Capital investi par les associés
La somme des fonds apportés par les propriétaires ou partenaires de l'entreprise pour financer ses activités. Il constitue une source interne de financement.
Prêts des banques
Financement externe sous forme de crédits accordés par des établissements bancaires, généralement remboursables avec intérêts. Utilisés au démarrage ou selon les besoins.
Passif
Ensemble des dettes et obligations financières de l'entreprise. Il représente les ressources externes qu’elle doit rembourser.
Capitaux propres
Ressources apportées par les propriétaires ou générées par l'entreprise (réserves, bénéfices non distribués). Ils constituent la part du financement interne.
Dettes
Sommes empruntées auprès de tiers, notamment banques, qui doivent être remboursées avec intérêts. Elles font partie du passif.
Le financement d'une entreprise repose sur une structure combinant ressources internes (capitaux propres) et externes (dettes), dont le coût est différencié : la dette impacte le résultat via ses intérêts, tandis que le coût du capital reflète la rémunération attendue par les investisseurs.
Coût de la dette bancaire : Il s'agit du taux d’intérêt moyen pondéré appliqué à la dette d'une entreprise, calculé après impôt sur les bénéfices. Il reflète le coût effectif que l'entreprise doit supporter pour financer ses emprunts.
Taux d’intérêt moyen après impôt : C’est le taux d’intérêt moyen pondéré sur la dette, ajusté pour tenir compte de l’économie d’impôt réalisée grâce à la déductibilité fiscale des intérêts. Il représente le coût réel de la dette pour l’entreprise.
Déductibilité fiscale des intérêts : Avantage fiscal permettant à l’entreprise de déduire les intérêts payés sur sa dette de ses bénéfices imposables. Cette déduction réduit le coût net de la dette, rendant le financement par emprunt plus avantageux.
Le coût de la dette est le taux d’intérêt moyen pondéré calculé après impôt sur les bénéfices. Ce taux intègre l’impact fiscal en tenant compte de la déductibilité des intérêts, ce qui diminue le coût effectif pour l’entreprise. En effet, les intérêts payés sur la dette sont déductibles fiscalement, ce qui réduit la charge fiscale et, par conséquent, le coût net de la dette. La gestion de ce coût est cruciale dans la stratégie financière, car la fiscalité influence directement la rentabilité du financement par emprunt.
Le coût réel de la dette pour une entreprise est fortement influencé par la déductibilité fiscale des intérêts, ce qui peut réduire significativement son coût après impôt. Cette particularité doit être prise en compte dans la gestion financière pour optimiser la structure de financement.
Coût du capital : Le coût du capital représente le coût global des ressources financières mises à disposition par les actionnaires et les prêteurs. Il reflète la rémunération exigée par ces derniers pour compenser le risque associé à leur investissement ou prêt.
Taux moyen pondéré d’emprunt : Bien que non explicitement défini dans la source, ce terme désigne généralement le taux moyen auquel une entreprise emprunte, pondéré selon la part de chaque emprunt dans la structure financière globale. Il sert à calculer le coût de la dette dans le WACC.
WACC (Weighted Average Cost of Capital) : Le WACC, ou coût moyen pondéré du capital, combine le coût des capitaux propres et le coût de la dette, pondérés selon leur proportion dans la structure du capital. Il sert à mesurer le coût global du financement d’une entreprise.
Le coût du capital représente le coût global des ressources financières mises à disposition par les actionnaires et les prêteurs. Il sert d’indicateur clé pour la prise de décision stratégique et d’investissement, permettant d’évaluer la rentabilité attendue des projets ou de la société dans son ensemble.
Le WACC combine le coût des capitaux propres et le coût de la dette, en tenant compte de leur poids respectif dans la structure du capital. La formule générale est :
WACC = w_E * r_E + w_D * r_D * (1 - t),
où w_E et w_D sont les poids respectifs des fonds propres et de la dette, r_E le coût des fonds propres, r_D le coût de la dette, et t le taux d’imposition.
