📋 Plan du Cours
- Inventaires nationaux des émissions de gaz à effet de serre et conventions internationales
- Catégories et répartition des émissions mondiales de gaz à effet de serre
- Approches pour mesurer les émissions nationales : territoriale, cumulée, par tête et empreinte carbone
- Principe des responsabilités communes mais différenciées dans la lutte contre le changement climatique
- Comparaison entre émissions territoriales et empreinte carbone : implications pour la responsabilité climatique
- Objectifs et enjeux de l’Accord de Paris pour la neutralité carbone et la réduction des émissions
- Décomposition des déterminants de l’identité de Kaya : contenu en CO2 de l’énergie, intensité énergétique, PIB par tête et population
- Limites et critiques de l’identité de Kaya liées aux interactions sociales, technologiques et aux inégalités
- Inégalités climatiques mondiales : répartition des émissions selon les revenus et impacts différenciés
📖 1. Inventaires nationaux des émissions de gaz à effet de serre et conventions internationales
🔑 Notions clés & Définitions
- Inventaires nationaux : Un mécanisme prévu par la CCNUCC qui oblige chaque Partie à compiler, actualiser régulièrement et rendre publics des rapports détaillant les émissions anthropiques et les absorptions des gaz à effet de serre visés par la Convention.
- Quelles : Quelles autres conventions signées au 3ème Sommet de la Terre?
📝 Points essentiels
- La CCNUCC impose aux Parties d’établir, mettre à jour périodiquement et publier des inventaires nationaux des émissions anthropiques et absorptions de tous les GES visés.
- Les inventaires intègrent des données d’activité combinées à des facteurs d’émission standardisés selon des lignes directrices internationales garantissant comparabilité et robustesse.
- Les inventaires nationaux sont remontés au secrétariat de la CCNUCC pour suivi et analyse globale.
💡 À retenir
La CCNUCC impose aux Parties d’établir, mettre à jour périodiquement et publier des inventaires nationaux des émissions anthropiques et absorptions de tous les GES visés.
📖 2. Catégories et répartition des émissions mondiales de gaz à effet de serre
🔑 Notions clés & Définitions
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Catégories d’émissions de gaz à effet de serre : classes distinctes de gaz responsables de l’effet de serre, notamment le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et les gaz fluorés. Ces catégories sont définies en fonction de leur nature chimique et de leur origine, et leur comptabilisation dans les inventaires nationaux permet d’évaluer leur contribution respective aux émissions globales.
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Répartition des émissions mondiales de GES : proportion relative des différentes catégories de gaz à effet de serre dans le total mondial, exprimée en pourcentage. Elle reflète la contribution de chaque type de gaz à l’effet de serre global, selon leur origine, leur durée de vie dans l’atmosphère et leur potentiel de réchauffement.
Emissions nettes liées à l’utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) : émissions ou absorptions de CO2 résultant des activités humaines sur les sols, telles que la déforestation, la reforestation, l’agriculture ou la gestion forestière. Ces flux sont comptabilisés en soustrayant les absorptions (puits) des émissions (sources), ce qui rend leur bilan net variable selon les pratiques et les périodes.
📝 Points essentiels
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Les inventaires de gaz à effet de serre, remontés au secrétariat de la CCNUCC, incluent principalement le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), ainsi que quatre gaz fluorés : hydrofluorocarbures (HFC), perfluorocarbures (PFC), hexafluorure de soufre (SF6) et, depuis la COP19 en 2013, le trifluorure d’azote (NF3). Ces gaz sont sélectionnés pour leur impact sur le climat et leur capacité à piéger la chaleur dans l’atmosphère.
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Les émissions mondiales de 1990 à 2019, selon le 6ème rapport d’évaluation du GIEC, se répartissent comme suit : 64 % du total proviennent du CO2 émis par la combustion d’énergies fossiles et certains processus industriels, ce qui inclut la production d’électricité, le chauffage, la sidérurgie ou la chimie. Le méthane représente 18 %, principalement issu de l’agriculture, de l’élevage, des décharges ou des fuites de gaz naturel. Le protoxyde d’azote constitue 4 %, en lien avec l’utilisation d’engrais azotés en agriculture. Les gaz fluorés, synthétiques, contribuent à hauteur de 2 %, notamment dans les secteurs de la climatisation, de la réfrigération ou de la fabrication électronique.
