Fiche de révision : Introduction aux fondamentaux du langage humain

Plan du Cours

  1. Ontogenèse et phylogenèse de la lecture et écriture
  2. Les dimensions d’un son de parole 2 propriétés ➢ L’amplitude = la variation de pression, mesurée entre le maximum de compression
  3. Variabilité de prononciation intra- et inter-locuteurs
  4. Les formants = pics d’intensité dans certaines fréquences Les 2 ou 3 premiers formants permettent d’identifier les différentes
  5. Rôle du cortex prémoteur dans la perception et production de la parole
  6. Lexique mental et morphologie : morphèmes, lemmes et flexions
  7. Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage
  8. Caractéristiques universelles du langage humain selon Hockett
  9. Influence du langage sur la cognition : perception des couleurs, espace et nombres
  10. Période critique et plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage
  11. Techniques et résultats expérimentaux en segmentation et reconnaissance de la parole
  12. Méthodologie expérimentale : hypothèses, variables et analyses statistiques en linguistique cognitive

1. Ontogenèse et phylogenèse de la lecture et écriture

Notions clés & Définitions

  • Règles phonotactiques : = ces règles déterminent comment et dans quelle position on va pouvoir combiner des phonèmes entre eux.
  • Les formants : Des pics d’intensité dans certaines fréquences acoustiques qui servent à identifier les voyelles dans la parole, constituant des signatures acoustiques fondamentales.
  • Morphologie : La branche de la linguistique qui étudie les morphèmes, les plus petites unités de sens, et leur rôle dans la formation des mots, notamment à travers l’utilisation de préfixes, suffixes et racines.
  • Exemple : /pa/ → à la fin du /p/ il y a déjà une petite trace du /a/.

Points essentiels

  • Chaque langue possède des règles phonotactiques propres qui déterminent comment combiner les phonèmes entre eux.
  • Les règles phonotactiques existent car certaines combinaisons sont trop difficiles à prononcer par le système articulatoire.
  • La phonotactique influence la capacité à apprendre à lire et écrire en fonction des contraintes phonologiques spécifiques à chaque langue.

À retenir

Les règles phonotactiques façonnent à la fois le développement individuel et l’évolution historique de la lecture et de l’écriture en imposant des contraintes sur la combinaison des phonèmes.

2. Les dimensions d’un son de parole 2 propriétés ➢ L’amplitude = la variation de pression, mesurée entre le maximum de compression

Notions clés & Définitions

  • La reconnaissance de la parole : Processus par lequel le système auditif et cognitif identifie et interprète les sons de la parole, en distinguant les phonèmes malgré la variabilité acoustique entre locuteurs et contextes.
  • Conséquence : Quand on veut faire apprendre une langue étrangère, il faut bien montrer les mvt articulatoires pour que le cerveau fasse une intégration de l’info visuelle + info auditive.
  • Effet McGurk : Illusion auditive où la perception d’un son de parole est modifiée par la vision des mouvements articulatoires, démontrant l’intégration multisensorielle dans la perception de la parole.

Points essentiels

  • L’amplitude est une dimension essentielle pour caractériser l’intensité perçue d’un son de parole.
  • L’amplitude d’un son de parole correspond à la variation de pression mesurée entre le maximum de compression et la décompression dans l’onde sonore.
  • 📊 Tableaux de Synthèse Comparaison des niveaux de langage Niveau Définition Caractéristiques Ontogénétique Développement individuel Se déroule depuis la naissance Phylogénétiqu e Évolution historique Étudie l'évolution de l'espèce humaine Propriétés acoustiques du son de parole Propriété Description Amplitude Variation de pression entre compression et dépression Formants Pics d’intensité dans certaines fréquences, essentiels pour identifier voyelles ⚠ Pièges & Confusions
  • ➢ La fréquence (Hz) = nombre de phases de compression pour une unité de temps donné → plus elles sont rapprochées, plus le son est aigu. Le système auditif humain est capable de détecter les variations de fréquence entre 20Hz et 20 000 Hz. Un facteur modifie le rang de fréquence entendables : l’âge Le signal de parole Production LE LARYNX - Son rôle dans la phonation - Les poumons 🫁 produisent le souffle, - ce souffle traverse le larynx - et fait vibrer les cordes vocales. - Les mouvements de la langue, des lèvres et du palais vont changer la forme du tractus vocal, ⇒ ce qui va permettre de produire des sons différents. Contrairement aux lèvres ou à la langue, le palais ne produit pas du mvt mais change de position en fonction des sons à produire. Hommes: cordes vocales plus longues et plus épaisses que les Femmes ce qui va changer la fréquence des sons produits. + tractus vocal plus grand et long= résonance + profonde et timbre + grave Réception ● Principalement par les cellules ciliées de la cochlée : les vibrations d’air vont faire bouger les cils de cette cochlée, qui vont alors identifier les différentes fréquences. - Début cochlée cellules ciliées qui détectent fréquence haute - Fin de la cochlée; cellules ciliées qui détectent fréquence basse Les ç ciliées ne se renouvellent pas, une fois la ç ciliées arrachée on perd l’audition de la fréquence en question. Elles sont

