📋 Plan du Cours
- Performance artistique
- Art performance live
- Peinture gestuelle
- Fluxus et happening
- Performance dans arts plastiques
- Art corporel politique
- Performance contemporaine
- Documentation performance
🔑 Notions clés & Définitions
- Performance difficile à définir : La performance privilégie l’instant présent, étant une action en train de se produire, difficile à cerner précisément en raison de sa nature éphémère et contextuelle.
- Action en train de se produire : Concept central de la performance, désignant une activité en cours, souvent improvisée, qui se déploie dans le temps et l’espace, mettant en avant l’instant présent.
- Dimension physique et matérielle de la performance artistique : La performance implique une présence corporelle et matérielle de l’artiste, où le corps devient l’élément principal de l’œuvre, comme dans le Body Art ou la performance dans les arts plastiques.
- Corps de l’artiste comme élément principal dans la performance : La mise en jeu du corps de l’artiste est essentielle, servant à exprimer, interroger ou critiquer, souvent dans une démarche d’interaction ou de confrontation avec l’espace ou le public.
📝 Points essentiels
- La performance est caractérisée par son caractère éphémère, souvent sans production d’objet, privilégiant l’action immédiate et le vécu dans l’instant (voir section 2 pour distinction avec l’art performance).
- Elle trouve ses origines dans les années 1950-60 avec le happening d’Allan Kaprow (1959), qui théorise l’événement comme une fusion entre art et vie, où l’acte créatif prime sur l’objet.
- La dimension physique et matérielle est centrale, notamment dans le Body Art des années 1970, où le corps devient le support d’interrogations politiques, sociales ou esthétiques (ex : Marina Abramović, Vito Acconci).
- La performance dans les arts plastiques se distingue par sa nature éphémère, son interaction avec le public, et la mise en jeu du corps comme élément principal, en lien avec des mouvements comme Fluxus ou le happening.
- La performance contemporaine s’étend à d’autres disciplines comme la danse, l’installation ou les arts numériques, intégrant souvent des enjeux de matérialité et d’immatérialité de l’œuvre (Goldberg, 2011).
💡 À retenir
La performance artistique est une action en temps réel, où le corps et l’instant présent sont au cœur de l’œuvre, remettant en question la notion d’objet d’art traditionnel et privilégiant l’expérience vécue.
🔑 Notions clés & Définitions
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Art performance (live art) : action artistique centrée sur l’accomplissement et l’impact immédiat, privilégiant l’instant présent, souvent sans production d’objet ou œuvre matérielle, marquant une rupture avec les formes artistiques traditionnelles. (source : contenu)
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Performance (au sens anglais) : désigne toute action scénique, notamment théâtrale, différente de l’art performance qui se concentre sur l’action en elle-même et son impact immédiat, sans nécessairement viser une mise en scène ou un objet final. (source : contenu)
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Happening : forme d’art éphémère inventée par Allan Kaprow (1959), caractérisée par une action improvisée, participative, en dehors des galeries, utilisant des matériaux du quotidien, avec une forte implication du public. (source : contenu)
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Fluxus : mouvement artistique des années 1960 qui considère l’art comme flux permanent, mettant l’accent sur l’instant présent, la participation et la fusion entre vie et art, influençant la performance contemporaine. (source : contenu)
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Performance (dans les arts plastiques) : forme éphémère où l’artiste engage son corps dans une action publique, souvent en interaction avec l’espace et le spectateur, avec une dimension politique et critique, notamment dans le Body Art des années 1970. (source : contenu)
📝 Points essentiels
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La performance artistique (live art) privilégie l’action en temps réel, sans produire d’objet, ce qui marque une rupture avec l’art traditionnel basé sur la représentation matérielle. Elle se concentre sur l’impact immédiat de l’action, souvent dans un contexte participatif ou interactif. (source : contenu)
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La différence avec la performance scénique anglaise réside dans l’accent mis sur l’action et son immédiateté plutôt que sur la mise en scène ou la narration. La performance dans les arts plastiques, théorisée par Allan Kaprow (1959), est souvent liée à des événements éphémères, improvisés, et à la participation du public. (source : contenu)
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Le mouvement Fluxus a introduit une conception de l’art comme flux constant, où l’instant présent et la participation active du spectateur sont fondamentaux, influençant la performance contemporaine. (source : contenu)
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La performance dans les années 1970, notamment dans le Body Art, met en jeu le corps comme médium pour questionner les limites physiques et sociales, intégrant souvent une dimension politique. (source : contenu)
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La documentation (photos, vidéos) est essentielle pour transmettre ces œuvres éphémères, même si la pratique privilégie l’instant et l’expérience vécue. (source : contenu)
💡 À retenir
L’art performance (live art) se distingue par sa priorité à l’action immédiate, à l’impact sur le moment présent, et par son rejet de la production d’objet, incarnant une rupture avec les formes artistiques traditionnelles et favorisant une participation active du public.
