Fiche de révision : Introduction à l'urbanisme et résilience urbaine

Plan du Cours

  1. Définition urbanisme
  2. Enjeux climatiques
  3. Risques et aléas
  4. Gestion crise sanitaire
  5. Transition énergétique
  6. Densité urbaine
  7. Risques naturels
  8. Vulnérabilité sociale
  9. Résilience urbaine
  10. Acteurs urbains

1. Définition urbanisme

Notions clés & Définitions

  • Urbanisme : Science d’organiser la ville, c’est l’art d’aménager la ville et l’ensemble des territoires (urbain et rural). Il regroupe plusieurs domaines et se distingue de l’architecture. Il s’agit d’un domaine de médiation impliquant différents acteurs (riverains, élus, techniciens) et ayant le pouvoir de répondre à certaines crises (voir aussi la référence au pouvoir répondre à certaines crises). L’urbanisme vise aussi à définir l’accès aux logements, aux services et aux territoires, en intégrant des enjeux climatiques, politiques et économiques (source : introduction et cours 1).

  • Aménagement : Domaine qui consiste à organiser et structurer l’espace urbain et rural, en tenant compte de divers enjeux (écologiques, sociaux, économiques). Il n’est pas neutre, chaque acteur ayant sa vision propre.

  • Domaine de médiation : Aspect de l’urbanisme qui implique la gestion des relations entre différents acteurs (riverains, élus, techniciens) pour faire converger leurs intérêts et visions.

  • Pouvoir répondre à certaines crises : Capacité de l’urbanisme à anticiper, gérer ou atténuer certains aléas ou crises (ex : crise climatique, crise du logement), en intégrant des stratégies d’atténuation et d’adaptation (source : cours 1).

Points essentiels

  • L’urbanisme se différencie de l’architecture par sa portée plus large, englobant la planification de territoires entiers.
  • Il s’inscrit dans une démarche de transition, intégrant des enjeux majeurs comme le climat, la politique et l’économie.
  • La planification urbaine repose sur une hiérarchie des normes (directives européennes, lois nationales, schémas régionaux, plans locaux) pour construire la ville de manière cohérente.
  • La gestion des crises, notamment climatiques ou sociales, fait partie intégrante de l’urbanisme, qui doit répondre aux aléas, vulnérabilités et risques pour limiter leur impact.
  • La ville doit évoluer vers plus de résilience, en intégrant des leviers comme la planification stratégique (ex : PPR).

À retenir

L’urbanisme est la science et l’art d’organiser et d’aménager la ville et ses territoires, en conciliant visions diverses et enjeux majeurs, notamment la gestion des crises et la transition écologique.

2. Enjeux climatiques

Notions clés & Définitions

Réchauffement climatique : Transformation globale du climat caractérisée par une augmentation générale des températures moyennes, modifiant durablement les équilibres météorologiques et les écosystèmes, principalement liée aux activités humaines et aux gaz à effet de serre (source : cours 2).

Gaz à effet de serre : Gaz responsables de l’effet de serre, notamment le CO2, le Méthane, le Dioxyde d’Azote et les Gaz Fluorés, qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère et contribuent au réchauffement climatique (source : cours 2).

Effet de serre : Phénomène naturel où certains gaz dans l’atmosphère retiennent une partie de la chaleur émise par la Terre, permettant de maintenir une température compatible avec la vie. Cependant, son amplification par l’activité humaine devient problématique (source : cours 2).

Bilan carbone : Outil permettant d’identifier les émissions directes (Scope 1) et indirectes (Scope 2 et 3) liées aux activités humaines, afin de déterminer les leviers d’action pour réduire ces émissions (source : cours 2).

Neutralité carbone : État où les émissions nettes de gaz à effet de serre sont nulles, souvent par la réduction des émissions et la compensation carbone (ex: renaturalisation, stockage). Elle concerne notamment le secteur des transports, usages, et la transformation des systèmes (source : cours 2).

