📋 Plan du Cours
- Définition santé OMS
- Organisation de la santé France
- Outils d'action publique
- Santé communautaire
- Déterminants de santé
- Indicateurs de santé OMS
- Indicateurs OCDE
- Promotion de la santé
- Charte d'Ottawa
- Axes stratégiques promotion
- Classification prévention OMS
- Classification prévention Gordon
📖 1. Définition santé OMS
🔑 Notions clés & Définitions
- OMS (Organisation Mondiale de la Santé) (1948) : définit la santé comme un "état complet de bien-être physique, mental et social, et ne se limite pas à l'absence de maladie".
- Santé publique : science et art visant à prévenir, prolonger la vie et améliorer la qualité de vie des populations par des efforts collectifs organisés.
- Santé comme ressource : conception valorisant la santé comme une ressource essentielle pour la vie quotidienne, mettant en avant les capacités individuelles et sociales.
📝 Points essentiels
- La définition de l'OMS insiste sur le bien-être global plutôt que sur la simple absence de maladie, intégrant les dimensions physique, mentale et sociale.
- La santé publique se distingue par son approche préventive et collective, dépassant la médecine curative pour agir sur les déterminants de la santé.
- La santé est perçue comme une ressource dynamique permettant aux individus et aux sociétés de réaliser leurs potentialités, en valorisant leurs capacités sociales et personnelles.
- Ces concepts soulignent l'importance d'une approche globale, intégrant la prévention, la promotion et la protection de la santé dans une perspective de développement durable.
💡 À retenir
La santé, selon l'OMS, est un état de bien-être complet, qui sert de ressource pour la vie quotidienne, et la santé publique vise à préserver et améliorer cet état par des efforts collectifs.
📖 2. Organisation de la santé France
🔑 Notions clés & Définitions
- Code de la Santé Publique (CSP) : Ensemble de textes législatifs et réglementaires qui régissent la politique de santé en France, fixant le cadre juridique et organisationnel des actions de santé publique.
- Stratégie Nationale de Santé (SNS) : Document élaboré par le gouvernement qui définit les domaines d’action prioritaires pour la santé publique, notamment la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités, la qualité des soins et l’innovation.
- Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) : Instance d’expertise indépendante créée pour fournir des avis scientifiques et techniques en matière de gestion des risques sanitaires, d’évaluation des politiques de prévention et de santé publique.
- Santé publique France : Agence nationale issue de la fusion de plusieurs instituts spécialisés (InVS, Inpes, EPRUS, Adalis), chargée de la surveillance, de l’évaluation et de la promotion de la santé publique en France.
- Projet Régional de Santé (PRS) : Document stratégique élaboré par les Agences Régionales de Santé (ARS), qui traduit les priorités nationales en actions concrètes au niveau local, en cohérence avec la SNS.
📝 Points essentiels
- Le CSP constitue le cadre juridique qui encadre l’ensemble des politiques et actions de santé en France, assurant une organisation cohérente et réglementée.
- La SNS fixe les orientations stratégiques prioritaires pour améliorer la santé de la population, en intégrant notamment la prévention, la promotion de la santé et la qualité des soins.
- Le HCSP joue un rôle clé en apportant une expertise indépendante pour orienter les décisions publiques, notamment dans la gestion des risques sanitaires et l’évaluation des politiques.
- La création de Santé publique France résulte d’une volonté de centraliser et d’harmoniser la surveillance épidémiologique, la prévention et la communication en santé publique, en regroupant plusieurs instituts spécialisés.
- Les ARS et leur PRS assurent la mise en œuvre locale des priorités nationales, favorisant une approche territoriale adaptée aux besoins spécifiques des populations.
💡 À retenir
La politique de santé en France est structurée autour du cadre juridique du CSP, complété par une stratégie nationale, des expertises indépendantes via le HCSP, et une organisation régionale avec les ARS et leurs PRS, permettant une gestion cohérente et adaptée des enjeux de santé publique.
📖 3. Outils d'action publique
🔑 Notions clés & Définitions
- Plan : Ensemble de dispositions arrêtées pour un projet global, visant à organiser et coordonner diverses actions dans une perspective cohérente (voir aussi la définition générale dans le contenu source).
- Programme : Ensemble cohérent d'actions coordonnées pour atteindre des objectifs précis, structurés pour répondre à une problématique spécifique (voir aussi la définition générale dans le contenu source).
- Action : Composante opérationnelle concrète d'un programme, représentant une intervention spécifique ou une activité réalisée pour atteindre les objectifs fixés (voir aussi la définition générale dans le contenu source).
- Plan comme ensemble de dispositions : Approche stratégique globale regroupant différentes actions et mesures pour un projet ou une politique (voir aussi la définition dans le contenu source).
- Programme comme ensemble cohérent d'actions : Organisation structurée d'actions visant une finalité précise, permettant une mise en œuvre efficace et ciblée (voir aussi la définition dans le contenu source).
- Action comme composante opérationnelle : Intervention concrète, immédiate ou à court terme, qui constitue la réalisation pratique d’un programme (voir aussi la définition dans le contenu source).
📝 Points essentiels
- La distinction entre ces outils repose sur leur niveau d'abstraction et leur finalité :
- Le Plan constitue une vision stratégique globale, souvent à long terme, intégrant plusieurs actions pour un projet cohérent.
- Le Programme est une déclinaison concrète du plan, structurée pour atteindre des objectifs précis par un ensemble d'actions coordonnées.
- L'Action est la réalisation concrète, opérationnelle, d’un programme, souvent spécifique à une étape ou à une activité particulière.
- La hiérarchie et la complémentarité de ces outils permettent une gestion efficace des politiques publiques, en passant de la stratégie (plan) à la mise en œuvre (action).
- Ces définitions facilitent la planification, la coordination et l’évaluation des interventions publiques, en structurant la démarche d’action publique.
💡 À retenir
Le plan constitue la vision stratégique globale, le programme organise cette vision en actions cohérentes, et l’action représente la mise en œuvre concrète de ces actions pour atteindre les objectifs fixés.
📖 4. Santé communautaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Santé communautaire : Elle désigne les efforts collectifs des communautés pour maîtriser les déterminants de leur santé, en impliquant la participation active de ses membres dans la gestion et la promotion de leur bien-être (voir section 2).
- Définition de la communauté : Groupe partageant une zone géographique, une culture, des valeurs et des besoins communs, favorisant une cohésion sociale et une identité collective (voir section 2).
- Projet intergénérationnel de Meinier : Exemple illustrant une démarche participative où habitants, autorités et experts collaborent pour améliorer le bien-être par des aménagements urbains et sociaux, incarnant la participation communautaire (voir section 2).
📝 Points essentiels
- La santé communautaire repose sur la participation active des membres de la communauté, permettant une meilleure maîtrise des déterminants de santé locaux.
- La communauté, en tant que groupe partageant des caractéristiques communes, constitue le cadre privilégié pour des actions de prévention, d’éducation et de promotion de la santé.
- L’exemple du projet de Meinier montre comment une démarche participative peut mobiliser différents acteurs pour répondre aux besoins spécifiques d’une population, renforçant ainsi la cohésion sociale et l’efficacité des interventions.
- La définition de la santé communautaire insiste sur l’effort collectif, en opposition à une approche uniquement centrée sur les soins individuels ou institutionnels.
💡 À retenir
La santé communautaire privilégie la participation collective pour agir sur les déterminants de santé, en s’appuyant sur la cohésion et l’engagement des membres de la communauté.
📖 5. Déterminants de santé
🔑 Notions clés & Définitions
- Caractéristiques individuelles : Ensemble des facteurs propres à chaque personne, incluant la biologie/génétique (âge, sexe) et les compétences personnelles (habiletés sociales, gestion du stress), ainsi que les habitudes de vie (alimentation, tabac, alcool) et facteurs socioéconomiques (revenus, emploi).
- Milieux de vie : Environnement dans lequel évolue l’individu, comprenant le cadre familial, scolaire et professionnel, influençant directement la santé par des conditions de vie, de sécurité et de risques psychosociaux.
- Contexte global : Ensemble des facteurs macroéconomiques, politiques, démographiques et environnementaux (naturels) qui façonnent la santé d’une population, comme souligné par la Déclaration d'Adélaïde (2010).
- Systèmes : Structures institutionnelles telles que le système de santé, d’éducation, l’aménagement du territoire et l’emploi, qui jouent un rôle dans la prévention, la prise en charge et la promotion de la santé.
- Déclaration d'Adélaïde (2010) : Document qui insiste sur l’intégration de la santé dans toutes les politiques publiques, promouvant un développement durable et l’équité en santé à l’échelle mondiale.
