnementaux et sanitaires est essentielle lors de l’application de ces techniques.

À retenir

Les techniques de traitement microbien, en favorisant la biodégradation et la biotransformation, offrent une solution écologique et efficace pour dépolluer les sites contaminés, à condition d’adapter précisément les conditions environnementales et microbiologiques.

9. Mécanismes enzymatiques

Notions clés & Définitions

  • Enzyme : Catalyseur biologique spécifique qui accélère la vitesse des réactions biochimiques en abaissant l'énergie d'activation sans être consommée.
  • Site actif : Région spécifique de l'enzyme où se lie le substrat et où se déroule la réaction enzymatique.
  • Substrat : Molécule sur laquelle agit l'enzyme, formant un complexe enzyme-substrat pour faciliter la réaction.
  • Complexe enzyme-substrat : Structure temporaire formée lors de la liaison du substrat à l'enzyme, permettant la transformation chimique.
  • Mécanisme catalytique : Processus par lequel l'enzyme facilite la réaction, incluant la stabilisation de l'état de transition et la réduction de l'énergie d'activation.
  • Effet de spécificité : Capacité de l'enzyme à reconnaître et à agir sur un ou plusieurs substrats précis, grâce à la configuration du site actif.

Points essentiels

  • Les enzymes accélèrent les réactions biochimiques en abaissant l'énergie d'activation, sans modifier l'équilibre chimique.
  • La spécificité enzymatique résulte de la compatibilité entre le site actif et le substrat, selon la théorie du "clé-serrure" ou du "modèle induit".
  • La formation du complexe enzyme-substrat est une étape clé, permettant la conversion du substrat en produit.
  • La catalyse enzymatique implique souvent la stabilisation de l'état de transition, facilitant la rupture ou la formation de liaisons chimiques.
  • La vitesse de réaction enzymatique dépend de la concentration en enzyme et en substrat, ainsi que des conditions environnementales (pH, température).
  • La régulation enzymatique peut se faire par inhibition, activation ou modification covalente, permettant un contrôle précis des voies métaboliques.

À retenir

Les enzymes sont des catalyseurs biologiques hautement spécifiques, qui accélèrent les réactions en stabilisant l’état de transition, permettant ainsi la régulation efficace des processus métaboliques essentiels à la vie.

10. Pollution environnementale

Notions clés & Définitions

  • Pollution : Introduction dans l’environnement de substances ou d’énergies en quantités ou qualités qui nuisent à la santé humaine, à la biodiversité ou aux cycles naturels.
  • Xénobiotiques : Substances chimiques de synthèse d’origine humaine, non naturelles, qui peuvent s’accumuler ou persister dans l’environnement, comme les pesticides ou PCB.
  • Bioremédiation : Processus utilisant des micro-organismes pour dégrader ou immobiliser des polluants dans l’environnement, permettant leur élimination ou leur transformation en substances moins toxiques.
  • Minéralisation : Dégradation complète d’un composé organique en produits inorganiques simples, comme l’eau, le dioxyde de carbone, ou des sels minéraux.
  • Bioaccumulation : Accumulation progressive d’un polluant dans un organisme vivant, souvent à cause de l’exposition répétée ou prolongée.
  • Compostage : Technique de traitement aérobie de déchets organiques par décomposition contrôlée, produisant un amendement organique valorisable.

Points essentiels

  • La pollution résulte principalement du développement industriel, de l’urbanisation et de l’augmentation démographique, impactant la santé humaine, les cycles bio-géo-chimiques et la biodiversité.
  • Les micro-organismes jouent un rôle majeur dans la dépollution, grâce à leur diversité métabolique et leur capacité à dégrader une large gamme de polluants, y compris les xénobiotiques.
  • La dégradation des polluants peut être partielle (biotransformation) ou totale (minéralisation). La bioremédiation peut être in situ ou ex situ, en utilisant des micro-organismes, des plantes ou des techniques combinées.
  • La gestion des déchets (solides, liquides, effluents) est essentielle pour limiter la pollution, avec des procédés comme le compostage, la biométhanisation ou la stabilisation chimique.
  • La surveillance des émissions gazeuses issues du compostage ou des décharges, notamment les composés sulfurés, ammoniac, COV, et N2O, est cruciale pour réduire les nuisances odorantes et l’impact climatique.
  • Les traitements gazeux incluent l’absorption, l’adsorption, la combustion thermique ou catalytique, et la biofiltration, permettant la destruction ou la récupération des polluants.

À retenir

La pollution environnementale, causée par l’activité humaine, peut être efficacement combattue par des techniques de dépollution naturelles ou technologiques, notamment la bioremédiation, qui exploite la capacité des micro-organismes à dégrader ou immobiliser les polluants, tout en nécessitant une gestion rigoureuse des déchets et des émissions.

Tableaux de Synthèse

CritèreBiodégradation microbienneDégradation des polluantsBioremédiation
DéfinitionDécomposition par micro-organismes en produits simplesTransformation ou minéralisation par microbesUtilisation de microbes pour décontaminer
ObjectifMinéralisation ou transformation des polluantsÉlimination ou transformation des polluantsÉlimination ou immobilisation des polluants
Mécanismes principauxBiotransformation, minéralisation, synthrophieBiotransformation, immobilisation, minéralisationBiotransformation, stimulation, augmentation
Conditions influentespH, température, oxygène, concentration, structureStructure chimique, environnement, concentrationConditions environnementales, nutriments, oxygène
Micro-organismes impliquésBactéries, champignons, archéesBactéries, champignons, microalguesMicro-organismes indigènes ou ajoutés

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre biodégradation et biotransformation : la première implique une dégradation complète, la seconde une modification partielle.
  2. Croire que tous les micro-organismes peuvent dégrader tous les polluants : capacité spécifique à chaque espèce.
  3. Négliger l’impact des conditions environnementales sur l’efficacité de la biodégradation.
  4. Confondre minéralisation (total) et immobilisation (partielle ou temporaire).
  5. Sous-estimer la formation de métabolites toxiques lors de biotransformations partielles.
  6. Confondre bioremédiation in situ et ex situ : techniques différentes, usages selon contexte.
  7. Ignorer la possibilité de transfert horizontal de gènes comme mécanisme d’adaptation microbienne.

Checklist Examen

  1. Expliquer la différence entre biodégradation, biotransformation et minéralisation.
  2. Citer des exemples de polluants dégradés par micro-organismes.
  3. Définir la syntrophie et son rôle dans la biodégradation.
  4. Décrire le mécanisme de transfert horizontal de gènes.
  5. Identifier les facteurs environnementaux influençant la biodégradation.
  6. Expliquer la différence entre bioremédiation in situ et ex situ.
  7. Nommer des techniques de bioremédiation : biostimulation, bioaugmentation, rhizostimulation.
  8. Définir un xénobiotique et donner un exemple.
  9. Expliquer comment la diversité enzymatique des micro-organismes favorise la dégradation.
  10. Identifier les enjeux liés à la production de gaz à effet de serre lors de la biodégradation.
  11. Décrire le rôle des micro-organismes dégradants dans la dépollution des hydrocarbures.
  12. Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : minéralisation, biotransformation, syntrophie, bioaccumulation, etc.

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Biodégradation — définition ?

Décomposition microbienne de composés organiques.

Biodégradation — définition?

Décomposition microbienne de composés organiques.

Dégradation — rôle ?

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