La structure cible du capital influence directement le WACC. En augmentant la proportion de dettes (qui bénéficient d’avantages fiscaux), le WACC tend à diminuer, ce qui peut optimiser le coût global du financement selon la stratégie financière de l’entreprise.
Le coût du capital, notamment via le WACC, est un indicateur essentiel pour évaluer le coût global des ressources financières d’une entreprise, influençant ses décisions stratégiques et d’investissement. La structure du capital cible joue un rôle clé dans la minimisation de ce coût.
Rentabilité exigée par les actionnaires
C'est le rendement que les actionnaires attendent en contrepartie du risque qu'ils prennent en investissant dans l'entreprise. Elle doit compenser le risque non diversifiable, c’est-à-dire le risque systématique, que ne peut pas éliminer la diversification.
Prime de risque
C'est la différence entre la rentabilité attendue par les investisseurs et le taux sans risque. Elle reflète la compensation pour le risque supplémentaire encouru par rapport à un placement sans risque.
Bêta (β)
Mesure la sensibilité du titre au risque systématique du marché. Un bêta supérieur à 1 indique que le titre est plus volatile que le marché, tandis qu’un bêta inférieur à 1 indique une moindre volatilité.
Risque systématique
Risque non diversifiable lié aux facteurs macroéconomiques ou de marché qui affectent l’ensemble des actifs. Il ne peut être éliminé par diversification.
Risque non systématique
Risque spécifique à une entreprise ou à un secteur, qui peut être réduit ou éliminé par diversification. Il est lié à des facteurs propres à l'entreprise.
Les actionnaires attendent une rentabilité qui compense le risque encouru, notamment le risque non diversifiable. Le coût des fonds propres doit donc intégrer cette exigence de rémunération du risque systématique et non systématique. Le bêta est un indicateur clé pour mesurer la sensibilité du titre au risque systématique du marché. Contrairement au risque non systématique, ce dernier peut être éliminé par diversification, ce qui explique que le coût des fonds propres se concentre principalement sur le risque systématique.
Le coût des fonds propres reflète la rémunération que les investisseurs exigent pour supporter le risque spécifique et de marché. Il est principalement influencé par le bêta, qui mesure la sensibilité du titre au risque systématique, ce qui explique que ce coût ne prend en compte que le risque non diversifiable.
Modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) : Méthode permettant de déterminer le coût des capitaux propres en intégrant la prime de risque, en se basant sur l’actualisation des flux futurs attendus liés à l’investissement.
Dividend Discount Model (DDM) : Modèle d’évaluation qui valorise un actif financier en actualisant les dividendes futurs attendus, en tenant compte du risque associé.
Actualisation des flux de revenus : Processus consistant à ramener à leur valeur présente les flux futurs attendus d’un investissement ou d’un actif, en utilisant un taux d’actualisation approprié.
Prime de risque implicite : Surplus de rendement exigé par les investisseurs pour compenser le risque inhérent à l’actif, intégré dans le taux d’actualisation ou dans le modèle d’évaluation.
Les modèles d’évaluation permettent de déterminer le coût des capitaux propres en intégrant la prime de risque. Ils reposent sur l’actualisation des flux futurs attendus liés à l’investissement, ce qui signifie que la valeur d’un actif est calculée en ramenant ses revenus futurs à leur valeur présente. Le choix du modèle dépend des hypothèses sur les dividendes et le risque : par exemple, le DDM se concentre sur les dividendes, tandis que d’autres modèles peuvent intégrer différents flux ou paramètres de risque. La prise en compte de la prime de risque implicite est essentielle pour ajuster le taux d’actualisation en fonction du risque perçu par les investisseurs.
Les modèles d’évaluation permettent d’appréhender la valeur des capitaux propres en intégrant la prime de risque et en actualisant les flux futurs, leur choix dépendant des hypothèses sur les dividendes et le risque.
Modèle Gordon-Shapiro : Modèle de valorisation d’une action basé sur la croissance constante des dividendes, proposé par Gordon (1959). Il suppose que les dividendes futurs croissent à un taux constant et que le prix de l’action reflète cette croissance.