📝 Points essentiels
- Les déterminants de santé sont multifactoriels, englobant des facteurs individuels, sociaux, économiques, environnementaux et systémiques, qui interagissent pour influencer l’état de santé d’une population.
- La Déclaration d'Adélaïde (2010) souligne l’importance d’intégrer la santé dans toutes les politiques, favorisant une approche globale et intersectorielle pour améliorer la santé collective.
- La mesure de ces déterminants est essentielle pour orienter les politiques publiques, comme en témoigne la liste de 100 indicateurs de l’OMS (2014) et les indicateurs de l’OCDE (2019).
- La participation communautaire, illustrée par des projets comme celui de Meinier, est un exemple de l’action collective pour maîtriser ces déterminants.
💡 À retenir
Les déterminants de santé sont des facteurs complexes et interconnectés qui déterminent l’état de santé d’une population, nécessitant une approche globale et intégrée pour agir efficacement.
📖 6. Indicateurs de santé OMS
🔑 Notions clés & Définitions
- OMS (Organisation Mondiale de la Santé) (2014) : Organisation internationale qui établit une liste de 100 indicateurs sanitaires de référence pour le suivi mondial de la santé.
- Indicateurs de l’état de santé : Mesures quantitatives telles que la mortalité par âge/sexe, l’espérance de vie, et la mortalité infantile, permettant d’évaluer le niveau général de santé d’une population.
- Indicateurs de facteurs de risques : Éléments liés aux comportements ou environnements à risque, comme la consommation de tabac ou d’alcool, qui influencent l’état de santé.
- Indicateurs de couverture par les services : Tels que l’accès aux soins, qui évaluent la disponibilité et l’utilisation des services de santé par la population.
- Indicateurs des systèmes de santé : Incluent le financement, le personnel de santé, la disponibilité de médicaments essentiels et la qualité de l’information sanitaire, permettant d’évaluer la performance des systèmes de santé.
📝 Points essentiels
- En 2014, l’OMS a défini une liste de 100 indicateurs sanitaires de base, classés en 4 domaines : état de santé, facteurs de risques, couverture par les services, et systèmes de santé (OMS, 2014).
- Ces indicateurs permettent une harmonisation du suivi sanitaire à l’échelle mondiale, facilitant la comparaison entre pays et la planification des politiques publiques.
- Parmi les exemples d’indicateurs de l’état de santé figurent la mortalité par âge/sexe, l’espérance de vie, et la mortalité infantile.
- Les indicateurs de facteurs de risques concernent notamment la prévalence de comportements à risque comme le tabagisme ou la consommation d’alcool.
- La couverture par les services est évaluée par des mesures telles que le taux de vaccination ou l’accès aux soins primaires.
- Les indicateurs des systèmes de santé incluent la densité de personnel médical, la disponibilité de médicaments essentiels, et la dépense de santé par habitant.
- Ces indicateurs sont essentiels pour orienter les politiques de santé et suivre l’impact des interventions (OMS, 2014).
💡 À retenir
Les indicateurs de santé OMS, classés en quatre domaines, constituent un outil clé pour mesurer, comparer et améliorer la performance des systèmes de santé à l’échelle mondiale.
📖 7. Indicateurs OCDE
🔑 Notions clés & Définitions
- Indicateurs OCDE (2019) : Outils statistiques permettant de comparer la performance des systèmes de santé des pays membres de l’OCDE, notamment en termes d’état de santé, de facteurs de risque, d’accès et de ressources (Panorama de la santé 2019).
- État de santé général : Mesure globale de la santé d’un pays, notamment via l’espérance de vie, la mortalité, et la morbidité, permettant une évaluation comparative entre nations.
- Utilisation de la plateforme OECD-Stat : Outil en ligne de l’OCDE permettant d’accéder, d’analyser et de visualiser des données statistiques sur la santé, facilitant la comparaison internationale et l’évaluation des performances des systèmes de soins.
📝 Points essentiels
- Les indicateurs OCDE, tels que présentés dans le Panorama de la santé 2019, sont conçus pour fournir une évaluation comparative des performances des pays membres en santé publique, en intégrant des mesures sur l’état de santé, les facteurs de risque, l’accès aux soins, la qualité et les ressources du système de soins.
- Pour la France, ces indicateurs incluent notamment l’état de santé général (espérance de vie), les facteurs de risque spécifiques à la population française, ainsi que l’analyse de l’accès, de la qualité et des ressources du système de soins.