Enjeux climatiques : Défis liés à la compréhension, à la gestion et à la réduction des impacts du réchauffement climatique, notamment à travers l’atténuation (réduction des gaz à effet de serre) et l’adaptation (réaction face aux impacts) (source : cours 2).

Points essentiels

  • Le réchauffement climatique est principalement dû aux activités humaines, notamment par l’émission de gaz à effet de serre, avec une contribution naturelle très faible (0,1% entre 1890 et 2010).
  • La croissance exponentielle des émissions humaines a conduit à une accélération des catastrophes naturelles depuis 2000, avec un effet boule de neige après le point de bascule à 1,5°C.
  • La notion de bilan carbone permet d’identifier les activités les plus émettrices pour prioriser les actions de réduction.
  • La neutralité carbone vise à équilibrer les émissions et les absorptions de CO2, mais comporte des risques de greenwashing.
  • La lutte contre le réchauffement passe par des stratégies d’atténuation (réduction des gaz à effet de serre) et d’adaptation (réagir aux impacts inévitables).
  • La planification urbaine doit intégrer ces enjeux, notamment en limitant l’étalement urbain, en favorisant la densité et la végétalisation pour réduire la consommation énergétique et limiter les îlots de chaleur.

À retenir

Le changement climatique, principalement causé par l’activité humaine, nécessite une réduction drastique des gaz à effet de serre via des stratégies d’atténuation et d’adaptation, pour limiter ses impacts irréversibles sur la planète.

3. Risques et aléas

Notions clés & Définitions

  • Aléa : Possibilité que se produise un évènement impliquant une perturbation de l’équilibre d’un milieu. C’est un phénomène résultant de facteurs ou processus échappant, au moins en partie, au contrôle humain, comme une inondation ou un glissement de terrain. L’aléa ne devient pas un risque en soi, mais constitue la base de sa potentialité (source : contenu source).

  • Vulnérabilité : Niveau de prévisibilité d’un phénomène naturel (aléa) sur des enjeux (sociétés humaines et activités). Elle évalue dans quelle mesure un système socio-spatial risque d’être affecté par les effets d’un aléa, en quantifiant ce qui est perdu. La vulnérabilité exprime la susceptibilité d’un système à subir des dommages face à un aléa (source : contenu source).

  • Risques : Possibilité qu’un aléa se produise et touche une population vulnérable à cet aléa. Il résulte de la combinaison d’un aléa et de la vulnérabilité. Exemple : un phénomène naturel d’inondation + population exposée + vulnérabilité des enjeux = risque d’inondation (source : contenu source).

  • Risques naturels : Risques liés à des phénomènes géophysiques ou météorologiques d’origine naturelle, comme inondations, glissements de terrain, etc. (source : contenu source).

  • Risques climatiques : Risques liés aux changements du climat, notamment liés au réchauffement climatique, et pouvant entraîner des phénomènes extrêmes ou dégradations environnementales. Ces risques sont accentués par l’aléa climatique et la vulnérabilité des systèmes (source : contenu source).

Points essentiels

  • Un risque résulte de la combinaison d’un aléa et de la vulnérabilité d’un système face à cet aléa.
  • La vulnérabilité dépend du niveau de prévisibilité d’un phénomène naturel sur des enjeux humains et de leur capacité à y faire face.
  • La définition d’un aléa concerne la possibilité d’un évènement perturbateur, sans que celui-ci ne devienne un risque sans la vulnérabilité.
  • La gestion des risques consiste à réduire la vulnérabilité ou à limiter l’impact de l’aléa, notamment par des stratégies d’atténuation et d’adaptation.
  • La notion de risque est essentielle pour anticiper, planifier et réduire les effets des aléas, notamment dans le contexte urbain.
  • La résilience urbaine implique de limiter les effets des risques en acceptant leur existence et en renforçant la capacité à y faire face.

À retenir

Le risque en urbanisme résulte de la combinaison d’un aléa naturel ou climatique et de la vulnérabilité des enjeux exposés, et sa gestion vise à limiter ses effets en renforçant la résilience des territoires.

