Fiche de révision : Introduction aux Marchés Financiers

Plan du Cours

  1. CAC 40 GR
  2. Histoire de la bourse
  3. Euronext et fusion
  4. Fonctionnement bourse
  5. Régulation AMF
  6. Marchés financiers
  7. Marchés réglementés
  8. Marchés non réglementés
  9. Marché primaire et secondaire
  10. Classes d’actifs
  11. Actions et dividendes
  12. Obligations et rendement

1. CAC 40 GR

Notions clés & Définitions

  • CAC 40 (classique) : Indice boursier français qui mesure uniquement l’évolution du cours des actions composant l’indice, sans tenir compte des dividendes.
  • CAC 40 GR (Gross Return) : Indice qui inclut non seulement l’évolution du cours des actions mais aussi le réinvestissement des dividendes versés par les sociétés composant l’indice, représentant la performance totale d’un investisseur.
  • Performance historique du CAC 40 : La croissance de l’indice depuis sa création, intégrant l’impact des dividendes réinvestis dans le cas du CAC 40 GR, permettant d’évaluer la rentabilité réelle d’un investissement sur le long terme.
  • Investissement via ETF CAC 40 : Achat d’un fonds indiciel coté en bourse qui reproduit la performance du CAC 40, y compris le rendement brut dans le cas du CAC 40 GR si l’ETF réinvestit les dividendes.
  • Rendement brut vs rendement net : Le rendement brut correspond à la performance avant déduction des impôts et frais, tandis que le rendement net tient compte de ces déductions. Le CAC 40 GR reflète le rendement brut, incluant les dividendes réinvestis, sans déduction fiscale.

Points essentiels

  • Le CAC 40 classique ne prend en compte que l’évolution du prix des actions, ce qui peut sous-estimer la performance réelle pour un investisseur réinvestissant ses dividendes.
  • Le CAC 40 GR offre une vision plus complète de la performance en intégrant le réinvestissement des dividendes, ce qui reflète la croissance réelle d’un portefeuille investi dans ces sociétés.
  • La performance historique du CAC 40 depuis son origine montre une croissance significative, mais le CAC 40 GR permet d’évaluer la rentabilité totale en tenant compte des dividendes, souvent supérieure à celle du CAC 40 classique.
  • L’investissement via ETF CAC 40 permet une gestion passive, facilitant la diversification et la réplication de la performance, notamment celle du CAC 40 GR si l’ETF réinvestit les dividendes.
  • La distinction entre rendement brut (performance avant impôts et frais) et rendement net (après déductions fiscales et frais) est cruciale pour évaluer la rentabilité réelle d’un investissement boursier.

À retenir

Le CAC 40 GR représente la performance totale d’un investissement dans les sociétés françaises du CAC 40, en intégrant le réinvestissement des dividendes, offrant ainsi une vision plus fidèle de la croissance potentielle sur le long terme comparée au CAC 40 classique.

2. Histoire de la bourse

Notions clés & Définitions

  • Création de la première société par actions (1250) : La société "Les moulins de Bazacle" à Toulouse, créée en 1250, est considérée comme la première société par actions, permettant la mobilisation collective de capitaux pour des projets communs. La charte officielle a été signée en 1372.
  • Origine et évolution des lieux de bourse : Les premiers lieux de rassemblement pour les échanges financiers incluent l’Hôtel Van de Buerse à Bruges (vers 1280), la première bourse de commerce à Lyon (1540), et le Palais Brongniart à Paris (1826). Ces sites ont marqué l'évolution physique et institutionnelle des marchés financiers.
  • Transition du système d’enchères à la criée à la cotation assistée continue (1987) : En 1987, la bourse a évolué d’un système traditionnel d’enchères à la criée, appelé la corbeille, vers un système informatisé de cotation assistée continue, améliorant la fluidité et la transparence des échanges.
  • Dates clés de l’histoire de la bourse en Europe : Parmi les moments majeurs, la création de la bourse de Paris en 1724, la fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles en 2000 pour former Euronext, et la fusion avec le NYSE en 2007, qui ont structuré le paysage européen et mondial.
  • Évolution des indices boursiers (ex : CAC 40, 1988) : Le CAC 40, créé en 1988, est un indice de référence en France. La version "GR" (gross return) inclut les dividendes réinvestis, offrant une mesure plus fidèle de la performance totale d’un investissement sur le long terme.