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Les émissions nettes de CO2 liées à l’utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) représentent 11 % des émissions totales. Elles incluent à la fois les émissions dues à la déforestation ou à la dégradation des forêts, et les absorptions par les forêts reconstituées ou les sols agricoles, nécessitant de soustraire ces absorptions des émissions pour obtenir un bilan précis.
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La répartition par catégorie est cruciale pour orienter les politiques de réduction, car elle permet d’identifier les secteurs et les gaz prioritaires. Elle conditionne aussi la façon dont les efforts sont répartis entre les différentes sources, en tenant compte de leur intrinsèque énergie-intensité ou de leur potentiel d’atténuation.
💡 À retenir
La diversité des gaz à effet de serre et leur contribution différenciée aux émissions mondiales soulignent l’importance d’adopter des stratégies ciblées, sectorielles et technologiques, pour une atténuation efficace du changement climatique. La répartition précise des émissions guide ainsi les politiques publiques et les efforts internationaux.
📖 3. Approches pour mesurer les émissions nationales : territoriale, cumulée, par tête et empreinte carbone
🔑 Notions clés & Définitions
- Emissions territoriales : Mesure des émissions de gaz à effet de serre générées sur un territoire délimité par des frontières nationales, estimées à partir d'inventaires nationaux basés sur des calculs standardisés combinant données d’activité et facteurs d’émission représentatifs.
- Emissions cumulées : Somme historique des émissions de gaz à effet de serre d’un pays, reflétant la responsabilité historique dans le changement climatique à l’échelle nationale.
- Empreinte carbone : Quantité de gaz à effet de serre induite par la demande finale intérieure d’un pays, incluant les émissions liées à la production intérieure destinée à la consommation intérieure et les émissions associées aux biens et services importés, mais excluant les exportations, reflétant une approche basée sur la consommation.
- Emissions générées : Gaz à effet de serre produits lors de la production de biens et services sur un territoire donné, incluant les émissions directes liées aux activités économiques et agricoles.
📝 Points essentiels
- Les émissions territoriales comptabilisent les émissions générées sur un territoire selon des frontières nationales, basées sur les inventaires nationaux.
- Les émissions cumulées mesurent la somme historique des émissions d’un pays, reflétant la responsabilité historique dans le changement climatique.
- Les émissions par tête divisent les émissions territoriales par la population pour évaluer la contribution moyenne individuelle.
- L’empreinte carbone intègre les émissions induites par la consommation finale intérieure, incluant les émissions importées et excluant les exportations, reflétant une approche basée sur la demande.
💡 À retenir
Les émissions territoriales comptabilisent les émissions générées sur un territoire selon des frontières nationales, basées sur les inventaires nationaux.
📖 4. Principe des responsabilités communes mais différenciées dans la lutte contre le changement climatique
🔑 Notions clés & Définitions
- Responsabilités communes mais différenciées : catégorie de principes qui reconnaissent que, dans la lutte contre le changement climatique, tous les pays doivent agir, mais en tenant compte de leurs responsabilités historiques et de leurs capacités économiques inégales. Ce principe, intégré à l’Article 3.1 de la CCNUCC, vise à concilier la nécessité de protection du climat avec une exigence d’équité entre nations. Il a été formulé pour la première fois dans le Principe 7 de la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement de 1992. La mise en œuvre concrète de ce principe s’est faite notamment dans le Protocole de Kyoto (1997), qui a imposé des réductions d’émissions contraignantes aux pays développés, tandis que les pays en développement avaient uniquement une obligation de reporting. L’Accord de Paris cite explicitement ce principe à son Article 2, précisant que l’action doit respecter l’équité, les responsabilités communes mais différenciées, et les capacités respectives, en tenant compte des situations nationales. Ce principe s’applique aux engagements en matière d’atténuation, d’adaptation, ainsi qu’au financement des efforts climatiques.