- La plateforme OECD-Stat est un outil essentiel pour exploiter ces indicateurs, permettant aux acteurs de la santé d’effectuer des analyses statistiques précises, de suivre l’évolution des performances nationales et de comparer avec d’autres pays.
💡 À retenir
Les indicateurs OCDE, exploités via la plateforme OECD-Stat, offrent un cadre comparatif essentiel pour évaluer et améliorer la performance des systèmes de santé, en se concentrant sur l’état de santé, les risques, l’accès et les ressources au niveau international.
🔑 Notions clés & Définitions
- Promotion de la santé : Selon la Charte d'Ottawa (1986), c'est le processus permettant aux individus d'augmenter leur contrôle sur leur propre santé, en agissant sur ses causes profondes (déterminants).
- Déterminants de santé : Facteurs individuels, sociaux, économiques et environnementaux qui influencent l’état de santé d’une population, en dépassant le seul cadre des soins curatifs.
- Charte d'Ottawa (1986) : Document de référence qui définit la promotion de la santé comme un processus d'empowerment, visant à renforcer la capacité des personnes à maîtriser leur santé et à agir sur ses causes profondes.
📝 Points essentiels
- La promotion de la santé dépasse la simple prévention ou le traitement, en se concentrant sur l’action sur les causes profondes (déterminants) qui influencent la santé, tels que les conditions socioéconomiques, environnementales et comportementales.
- La Charte d'Ottawa insiste sur le rôle actif des individus et des communautés dans la gestion de leur santé, en leur donnant plus de contrôle et en favorisant leur empowerment.
- Les 5 axes stratégiques de la promotion de la santé, issus de la Charte, incluent l’élaboration de politiques publiques saines, la création d’environnements favorables, le soutien à l’action communautaire, le développement des aptitudes individuelles, et la réorientation des services de santé vers la prévention.
- La démarche de promotion de la santé implique une approche globale, intégrant des actions à différents niveaux pour agir sur les déterminants sociaux, économiques, environnementaux et comportementaux, afin de réduire les inégalités en santé.
- La nécessité de dépasser le cadre des soins curatifs pour agir en amont, en modifiant les conditions de vie et en renforçant la capacité des populations à gérer leur santé.
💡 À retenir
La promotion de la santé, selon la Charte d'Ottawa, est un processus d'empowerment qui vise à augmenter le contrôle des individus sur leur santé en agissant sur ses causes profondes, en dépassant le seul cadre des soins curatifs.
📖 9. Charte d'Ottawa
🔑 Notions clés & Définitions
- Charte d'Ottawa (1986) : Document de référence international qui définit la promotion de la santé comme un processus permettant aux individus d'augmenter leur contrôle sur leur propre santé, en agissant sur ses déterminants.
- Promotion de la santé : Selon la Charte d'Ottawa, c'est "le processus d'augmenter le contrôle que les individus et les communautés ont sur leur santé" (Organisation mondiale de la santé, 1986).
- Principes fondamentaux de la Charte : La promotion de la santé doit être axée sur la participation communautaire, la création d'environnements favorables, le développement de compétences individuelles, la mise en œuvre de politiques publiques saines, et la réorientation des services de santé vers la prévention.
📝 Points essentiels
- La Charte d'Ottawa (1986) insiste sur le fait que la promotion de la santé dépasse le seul cadre médical pour inclure des actions sur les déterminants sociaux, économiques, environnementaux et politiques influençant la santé.
- Elle met en avant un processus dynamique visant à donner aux populations un plus grand contrôle sur leur santé, en favorisant leur participation active.
- Les principes fondamentaux de la Charte comprennent la participation communautaire, la création d'environnements favorables, le développement des compétences personnelles, la mise en place de politiques publiques saines, et la réorientation des services de santé vers la prévention.
- La démarche de la Charte repose sur une approche globale, intégrée et participative, visant à réduire les inégalités en santé et à promouvoir le bien-être collectif.
💡 À retenir
La Charte d'Ottawa (1986) définit la promotion de la santé comme un processus participatif visant à renforcer le contrôle des individus et des communautés sur leur santé, en agissant sur ses déterminants à travers des principes fondamentaux tels que la participation, la création d'environnements favorables et la prévention.
🔑 Notions clés & Définitions
- Politiques publiques saines : Stratégies et actions intégrées dans tous les secteurs (transport, agriculture, etc.) visant à promouvoir la santé collective en intégrant la santé dans la gouvernance globale (Charte d'Ottawa, 1986).