📖 3. Peinture gestuelle
🔑 Notions clés & Définitions
- Action painting : technique picturale apparue dans les années 1950 à New York, où la toile est considérée comme une arène d’action plutôt que comme un support d’image, privilégiant l’acte de peindre comme une performance en soi (AUTEUR (date)).
- Toile comme arène d’action : conception selon laquelle la surface de la peinture devient un espace d’action physique, où l’artiste intervient par des gestes spontanés et énergétiques, plutôt que par la reproduction d’une image ou d’un sujet (AUTEUR (date)).
- Dripping : technique consistant à faire couler la peinture directement d’un tube ou d’un pot sur la toile posée au sol, permettant une gestuelle libre et imprévisible, souvent associée à l’Action painting (AUTEUR (date)).
- Peinture gestuelle : courant artistique où l’acte de peindre, par ses gestes, sa spontanéité et son énergie, devient l’essence même de l’œuvre, en opposition avec l’abstraction géométrique ou la représentation réaliste.
- Point de départ de nombreux mouvements artistiques : l’Action painting et la peinture gestuelle ont marqué le début d’une nouvelle manière d’aborder l’art abstrait, influençant des mouvements comme le minimalisme, l’art conceptuel ou le happening (contexte historique des années 1950-1960).
📝 Points essentiels
- La peinture gestuelle apparaît dans le contexte de l’après-guerre, en réaction à la société de consommation et à la volonté de libérer l’expression artistique des contraintes traditionnelles.
- Selon AUTEUR (date), les artistes américains considèrent la toile comme une arène où agir, plutôt que comme un espace pour exprimer une image ou un objet. La démarche privilégie l’action immédiate, la spontanéité et la dimension physique du geste.
- La technique du dripping, popularisée par JACKSON POLLOCK (années 1950), est emblématique de cette approche, permettant à l’artiste de laisser la peinture couler librement, créant des formes dynamiques et imprévisibles.
- La performance dans l’art plastique, notamment dans la période 1950-60, trouve ses racines dans cette conception de la peinture comme acte vivant, où le corps de l’artiste devient un élément central.
- La toile n’est plus simplement un support, mais devient un espace d’action où la gestuelle, la vitesse, la spontanéité et le hasard jouent un rôle primordial.
💡 À retenir
La peinture gestuelle, à travers l’Action painting et le dripping, révolutionne la conception de l’art en faisant de la toile une scène d’action où la spontanéité et le geste de l’artiste deviennent l’essence même de l’œuvre, marquant un tournant dans l’art abstrait.
📖 4. Fluxus et happening
🔑 Notions clés & Définitions
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Fluxus : mouvement artistique des années 1960 qui considère l’art comme un flux permanent, mettant l’accent sur l’éphémère, la simplicité et la participation, avec une approche conceptuelle et minimaliste. Selon Robert Filliou (artiste Fluxus), « l'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art ».
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Happening : forme d’art éphémère, participative et sans barrière entre scène et public, inventée par Allan Kaprow en 1959 avec son œuvre 18 Happenings in 6 Parts. Il s’agit d’un événement où l’imprévu, le hasard et la participation active du public sont essentiels.
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Ingrédients du happening :
- Lieu hors galerie : souvent en extérieur ou dans des espaces non conventionnels (rues, usines désaffectées).
- Public actif : participant, touche-à-tout, parfois mis en danger ou mal à l’aise.
- Matériaux quotidiens : objets du quotidien, périssables ou "sales" (nourriture, pneus, peinture, journaux).
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Différences Fluxus / Happening :
- Fluxus est conceptuel, minimaliste, privilégiant l’idée et le flux de l’art.
- Happening est énergique, immersif, souvent spectaculaire, avec une forte participation du public.
📝 Points essentiels
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Fluxus : considère l’art comme un flux continu, insistant sur l’instant présent et la participation, influençant l’art conceptuel, la vidéo et la performance. Il a ouvert la voie à l’art contemporain en remettant en question la valeur de l’objet d’art traditionnel (Filliou, 1960s).
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Happening : inventé par Allan Kaprow (1959), il se caractérise par son caractère éphémère, sa spontanéité et son rejet de la scène traditionnelle. L’événement est souvent improvisé, utilisant des matériaux du quotidien pour créer une expérience participative.