4. Gestion crise sanitaire

Notions clés & Définitions

Gestion crise sanitaire : Organisation et mise en œuvre de mesures pour faire face à une crise de santé publique, notamment lors de pandémies, afin de limiter la propagation du virus et protéger la population.

Pandémie : Épidémie qui se propage à l’échelle mondiale ou sur plusieurs continents, touchant une grande partie de la population (source implicite : contexte historique et sanitaire).

Vulnérabilité sociale : Exposition d’un groupe ou d’une population à des risques liés à une crise sanitaire, en lien avec leur situation sociale, économique ou environnementale, rendant leur situation plus fragile face à la crise (voir section 8).

Crise du logement : Situation où l’offre de logements ne répond pas à la demande, avec des difficultés d’accès au logement, mal-logement ou sans domicile fixe, exacerbée par la crise sanitaire, impactant la vulnérabilité sociale.

Segregation spatiale : séparation géographique des populations selon des critères sociaux ou économiques, qui peut accentuer les inégalités face à une crise sanitaire, en limitant l’accès aux services ou en augmentant l’exposition aux risques (voir aussi contexte de crise sanitaire).

Points essentiels

  • La gestion de crise sanitaire implique une organisation pour répondre ou non à certaines crises, avec des enjeux liés à la vulnérabilité sociale et à la ségrégation spatiale.
  • La pandémie de COVID-19 a mis en lumière la fragilité des systèmes urbains face à une crise sanitaire, notamment par des dysfonctionnements dans la gestion, la communication, et la répartition territoriale des mesures.
  • La vulnérabilité sociale et la ségrégation spatiale ont accentué les inégalités dans l’accès aux soins, au logement, et aux ressources, rendant certaines populations plus exposées aux risques.
  • La crise a révélé la nécessité d’adapter la gouvernance urbaine et de revoir les normes pour gagner en flexibilité face à des crises sanitaires futures.
  • La crise du logement a été exacerbée par la pandémie, avec une augmentation des populations mal logées ou sans domicile, accentuant leur vulnérabilité.
  • La gestion de crise doit intégrer la résilience urbaine, en limitant les effets des risques et en renforçant la capacité d’adaptation des territoires face aux crises sanitaires.

À retenir

La gestion crise sanitaire met en lumière l’importance d’adapter la gouvernance urbaine pour réduire la vulnérabilité sociale et spatiale, afin de renforcer la résilience des territoires face aux pandémies et autres crises.

5. Transition énergétique

Notions clés & Définitions

  • Transition énergétique : Processus de changement du système énergétique visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à favoriser le développement des énergies renouvelables, dans le but de limiter le réchauffement climatique et d’assurer une gestion durable de l’énergie.

  • Énergies renouvelables : Sources d’énergie qui se régénèrent naturellement à l’échelle humaine, telles que le solaire, l’éolien, la biomasse, la géothermie, et l’hydroélectricité, permettant une production d’énergie faible en émissions de gaz à effet de serre.

  • Décarbonation : Processus visant à réduire ou éliminer le contenu en carbone des activités énergétiques, notamment par la substitution des énergies fossiles par des sources renouvelables ou par des techniques de captage du CO2.

  • Captage de CO2 : Technique artificielle d’extraction du dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère ou lors de la production d’énergie, permettant de le réinjecter dans le sol ou de le stocker pour limiter son émission dans l’atmosphère.

  • Sobriété énergétique : Approche visant à réduire la consommation d’énergie par la limitation des usages superflus, la rénovation énergétique, et l’optimisation des systèmes, afin de diminuer l’impact environnemental et d’assurer une gestion responsable des ressources.