Croissance constante des dividendes (taux g) : Taux de croissance annuel attendu des dividendes, supposé stable à long terme dans le modèle. Il indique que chaque année, le dividende augmente d’un pourcentage g.
Formule du prix de l’action : P0 = D1 / (rE - g) : Équation fondamentale du modèle, où :
Le prix de l’action dépend des dividendes futurs croissants à un taux constant et du coût des fonds propres. En d’autres termes, la valeur de l’action est directement liée à la capacité de l’entreprise à verser des dividendes croissants et à la perception du marché sur le rendement exigé.
Le modèle permet de calculer le coût des capitaux propres (rE) à partir du dividende attendu (D1) et du taux de croissance (g). La formule peut être réarrangée pour isoler rE : rE = (D1 / P0) + g.
Limites : ne s’applique pas si l’entreprise ne verse pas de dividendes ou si le taux de croissance (g) est difficile à estimer. La stabilité et la prévisibilité des dividendes sont essentielles pour la validité du modèle.
Le modèle Gordon-Shapiro offre une méthode simple et intuitive pour évaluer la valeur d’une action en reliant la politique de dividendes à la croissance anticipée, en supposant une croissance constante et un marché rationnel.
Taux sans risque (rf) : Rendement d’un investissement considéré comme sans risque, c’est-à-dire sans probabilité de perte, généralement associé à un actif sûr. Il sert de référence pour évaluer la performance d’autres investissements.
Prime de risque du marché (rm - rf) : Différence entre la rentabilité attendue du marché (rm) et le taux sans risque (rf). Elle représente la rémunération supplémentaire exigée par les investisseurs pour prendre un risque systématique lié au marché.
Formule CAPM : rE = rf + β(rm - rf) : Equation exprimant le rendement attendu (rE) d’un actif comme la somme du taux sans risque (rf) et d’une prime de risque pondérée par le bêta (β) du marché. Elle modélise la relation entre risque et rendement attendu.
Le CAPM exprime la rentabilité exigée comme la somme du taux sans risque et d’une prime de risque pondérée par le bêta. Il repose sur des hypothèses telles que l’absence de coûts de transaction et l’accès égal à l’information. Le bêta reflète le risque systématique non diversifiable lié à l’entreprise, c’est-à-dire le risque qui ne peut être éliminé par diversification. La formule CAPM permet de modéliser la relation entre le risque systématique et le rendement attendu, facilitant ainsi l’évaluation du coût des fonds propres en intégrant la notion de risque systématique.
Le CAPM modélise la relation entre risque et rendement attendu en intégrant la notion de risque systématique, permettant d’évaluer le coût des fonds propres en fonction de la sensibilité de l’actif au marché.
| Critère / Modèle | Description | Auteur / Référence |
|---|---|---|
| Coût de la dette | Taux d’intérêt moyen pondéré après impôt, intégrant la déductibilité fiscale | - |
| Coût du capital (WACC) | Moyenne pondérée du coût des fonds propres et de la dette, selon leur poids dans la structure du capital | - |
| Modèle Gordon-Shapiro | Approche pour évaluer la croissance des dividendes et déterminer la valeur d’une action | Gordon & Shapiro |
| Modèle CAPM | Évalue le coût des fonds propres en fonction du taux sans risque, de la prime de risque et du bêta | Sharpe, Lintner, Mossin |
Teste tes connaissances sur Introduction aux coûts financiers et modèles d’évaluation avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quel est le rôle principal du financement par les capitaux propres et les dettes dans une entreprise ?
2. Quelle est la principale source interne de financement pour une entreprise?
Mémorisez les concepts clés de Introduction aux coûts financiers et modèles d’évaluation avec 9 flashcards interactives.
Financement interne — définition ?
Fonds apportés par les propriétaires ou générés par l'entreprise.
Capital investi — définition?
Fonds apportés par les propriétaires.
Coût de la dette — impact fiscal ?
Réduit le coût effectif grâce à la déductibilité fiscale des intérêts.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches