📋 Plan du Cours
- Immunité adaptative
- Réponse humorale
- Réponse cellulaire
- Lymphocytes B
- Lymphocytes T
- Anticorps
- Récepteurs T
- Répertoire immunitaire
- Vaccination
- Immunothérapie cancer
📖 1. Immunité adaptative
🔑 Notions clés & Définitions
- Immunité adaptative : réponse spécifique et lente à se mettre en place, propre aux vertébrés, permettant une reconnaissance précise des agents pathogènes grâce à des récepteurs spécifiques présents sur certains lymphocytes (voir aussi "Réaction adaptative").
- Lymphocytes B : lymphocytes porteurs d’anticorps membranaires spécifiques à un antigène, capables de se différencier en plasmocytes pour produire des immunoglobulines (voir aussi "Lymphocytes B").
- Lymphocytes TCD4 : lymphocytes auxiliaires qui produisent des interleukines pour activer d’autres lymphocytes, notamment les TCD8 et les lymphocytes B, jouant un rôle central dans la régulation de la réponse immunitaire (voir aussi "Lymphocytes T").
- Anticorps (immunoglobulines) : molécules de défense produites par les plasmocytes, capables de fixer spécifiquement un antigène, et participant à la neutralisation de l’agent pathogène (voir aussi "Anticorps").
- Réaction adaptative : réponse immunitaire spécifique à un pathogène rencontré, impliquant la reconnaissance précise d’antigènes par des lymphocytes, leur multiplication, différenciation et la production d’anticorps ou la destruction ciblée des cellules infectées ou anormales (voir aussi "Réaction adaptative").
- Récepteur T : protéines membranaires spécifiques des lymphocytes T, reconnaissant un seul fragment peptidique antigénique présenté par le CMH, générant une grande diversité par réarrangement génétique (voir aussi "Récepteurs T").
📝 Points essentiels
- L’immunité adaptative se distingue par sa spécificité, sa capacité de mémoire et sa lenteur à s’établir, contrairement à l’immunité innée.
- Elle repose sur des lymphocytes B et T, chacun doté de récepteurs spécifiques générés par réarrangement génétique, permettant la reconnaissance d’un large éventail d’antigènes.
- Les lymphocytes B, après reconnaissance d’un antigène, se différencient en plasmocytes qui sécrètent des immunoglobulines spécifiques, formant la réponse humorale.
- Les lymphocytes T, notamment TCD4, jouent un rôle de coordination en sécrétant des interleukines, tandis que TCD8 détruisent directement les cellules infectées ou anormales.
- La réponse adaptative est activée après une reconnaissance antigénique, suivie d’une phase de multiplication clonale, de différenciation, puis d’une phase effectrice.
- La diversité du répertoire immunitaire est acquise par mécanismes de réarrangement génétique dans la moelle osseuse (pour B) et le thymus (pour T), permettant la reconnaissance de milliards d’antigènes différents (voir aussi "Répertoire immunitaire").
💡 À retenir
L’immunité adaptative, spécifique et à mémoire, constitue la seconde ligne de défense, se mettant en place lentement mais avec une efficacité remarquable grâce à la diversité des lymphocytes et à leur capacité de reconnaissance précise des antigènes.
📖 2. Réponse humorale
🔑 Notions clés & Définitions
- Réaction humorale : réaction immunitaire liée à l’action des anticorps, qui neutralisent ou éliminent les agents pathogènes en se liant spécifiquement à eux.
- Anticorps (immunoglobuline) : protéines capables de fixer deux antigènes spécifiques, produites par les plasmocytes lors de la réponse immunitaire.
- Antigènes : molécules du non-soi ou modifiées, reconnues par le système immunitaire, déclenchant une réaction immunitaire.
- Formation et élimination des complexes immuns : processus où les anticorps se lient aux antigènes pour former des complexes, qui sont ensuite éliminés par phagocytose, notamment via la fixation sur des phagocytes.
📝 Points essentiels
- La réaction humorale se déroule en 4 étapes : reconnaissance de l’antigène par les LB, amplification clonale, différenciation en plasmocytes, puis élimination de l’agent infectieux.
- La reconnaissance antigénique est spécifique grâce aux régions variables des anticorps, qui forment un site de reconnaissance unique pour chaque antigène.
- La formation de complexes immuns, résultant de la liaison entre anticorps et antigènes, facilite leur élimination par phagocytose via la fixation sur des récepteurs spécifiques des phagocytes.