À retenir

Se focaliser sur la dimension physique fondamentale de l’amplitude permet de comprendre comment les sons de parole sont perçus et différenciés.

3. Variabilité de prononciation intra- et inter-locuteurs

Notions clés & Définitions

  • Perception de la parole : Fonction cognitive qui permet d'interpréter un signal acoustique continu en unités linguistiques discrètes, malgré l'absence de pauses explicites et la variabilité acoustique.
  • Reconnaissance lexicale : Stade de sélection et d'intégration 🔑 Notions clés & Définitions ● Productivité : Capacité du langage à générer ou comprendre des messages entièrement nouveaux et jamais entendus auparavant, en combinant des signaux selon des règles abstraites.
  • Variabilité intra-locuteur : 📝 Points essentiels ● La variabilité intra-locuteur désigne les différences de prononciation d’un même locuteur selon le contexte ou l’état.

Points essentiels

  • La variabilité intra-locuteur désigne les différences de prononciation d’un même locuteur selon le contexte ou l’état.
  • La variabilité inter-locuteur correspond aux différences de prononciation entre différents locuteurs d’une même langue.
  • Cette variabilité complique la reconnaissance automatique et humaine de la parole et nécessite des mécanismes d’adaptation.
  • Cours 1. Lecture et écriture du langage aux niveaux ontogénétique et phylogénétique 2. Les dimensions d’un son de parole 2 propriétés ➢ L’amplitude = la variation de pression, mesurée entre le maximum de compression 3. Variabilité de prononciation intra- et inter-locuteurs 4. Les formants = pics d’intensité dans certaines fréquences

À retenir

La variabilité intra-locuteur désigne les différences de prononciation d’un même locuteur selon le contexte ou l’état.

4. Les formants = pics d’intensité dans certaines fréquences Les 2 ou 3 premiers formants permettent d’identifier les différentes

Notions clés & Définitions

  • Les formants : Pics d’intensité dans le spectre fréquentiel d’un son de parole, correspondant à des résonances du tractus vocal.
  • Un facteur modifie le rang de fréquence entendables : L’âge diminue la capacité à percevoir les sons aigus en augmentant le seuil d’intensité nécessaire pour détecter les hautes fréquences.
  • Hommes : Individus possédant des cordes vocales plus longues et épaisses ainsi qu’un tractus vocal plus grand, ce qui produit des sons de fréquence plus basse et un timbre plus grave.

Points essentiels

  • Les formants sont des pics d’intensité dans le spectre fréquentiel d’un son de parole.
  • Les deux ou trois premiers formants (F1, F2, F3) sont essentiels pour identifier les voyelles, car ils diffèrent toujours sur au moins un formant.
  • La fréquence des formants dépend de la configuration du tractus vocal, notamment la position de la langue, ce qui permet la différenciation phonétique.
  • Les 2 ou 3 premiers formants permettent d’identifier les différentes 5. Usage des clusters consonantiques en attaque et en coda 6. Rôle du cortex prémoteur dans l'identification de la parole 7. Activation des muscles vocaux et cortex lors de l'écoute de la parole 8. Lien entre perception et production chez les personnes muettes 9. Reconnaissance lexicale : stade de sélection et d'intégration 10. Morphologie : étude des morphèmes et formation des mots 11. Lexique mental et distinction entre lemmes et formes fléchies 12. Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage 📖 1. Lecture et écriture du langage aux niveaux ontogénétique et phylogénétique 🔑 Notions clés & Définitions ● Langage : = capacité innée qui a besoin d’une quantité de stimulation pour pouvoir se développer Question des larges linguige models (AI): modèle entraînés uniquement sur des énormes corpus de texte (tout le web!!) . 📝 Points essentiels ● L’ontogenèse du langage correspond au développement individuel depuis la naissance, tandis que la phylogenèse étudie son évolution historique et biologique au sein de l’espèce humaine. ● L’apprentissage du langage chez l’enfant se fait dans des environnements riches en interactions sociales et communicationnelles. ● Les capacités langagières humaines se distinguent de celles de la communication animale par des traits spécifiques comme le déplacement spatial et

À retenir

L’identification des voyelles repose principalement sur l’analyse des premiers formants acoustiques, dont la fréquence est déterminée par la configuration du tractus vocal.