📝 Points essentiels
- Le principe des responsabilités communes mais différenciées reconnaît que tous les pays doivent participer à la lutte contre le changement climatique, mais cette obligation doit être modulée selon leur responsabilité historique dans la problématique. La responsabilité historique de l’UE 27, par exemple, apparaît comme un élément central dans la mise en œuvre de ce principe, car elle témoigne de leur contribution antérieure aux émissions de gaz à effet de serre. La Chine, quant à elle, pourrait dépasser l’UE dans quelques années, ce qui illustre l’évolution des responsabilités économiques et environnementales à l’échelle mondiale. Ce principe a été intégré dans l’Article 3.1 de la CCNUCC, afin de garantir une approche équilibrée entre la nécessité d’agir pour tous et la reconnaissance des différences de capacités et de responsabilités. Il a été introduit pour la première fois dans la Déclaration de Rio en 1992, sous le Principe 7, puis concrétisé dans le Protocole de Kyoto en 1997, qui a imposé des réductions contraignantes aux pays développés, tout en réservant aux pays en développement une obligation limitée de reporting. L’Accord de Paris, signé en 2015, reprend ce principe à son Article 2, en insistant sur le respect de l’équité, des responsabilités différenciées et des capacités respectives. Ce principe s’applique à tous les engagements des États, que ce soit en matière d’atténuation, d’adaptation ou de financement, afin d’assurer une gouvernance climatique équilibrée et juste à l’échelle mondiale.
💡 À retenir
Ce principe établit un équilibre essentiel entre l’exigence d’un effort collectif pour la protection du climat et la reconnaissance des différences historiques et économiques entre pays, permettant une gouvernance climatique plus équitable et efficace.
📖 5. Comparaison entre émissions territoriales et empreinte carbone : implications pour la responsabilité climatique
🔑 Notions clés & Définitions
- Empreinte carbone : Méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre qui inclut toutes les émissions liées à la consommation d'un pays, notamment celles provenant des biens et services importés.
- Émissions territoriales : Méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre qui mesure la quantité d'émissions produites directement sur le territoire d'un pays, sans inclure celles liées à la consommation importée.
📝 Points essentiels
- Les émissions territoriales et l’empreinte carbone sont deux méthodes différentes de comptabiliser les émissions de GES d’un pays.
- Un pays est importateur net de GES si son empreinte carbone est supérieure à ses émissions territoriales, et exportateur net dans le cas inverse.
- Au niveau mondial, la somme des émissions territoriales égale la somme des empreintes carbone, mais la répartition par pays diffère.
- Au niveau planétaire, les émissions tirées des inventaires égalisent les empreintes carbone.
💡 À retenir
La méthode de comptabilisation des émissions influence la définition des responsabilités nationales et les stratégies climatiques, révélant des tensions entre production et consommation.
📖 6. Objectifs et enjeux de l’Accord de Paris pour la neutralité carbone et la réduction des émissions
🔑 Notions clés & Définitions
- Rapport aux niveaux préindustriels : Référence utilisée pour mesurer l’élévation de la température moyenne mondiale par rapport à la période précédant la révolution industrielle.
- Effet de serre : Phénomène par lequel certains gaz dans l’atmosphère retiennent la chaleur, contribuant au réchauffement climatique lorsque leur concentration augmente.
📝 Points essentiels
- L’Accord de Paris vise à contenir l’élévation de la température moyenne mondiale nettement en dessous de 2 °C, en poursuivant l’effort vers 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels.
- L’objectif de neutralité carbone consiste à atteindre un équilibre entre émissions anthropiques et absorptions de gaz à effet de serre au cours de la deuxième moitié du siècle.
- La neutralité carbone implique des réductions radicales des émissions planétaires, avec des émissions résiduelles ne devant pas dépasser les absorptions, incluant des émissions négatives de CO2.
- Les stratégies pour atteindre ces objectifs doivent être équitables et compatibles avec le développement durable et la lutte contre la pauvreté.
- Rappelons que l’objectif de neutralité impose des réductions radicales, seules des émissions incompressibles ne devant demeurer, et des émissions négatives en CO2 au cours de la deuxième partie du siècle.
- Comment répartir les réductions des émissions?
💡 À retenir
Cette section souligne l’ambition et la complexité de l’Accord de Paris, qui fixe un cadre global pour des réductions drastiques d’émissions tout en intégrant des enjeux d’équité et de développement.