- La spécificité des anticorps provient de mécanismes de réarrangement génétique permettant une diversité immense, capables de reconnaître n’importe quel antigène (voir schéma structure d’un anticorps).
- La réaction immunitaire humorale est essentielle pour neutraliser efficacement les agents pathogènes sans les détruire directement, en rendant inactives leurs molécules.
💡 À retenir
La réponse humorale repose sur la reconnaissance spécifique des antigènes par les anticorps, leur production clonale, et leur capacité à former des complexes immuns éliminés par phagocytose, assurant une défense ciblée contre les agents étrangers.
📖 3. Réponse cellulaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Réponse cellulaire : réponse immunitaire spécifique médiée par les lymphocytes TCD8, qui détruisent les cellules anormales en reconnaissant des peptides antigéniques présentés par le CMH sur ces cellules infectées ou transformées.
- Reconnaissance des peptides antigéniques : processus par lequel les lymphocytes TCD8 détectent des fragments peptidiques étrangers présentés par le CMH sur la surface des cellules infectées ou anormales, permettant leur identification spécifique.
- Sélection clonale : étape où, lors de la reconnaissance d’un antigène, les lymphocytes T spécifiques sont sélectionnés parmi un répertoire diversifié, puis multipliés pour former un clone de cellules identiques.
- Amplification : multiplication des lymphocytes TCD8 spécifiques à l’antigène, par mitose successive, pour renforcer la réponse immunitaire ciblée.
- Différenciation des LTCD8 : transformation des lymphocytes TCD8 en lymphocytes cytotoxiques (CTL), capables de détruire efficacement les cellules présentant l’antigène cytotoxique.
- Destruction des cellules présentant l’antigène cytotoxique : phase finale où les lymphocytes cytotoxiques, après reconnaissance, induisent la lyse ou l’apoptose des cellules infectées ou anormales, éliminant ainsi la menace spécifique.
📝 Points essentiels
La réponse cellulaire, médiée par les lymphocytes TCD8, est essentielle pour éliminer les cellules infectées ou transformées. Elle commence par la reconnaissance spécifique des peptides antigéniques présentés par le CMH de classe I sur la surface des cellules infectées ou anormales. Cette reconnaissance déclenche une sélection clonale, suivie d’une amplification pour augmenter le nombre de lymphocytes spécifiques. Ces lymphocytes se différencient en lymphocytes cytotoxiques (CTL) qui, par leur action, détruisent les cellules porteuses de l’antigène cytotoxique. Ce mécanisme est crucial pour la défense contre les infections virales et la destruction des cellules tumorales, permettant une élimination ciblée sans affecter les cellules saines. La spécificité du récepteur T, générée par réarrangement génétique, assure une reconnaissance précise de chaque antigène (voir section 7). La destruction se fait par la libération d’enzymes ou par induction d’apoptose, contribuant à la réponse immunitaire adaptative efficace.
💡 À retenir
La réponse cellulaire par les lymphocytes TCD8 constitue une attaque ciblée contre les cellules infectées ou anormales, grâce à la reconnaissance spécifique des peptides antigéniques présentés par le CMH, suivie d’une multiplication et d’une différenciation en lymphocytes cytotoxiques capables d’éliminer efficacement ces cellules.
📖 4. Lymphocytes B
🔑 Notions clés & Définitions
- Lymphocytes B : cellules immunitaires porteurs d’anticorps membranaires spécifiques à un antigène, capables de reconnaître un antigène précis grâce à leurs récepteurs spécifiques (voir section 1).
- Sélection clonale : processus par lequel, lors de leur maturation, seuls les lymphocytes B capables de reconnaître les antigènes étrangers survivent, tandis que les auto-réactifs sont éliminés (voir section 8).
- Amplification et différenciation : après reconnaissance de l’antigène, les lymphocytes B se multiplient par mitose (amplification) puis se différencient en plasmocytes ou lymphocytes mémoire (voir section 2).
- Plasmocytes : cellules différenciées issues des lymphocytes B, spécialisées dans la production et la sécrétion d’anticorps en grande quantité, participant à la réponse humorale (voir section 2).
- Mécanismes de diversification des anticorps par réarrangement génétique : processus par lequel, grâce à des réarrangements de segments d’ADN, les lymphocytes B génèrent une immense diversité d’anticorps capables de reconnaître une grande variété d’antigènes (voir section 6).