5. Rôle du cortex prémoteur dans la perception et production de la parole

Notions clés & Définitions

  • Cortex prémoteur : Quand on entend la parole, on ne peut pas s’empêcher d’activer les muscles du conduit vocal, le cortex prémoteur et le cortex moteur.
  • Perception de la parole : ● ➢ La fréquence (Hz)
  • C’est un outil puissant : D’un instant à l’autre, quand on écoute qqn, il peut nous apprendre qqch de nouveau qui peut complètement changer notre représentation, notre vision du monde.

Points essentiels

  • Le cortex prémoteur est impliqué non seulement dans la production motrice de la parole mais aussi dans sa perception.
  • Le rôle du cortex prémoteur soutient les théories de perception incarnée du langage.
  • Examen 1. Identifier la différence entre ontogenèse et phylogenèse 2. Expliquer le rôle des formants dans la reconnaissance des voyelles 3. Distinguer variabilité intra- et inter-locuteur 4. Comprendre la fonction du cortex prémoteur dans la perception de la parole 5. Décrire le processus de reconnaissance lexicale 6. Différencier morphologie et lexique mental 7. Connaître le débat innéiste vs empiriste 8. Expliquer l'effet
  • 💡 À retenir Le cortex prémoteur est impliqué dans la reconnaissance des mouvements articulatoires associés à la parole.

À retenir

Le cortex prémoteur illustre l’intégration sensorimotrice dans le traitement du langage, où perception et production sont étroitement liées.

6. Lexique mental et morphologie : morphèmes, lemmes et flexions

Notions clés & Définitions

  • Langues isolantes : Types de langues qui ne permettent pas de modifications morphologiques à l’intérieur des mots, chaque mot portant une signification générale, avec les variations grammaticales exprimées par des mots séparés.
  • Les lemmes : Formes canoniques des mots, distinctes des formes fléchies, qui sont stockées dans le lexique mental et servent de base pour générer les différentes formes fléchies.
  • Morphèmes : ● On peut distinguer 2 grands types de morphèmes : 1.

Points essentiels

  • Le lexique mental contient des unités lexicales codant pour des mots et leurs formes.
  • Un morphème est la plus petite unité de sens ou de fonction grammaticale dans un mot, pouvant être libre ou lié.
  • Un lemme correspond à la forme canonique d’un mot, distincte des formes fléchies.
  • Les flexions sont des modifications morphologiques appliquées aux lemmes pour exprimer des variations grammaticales.
  • Les langues isolantes n’utilisent pas de flexions, tandis que les langues flexionnelles les utilisent pour modifier les mots.
  • À retenir Le lexique mental organise principalement les formes de base des mots, ce qui permet de générer efficacement les formes fléchies et d’optimiser la mémoire lexicale. 📖 12. Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage 🔑 Notions clés & Définitions ● Langage : = capacité innée qui a besoin d’une quantité de stimulation pour pouvoir se développer Question des larges linguige models (AI): modèle entraînés uniquement sur des énormes corpus de texte (tout le web!!) . 📝 Points essentiels ● L’innéisme postule que le langage repose sur un dispositif inné, le LAD, qui génère une grammaire universelle commune à toutes les langues, et que cette capacité est inscrite dans le patrimoine génétique humain. ● L’empirisme soutient que le langage s’acquiert par l’expérience et l’interaction sociale, la compétence langagière se construisant lors des interactions avec l’environnement. ● Les études sur l’acquisition du langage chez les enfants sourds ou isolés alimentent le débat, montrant que l’environnement riche en interactions favorise l’apprentissage selon l’empirisme. ● Les environnements riches en interactions humaines favorisent l’apprentissage du langage, comme le montrent les observations sur les enfants placés dans des bains linguistiques variés. ● Langage & grandes fonctions cognitives B. New Clé moodle : langage Recommendations: - L'instinct du langage - psychologie
  • OSV 6. OVS = 5% des langues du monde + langues avec ordre flexible mais ont souvent quand même un ordre par défaut. 7. Le lexique mental Lexique mental = sorte de dictionnaire mental qui contiendrait tous les mots que nous connaissons (avec leurs propriétés sémantiques, orthographiques, phonologiques, morphologiques) Combien notre lexique mental contient-il de mots? Qu’est ce qui est un mot et qu’est ce qui n’en est pas un ?