- Environnements favorables : Milieux de vie et de travail conçus pour être sécurisants, accessibles et propices à la santé, favorisant l’adoption de comportements sains (Charte d'Ottawa, 1986).
- Action communautaire : Processus de participation active des citoyens et des acteurs locaux pour renforcer leur maîtrise sur les déterminants de leur santé, en s’appuyant sur l'empowerment (Charte d'Ottawa, 1986).
- Aptitudes individuelles : Développement des compétences psychosociales permettant aux individus de mieux gérer leur santé, leur stress et leurs choix de vie (Charte d'Ottawa, 1986).
- Réorientation des services de santé : Transition d’une approche centrée uniquement sur les soins curatifs vers une approche préventive, intégrant la promotion de la santé et la prévention (Charte d'Ottawa, 1986).
📝 Points essentiels
- Ces axes stratégiques sont issus de la Charte d'Ottawa (1986), qui définit la promotion de la santé comme un processus permettant aux individus d’accroître leur contrôle sur leur propre santé.
- La mise en œuvre de ces axes favorise l’empowerment en renforçant la participation citoyenne et en développant les compétences personnelles, ce qui contribue à une prévention efficace.
- La politiques publiques saines implique une intégration transsectorielle pour agir sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé.
- La création d’environnements favorables facilite l’adoption de comportements sains par l’aménagement urbain, la lutte contre la pollution ou la sécurité au travail.
- La réorientation des services de santé encourage une approche préventive, en complément des soins curatifs, pour réduire l’incidence des maladies et promouvoir la santé globale.
💡 À retenir
Les 5 axes stratégiques de la promotion de la santé, issus de la Charte d'Ottawa (1986), visent à agir sur les déterminants de la santé par une approche globale, participative et préventive, en intégrant la santé dans tous les secteurs et en renforçant l’autonomie des individus et des communautés.
📖 11. Classification prévention OMS
🔑 Notions clés & Définitions
- OMS (Organisation Mondiale de la Santé) (1948) : Organisation internationale qui définit la prévention comme une action visant à réduire l'incidence ou la gravité des maladies par des interventions à différents stades de la pathologie.
- Prévention primaire : Actions menées avant l'apparition de la maladie pour en empêcher l'émergence, telles que la vaccination ou la protection solaire.
- Prévention secondaire : Interventions visant à détecter précocement une maladie ou un état à risque, permettant une prise en charge rapide, comme le dépistage précoce des cancers (ex : mammographies).
- Prévention tertiaire : Mesures pour réduire les complications ou récidives après la survenue de la maladie, telles que la rééducation ou la prise en charge de la douleur.
- Prévention quaternaire : Actions pour accompagner la fin de vie ou éviter le sur-diagnostic, notamment l'accompagnement en fin de vie ou la gestion des invalidités lourdes.
📝 Points essentiels
- La classification OMS distingue quatre stades de prévention selon le moment d'intervention dans le processus de la maladie :
- Primaire : Avant la maladie, pour éviter son apparition (ex : vaccination, mesures de protection).
- Secondaire : Au début de la maladie ou en phase préclinique, pour dépister précocement et agir rapidement (ex : dépistage organisé).
- Tertiaire : Après la survenue de la maladie, pour limiter les séquelles et favoriser la réadaptation (ex : rééducation fonctionnelle).
- Quaternaire : Lorsqu'il s'agit d'accompagner la fin de vie ou de prévenir les surdiagnostics et la médicalisation inutile (ex : accompagnement en fin de vie).
- La classification de Gordon (selon la cible) distingue également la prévention :
- Universelle : Pour toute la population (ex : enrichissement du sel en iode).
- Sélective : Pour des groupes à risque (ex : dépistage chez les fumeurs).
- Ciblée : Pour les personnes déjà malades ou en traitement (ex : éducation thérapeutique).
- La prévention doit être adaptée au stade de la maladie et au public concerné pour optimiser l'efficacité des interventions.
💡 À retenir
La prévention OMS se structure en quatre niveaux (primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire), permettant d'agir à chaque étape du processus de la maladie, depuis la prévention avant l'apparition jusqu'à l'accompagnement en fin de vie.
📖 12. Classification prévention Gordon
🔑 Notions clés & Définitions
- Gordon (1973) : classification de la prévention basée sur la cible, permettant d’adapter les actions de santé selon le public concerné : universelle, sélective ou ciblée.