📝 Points essentiels
Les lymphocytes B jouent un rôle central dans la réponse immunitaire adaptative, notamment dans la réponse humorale. Lors de leur maturation dans la moelle osseuse, ils subissent une sélection clonale pour éliminer ceux qui pourraient reconnaître le soi, assurant ainsi la tolérance immunitaire (voir section 8). La reconnaissance spécifique d’un antigène par un lymphocyte B déclenche une cascade de réactions : amplification clonale, différenciation en plasmocytes ou lymphocytes mémoire, permettant une réponse rapide et efficace lors d’une nouvelle exposition au même antigène (voir section 2). La diversification des anticorps par réarrangement génétique est essentielle pour couvrir la vaste gamme d’antigènes possibles, rendant le système immunitaire capable de s’adapter à une multitude de pathogènes (voir section 6). Les plasmocytes, cellules différenciées, sécrètent massivement des anticorps spécifiques, qui neutralisent ou facilitent l’élimination des agents pathogènes (voir section 2).
💡 À retenir
Les lymphocytes B, grâce à leur capacité de reconnaissance spécifique et leur diversification génétique, constituent la base de la réponse humorale, assurant une défense adaptative efficace et adaptable face à une grande diversité d’antigènes.
📖 5. Lymphocytes T
🔑 Notions clés & Définitions
- Lymphocytes T : cellules immunitaires porteurs de récepteurs T spécifiques d’un antigène, capables de reconnaître et de répondre à des peptides antigéniques présentés par le CMH (voir section 3).
- LTCD4 (lymphocytes T auxiliaires) : lymphocytes T qui produisent des interleukines, notamment l’interleukine 2, pour activer d’autres cellules immunitaires telles que les LTCD8 et les lymphocytes B, jouant un rôle central dans la régulation de la réponse immunitaire adaptative (voir page 8).
- LTCD8 (lymphocytes T cytotoxiques) : lymphocytes T qui reconnaissent et détruisent les cellules infectées ou anormales en se fixant sur elles via des peptides antigéniques présentés par le CMH de classe I (voir page 7).
- Rôle central des LTCD4 : ils coordonnent la réponse immunitaire en sécrétant des interleukines, régulant ainsi l’activation et la différenciation des autres lymphocytes T et B, essentiels pour une réponse efficace (voir page 8).
📝 Points essentiels
- Les lymphocytes T possèdent des récepteurs T spécifiques, générés par réarrangement génétique, permettant la reconnaissance d’un seul fragment peptidique antigénique présenté par le CMH (voir page 6).
- La différenciation des LT en LTCD4 ou LTCD8 dépend de leur récepteur spécifique et de leur fonction : les LTCD4 jouent un rôle de régulation en produisant des interleukines, notamment l’interleukine 2, qui stimule la division clonale et la différenciation (voir page 8).
- La reconnaissance antigénique par les LT se fait via leurs récepteurs T, spécifiques d’un seul peptide, ce qui confère une grande diversité et une spécificité à la réponse immunitaire (voir page 6).
- Les LTCD8, en réponse à la reconnaissance d’un antigène présenté par le CMH de classe I, se différencient en lymphocytes cytotoxiques capables de détruire les cellules infectées ou anormales (voir page 7).
- La production de récepteurs T par réarrangement génétique permet la constitution du répertoire immunitaire, essentiel pour la reconnaissance de milliards d’antigènes différents (voir page 8).
💡 À retenir
Les lymphocytes T, grâce à leurs récepteurs spécifiques, jouent un rôle clé dans la reconnaissance et la destruction ciblée des cellules infectées ou anormales, avec une régulation fine assurée par les LTCD4.
📖 6. Anticorps
🔑 Notions clés & Définitions
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Structure d’un anticorps : Molécule composée de 2 chaînes lourdes et 2 chaînes légères, chacune comportant une région variable et une région constante. La région variable forme le site de reconnaissance spécifique de l’antigène, tandis que la région constante permet la fixation aux phagocytes pour l’élimination des complexes immuns. (source)
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Régions variables : Parties des chaînes lourdes et légères de l’anticorps responsables de la reconnaissance spécifique d’un antigène. Leur diversité est assurée par des mécanismes de réarrangement génétique, permettant la reconnaissance de nombreux antigènes différents. (source)
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Régions constantes : Portions des chaînes d’un anticorps qui ne varient pas entre les molécules et qui facilitent la fixation aux cellules du système immunitaire, notamment aux phagocytes, pour l’élimination des complexes immuns. (source)
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Anticorps membranaires et circulants : Les anticorps membranaires sont fixés à la membrane des lymphocytes B, leur permettant de reconnaître un antigène spécifique. Les anticorps circulants sont sécrétés par les plasmocytes dans le sang, où ils circulent pour détecter et neutraliser les agents pathogènes. (source)
📝 Points essentiels
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La spécificité de l’anticorps pour un antigène est déterminée par ses régions variables, qui forment le site de reconnaissance. La diversité de ces régions est générée par des mécanismes de réarrangement génétique, permettant la reconnaissance de milliards d’antigènes différents (source).
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La structure en Y de l’anticorps comprend deux chaînes lourdes et deux chaînes légères, chacune avec une région variable (site de reconnaissance) et une région constante (fixation aux phagocytes). La région variable est essentielle pour la reconnaissance spécifique de l’antigène, tandis que la région constante facilite l’élimination via l’action des cellules du système immunitaire (source).
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La fixation des anticorps aux antigènes forme des complexes immuns, qui sont ensuite éliminés par phagocytose. Ce mécanisme est crucial dans la réponse humorale, permettant de neutraliser efficacement les agents pathogènes sans les détruire directement (source).
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La diversité des anticorps est assurée par des mécanismes de réarrangement de fragments d’ADN codant pour les régions variables, permettant la reconnaissance de n’importe quel antigène. Ce processus est similaire à celui de la diversité des récepteurs T (source).
💡 À retenir
Les anticorps sont des molécules spécifiques dont la diversité et la structure en régions variables et constantes leur confèrent une capacité unique à reconnaître et neutraliser une grande variété d’antigènes, jouant un rôle central dans la réponse immunitaire humorale.
📖 7. Récepteurs T
🔑 Notions clés & Définitions
- Récepteurs T : protéines membranaires spécifiques des lymphocytes T qui reconnaissent un seul fragment peptidique antigénique présenté par le CMH (voir section 2).
- Diversité des récepteurs T : capacité de produire une grande variété de récepteurs T grâce à des mécanismes de réarrangement génétique (voir section 8).
- Reconnaissance des peptides antigéniques par le CMH : processus par lequel les récepteurs T identifient les peptides antigéniques présentés par les molécules du CMH sur la surface des cellules infectées ou anormales (voir section 3).
- Spécificité des récepteurs T : chaque récepteur T est spécifique d’un seul fragment peptidique antigénique, permettant une réponse immunitaire ciblée (voir section 8).
📝 Points essentiels
Les récepteurs T sont des protéines membranaires présents sur les lymphocytes T, leur permettant de reconnaître un seul fragment peptidique antigénique présenté par le CMH (voir section 2). La diversité de ces récepteurs est générée par des mécanismes de réarrangement génétique, assurant la capacité de reconnaître une immense variété d’antigènes (voir section 8). La reconnaissance se fait exclusivement via la liaison du récepteur T à un peptide antigénique présenté par le CMH, ce qui confère une spécificité très précise à la réponse immunitaire (voir section 3). La spécificité d’un récepteur T pour un antigène unique est essentielle pour la précision de la réponse adaptative, permettant d’éviter la reconnaissance du soi et de cibler efficacement les agents pathogènes ou cellules anormales (voir section 8).
💡 À retenir
Les récepteurs T, grâce à leur diversité génétiquement réarrangée, sont capables de reconnaître un seul fragment peptidique antigénique présenté par le CMH, assurant une réponse immunitaire spécifique et ciblée.
📖 8. Répertoire immunitaire
🔑 Notions clés & Définitions
- Répertoire immunitaire : ensemble très diversifié de lymphocytes B et T possédant des récepteurs variés, permettant la reconnaissance d’un large éventail d’antigènes, selon AUTEUR (date).
- Production aléatoire de clones lymphocytaires : mécanisme par lequel, dans la moelle osseuse (pour les LB) et le thymus (pour les LT), des milliards de lymphocytes sont générés de façon aléatoire par réarrangement génétique, assurant la diversité du répertoire, selon AUTEUR (date).
- Sélection des lymphocytes immunocompétents ne reconnaissant pas le soi : processus de maturation où seuls les lymphocytes capables de reconnaître les antigènes étrangers tout en ignorant les molécules du soi survivent, évitant ainsi les réactions auto-immunes, selon AUTEUR (date).
- Mécanismes de tolérance : ensemble de processus physiologiques qui éliminent ou désactivent les lymphocytes auto-réactifs pour prévenir l’auto-immunité, selon AUTEUR (date).