À retenir

La structure interne des mots dans le lexique mental repose sur la distinction claire entre morphèmes, lemmes et flexions, ce qui permet la formation et la reconnaissance des différentes formes des mots.

7. Débat innéiste vs empiriste sur l'origine du langage

Notions clés & Définitions

  • Langage : = capacité innée qui a besoin d’une quantité de stimulation pour pouvoir se développer Question des larges linguige models (AI): modèle entraînés uniquement sur des énormes corpus de texte (tout le web!!) .
  • Syntaxe : Ensemble de règles qui gouvernent la structure des phrases dans une langue, permettant de générer des expressions linguistiques nouvelles et compréhensibles.

Points essentiels

  • L’innéisme postule que la capacité de langage est biologiquement préprogrammée chez l’humain, reposant sur un dispositif inné d’acquisition du langage (LAD) qui génère une grammaire universelle commune à toutes les langues.
  • L’empirisme soutient que le langage est acquis principalement par l’expérience et l’interaction sociale, la compétence langagière se construisant lors des interactions avec l’environnement.
  • Ce débat influence les modèles théoriques et expérimentaux en linguistique cognitive et développementale, notamment dans l’étude de l’acquisition du langage chez les enfants.
  • La syntaxe Rappel historique: Béhaviorisme (Dans le behaviorisme idée d’une influence forte des apprentissages par conditionnement : on est limité à nos conditionnements → peine à comprendre comment on peut comprendre phrases auxquelles on a jamais été exposé auparavant ) Skinner (1957) Langage = ensemble de comportements verbaux acquis par conditionnement Apprentissage par association entre stimulus et réponse qui va être éventuellement renforcement Enfant apprend à parler en imitant les adultes et recevant des récompenses quand ses productions sont correctes Intérêt pour ce qui est observable: stimuli et réponse.
  • ➔ faire naître une représentation nouvelle dans l’esprit de celui qui nous écoute d’un instant à l’autre ⇒ Le langage parlé est le moyen de communication fondamentale, malgré toute la technologie actuelle (même si l’audio était plus coûteux que l’écrit à la base) Une langue = produit de l’activité universelle de langage et manifestation particulière de cette capacité “Nous sommes jumeaux par le langage et séparés par les langues” Edgar Morin → C’est une réalisation 💡 À retenir Le débat innéisme versus empirisme questionne si le langage humain est principalement une capacité

À retenir

Explorer les fondements théoriques opposés sur l’origine du langage permet de comprendre les différentes approches en psychologie du langage, entre innéisme et empirisme.

8. Caractéristiques universelles du langage humain selon Hockett

Notions clés & Définitions

  • Langage : = capacité innée qui a besoin d’une quantité de stimulation pour pouvoir se développer Question des larges linguige models (AI): modèle entraînés uniquement sur des énormes corpus de texte (tout le web!!) .
  • Double articulation : = les phonèmes peuvent se combiner en morphèmes, les morphèmes peuvent se combiner pour former des mots ou phrases (on a qlq unités et qlq règles à différents niveaux pour arriver à une infinité d’unités) articuler un petit nombre de phonèmes → morphèmes combi
  • Productivité : = capacité à générer (combiner des signaux) ou comprendre des messages entièrement nouveaux et jamais entendus auparavant.