Points essentiels

  • La création de la société par actions "Les moulins de Bazacle" en 1250 marque le début de la finance moderne, permettant la levée de capitaux pour des projets communs.
  • Les lieux de bourse ont évolué d’un simple lieu de rassemblement à des institutions structurées, avec des sites emblématiques comme le Palais Brongniart.
  • La transition technologique en 1987 vers la cotation assistée continue a révolutionné le fonctionnement des marchés, rendant les échanges plus rapides et transparents.
  • La fusion des bourses européennes (2000) et leur intégration mondiale (2007) ont renforcé la position de la bourse de Paris dans le contexte international.
  • La création du CAC 40 en 1988 a permis de suivre la performance des principales entreprises françaises, avec une évolution vers des indices intégrant dividendes (CAC 40 GR) pour une vision plus complète.

À retenir

L’histoire de la bourse est marquée par une évolution constante, depuis la création de la première société par actions en 1250 jusqu’aux systèmes informatisés modernes, en passant par la structuration physique des lieux et l’intégration européenne et mondiale.

3. Euronext et fusion

Notions clés & Définitions

  • Fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles en 2000 : Création d’Euronext, un groupe européen regroupant plusieurs places financières, par la fusion de ces trois bourses historiques.
  • Intégration du LIFFE et de la bourse portugaise en 2002 : Extension d’Euronext par l’incorporation du London International Financial Futures and Options Exchange (LIFFE) et de la bourse portugaise, renforçant sa présence en Europe.
  • Fusion avec NYSE en 2007 : Euronext fusionne avec le New York Stock Exchange pour former NYSE Euronext, devenant ainsi la première place financière mondiale.
  • Retour à l’indépendance en 2014 : Euronext se sépare de NYSE Euronext suite à la cession de ses activités américaines, redevenant un groupe européen indépendant.
  • Rachat par Intercontinental Exchange (ICE) en 2013 : Acquisition de NYSE Euronext par ICE, groupe américain spécialisé dans les infrastructures de marché.
  • Liste des places boursières détenues par Euronext : Comprend Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne, Dublin, Oslo et Milan, avec une capitalisation boursière de 6900 milliards d’euros en 2020, et près de la moitié des valeurs de l’indice EURO STOXX 50.

Points essentiels

  • La fusion des bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles en 2000 a permis la création d’Euronext, principal opérateur financier européen, régulé par l’AMF.
  • L’intégration du LIFFE (2002) et de la bourse portugaise a étendu la couverture géographique et les types de marchés proposés.
  • La fusion avec NYSE en 2007 a placé Euronext au sommet mondial, mais cette union a été dissoute en 2014, lorsque Euronext a retrouvé son autonomie.
  • En 2013, ICE a racheté NYSE Euronext, renforçant la position de l’acteur américain dans la gestion des infrastructures financières.
  • Euronext détient plusieurs places boursières en Europe, dont Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne, Dublin, Oslo et Milan, avec une capitalisation significative et une influence majeure sur les marchés européens.
  • Son rôle principal est d’organiser, réguler, et assurer la transparence des marchés financiers, en établissant les règles, en gérant l’admission des valeurs, en diffusant les cours, et en assurant la compensation des négociations.

À retenir

Euronext, créé en 2000 par la fusion de plusieurs bourses européennes, a connu plusieurs phases d’expansion et de recentrage, devenant un acteur clé de la régulation et de l’organisation des marchés financiers en Europe, avant de retrouver son indépendance en 2014.

4. Fonctionnement bourse

Notions clés & Définitions

  • Marché d’instruments financiers : La bourse est un lieu où s’échangent des instruments financiers tels que actions, obligations, etc., permettant aux investisseurs d’acheter ou vendre ces titres.
  • Fonction de financement de l’économie : La bourse facilite le transfert de ressources des épargnants vers les agents économiques en recherche de capitaux, comme les entreprises ou les États, contribuant ainsi à la croissance économique.
  • Assurer la liquidité des titres financiers : La bourse garantit qu’un investisseur peut vendre rapidement ses titres à tout moment, grâce à la présence d’un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs, ce qui maintient la valeur des actifs et facilite leur évaluation.
  • Rôle des intermédiaires et systèmes informatisés de cotation : Les intermédiaires (banques, brokers) facilitent les transactions, tandis que les systèmes informatisés de cotation gèrent la publication des prix et la négociation en temps réel, assurant transparence et efficacité.
  • Différence entre offre et demande sur le marché boursier : L’offre correspond aux titres disponibles à la vente, tandis que la demande représente les acheteurs potentiels. La rencontre de ces deux forces détermine le prix des titres, en fonction de la loi de l’offre et de la demande.

Points essentiels

  • La bourse est un marché organisé où se négocient des instruments financiers, permettant aux émetteurs d’obtenir des financements et aux investisseurs de réaliser des placements.
  • Elle joue un rôle clé dans le financement de l’économie en transférant l’épargne vers les agents économiques en besoin de capitaux.
  • La liquidité est assurée par la présence d’un grand nombre d’acteurs, ce qui permet de vendre ou d’acheter des titres à tout moment sans impact majeur sur leur prix.
  • Les intermédiaires (banques, courtiers) et les systèmes informatisés de cotation (ex : systèmes de négociation électroniques) sont essentiels pour la transparence, la rapidité et la sécurité des transactions.
  • La formation des prix sur le marché boursier résulte de l’interaction entre l’offre (titres disponibles à la vente) et la demande (investisseurs souhaitant acheter), ce qui influence directement la valorisation des actifs.

À retenir

La bourse fonctionne comme un marché organisé où la liquidité, le financement de l’économie, et la transparence des prix sont assurés par l’action conjointe des intermédiaires, des systèmes informatisés de cotation, et de la dynamique entre offre et demande.

5. Régulation AMF

Notions clés & Définitions

  • Autorité des Marchés Financiers (AMF) : organisme public indépendant chargé de réguler, d'informer et de protéger les acteurs des marchés financiers en France, en veillant au bon fonctionnement de ces marchés (voir aussi "Domaines d’intervention").
  • Pouvoirs de l’AMF : ensemble des compétences conférées à l’AMF pour édicter des règles, autoriser, surveiller, sanctionner et mener des enquêtes sur les acteurs et produits financiers (voir aussi "Fonctionnement interne").
  • Dispositif de médiation : mécanisme mis en place par l’AMF pour aider les investisseurs à résoudre leurs litiges avec les acteurs financiers, favorisant ainsi la protection des épargnants (voir aussi "Protection").
  • Fonctionnement interne : organisation de l’AMF comprenant un collège, une commission des sanctions, et une autonomie financière, permettant une gestion indépendante et efficace (voir aussi "Autonomie financière").
  • Coordination avec autres autorités : collaboration régulière de l’AMF avec des organismes français comme l’ACPR, ainsi qu’avec ses homologues européens et étrangers, pour assurer une régulation cohérente et efficace (voir aussi "Domaines d’intervention").

Points essentiels

L’AMF, créée en 2003, est une autorité publique indépendante qui joue un rôle central dans la régulation des marchés financiers français. Elle dispose de pouvoirs étendus, notamment celui d’édicter des règles, d’autoriser et de contrôler les acteurs, et de sanctionner en cas de non-respect. Son fonctionnement repose sur un collège dirigé par un président, une commission des sanctions, et une équipe d’environ 450 collaborateurs, lui assurant une autonomie financière grâce aux contributions des acteurs qu’elle supervise. Elle intervient dans plusieurs domaines, notamment la régulation des marchés financiers, des sociétés cotées, et des intermédiaires financiers (établissements de crédit, sociétés de gestion, etc.). La régulation de ces acteurs vise à garantir la transparence, la sécurité et la protection des investisseurs. L’AMF coopère avec d’autres autorités françaises telles que l’ACPR, ainsi qu’avec ses homologues européens et internationaux, pour assurer une régulation cohérente à l’échelle globale. Elle possède également un dispositif de médiation pour aider les investisseurs en cas de litige.

À retenir

L’AMF est le pilier de la régulation financière en France, combinant pouvoirs étendus, organisation indépendante et coopération internationale pour assurer la sécurité, la transparence et la protection des investisseurs sur les marchés financiers.

6. Marchés financiers

Notions clés & Définitions

  • Marchés actions : marchés où sont négociés les titres de propriété des entreprises cotées, conférant des droits tels que le dividende, le vote et l'information (voir section 10).
  • Marchés obligataires : marchés où s’échangent des titres de créance, représentant des dettes émises par des sociétés, États ou collectivités, avec versement d’intérêts ou coupons (voir section 12).
  • Marchés monétaires : marchés de court terme (moins de 2 ans) où banques, entreprises et États prêtent ou empruntent des fonds, utilisant des taux de référence comme l’EONIA ou l’EURIBOR (voir section 12).
  • Marchés des devises (Forex) : marchés internationaux où s’échangent toutes les devises du monde, notamment l’Euro, le Dollar US, la Livre Sterling, etc. (voir section 10).
  • Marchés des matières premières : marchés où s’échangent des produits comme le pétrole, le blé, le cacao, etc., souvent sous forme de contrats à terme ou d’échanges physiques.
  • Marchés immobiliers : marchés où s’échangent des biens immobiliers, en direct ou via des sociétés foncières, SCPI ou OPCI, intégrant aussi le marché des œuvres d’art, vins, etc.

Points essentiels

Les marchés financiers jouent un rôle crucial dans le financement de l’économie en permettant le transfert de ressources entre épargnants et agents économiques (voir "la fonction de financement" dans la section 4).
Ils se divisent en plusieurs types selon la nature des instruments négociés :

  • Marchés actions : négociation des titres de propriété, conférant droits aux dividendes, votes et informations (section 10).
  • Marchés obligataires : négociation de titres de dette, avec versement d’intérêts fixes ou variables, et classés en obligations souveraines, d’entreprises ou internationales (section 12).
  • Marchés monétaires : placements et emprunts à court terme, avec des taux de référence comme l’EONIA ou l’EURIBOR, permettant une gestion de liquidité à court terme (section 12).
  • Marchés des devises (Forex) : échanges internationaux de devises, avec des monnaies principales comme l’Euro, le Dollar US, la Livre Sterling, etc. (section 10).
  • Marchés des matières premières : échanges physiques ou via contrats à terme de produits agricoles, énergétiques, métaux, etc.
  • Marchés immobiliers : transactions de biens immobiliers, en direct ou via des véhicules d’investissement comme SCPI ou OPCI.
    Les marchés peuvent être réglementés, avec des normes strictes pour garantir la sécurité et la transparence, ou non réglementés mais régulés, comme le marché Euronext Access ou Euronext Growth (voir section 7 et 8).
    Les marchés primaires concernent l’émission de nouveaux titres, tandis que les marchés secondaires assurent la liquidité et l’évaluation des titres déjà émis (section 9).

À retenir

Les marchés financiers sont essentiels pour le financement, la liquidité et la gestion des risques dans l’économie, en regroupant divers types d’échanges d’actifs, chacun avec ses spécificités et ses fonctions.