📖 7. Décomposition des déterminants de l’identité de Kaya : contenu en CO2 de l’énergie, intensité énergétique, PIB par tête et population
🔑 Notions clés & Définitions
- Intensité énergétique : La quantité d’énergie nécessaire pour produire une unité de produit intérieur brut, reflétant l’efficacité énergétique de l’économie. Elle est calculée en divisant la consommation d’énergie par le PIB et varie selon la répartition sectorielle de l’activité économique.
- Contenu en CO2 de l’énergie : La quantité de CO2 émise par unité d’énergie consommée, dépendant du mix énergétique et des facteurs d’émission des sources d’énergie. Il est mesuré en tonnes de CO2 par joule, tep ou kWh, et varie selon la part de chaque source dans la consommation énergétique.
- PIB par tête : Un indicateur du niveau de vie moyen, obtenu en divisant le PIB total d’un pays par sa population. Il est souvent utilisé pour mesurer la croissance économique, bien que son adéquation à refléter le bien-être social soit critiquée.
- Identité de Kaya : Evolution des termes de l’identité de Kaya (1992-2023)*
📝 Points essentiels
- La population est le seul terme extensif, représentant la taille absolue de la population mondiale.
- L’identité de Kaya décompose les émissions mondiales de CO2 en produit de quatre facteurs : contenu en CO2 de l’énergie, intensité énergétique du PIB, PIB par tête et population.
- Introduisons le PIB La relation devient: Et la population notée POP Identité de Kaya: CO2= CO2 NRJ x NRJ PIB xPIB CO2= CO2 NRJ x NRJ PIB x PIB POP xPOP CO2= CO2 NRJ x NRJ Identité de Kaya CO2 = Emissions mondiales de CO2 (en rapport avec quantité d’énergie produite ou consommée) NRJ = Quantité d’énergie PIB = Produit intérieur brut POP = Population mondiale CO2/NRJ = contenu en CO2 de l’énergie NRJ/PIB = intensité énergétique de l’activité économique (mesurée conventionnellement par le PIB) PIB/POP = PIB par tête CO2= CO2 NRJ x NRJ PIB x PIB POP xPOP Quantité de CO2 émise par unité d’énergie Différentes unités de mesure: tCO2 par joule, par tep ou par kWh Calcul de l’indicateur: Multiplication du facteur émissif de chaque type d’énergie avec sa part dans le mix énergétique Dépend des facteurs d’émission des sources d’énergie et la part de ces sources dans la consommation énergétique d’un pays ou d’un territoire Comment est-il possible de faire baisser cet indicateur?
- Intensité énergétique du PIB PIB par tête et population PIB par tête Le PIB, mesuré en euro ou en USD Souvent utilisé pour mesurer le niveau de vie dans un pays dont la croisance est généralement recherchée Littérature critique importante sur cet indicateur du PIB comme mesure du niveau de bien- être social - Forte accroissement des inégalités alors même que le PIB moyen par tête augmente: voir travaux de Thomas Piketty - Depuis 1980, malgré la hausse du PIB par tête, les gains de croissance ont profité de façon disproportionnée aux plus riches (World Inequality Report, 2022) Population Au niveau mondial, 8,3 milliards de personnes sur Terre - Projections de l’ONU: 9,6 milliards en 2050.
💡 À retenir
L’identité de Kaya est un outil analytique qui décompose les émissions de CO2 en facteurs techniques et socio-économiques, permettant de comprendre leurs contributions et évolutions.
📖 8. Limites et critiques de l’identité de Kaya liées aux interactions sociales, technologiques et aux inégalités
🔑 Notions clés & Définitions
- Limites de l’identité de Kaya : Contraintes liées à l’utilisation de variables moyennes non indépendantes qui masquent les inégalités de répartition des émissions, ainsi qu’à la distinction trompeuse entre facteurs techniques et sociaux dans l’analyse des émissions.
- Termes plus : Catégories de variables dans l’identité de Kaya distinguant artificiellement entre facteurs dits techniques et facteurs dits sociaux, alors que leurs interactions rendent cette séparation trompeuse.
- Émet le plus : Question portant sur les acteurs ou groupes responsables des plus fortes émissions de gaz à effet de serre, soulignant les inégalités dans la contribution aux émissions mondiales.