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Exemples marquants :
- Yard (1961) d’Allan Kaprow : cour remplie de pneus usagés, où le mouvement des participants constitue l’œuvre.
- Couler une voiture (Wolf Vostell) : acte spectaculaire mêlant processus et réaction du public.
- Actions de Jean-Jacques Lebel : happenings radicaux mêlant politique, érotisme et rituels.
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Documentation : souvent limitée en raison de la nature éphémère, mais vidéos et photos jouent un rôle crucial pour transmettre l’événement et son contexte.
💡 À retenir
Fluxus et happening sont deux formes d’art performatif qui mettent l’accent sur l’instant, la participation et l’éphémère, remettant en question la valeur de l’objet d’art traditionnel et influençant profondément l’art contemporain.
🔑 Notions clés & Définitions
- Performance dans les arts plastiques : Action artistique éphémère où l’artiste engage son corps dans une action en public, privilégiant l’instant présent et l’interaction avec l’espace et le spectateur. Elle se caractérise par son caractère immédiat, souvent sans production d’objet matériel, et par sa dimension participative.
- Happening : Forme d’art éphémère inventée par Allan Kaprow en 1959, combinant improvisation, participation du public, lieu hors galerie, et utilisation d’objets quotidiens. Il s’agit d’un événement unique, souvent chaotique, qui privilégie le processus plutôt que le produit fini.
- Fluxus : Mouvement artistique des années 1960, qui considère l’art comme un flux permanent, intégrant performance, musique et concept. Il promeut l’idée que l’art réside dans l’instant et dans la vie quotidienne, avec des artistes comme Yoko Ono ou Nam June Paik.
- John Cage et Merce Cunningham (années 1950-60) : Pionniers de l’expérimentation avec des formes ouvertes, aléatoires et performatives, influençant la conception de l’événement artistique comme une expérience en soi.
- Dialogue avec danse contemporaine : La performance s’élargit à la danse, notamment avec Pina Bausch, qui fusionne théâtre et danse dans des œuvres narratives et expressives, intégrant la dimension corporelle dans la performance.
- Élargissement à théâtre, installation, arts numériques : La performance contemporaine dépasse la seule action corporelle pour inclure des formes hybrides mêlant théâtre, installation et technologies numériques, questionnant la matérialité et l’immatérialité de l’œuvre.
📝 Points essentiels
- La performance dans les arts plastiques naît dans les années 1950-60 avec le contexte de la société de consommation et la volonté de libérer l’art des formes traditionnelles, en privilégiant l’action et l’instant.
- Allan Kaprow théorise le happening en 1959, insistant sur la participation active du public, l’éphémérité et l’utilisation d’objets du quotidien. Son œuvre "18 Happenings in 6 Parts" (1959) illustre cette démarche.
- Le mouvement Fluxus, influencé par John Cage et Merce Cunningham, prône un art comme flux constant, où l’événement et l’expérience immédiate priment sur l’objet.
- La dimension politique et critique s’affirme dans la performance, notamment avec le Body Art des années 1970, incarné par Marina Abramović, Vito Acconci et Chris Burden, qui mettent leur corps à l’épreuve pour questionner les limites physiques et sociales.
- La performance dialogue avec la danse contemporaine, notamment avec Pina Bausch, qui mêle théâtre et danse pour créer des œuvres narratives et expressives.
- Aujourd’hui, la performance s’intègre dans un cadre élargi, mêlant théâtre, installation et arts numériques, et joue un rôle central dans la réflexion sur la matérialité et l’immatérialité de l’art (Goldberg, 2011).
- La documentation (photos, vidéos, souvenirs) est essentielle pour transmettre ces œuvres éphémères, comme dans le cas des happenings d’Allan Kaprow.
💡 À retenir
La performance dans les arts plastiques est une action éphémère, participative et immédiate, qui privilégie l’instant, le corps et l’interaction avec l’espace et le public, tout en étant profondément liée à l’histoire du happening, du Fluxus et du Body Art.
📖 6. Art corporel politique
🔑 Notions clés & Définitions
- Body Art (art corporel) : Forme d’art où le corps de l’artiste devient le support ou l’objet de l’œuvre, souvent utilisé pour questionner les limites physiques, sociales ou politiques. **PERROUX (date) : met en évidence la dimension critique et politique de cette pratique, notamment dans les années 1970.
- Corps mis à l’épreuve : Action artistique où l’artiste subit des contraintes ou des épreuves physiques pour dénoncer ou interroger des enjeux sociaux ou politiques. Artistes comme Marina Abramović, Vito Acconci, Chris Burden ont utilisé cette démarche pour provoquer une réflexion sur la vulnérabilité, la résistance ou la soumission du corps.
- Dimension critique et politique : Approche qui utilise le corps comme un moyen d’interpeller le spectateur sur des enjeux sociaux, politiques ou idéologiques, en mettant en évidence la relation entre corps, pouvoir et société.
📝 Points essentiels
- Le Body Art des années 1970, incarné par des artistes comme Marina Abramović, Vito Acconci, Chris Burden, se distingue par la mise à l’épreuve du corps pour questionner ses limites physiques et sociales.
- Ces œuvres ont une forte dimension critique, visant à dénoncer ou à interroger des enjeux politiques, comme la domination, la vulnérabilité ou la résistance.
- La pratique du corps mis à l’épreuve permet une confrontation directe avec le spectateur, en rendant visible l’engagement physique et la dimension politique de l’acte artistique.
- La performance corporelle dans ce contexte dépasse la simple expression esthétique pour devenir un acte de revendication ou de dénonciation, souvent associé à la critique des normes sociales ou des rapports de pouvoir.
- La dimension politique se manifeste aussi par le contexte historique, notamment dans la période post-1970, où l’art corporel devient un outil de contestation et d’affirmation identitaire ou sociale.
💡 À retenir
L’art corporel politique des années 1970 utilise le corps comme un medium critique, mettant en scène des épreuves physiques pour dénoncer ou questionner les enjeux sociaux et politiques, incarnant une démarche engagée et provocatrice.
🔑 Notions clés & Définitions
- Performance : Action artistique en train de se produire, privilégiant l’instant présent, souvent sans objet matériel, mettant en avant l’éphémère et l’interaction avec le public (voir aussi "art performance (live art)").
- Art performance (live art) : Forme d’art centrée sur l’accomplissement d’une action immédiate, sans production d’objet, marquant une rupture avec les formes artistiques traditionnelles, avec une forte dimension d’impact et d’interaction (voir aussi "performance").
- Happening : Événement artistique éphémère inventé par Allan Kaprow (1959), combinant participation du public, utilisation d’objets quotidiens, en dehors des lieux traditionnels d’exposition, avec une forte dimension aléatoire et participative.
- Performance dans les arts plastiques : Fusion entre action corporelle, espace, public et contexte social, avec des origines dans le happening et l’event des années 1950-60, intégrant souvent des dimensions politiques et critiques, notamment dans le Body Art des années 1970 (voir aussi "fluxus").
- Croisement avec d’autres disciplines : La performance contemporaine s’étend aujourd’hui au théâtre, à l’installation, aux arts numériques, et à la réflexion sur la matérialité et l’immatérialité de l’œuvre, influencée par des mouvements comme le minimalisme, Arte Povera, et l’art conceptuel (voir aussi "performance dans les arts plastiques").
📝 Points essentiels
- La performance privilégie l’instant, le corps de l’artiste, et l’interaction avec le public, souvent dans des contextes éphémères et hors des cadres traditionnels (voir ALLAN KAPROW (1959) : théorise le happening comme une fusion entre art et vie).
- La performance dans les arts plastiques a émergé dans les années 1950-60 avec des figures clés comme John Cage, Merce Cunningham, et s’est développée dans le contexte du happening, du fluxus, et du Body Art, avec une forte dimension politique et critique dans les années 1970.
- La documentation, bien que souvent limitée en raison de la nature éphémère, joue un rôle crucial pour la transmission et l’histoire de ces œuvres, notamment par photos, vidéos ou souvenirs (voir "documentation de la performance").
- La performance contemporaine explore aussi la matérialité et l’immatérialité de l’œuvre, croisant théâtre, installation, arts numériques, et s’appuie sur l’interaction avec la technologie et le public, comme dans le cas de Nam June Paik.
- Les mouvements comme le minimalisme, Arte Povera, et l’art conceptuel ont fortement influencé cette évolution, en insistant sur l’économie de moyens, la perception de l’espace, et la primauté de l’idée sur la forme (voir aussi "mouvements minimalistes").
💡 À retenir
La performance contemporaine est une pratique artistique dynamique, éphémère et participative, qui questionne la matérialité, l’impact immédiat, et l’interaction entre l’artiste, le public et l’espace, en s’inscrivant dans une réflexion élargie sur l’art et la vie.
🔑 Notions clés & Définitions
-
Performance éphémère : Action artistique qui se déroule en temps réel et qui, par nature, ne laisse pas d’objet matériel durable, privilégiant l’instant présent et la participation. Allan Kaprow (1959) insiste sur le caractère unique et non reproductible de ces événements, souvent peu documentés pour préserver leur spontanéité.
-
Rôle de la documentation : La photographie, la vidéo, et les souvenirs jouent un rôle crucial dans la transmission et la mémoire des performances éphémères. Elles permettent de conserver une trace historique, pédagogique et critique, même si la performance elle-même n’est pas destinée à durer.
-
Happenings filmés : Bien que souvent conçus comme des événements fugaces, certains happenings, notamment ceux d’Allan Kaprow, ont été documentés par des vidéos ou des photographies, pour en assurer la pérennité et la diffusion. Ces documents deviennent des outils essentiels pour l’étude et la compréhension de ces œuvres.
📝 Points essentiels
- La performance privilégie l’instant présent, l’action en train de se produire, et souvent refuse la production d’un objet matériel, ce qui rend sa documentation indispensable pour sa transmission (voir Allan Kaprow, 1959).
- La documentation, notamment par photos et vidéos, est essentielle pour la mémoire collective, la pédagogie, et la critique de la performance, surtout lorsqu’elle est éphémère.
- La rareté des enregistrements vidéo ou photographiques des happenings de Kaprow s’explique par leur nature éphémère, mais certains ont été filmés pour des raisons historiques, permettant une étude ultérieure.
- La documentation permet aussi de rendre accessible une œuvre qui, par sa nature, ne peut être conservée ou exposée comme une œuvre matérielle.
💡 À retenir
La performance étant souvent éphémère, la documentation (photos, vidéos, souvenirs) joue un rôle fondamental dans sa transmission, sa mémoire et sa compréhension, notamment pour les happenings de Kaprow qui ont été peu filmés mais dont certains restent essentiels pour l’histoire de l’art performatif.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1950-1960 | Apparition de la peinture gestuelle et de l’Action painting (Jackson Pollock) |
| 1959 | Création du happening par Allan Kaprow |
| Années 1970 | Développement du Body Art et de la performance dans les arts plastiques |
| Années 1960 | Mouvement Fluxus, influence sur la performance contemporaine |
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés / Concepts | Auteurs / Références |
|---|
| Performance artistique | Action en train de se produire, instant présent, corps comme élément principal | Allan Kaprow (happening, 1959), Marina Abramović, Vito Acconci |
| Art performance live | Impact immédiat, rupture avec l’objet, participation du public | Kaprow, Fluxus, Goldbergs (2011) |
| Peinture gestuelle | Action painting, dripping, geste spontané, toile comme espace d’action | Jackson Pollock (années 1950), AUTEUR (date) |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre performance artistique et performance scénique : la première privilégie l’action et l’impact immédiat, la seconde peut inclure une mise en scène.
- Assimiler la performance avec une œuvre matérielle : la performance est souvent éphémère et sans objet final.
- Confondre happening et performance : le happening est une forme spécifique d’action improvisée, participative, créée par Kaprow.
- Confondre fluxus et happening : fluxus insiste sur la fusion vie-art et la fluidité, tandis que happening est un événement précis.
- Croire que la peinture gestuelle est uniquement abstraite : elle privilégie le geste, pas forcément l’abstraction.
- Confondre le Body Art avec la performance dans les arts plastiques : le Body Art met en jeu le corps comme médium, souvent avec une dimension politique.
- Négliger l’importance de la documentation dans la performance : photos, vidéos sont essentielles pour transmettre l’œuvre éphémère.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la performance selon le contexte artistique et ses caractéristiques principales.
- Identifier l’origine historique de la performance dans les années 1950-60 avec Allan Kaprow.
- Expliquer la différence entre performance artistique, happening et fluxus.
- Définir le concept d’art performance (live art) et ses enjeux.
- Citer des artistes majeurs de la performance comme Marina Abramović ou Vito Acconci.
- Comprendre le rôle de la documentation (photos, vidéos) dans la performance.
- Connaître la technique du dripping et son importance dans la peinture gestuelle.
- Définir la peinture gestuelle et ses caractéristiques, notamment l’action painting.
- Nommer Jackson Pollock comme figure emblématique de la peinture gestuelle.
- Expliquer comment la performance remet en question la notion d’objet d’art traditionnel.
- Identifier les enjeux politiques et sociaux dans la performance dans les arts plastiques.
- Connaître la différence entre performance dans les arts plastiques et performance scénique.
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