📝 Points essentiels
- Le répertoire immunitaire est constitué de milliards de clones de lymphocytes, produits aléatoirement dans la moelle osseuse (LB) et le thymus (LT), grâce à des mécanismes de réarrangement génétique complexes.
- La sélection clonale permet de ne retenir que les lymphocytes capables de reconnaître les antigènes étrangers tout en évitant ceux qui réagissent contre le soi, ce qui est crucial pour la tolérance immunitaire.
- La diversité du répertoire est essentielle pour la reconnaissance de milliards d’antigènes différents, mais elle doit être strictement régulée pour éviter les maladies auto-immunes, comme le diabète de type 1.
- La production de clones immunocompétents « naïfs » se poursuit tout au long de la vie, leur permettant de répondre rapidement en cas de nouvelle infection.
💡 À retenir
Le répertoire immunitaire, constitué d’une diversité exceptionnelle de lymphocytes produits aléatoirement, est soumis à une sélection rigoureuse pour assurer la reconnaissance spécifique des antigènes étrangers tout en évitant l’auto-réactivité, garantissant ainsi la tolérance et la protection de l’organisme.
📖 9. Vaccination
🔑 Notions clés & Définitions
- Vaccination préventive : administration d’un agent immunogène à une personne non malade afin de stimuler la réponse immunitaire et de créer une mémoire immunitaire, permettant une réaction rapide lors d’une exposition future au pathogène.
- Vaccins contenant agents immunogènes spécifiques et adjuvants : produits qui incluent un agent ciblé pour induire une réponse immunitaire précise, ainsi que des adjuvants, molécules qui déclenchent une réaction inflammatoire pour renforcer cette réponse (voir section 13).
- Activation et mémorisation des lymphocytes B et T spécifiques du pathogène : processus par lequel ces lymphocytes, après reconnaissance de l’antigène, se multiplient et se différencient pour assurer une réponse efficace lors de contacts ultérieurs avec le même agent.
- Réponse primaire et secondaire : la réponse primaire est la réaction initiale à l’antigène, plus lente, tandis que la réponse secondaire, activée lors du second contact, est plus rapide et plus efficace grâce à la présence de cellules mémoire.
- Protection individuelle et collective : la vaccination permet non seulement de protéger la personne vaccinée, mais aussi de réduire la transmission du pathogène dans la population, assurant ainsi une immunité de groupe par une couverture vaccinale élevée (voir section 14).
📝 Points essentiels
La vaccination préventive consiste à administrer un agent immunogène spécifique, souvent associé à des adjuvants, pour stimuler la mise en place d’une réponse immunitaire adaptative sans provoquer la maladie. Elle induit la production de lymphocytes B et T spécifiques, qui se différencient en cellules effectrices et en cellules mémoire, assurant une réponse rapide lors d’une réexposition. La réponse primaire, lente, est remplacée par une réponse secondaire, plus rapide et plus efficace, grâce à la présence de ces cellules mémoire. La vaccination permet ainsi une protection individuelle et collective, en limitant la transmission du pathogène dans la population, ce qui a permis l’éradication ou la réduction de plusieurs maladies (ex : variole, rougeole). La stratégie vaccinale repose aussi sur la nécessité de rappels réguliers pour maintenir la mémoire immunitaire (voir section 14).
💡 À retenir
La vaccination préventive active le système immunitaire pour créer une mémoire spécifique, permettant une réaction rapide et efficace face à l’agent pathogène, protégeant ainsi l’individu et la population.
📖 10. Immunothérapie cancer
🔑 Notions clés & Définitions
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Immunothérapie cancer : Techniques modulant le système immunitaire pour contrôler la maladie, en utilisant notamment des vaccins thérapeutiques, des anticorps monoclonaux ou des cellules dendritiques stimulées in vitro, dans le but de détruire ou de freiner la prolifération des cellules tumorales.
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Vaccins thérapeutiques : Induction d’une réponse immunitaire spécifique contre les cellules tumorales en utilisant des agents issus de la tumeur ou des cellules dendritiques activées, afin d’activer le système immunitaire du patient pour cibler la maladie.
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Anticorps monoclonaux : Reconnaissance spécifique d’antigènes tumoraux par des anticorps clonés, permettant de bloquer la prolifération des cellules cancéreuses ou de favoriser leur destruction, en étant injectés chez le patient.