Points essentiels

  • Hockett a identifié huit caractéristiques universelles du langage humain, telles que la sémanticité, l’arbitrarité, la productivité, le déplacement et la transmission culturelle, qui le distinguent des autres systèmes de communication.
  • Hockett a identifié des caractéristiques universelles qui distinguent le langage humain des autres systèmes de communication.
  • Langage humain vs animal ● Sémanticité (signification) : ○ pour les vervets ○ pour les abeilles ○ pour les bonobos ● Arbitrarité : ○ pour les vervets (ils n’imitent pas le prédateur) ○ pour les bonobos ○ partiellement pour les abeilles (l’angle de la danse est en fonction de l’angle de la source, même si la vitesse pour l'éloignement de la source est arbitraire) ● Déplacement ○ Vervets : non → si la menace n’est pas présente ils ne les utilisent pas ○ Abeilles : oui → expriment un message sur l’info spatial de la source de nourriture qui n’est pas présente ○ Bonobo: potentiellement ● Double articulation (créer des éléments plus grands à partir d’unités plus petites et de règles) ○ Vervets : non ○ Abeille : non ○ Bonobos: oui (début de double articulation avec les doubles cris) ● Productivité (combinaison de signaux) ○ Vervets : non ○ Abeilles : partiellement → peuvent signaler une infinité de lieux (jamais rencontrés auparavant) avec leur système mais ne peuvent pas communiquer sur autre chose qu’un lieu ○ bonobos: oui potentiellement ● Usage spontané ○ Vervets : non ○ Abeilles : non ○ Bonobos: oui ● Réflexivité ○ Vervets : non ○ Abeilles : non ○ Bonobos: non ● Compositionnalité ○ Vervets : non ○ Abeilles : non ○ Bonobos: oui ➔ Il y a un certain nombre de points communs entre le système langagier humain et les systèmes de communication animaliers.

À retenir

Hockett a identifié huit caractéristiques universelles du langage humain, telles que la sémanticité, l’arbitrarité, la productivité, le déplacement et la transmission culturelle, qui le distinguent des autres systèmes de communication.

9. Influence du langage sur la cognition : perception des couleurs, espace et nombres

Notions clés & Définitions

  • Conclusion : L'influence du langage sur la cognition se manifeste par des modifications dans la catégorisation perceptive des couleurs, l'utilisation des systèmes de référence spatiaux et la représentation des quantités numériques.
  • Perception des couleurs : La capacité à distinguer et catégoriser les couleurs est modulée par la présence ou l'absence de termes linguistiques spécifiques, influençant la facilité de discrimination entre certaines teintes.
  • Langage et cognition numérique : La compréhension et la représentation des quantités numériques évoluent avec l'apprentissage du comptage, passant d'une représentation logarithmique à une représentation linéaire, un changement lié à l'éducation plus qu'au vocabulaire spécifique.
  • Participants : Pour s’assurer que les participants perçoivent bien les couleurs affichées.

Points essentiels

  • Le langage modifie la catégorisation perceptive des couleurs selon les catégories linguistiques, influençant la facilité de distinction.
  • Les systèmes de référence spatiaux (égocentrique vs géocentrique) sont affectés par le langage et l’environnement, avec une utilisation plus fréquente du système géocentrique chez certains groupes.
  • La cognition numérique est liée au langage et à l’éducation, notamment dans le dénombrement et la compréhension des quantités exactes.
  • La loi de Weber explique la sensibilité aux différences proportionnelles dans la perception des quantités.
  • Participants : GSM, CP, CE1 Résultats ● GSM : rpz fortement logarithmique ● CP : rpz logarithmique mais moins importante ● CE1 : rpz linéaire ➔ Démonstration du changement profond de rpz influencé par le système éducatif → nous amène à une rpz des quantités plus juste (linéaire) que nos rpz naturelles (logarithmique) Conclusion : langage et cognition numérique ● L’apprentissage du comptage va changer nos rpz des quantités et nous permettre de passer d’une rpz logarithmique à une rpz linéaire ● Les rpz des quantités des mundurukus ressemblent fortement à celles des enfants occidentaux avant l’apprentissage du comptage ● Ce n’est donc pas le langage qui semble expliquer les performances des mundurukus mais l’éducation et l’apprentissage du comptage CONCLUSION GÉNÉRALE Une question de niveau de traitement: ● Aujourd’hui : pas de preuve que les systèmes de langages différents changent automatiquement la perception de bas niveau (= la façon de percevoir le monde) , malgré de nombreuses études.

À retenir

Le langage modifie la catégorisation perceptive des couleurs selon les catégories linguistiques, influençant la facilité de distinction.

10. Période critique et plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage

Notions clés & Définitions

  • Période critique : = période durant laquelle l’organisme va être très sensible à certains stimulis → S’il est exposé à ces stimulis durant cette période, certaines capacités vont pouvoir se développer;
  • Hémisphérectomie : = seul ttt aujourd’hui pour supprimer l’épilepsie → Latéralisation : on sait que les fonctions langagières sont majoritairement localisées dans l’hémisphère gauche.
  • Plasticité cérébrale : Capacité du cerveau à s’adapter et à réorganiser ses fonctions, qui diminue avec l’âge, permettant une meilleure récupération ou acquisition linguistique chez les jeunes enfants.