Points essentiels

  • La transition énergétique s’inscrit dans une démarche de décarbonation, en remplaçant les énergies fossiles par des énergies renouvelables pour limiter le réchauffement climatique.
  • La décarbonation passe par la réduction des émissions de CO2, notamment via la substitution des énergies fossiles et le captage de CO2.
  • Le captage de CO2, bien que limité par ses coûts et son énergie nécessaire, constitue une solution technique pour éliminer le CO2 en complément des efforts de réduction.
  • La sobriété énergétique est une étape clé pour réduire la demande en énergie, notamment par la rénovation des bâtiments, la limitation de la consommation superflue, et la conception de villes plus efficaces.
  • La transition nécessite une approche intégrée, combinant décarbonation, développement des énergies renouvelables, captage de CO2, et sobriété énergétique.

À retenir

La transition énergétique vise à transformer le système énergétique en privilégiant les énergies renouvelables et la sobriété, tout en utilisant le captage de CO2 pour limiter l’impact carbone, dans une logique de décarbonation globale.

6. Densité urbaine

Notions clés & Définitions

  • Densité urbaine : Concept désignant le degré de concentration de population ou d’activités dans un espace donné. Elle influence la consommation énergétique, notamment pour les transports, et la gestion des ressources urbaines. La densité forte permet une meilleure efficacité énergétique mais peut aussi engendrer des problématiques techniques et environnementales.

  • Ville du quart d’heure : Modèle urbain visant à avoir tout à proximité (services, travail, culture, espaces verts) pour réduire la dépendance à la voiture, favoriser la convivialité et la proximité. La densité y est généralement élevée pour atteindre cet objectif.

  • Ilots de chaleur : Zones où la température est plus élevée que dans les quartiers environnants, en raison de matériaux retenant la chaleur, de l’activité humaine et de la présence de surfaces artificielles. La densité urbaine et le choix des matériaux influencent leur intensité.

  • Rendement énergétique : Efficacité avec laquelle une ville ou un bâtiment consomme ou produit de l’énergie. La densité urbaine peut impacter le rendement, plus elle est forte, plus la consommation par unité peut être optimisée, mais à partir d’un certain seuil, la complexité technique peut réduire ce rendement.

  • Forme urbaine : Organisation spatiale de la ville, influençant la densité, la circulation, la gestion des ressources et la qualité de vie. La forme urbaine détermine notamment la répartition des espaces, la taille des quartiers et la configuration des réseaux de transport.

Points essentiels

  • La densité urbaine influence directement la consommation énergétique, notamment pour les transports, en permettant une réduction de la dépendance à la voiture et en favorisant les mobilités douces ou en commun.
  • La ville dense peut augmenter certains problèmes techniques comme la nécessité d’équipements performants pour les sous-sols, ascenseurs, gestion de l’eau et de l’énergie.
  • La forme urbaine et la densité déterminent la présence d’ilots de chaleur, qui sont exacerbés par certains matériaux et activités humaines.
  • La ville du quart d’heure repose sur une densité élevée pour assurer la proximité des services, tout en cherchant à limiter la consommation énergétique globale.
  • Le rendement énergétique décroît lorsque la densité devient excessive, rendant plus difficile l’atteinte d’objectifs énergétiques optimaux.
  • La densité doit être adaptée pour équilibrer efficacité, confort et gestion technique, en évitant la surdensité qui complexifie la gestion urbaine.

À retenir

La densité urbaine, en lien avec la forme urbaine, est un levier clé pour réduire la consommation énergétique et limiter les ilots de chaleur, mais doit être maîtrisée pour éviter la complexité technique et préserver la qualité de vie.

7. Risques naturels

Notions clés & Définitions

  • Aléa : possibilité que se produise un évènement impliquant une perturbation de l’équilibre d’un milieu. Il s’agit d’un phénomène résultant de facteurs ou processus échappant, au moins en partie, au contrôle humain (ex : inondation, glissement de terrain). L’aléa ne devient un risque que lorsqu’il impacte des enjeux (source : concepts géographiques).
  • Vulnérabilité : niveau de prévisibilité d’un phénomène naturel (aléa) sur des enjeux (sociétés humaines et activités). Elle évalue dans quelle mesure un système socio-spatial risque d’être affecté par un aléa, en quantifiant ce qui est perdu (source : concepts géographiques).
  • Risques : possibilité qu’un aléa se produise et touche une population vulnérable à cet aléa. Un risque résulte de la combinaison d’un aléa, d’une exposition et d’une vulnérabilité (source : concepts géographiques).
  • Risques naturels : risques liés à des phénomènes naturels tels que inondations, glissements de terrain, etc. (voir section 3).
  • Risques climatiques : risques liés aux changements climatiques, notamment liés à l’augmentation des températures, aux phénomènes météorologiques extrêmes, et à leurs impacts sur les sociétés et l’environnement (voir section 3).

Points essentiels

  • Un risque est la possibilité qu’un aléa se produise et touche des enjeux vulnérables. La vulnérabilité exprime la capacité d’un système à prévoir, résister ou s’adapter à cet aléa.
  • La vulnérabilité dépend de la prévisibilité du phénomène naturel et de la capacité des enjeux à y faire face. Elle est évaluée pour anticiper l’impact potentiel.
  • L’aléa est un phénomène naturel ou anthropique qui peut perturber l’équilibre d’un milieu, mais ne devient un risque qu’en présence d’enjeux exposés et vulnérables.
  • La gestion des risques naturels implique de réduire la vulnérabilité et d’adapter les enjeux face aux aléas, notamment par des mesures d’atténuation et d’adaptation.
  • La notion de risque intègre la probabilité de survenue de l’aléa, l’exposition des enjeux, et leur vulnérabilité (ex : inondation + zones habitées + faibles protections).
  • La neutralité carbone et la réduction des émissions de gaz à effet de serre jouent un rôle dans la prévention des risques climatiques, mais ne suppriment pas totalement les aléas naturels.

À retenir

Le risque naturel résulte de la combinaison d’un aléa, d’une exposition et d’une vulnérabilité, et sa gestion repose sur la réduction de la vulnérabilité et l’adaptation des enjeux face aux aléas.

8. Vulnérabilité sociale

Notions clés & Définitions

  • Vulnérabilité sociale : Niveau de prévisibilité d’un phénomène naturel (aléa) sur des enjeux sociaux, notamment la société et ses activités. Elle évalue dans quelle mesure un système socio-spatial risque d’être affecté par les effets d’un aléa et cherche à quantifier ce qui est perdu (source : définition implicite dans la discussion sur vulnérabilité).
  • Inégalités sociales : Disparités sociales importantes, notamment en termes d’accès aux ressources, à la santé, au logement, qui influencent la capacité d’adaptation face aux risques (source : contexte général).
  • Exposition sociale : Situation où certains groupes ou populations sont plus exposés aux risques, notamment ceux qui disposent de moins de marges d’adaptation, souvent liés à leur position socio-économique ou géographique (source : contexte général).
  • Justice climatique : Notion souvent ignorée, qui concerne l’équité dans la répartition des risques et des capacités d’adaptation face aux enjeux climatiques, notamment pour les populations les plus exposées et vulnérables (source : mention explicite).

Points essentiels

  • La vulnérabilité exprime le niveau de prévisibilité d’un phénomène naturel (aléa) sur des enjeux humains et leurs activités, en évaluant la capacité d’un système socio-spatial à être affecté par un aléa.
  • Les populations les plus exposées aux risques sont souvent celles qui disposent du moins de marges d’adaptation, ce qui accentue les inégalités sociales face aux enjeux climatiques.
  • La justice climatique est une problématique souvent ignorée, car elle concerne la répartition inégale des risques et des capacités d’adaptation, touchant particulièrement les populations vulnérables.
  • La vulnérabilité sociale est liée à la fois à l’exposition sociale et à la capacité d’adaptation, influençant la résilience des territoires face aux aléas.

À retenir

La vulnérabilité sociale mesure la fragilité des populations face aux risques, en soulignant que les plus exposés sont souvent ceux qui ont le moins de ressources pour s’adapter, ce qui soulève la question d’une justice climatique à intégrer dans l’aménagement.