7. Marchés réglementés

Notions clés & Définitions

  • Marchés réglementés : marchés où la sécurité est assurée par des normes réglementaires extérieures aux parties, permettant la protection des épargnants grâce à la transparence des ordres (carnet d’ordres). En France, leur statut est accordé par le ministre de l’économie sur proposition de l’AMF. Exemples : Euronext Paris, MATIF, MONEP.
  • Compartimentation des sociétés : classification des sociétés cotées selon leur capitalisation boursière en compartiments A, B ou C, permettant d’identifier facilement les grandes, moyennes et petites valeurs. Par exemple, le compartiment A regroupe les valeurs dont la capitalisation dépasse 1 milliard d’euros.
  • Obligations d’information et de transparence : obligations imposées aux sociétés cotées sur les marchés réglementés, telles que la diffusion d’au moins 25% du capital lors de l’admission, la présentation de comptes audités, la publication régulière de chiffres d’affaires et résultats, afin d’assurer la transparence et la confiance des investisseurs.

Points essentiels

Les marchés réglementés en France, tels qu’Euronext Paris, sont encadrés pour garantir la sécurité des investisseurs et la transparence des opérations. Leur statut est attribué par le ministre de l’économie sur proposition de l’AMF, qui veille à leur conformité aux normes. La compartimentation des sociétés selon leur capitalisation (A, B, C) facilite la distinction entre grandes, moyennes et petites valeurs, avec des obligations strictes d’information : diffusion d’au moins 25% du capital, comptes certifiés, publication régulière des résultats, impactant directement la cotation et la perception du marché. Ces mesures visent à sécuriser les investissements, à protéger les épargnants et à assurer un fonctionnement transparent et fiable du marché boursier.

À retenir

Les marchés réglementés en France sont des espaces encadrés par des normes strictes, destinés à sécuriser et à garantir la transparence des opérations pour protéger les épargnants, avec une classification claire selon la capitalisation des sociétés.

8. Marchés non réglementés

Notions clés & Définitions

  • Marché Libre (Euronext Access) : marché non réglementé destiné aux entreprises trop jeunes ou trop petites pour accéder à une cotation réglementée, permettant leur financement et leur croissance.
  • Alternext (Euronext Growth) : marché non réglementé mais régulé, conçu pour offrir aux PME et ETI la possibilité d’accéder à la cotation et à une source de financement complémentaire.
  • Enternext : plateforme créée en mai 2013 pour favoriser l’accès des PME et ETI aux marchés financiers, à l’échelle régionale, nationale et européenne, dans un objectif de financement et de croissance.
  • Objectif d’accès à la cotation pour PME et entreprises jeunes : faciliter l’introduction en bourse et le financement des petites et moyennes entreprises en leur proposant des marchés adaptés, moins contraignants que les marchés réglementés.
  • Différences avec marchés réglementés : les marchés non réglementés mais régulés disposent de règles moins strictes en matière de transparence et de gouvernance, ce qui leur permet d’accueillir des entreprises plus petites ou en phase de croissance, avec une régulation assurée par des acteurs comme Euronext ou l’AMF.
  • Rôle dans le financement des PME et ETI : ces marchés offrent une plateforme de financement alternative, permettant aux petites et moyennes entreprises d’accéder aux capitaux via la cotation, tout en bénéficiant d’un cadre réglementaire adapté à leur taille et leur développement.

9. Marché primaire et secondaire

Notions clés & Définitions

  • Marché primaire : marché où s’effectue l’émission d’actifs financiers neufs, permettant aux émetteurs de lever des fonds directement auprès des investisseurs, comme lors de l’introduction en bourse ou d’une augmentation de capital. AUTEUR (date) : "L’émission d’actifs financiers (action, obligation,…)".
  • Marché secondaire : marché où s’échangent des titres financiers déjà émis sur le marché primaire, assurant la liquidité et la valorisation continue des titres. AUTEUR (date) : "échanges de titres déjà émis".
  • Complémentarité : relation où le marché secondaire soutient la performance du marché primaire en facilitant la liquidité et l’évaluation des titres, rendant l’émission initiale plus attractive. AUTEUR (date) : "Les marchés primaire et secondaire sont très complémentaires".
  • Rôle du marché secondaire : assurer la liquidité des investissements, permettre l’évaluation en temps réel des titres, et renforcer la confiance dans le marché primaire.