Points essentiels

  • Les performances en langue seconde sont négativement corrélées avec l’âge d’arrivée dans un environnement linguistique, avec une meilleure acquisition si l’apprentissage commence tôt.
  • Après cette période, la capacité à apprendre une langue diminue fortement, avec un plateau bas après la puberté.

À retenir

Les performances en langue seconde sont négativement corrélées avec l’âge d’arrivée dans un environnement linguistique, avec une meilleure acquisition si l’apprentissage commence tôt.

11. Techniques et résultats expérimentaux en segmentation et reconnaissance de la parole

Notions clés & Définitions

  • Métacognition : Capacité à réfléchir à ses propres processus cognitifs, impliquant l'utilisation du langage pour représenter et analyser ses propres représentations mentales, notamment dans des tâches de raisonnement ou de résolution de problèmes.
  • Stade de sélection : Étape du traitement de la parole où, après activation de plusieurs candidats lexicaux par la segmentation phonétique, le système élimine progressivement les candidats incompatibles jusqu'à ce qu'un seul mot soit reconnu.

Points essentiels

  • Le modèle de la cohorte décrit la reconnaissance de la parole en trois étapes progressives d’activation lexicale, incluant la segmentation, la sélection et la contextualisation.
  • L’effet Ganong montre un biais de lexicalisation influençant la perception des phonèmes ambigus en manipulant le VOT pour créer des stimuli intermédiaires entre /d/ et /t/.
  • L’effet McGurk illustre une illusion auditive où la perception de la parole est modifiée par des informations visuelles, notamment le mouvement des lèvres, démontrant l’intégration multimodale dans la reconnaissance de la parole.
  • Ces effets démontrent l’interaction entre perception auditive, contexte lexical et multimodalité dans la reconnaissance de la parole, impliquant des processus automatiques et intégrés.
  • ➔ Notre cerveau essaye de résoudre/réconcilier des informations contradictoires pour créer une perception cohérente ➔ Même en sachant que c’est une illusion, on ne peut pas s’empêcher de la percevoir.
  • La perception de la parole 2.1.

À retenir

L’effet McGurk illustre une illusion auditive où la perception de la parole est modifiée par des informations visuelles, notamment le mouvement des lèvres, démontrant l’intégration multimodale dans la reconnaissance de la parole.

12. Méthodologie expérimentale : hypothèses, variables et analyses statistiques en linguistique cognitive

Notions clés & Définitions

  • Hypothèses : ⇒ fonction cognitive qui s’améliore avec l'âge (rare) (réflexion de exclusion recette paire La distance perceptive entre les paires doit être la même Hypothèses : 1.