📝 Points essentiels
- L’identité de Kaya repose sur des variables moyennes qui ne sont pas indépendantes et masquent les inégalités de répartition des émissions.
- La distinction entre termes techniques et sociaux dans l’identité de Kaya est trompeuse en raison des interactions entre choix sociaux et technologies.
- L’identité de Kaya ne prend pas en compte les fortes différences d’émissions entre secteurs d’activité et entre ménages selon leur niveau de revenu.
- Les plus pauvres contribuent peu aux émissions mondiales mais sont les plus touchés par le changement climatique, illustrant une triple inégalité climatique.
- Les inégalités d’émissions se manifestent aussi au sein des pays, avec une concentration des émissions chez les plus riches.
- Quelles sont les formes d’énergie qui ne sont pas prises en compte?
- Ces inégalités se retrouvent aussi au sein des pays.
💡 À retenir
Cette section critique l’identité de Kaya en soulignant qu’elle simplifie à l’excès la complexité des dynamiques sociales, technologiques et inégalitaires qui influencent les émissions.
📖 9. Inégalités climatiques mondiales : répartition des émissions selon les revenus et impacts différenciés
🔑 Notions clés & Définitions
- Triple inégalité climatique : La triple inégalité climatique est une situation où les inégalités se manifestent simultanément dans la contribution aux émissions de gaz à effet de serre, dans les impacts différenciés du changement climatique, et dans les capacités d'action pour y faire face.
- Quelles émissions : Les émissions concernées sont les gaz à effet de serre (GES) responsables du changement climatique, dont la répartition varie selon les groupes de revenus au niveau mondial.
📝 Points essentiels
- Les 50% les plus pauvres de la population mondiale sont responsables d’environ 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, tandis que les 10% les plus riches émettent 47%.
- Les inégalités climatiques se traduisent par une contribution inégale aux émissions et des impacts différenciés du changement climatique, les populations les plus pauvres étant les plus vulnérables.
- Part des émissions mondiales de GES attribuables aux 50% les plus pauvres s’élève à 10%, alors que les 10% les plus riches dans la population mondiale émettent 47% des émissions mondiales.
💡 À retenir
La justice climatique requiert de prendre en compte les fortes inégalités dans la contribution aux émissions et la vulnérabilité aux impacts du changement climatique, tant à l’échelle mondiale que locale.
📅 Repères chronologiques
| Date | Événement |
|---|
| 2013 | COP19 |
| 1990 | Année de référence pour les émissions |
| 2019 | Rapport du GIEC |
| 1992 | Sommet de la Terre |
| 1997 | Protocole de Kyoto |
| 2015 | Accord de Paris |
📊 Tableaux de Synthèse
Répartition des émissions mondiales de GES par catégorie
| Catégorie de gaz | Part en % | Principaux secteurs d'origine |
|---|
| CO2 | 64 % | Combustion d’énergies fossiles, industrie |
| CH4 | 18 % | Agriculture |
| N2O | 4 % | Agriculture |
| Gaz fluorés | 14 % | Climatisation, réfrigération, électronique |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confusion entre émissions territoriales et empreinte carbone.
- Oublier l’impact des inégalités sociales sur les émissions.
- Confondre responsabilité historique et responsabilité actuelle.
- Sous-estimer l’importance des gaz fluorés dans le bilan global.
- Ignorer les absorptions par les forêts dans le bilan des émissions.
- Confusion entre émissions directes et indirectes.
- Ne pas prendre en compte les différences sectorielles dans l’analyse.
✅ Checklist Examen
- Vérifier la distinction entre inventaires nationaux et inventaires globaux.
- Comparer émissions territoriales et empreinte carbone.
- Identifier les principaux gaz à effet de serre et leur contribution.
- Analyser le principe des responsabilités différenciées.
- Comprendre les objectifs de l’Accord de Paris.
- Étudier la décomposition de l’identité de Kaya.
- Revoir les inégalités climatiques mondiales.
- Se familiariser avec les enjeux de la neutralité carbone.
- Connaître les limites de l’identité de Kaya.
- Intégrer la notion de responsabilité historique.
- Analyser la répartition des émissions selon les revenus.
- Étudier les stratégies sectorielles d’atténuation.
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