Points essentiels

Le marché primaire est le lieu d’émission des actifs financiers neufs, tels que lors de l’introduction en bourse ou d’une augmentation de capital, permettant aux émetteurs de financer leurs projets. La performance de ces émissions dépend de leur succès sur le marché primaire. En revanche, le marché secondaire concerne l’échange de titres déjà existants, ce qui garantit leur liquidité et leur valorisation continue. La liquidité du marché secondaire est essentielle pour la crédibilité du marché primaire, car elle rassure les investisseurs sur la possibilité de revendre leurs titres à tout moment. La relation entre ces deux marchés est donc fondamentale : le marché secondaire soutient la stabilité et l’attractivité du marché primaire en facilitant l’évaluation et la liquidité des titres.

À retenir

Le marché primaire permet l’émission de nouveaux titres, tandis que le marché secondaire assure leur liquidité et leur valorisation, formant un duo essentiel pour le bon fonctionnement des marchés financiers.

10. Classes d’actifs

Notions clés & Définitions

  • Actions : Titres de propriété représentant une part du capital d’une entreprise. Selon PERROUX (date), elles confèrent des droits tels que le dividende, le vote lors des assemblées générales, et l’accès à l’information financière. Les actions permettent une participation directe à la gestion et aux bénéfices de l’entreprise.

  • Obligations : Titres de créance émis par une société, un État ou une collectivité locale. Elles constituent un prêt accordé à l’émetteur, qui s’engage à verser un intérêt (coupon) et à rembourser le capital à l’échéance. Selon FITCH (date), elles offrent un rendement fixe ou variable, avec des risques liés à la solvabilité de l’émetteur.

  • Autres classes : Catégories d’actifs diversifiés comme l’immobilier (via SCPI ou sociétés foncières), matières premières (céréales, métaux, énergie), devises (Forex), et cryptomonnaies. Ces classes offrent des opportunités de diversification mais présentent aussi des risques spécifiques, notamment en volatilité ou en liquidité.

Points essentiels

  • Les actions donnent droit à une part du capital, un dividende potentiel, un droit de vote, et une information régulière. Leur avantage principal réside dans l’espérance de gains élevés et la diversification, mais elles sont sujettes à une forte volatilité et à des pertes potentielles (PERROUX, date).

  • Les obligations représentent une part de dette, avec un intérêt fixe ou variable (coupon). Leur rendement dépend du prix de l’obligation, et elles sont généralement moins volatiles que les actions. Les obligations souveraines, d’entreprises ou internationales offrent différentes options selon leur notation et leur risque de crédit (FITCH, date).

  • Les autres classes incluent l’immobilier, les matières premières, les devises et cryptomonnaies. Ces actifs peuvent servir de couverture contre l’inflation ou de diversification, mais leur liquidité et leur volatilité varient considérablement, notamment pour les cryptomonnaies ou le marché immobilier.

  • La distinction entre marché primaire (émission de nouveaux titres) et marché secondaire (échanges de titres existants) est fondamentale pour comprendre la liquidité et l’évaluation des actifs financiers.

À retenir

Les classes d’actifs offrent une gamme variée d’opportunités d’investissement, chacune avec ses avantages et ses risques spécifiques, permettant une diversification efficace pour optimiser le rendement selon le profil de l’investisseur.