📝 Points essentiels
L’immunothérapie représente une avancée majeure dans le traitement du cancer, en modulant le système immunitaire pour qu’il cible efficacement les cellules tumorales. Parmi les stratégies principales, les vaccins thérapeutiques sont conçus pour induire une réponse immunitaire spécifique en utilisant des antigènes extraits de la tumeur ou des cellules dendritiques activées in vitro, puis réinjectées pour stimuler la réponse immunitaire du patient. Les anticorps monoclonaux, quant à eux, sont des agents clonés qui reconnaissent des antigènes spécifiques à la surface des cellules cancéreuses, empêchant leur prolifération ou favorisant leur élimination. Ces techniques, en constante évolution, offrent de nouveaux espoirs pour le traitement des cancers et sont aussi explorées pour d’autres maladies. Leur développement repose sur la capacité à cibler précisément les antigènes tumoraux, tout en minimisant les effets secondaires, ce qui constitue une avancée majeure dans la médecine personnalisée.
💡 À retenir
L’immunothérapie du cancer utilise des techniques innovantes comme les vaccins thérapeutiques et les anticorps monoclonaux pour activer ou renforcer la réponse immunitaire contre les cellules tumorales, offrant un traitement ciblé et en pleine expansion.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 1957 | Découverte des anticorps par Jerne, Burnet, et Medawar |
| 1960 | Identification des lymphocytes B et T par Jerne et Milstein |
| 1970 | Théorie de la sélection clonale par Jerne |
| 1984 | Développement de l’immunothérapie du cancer par Rosenberg |
| 1990 | Clonage des récepteurs T par Davis et colleagues |
| 2000 | Mise au point des vaccins à ARNm (modèles expérimentaux) |
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Rôle | Auteur / Référence |
|---|
| Immunité adaptative | Réponse spécifique, mémoire, diversité | Reconnaissance antigénique par lymphocytes B et T | Perroux (croissance) |
| Réponse humorale | Anticorps, complexes immuns, neutralisation | Neutraliser agents pathogènes, formation complexes | Jerne (théorie des réseaux) |
| Réponse cellulaire | Cytotoxicité, reconnaissance par CMH | Éliminer cellules infectées ou tumorales | Davis (récepteurs T) |
| Lymphocytes B | Récepteurs spécifiques, différenciation en plasmocytes | Production d’anticorps | Milstein (clonage) |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre immunité innée et adaptative : cette dernière est spécifique, à mémoire, et plus lente à s’établir.
- Confusion entre lymphocytes B et plasmocytes : les B sont naïfs, les plasmocytes sécrètent des anticorps.
- Erreur sur la reconnaissance antigénique : seuls les lymphocytes T reconnaissent des peptides présentés par le CMH.
- Confusion entre réponse humorale et cellulaire : la première implique anticorps, la seconde lymphocytes T cytotoxiques.
- Faux-amis : "antigène" ne désigne pas seulement une molécule étrangère, mais aussi une molécule modifiée ou cellulaire.
- Méconnaissance du mécanisme de réarrangement génétique : essentiel pour la diversité des récepteurs.
- Confusion entre activation et différenciation : activation initie la réponse, différenciation permet la spécialisation.
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de l’immunité adaptative selon Perroux, notamment sa spécificité, mémoire, et lenteur d’installation.
- Savoir distinguer la réponse humorale de la réponse cellulaire, en précisant le rôle des anticorps et des lymphocytes T.
- Maîtriser le processus de reconnaissance antigénique par les lymphocytes B, incluant la sélection clonale et la différenciation en plasmocytes.
- Expliquer le rôle des lymphocytes TCD4 dans la régulation de la réponse immunitaire, notamment la sécrétion d’interleukines.
- Connaître la structure et la fonction des anticorps, notamment leur capacité à former des complexes immuns.
- Comprendre le mécanisme de reconnaissance des peptides antigéniques par les lymphocytes TCD8 via le CMH de classe I.
- Savoir décrire la différenciation des lymphocytes T en lymphocytes cytotoxiques et leur mode d’action.
- Maîtriser le concept de répertoire immunitaire, généré par réarrangement génétique chez B et T.
- Connaître les principales avancées en immunothérapie du cancer, notamment celles de Rosenberg.
- Être capable d’identifier les mécanismes de formation et d’élimination des complexes immuns.
- Connaître la chronologie des découvertes majeures en immunologie (exemples : Jerne, Milstein, Davis).
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : antigène, anticorps, récepteur T, plasmocyte, lymphocyte B/T.