9. Résilience urbaine

Notions clés & Définitions

Résilience urbaine : Capacité d’un système urbain à faire face, à s’adapter et à se remettre des aléas ou crises tout en limitant leurs impacts, en intégrant un diagnostic honnête et en évitant une focalisation exclusive sur la performance économique (source implicite). Elle repose sur la capacité à limiter les effets des risques tout en acceptant la vulnérabilité inhérente à certains territoires.

Atténuation : Ensemble des actions visant à réduire le plus possible les gaz à effet de serre ou à renforcer les puits de carbone, afin de limiter l’ampleur du changement climatique (source implicite). Elle concerne la réduction des émissions et la limitation des impacts futurs.

Adaptation : Actions pour faire face aux conséquences du changement climatique ou autres aléas, en ajustant les systèmes humains et naturels aux conditions présentes ou futures. Elle est indispensable pour gérer la vulnérabilité et limiter les dégâts liés aux aléas.

Résilience sociale : Capacité des sociétés à résister, à s’adapter et à se remettre des crises ou aléas, tout en limitant leur vulnérabilité sociale. Elle implique une gestion équitable des risques et une justice climatique souvent ignorée.

Systèmes urbains : Ensemble des composantes (infrastructures, acteurs, formes urbaines, réseaux) qui constituent la ville. La résilience de ces systèmes dépend de leur capacité à évoluer face aux risques, en intégrant des leviers comme la végétalisation, la gestion de l’eau, ou la densité urbaine.

Points essentiels

  • La résilience urbaine repose sur un diagnostic honnête, sans objectif principal de performance économique, pour limiter les effets des risques et vulnérabilités.
  • La gestion des risques implique d’accepter que le risque zéro n’existe pas, mais qu’il est possible de limiter ses effets par des leviers adaptés.
  • La résilience urbaine s’appuie sur des stratégies d’atténuation (réduction des gaz à effet de serre, renforcement des puits de carbone) et d’adaptation (réduction de la vulnérabilité, gestion des impacts).
  • La notion de PPR (Plan de Prévention des Risques) est un levier pour rendre les territoires plus résilients face aux aléas.
  • La résilience urbaine doit intégrer la vulnérabilité sociale, notamment en tenant compte des inégalités et de la justice climatique.

À retenir

La résilience urbaine consiste à diagnostiquer honnêtement la vulnérabilité des territoires pour limiter les effets des risques, en combinant atténuation et adaptation, afin de construire des villes capables de faire face aux aléas tout en étant équitables et durables.

10. Acteurs urbains

Notions clés & Définitions

Acteurs urbains : Ensemble des personnes, groupes ou institutions impliqués dans la conception, la réalisation, la gestion et la gouvernance des projets urbains. Ils interviennent à différentes étapes du processus d’aménagement et de développement urbain.

Système de conception urbaine : Organisation structurée des acteurs, des outils, des normes et des processus permettant de transformer une vision en projet concret. Il inclut l’architecture, le paysagisme, et la maîtrise d’ouvrage, qui transforment les objectifs en réalisations opérationnelles.

Maîtrise d’ouvrage : Acteur responsable de la conception et de la réalisation d’un projet urbain ou immobilier, qui définit les besoins, finance et supervise la mise en œuvre. Elle peut être publique ou privée.

Concertation : Processus de dialogue et d’échanges entre les acteurs concernés par un projet urbain, visant à associer les riverains, les élus, les techniciens et autres partenaires pour garantir la légitimité et la cohérence du projet.

Partenaires publics et privés : Acteurs qui collaborent dans la réalisation d’un projet urbain. Les partenaires publics incluent les collectivités territoriales, l’État, etc., tandis que les partenaires privés regroupent les promoteurs, entreprises, acteurs économiques, etc.

Points essentiels

  • La conception urbaine implique une diversité d’acteurs aux rôles complémentaires, tels que la maîtrise d’ouvrage, les techniciens, les urbanistes, et les habitants.
  • La maîtrise d’ouvrage est centrale dans la réalisation concrète des projets, en assurant la coordination entre les différentes phases.
  • La concertation est un processus clé pour assurer la légitimité sociale du projet, en intégrant les attentes et contraintes des riverains, élus, et autres partenaires.
  • La collaboration entre partenaires publics et privés est essentielle pour équilibrer les enjeux économiques, sociaux et environnementaux.
  • La gouvernance urbaine doit prendre en compte la hiérarchie des normes et la coordination entre les différents niveaux d’acteurs.