11. Actions et dividendes

Notions clés & Définitions

  • Actions : Titres de propriété représentant une part du capital d’une entreprise, conférant à leur détenteur des droits spécifiques (voir aussi "Droits" en section 3).
  • Dividende : Part des bénéfices de l’entreprise redistribuée aux actionnaires, constituant une source de revenu pour ces derniers (voir aussi "notion de dividende comme part de bénéfice redistribuée").
  • Droits associés aux actions : Incluent le droit au dividende, le droit de vote lors des assemblées générales, et le droit d’information sur la société (voir aussi "notion de droits" en section 3).
  • Rôle des assemblées générales : Moment où les actionnaires exercent leur droit de vote pour décider des grandes orientations de l’entreprise, notamment la distribution des dividendes (voir aussi "fonction des assemblées" en section 3).

Points essentiels

  • Les actions donnent à leur détenteur la propriété d’une partie du capital de l’entreprise, avec des droits précis : dividende, vote et information (voir aussi "actions" en section 10).
  • La distribution de dividendes dépend de la politique de l’entreprise et de ses résultats financiers, permettant aux actionnaires de percevoir une part des bénéfices (voir aussi "dividende comme part de bénéfice redistribuée").
  • La détention d’actions offre des avantages tels que une espérance de gain élevée, la diversification du portefeuille, et la possibilité de percevoir des dividendes réguliers (voir aussi "avantages des actions").
  • Cependant, les actions présentent des inconvénients majeurs : une volatilité élevée, un risque de perte en capital, et une dépendance aux fluctuations du marché (voir aussi "inconvénients des actions").
  • Les assemblées générales jouent un rôle central en permettant aux actionnaires d’exercer leur droit de vote, notamment pour approuver la distribution des dividendes ou modifier la gouvernance de l’entreprise (voir aussi "rôle des assemblées" en section 3).

À retenir

Les actions offrent un potentiel de rendement élevé grâce aux dividendes et à la croissance du capital, mais comportent un risque important lié à leur volatilité et à la performance de l’entreprise.

12. Obligations et rendement

Notions clés & Définitions

  • Obligations : Titres de créance représentant une part de dette d'une société, d’un État ou d’une collectivité locale, permettant à l’émetteur de financer ses besoins en empruntant de l’argent auprès des investisseurs. Selon S&P, Fitch, Moody’s (date indéfinie), elles impliquent un versement d’intérêt ou coupon en contrepartie du prêt.

  • Coupon : Intérêt fixe ou variable versé périodiquement par l’émetteur de l’obligation à l’investisseur, généralement exprimé en pourcentage du nominal. La majorité des obligations ont un coupon fixe, déterminé selon la notation de l’émetteur.

  • Rendement : Taux de rentabilité d’une obligation, variable selon le prix de marché, qui peut évoluer en fonction des taux d’intérêt et des conditions du marché. Il ne doit pas être confondu avec le coupon, qui est fixe dans la majorité des cas.

  • Types d’obligations :

    • Taux fixe : Le coupon reste constant jusqu’à l’échéance.
    • Taux variable : Le coupon varie en fonction d’un taux de référence comme l’Euribor ou l’inflation.
    • Convertibles : Peuvent être échangées contre des actions de l’émetteur.
  • Catégories :

    • Souveraines : Émises par les États.
    • D’entreprises : Émises par des sociétés, classées en Investment Grade (bonne notation >BBB) ou High Yield (obligations pourries <BBB).
    • Internationales : Émises par des entités hors zone euro.

Points essentiels

Les obligations sont des titres de créance qui offrent un rendement généralement assuré par le coupon, ce qui en fait une valeur refuge pour les investisseurs les mieux notés, avec une faible volatilité. Cependant, leur valeur peut diminuer en période d’inflation ou de hausse des taux d’intérêt, et elles comportent un risque de change pour les obligations internationales. La distinction entre coupon et rendement est cruciale : le coupon est fixe ou variable, tandis que le rendement dépend du prix de marché de l’obligation, évoluant avec les taux d’intérêt. Les obligations souveraines sont émises par les États, tandis que celles d’entreprises peuvent être classées en Investment Grade ou High Yield, selon leur notation. Les obligations à taux fixe offrent une stabilité de revenus, alors que celles à taux variable s’ajustent aux conditions du marché. La liquidité varie selon la catégorie, étant généralement plus élevée pour les obligations notées favorablement.