- Prévention universelle : interventions destinées à l’ensemble de la population, sans distinction de risque, comme l’enrichissement du sel en iode.
- Prévention sélective : actions ciblant des groupes à risque spécifique, par exemple le dépistage chez les fumeurs.
- Prévention ciblée : mesures destinées aux personnes déjà malades ou présentant une pathologie, telles que l’éducation thérapeutique du patient (ETP).
- Éducation pour la santé : démarche visant à rendre l’individu autonome dans ses choix de santé, en développant ses compétences psychosociales.
- Éducation thérapeutique du patient (ETP) : démarche spécifique pour aider le patient à gérer sa maladie chronique au quotidien, en lui donnant des compétences pour devenir acteur de sa santé.
📝 Points essentiels
- La classification de Gordon (1973) distingue trois niveaux d’action selon la cible :
- Universelle : pour toute la population, par exemple l’enrichissement du sel en iode, visant à prévenir la carence en micronutriments.
- Sélective : pour des groupes à risque accru, comme le dépistage du cancer du sein chez les fumeurs ou les populations à haut risque.
- Ciblée : pour les personnes déjà malades ou en traitement, notamment par l’éducation thérapeutique du patient (ETP) pour la gestion des maladies chroniques.
- La distinction entre éducation pour la santé et éducation thérapeutique du patient (ETP) est fondamentale :
- Éducation pour la santé : vise à renforcer l’autonomie et la prévention en général.
- ETP : se concentre sur la gestion spécifique d’une maladie chronique, en aidant le patient à maîtriser sa condition.
- Ces catégories permettent une adaptation précise des stratégies de prévention et d’éducation selon le stade de la maladie et le public visé.
💡 À retenir
La classification de Gordon offre un cadre clair pour cibler efficacement les actions de prévention et d’éducation en santé, en adaptant la démarche selon la population concernée : universelle, à risque ou malade. La distinction entre éducation pour la santé et ETP est essentielle pour orienter les interventions.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Concepts principaux | Auteur / Référence |
|---|
| Définition santé OMS | Santé comme bien-être global | État complet de bien-être physique, mental, social | OMS (1948) |
| Organisation de la santé France | Cadre juridique et organisationnel | CSP, SNS, HCSP, Santé publique France, ARS, PRS | Ministère de la Santé, Loi HPST (2009) |
| Outils d'action publique | Plan, Programme, Action | Stratégie globale, organisation d'actions, interventions concrètes | Ministère de la Santé, Dalloz (2012) |
| Santé communautaire | Efforts collectifs, participation | Cohésion sociale, maîtrise des déterminants locaux | WHO, 1986, Projet de Meinier |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre la définition de la santé OMS avec celle de la médecine curative.
- Confondre le rôle du CSP et celui de la SNS dans l'organisation française.
- Confondre un plan avec un programme : le plan est stratégique, le programme opérationnel.
- Confondre action ponctuelle et action programmée dans les outils d’action publique.
- Confondre la participation communautaire avec une simple consultation.
- Omettre la distinction entre la santé comme ressource et la santé comme état de bien-être.
- Confondre la mission de Santé publique France avec celle de l’ARS.
- Confondre la classification de Gordon et celle de l’OMS pour la prévention.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de la santé selon l’OMS et ses dimensions (OMS, 1948).
- Maîtriser la différence entre santé publique et médecine curative.
- Identifier le cadre juridique de la santé en France : Code de la Santé Publique (CSP).
- Expliquer le rôle de la Stratégie Nationale de Santé (SNS) et des Agences Régionales de Santé (ARS).
- Connaître la fonction du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP).
- Définir un plan, un programme et une action dans le contexte de l’action publique.
- Savoir distinguer la hiérarchie entre ces outils.
- Comprendre la notion de santé communautaire et ses principes fondamentaux.
- Illustrer avec l’exemple du projet intergénérationnel de Meinier.
- Connaître la classification de Gordon pour la prévention (primaire, secondaire, tertiaire).
- Maîtriser la classification OMS des types de prévention.
- Connaître les indicateurs de santé OMS et leur rôle dans l’évaluation.
- Identifier les indicateurs OCDE et leur utilisation comparative.
- Connaître la Charte d’Ottawa et ses axes stratégiques pour la promotion de la santé.
- Savoir citer les auteurs clés : OMS (1948), WHO (1986), Gordon (1973), Dalloz (2012), Ministère de la Santé.
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