À retenir

Les acteurs urbains, par leur diversité et leur interaction, façonnent la ville en intégrant enjeux techniques, sociaux et politiques, dans une démarche de concertation et de partenariat pour des projets cohérents et légitimes.

Repères chronologiques

DateÉvénement
(Aucune date explicitement mentionnée dans le contenu fourni)

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésConceptsActeurs ou références
UrbanismeScience d’organiser la ville, art d’aménagerGestion des territoires, médiation, hiérarchie des normesRiverains, élus, techniciens
Enjeux climatiquesRéchauffement, gaz à effet de serre, bilan carboneAtténuation, adaptation, neutralité carboneActivités humaines, gouvernements
Risques et aléasAléa, vulnérabilité, risque, résilienceGestion des risques, réduction vulnérabilitéPopulations exposées, autorités
Transition énergétiqueRéduction des émissions, neutralité carboneStratégies d’atténuation, stockage, renaturalisationSecteur des transports, systèmes énergétiques

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre aléa et risque : l’aléa est une possibilité, le risque est la probabilité que cet aléa cause des dommages.
  2. Confondre vulnérabilité et exposition : vulnérabilité concerne la susceptibilité aux dommages, l’exposition concerne la présence sur un site à risque.
  3. Croire que la neutralité carbone élimine totalement les émissions : elle vise à équilibrer émissions et absorptions, mais comporte des risques de greenwashing.
  4. Confondre urbanisme et architecture : l’urbanisme concerne la planification globale, l’architecture concerne la conception de bâtiments.
  5. Sous-estimer le rôle des acteurs dans la gestion des crises : riverains, élus, techniciens ont tous une influence.
  6. Confondre gestion de crise et prévention : la prévention vise à réduire la vulnérabilité, la gestion intervient lors de l’événement.
  7. Omettre l’importance de la hiérarchie des normes dans la planification urbaine.

Checklist Examen

  1. Maîtriser la définition de l’urbanisme comme science d’organisation et d’aménagement des territoires, en distinguant de l’architecture.
  2. Connaître la notion de domaine de médiation dans l’urbanisme, impliquant la gestion des relations entre acteurs.
  3. Savoir que l’urbanisme doit répondre à des crises comme le changement climatique ou la crise du logement.
  4. Comprendre le rôle des acteurs urbains (riverains, élus, techniciens) dans la gestion urbaine.
  5. Connaître la définition de réchauffement climatique, ses causes principales (gaz à effet de serre) et ses impacts.
  6. Savoir ce qu’est un bilan carbone et ses objectifs pour réduire les émissions.
  7. Maîtriser la notion de neutralité carbone, ses enjeux et ses limites.
  8. Connaître la différence entre aléa, vulnérabilité et risque, et leur rôle dans la gestion des risques naturels et climatiques.
  9. Savoir que la gestion des risques consiste à réduire la vulnérabilité et renforcer la résilience urbaine.
  10. Connaître les enjeux liés à la densité urbaine, notamment pour limiter l’étalement et favoriser la végétalisation.
  11. Maîtriser la distinction entre risques naturels et risques climatiques.
  12. Connaître les stratégies d’atténuation et d’adaptation pour faire face aux enjeux climatiques.

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1. Quelle est la définition précise de l'urbanisme selon le contenu fourni ?

2. Selon le cours, en quelle année le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a-t-il particulièrement souligné l'urgence d'agir face au réchauffement climatique ?

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Urbanisme — définition ?

Science d’organiser et d’aménager la ville et les territoires.

Urbanisme — définition?

Science d’organiser et aménager la ville

Enjeux climatiques — rôle ?

Gérer et réduire l’impact du réchauffement climatique.

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