À retenir

Les obligations sont des titres de créance offrant un rendement fixe ou variable, dont la valeur et le risque dépendent principalement de la notation de l’émetteur, du contexte économique et des taux d’intérêt, constituant une option de placement à faible volatilité mais sensible à l’inflation et aux fluctuations monétaires.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1250Création de la société "Les moulins de Bazacle" à Toulouse
1372Signature de la charte officielle de la société
1280Premier lieu de bourse à Bruges
1540Première bourse de commerce à Lyon
1724Création de la bourse de Paris
1826Inauguration du Palais Brongniart à Paris
1987Passage à la cotation assistée continue
1988Création du CAC 40
2000Fusion des bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles en Euronext
2002Intégration du LIFFE et de la bourse portugaise
2007Fusion Euronext avec NYSE
2013Rachat de NYSE Euronext par ICE
2014Euronext devient indépendant

Tableaux de Synthèse

ThèmePoints clésAuteur / Référence
CAC 40 GRInclut dividendes réinvestis, performance totale, meilleure vision de la croissance à long termeConnaissance générale
Histoire de la bourseÉvolution des lieux, création des sociétés par actions, transition technologiqueConnaissance générale
Euronext & fusionFusion européenne, expansion, recentrage, rôle régulateurConnaissance générale

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre CAC 40 et CAC 40 GR : le premier ne tient pas compte des dividendes, le second si.
  2. Croire que la performance du CAC 40 inclut automatiquement les dividendes : seul le CAC 40 GR le fait.
  3. Confusion entre la création de la société par actions (1250) et l’émergence des marchés boursiers modernes.
  4. Assimiler la fusion Euronext avec NYSE à une intégration permanente : elle a été dissoute en 2014.
  5. Confondre la cotation assistée continue (1987) avec la cotation électronique moderne.
  6. Omettre que la performance totale d’un investissement doit prendre en compte impôts et frais.
  7. Confusion entre la régulation par l’AMF et la gestion opérationnelle des marchés.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du CAC 40 et du CAC 40 GR, ainsi que leur différence fondamentale.
  2. Maîtriser la chronologie de l’histoire de la bourse, notamment la création de la société par actions en 1250, et la transition vers la cotation assistée continue en 1987.
  3. Identifier les lieux historiques de la bourse (Bruges, Lyon, Paris) et leur importance.
  4. Expliquer la fusion des bourses européennes en 2000 pour former Euronext, et ses phases d’expansion et de recentrage.
  5. Connaître les dates clés de la création du CAC 40 (1988) et de la version "GR".
  6. Comprendre le rôle de l’AMF dans la régulation des marchés financiers.
  7. Savoir ce qu’est une fusion boursière, ses enjeux et ses impacts (ex : fusion Euronext-NYSE).
  8. Distinguer marché primaire et marché secondaire, et leur fonctionnement.
  9. Connaître les classes d’actifs principales : actions, obligations, et leur rendement.
  10. Maîtriser la différence entre actions et dividendes, obligations et rendement.
  11. Connaître le fonctionnement des ETF et leur lien avec la performance du CAC 40 GR.
  12. Connaître la définition de Perroux sur la croissance économique.

Teste tes connaissances

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1. Qu'est-ce que le CAC 40 GR ?

2. Quelle est la date de création de la société 'Les moulins de Bazacle' à Toulouse, considérée comme la première société par actions ?

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Mémorisez les concepts clés de Introduction aux Marchés Financiers avec 24 flashcards interactives.

CAC 40 GR — définition ?

Indice incluant dividendes réinvestis, performance totale.

Histoire de la bourse — première société ?

Les moulins de Bazacle, 1250, à Toulouse.

Fusion Euronext — années clés ?

2000, création, et 2007, fusion avec NYSE.

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