Points essentiels

  • La variable indépendante correspond au facteur manipulé par le chercheur afin d'observer son effet.
  • La variable dépendante est la mesure observée pour évaluer l'effet de la variable indépendante.
  • Une hypothèse expérimentale doit être formulée clairement avant la collecte des données.
  • L'analyse statistique permet de déterminer la significativité des effets observés.
  • Le contrôle des variables et la randomisation sont essentiels pour garantir la validité des résultats expérimentaux.
  • Expérience 2 Est-ce une question de focus linguistique ou de type de mot ? ● Dans les nouvelles phrases, l’action est prolongée avec un adverbe The runner/ was very/ thirsty./ A fan/ handed him/ a bottle/ of cold/ water/ which he/ opened/ quickly. → Est-ce que l’effet se restreint à “open” ou perdure à “quickly” ? + Condition contrôle avec adverbes qui n’ont pas de rapport avec l’action Résultats → Les sujets sont plus rapides dans la condition congruente, non seulement sur le verbe, mais aussi sur l’adverbe. ➔ Les représentations motrices ne sont pas activées uniquement sur les verbes, également sur le focus linguistique de l’action. ➔ L’effet de congruence dépend du focus linguistique Critique de l'approche par cognition incarnée Cette simulation perceptive est réalisée automatiquement mais ¤ Est-elle indispensable ? ¤ Sujets aphantasiques n 60% disent rêver (moins que typiques) n Imagerie possible mais pas d'accès conscient ? ¤ Comment sont représentés les concepts abstraits ? Conclusion ● Données en faveur de l’hyp de la cognition incarnée, d’une activation automatique de ces simulations perceptivo-motrices (personne ne doute du fait qu’on puisse y faire appel). ● Pour autant, on ne sait pas si ces simulations perceptivo-motrices sont indispensables pour percevoir le langage ? Notamment va se poser la question des sujets aphantasiques = incapables de former des images
  • Expé 2 Les mêmes sujets vont refaire une étude, ils répondent cette fois à la version écrite du test (1 an plus tard) → Meilleurs perf quand sujets sont à l’écrit qu’à l’oral ➔ Toujours corrélation avec âge d’acquisition, mais bien moins forte ➔ Différence beaucoup moins marquée à l’écrit qu’à l’oral car il n’y a besoin que de comprendre ce qui a été écrit, qui est bcp plus facile qu'à l'oral (décodage des mots plus compliquée à cause des accents, des tons etc vs à l’écrit où les mots sont séparés par des espaces). ⇒ effet de l’âge d'acquisition pour la 2 aussi: + elle est acquise tard + ce sera compliqué (mais diff interindividuelles très fortes) Influence sur l’accent Flege-1995 1300 phrases à l’écrit, répéter et lire à haute voix les phrases présentées → 10 juges pour noter les phrases prononcées par les participants (= l’accent) Résultats Chaque ligne représente les scores donnés par un juge ● Effet du juge : tendances plus ou moins sévères ● Effet de l’âge d’arrivée : plus les sujets sont arrivés tôt dans le pays, meilleur sera leur accent Cet effet de l’âge n’est pas complètement linéaire, on peut distinguer 3 phases : - 2-8 ans (petit effet) - 8-16 ans (effet de l’âge très important) - 16 ans + (effet + faible) → lien avec l'étude de Johnson + Sur d’autres aspects que l’accent on constate aussi un effet de l’âge d’arrivé Conclusion: ➔ Les effets d'âge d’arrivée avant

À retenir

La rigueur de la démarche expérimentale en linguistique cognitive, incluant la formulation claire d'hypothèses, le contrôle des variables, la randomisation et l'analyse statistique, est indispensable pour assurer la fiabilité des conclusions.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1957Identification des caractéristiques universelles du langage selon Hockett
1995Étude sur l'accent et l'âge d'arrivée dans l'acquisition du langage
1300Référence historique à l'acquisition du langage

Tableaux de Synthèse

Comparaison des caractéristiques du langage humain et animal

CaractéristiqueHumainAnimal
SémanticitéOuiVariable selon l'espèce
ArbitraritéOuiPartielle ou non
DéplacementOuiNon ou limité
Double articulationOuiNon
ProductivitéOuiNon

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre variabilité intra- et inter-locuteurs
  2. Mélanger formants et autres propriétés acoustiques
  3. Confondre règles phonotactiques et phonologie
  4. Sous-estimer l'importance de la plasticité cérébrale dans l'acquisition du langage
  5. Confondre morphèmes, lemmes et flexions
  6. Oublier l'influence du contexte culturel sur le langage
  7. Confusion entre innéisme et empirisme dans la théorie du langage

Checklist Examen

  1. Vérifier la compréhension des règles phonotactiques
  2. Savoir définir et différencier formants et amplitudes
  3. Connaître les caractéristiques de la variabilité intra- et inter-locuteurs
  4. Maîtriser les concepts de morphèmes, lemmes et flexions
  5. Comprendre la distinction entre innéisme et empirisme
  6. Savoir citer les caractéristiques universelles selon Hockett
  7. Connaître l'impact du langage sur la cognition
  8. Maîtriser la méthodologie expérimentale en linguistique cognitive
  9. Savoir interpréter les résultats d'études sur l'accent et l'âge d'arrivée

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux fondamentaux du langage humain avec 8 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « Ontogenèse et phylogenèse de la lecture et écriture » ?

2. Quelle est la définition précise de l'amplitude d’un son de parole ?

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Mémorisez les concepts clés de Introduction aux fondamentaux du langage humain avec 9 flashcards interactives.

Ontogenèse du langage — définition ?

Développement individuel du langage depuis la naissance.

Ontogenèse de la lecture — définition?

Développement individuel de la lecture chez l'enfant.

Amplitude — propriété du son ?

Variation de pression entre compression et décompression.

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