Fiche de révision : Introduction aux Principes du Droit Environnemental

Plan du Cours

  1. Histoire de l'environnement
  2. Développement durable
  3. Objectifs internationaux
  4. Principes du droit environnemental
  5. Principe de prévention
  6. Principe de précaution
  7. Principe pollueur-payeur
  8. Participation publique
  9. Protection des ressources
  10. Correction à la source

1. Histoire de l'environnement

Notions clés & Définitions

  • Multiplication des externalités négatives liées à la croissance économique : phénomène où la croissance économique engendre des impacts environnementaux indésirables, tels que la pollution, la dégradation des ressources naturelles, et l’épuisement des écosystèmes, souvent sans en supporter le coût (source : contexte historique de la croissance mondiale).

  • Rapport Club de Rome (1971) : étude pionnière qui alerte sur les limites de la croissance économique et de l’épuisement des ressources naturelles, initiant la réflexion sur la nécessité d’un développement durable pour éviter l’effondrement écologique.

  • Conférence de Stockholm (1972) et éco-développement : premier sommet international à poser le concept de développement intégrant à la fois l’économique, l’environnemental et la justice sociale, sous le nom d’éco-développement, soulignant la nécessité d’un équilibre global.

  • Rapport Brundtland (1987) : rapport qui formalise la notion de développement durable, défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs » (source : rapport Brundtland).

  • Sommet de la Terre de Rio (1992) et Agenda 21 : rencontre mondiale qui adopte un programme d’action pour le XXIe siècle visant à concilier développement économique et protection de l’environnement, avec la création de conventions internationales telles que la Convention sur la diversité biologique et la CCNUCC.

  • Protocole de Kyoto (1997) : accord international contraignant visant à réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, notamment le CO2, pour lutter contre le changement climatique, bien que certains pays comme les États-Unis ne l’aient pas ratifié.

Points essentiels

  • La croissance économique a été associée à une multiplication des externalités négatives, notamment via la consommation de masse, l’industrialisation, et l’urbanisation, qui ont accru la pression sur les ressources naturelles et l’environnement.

  • Le rapport Club de Rome (1971) a été un déclencheur majeur, alertant sur l’épuisement des ressources et la nécessité d’un changement de paradigme vers un développement durable.

  • La Conférence de Stockholm (1972) a introduit le concept d’éco-développement, intégrant l’équité sociale et la prudence écologique dans la croissance économique.

  • Le Rapport Brundtland (1987) a formalisé la notion de développement durable, qui est devenue une référence mondiale pour orienter les politiques environnementales et de développement.

  • Lors du Sommet de Rio (1992), l’adoption de l’Agenda 21 a marqué une étape importante dans la gouvernance mondiale, avec la création de conventions pour la biodiversité et le climat, et la tenue de COP pour suivre leur mise en œuvre.

  • Le Protocole de Kyoto (1997) a été le premier accord international juridiquement contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, illustrant la volonté de responsabiliser les acteurs mondiaux face au changement climatique.

  • La montée en puissance des enjeux environnementaux a conduit à une série de sommets et de négociations, culminant avec l’Accord de Paris (2015) et la COP 26 (2021), renforçant l’engagement mondial contre le changement climatique.

À retenir

L’histoire de l’environnement montre une prise de conscience progressive des limites de la croissance économique et de ses impacts, aboutissant à la formalisation du concept de développement durable et à des accords internationaux pour préserver la planète.

2. Développement durable

Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Brundtland (1987) : « un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Il intègre la satisfaction des besoins actuels tout en assurant la pérennité des ressources pour l’avenir.
  • Éco-développement : Concept introduit lors de la Conférence de Stockholm (1972), combinant développement économique, équité sociale et prudence écologique pour une croissance respectueuse de l’environnement.
  • Objectifs synthétiques : Ensemble d’actions visant à lutter contre le changement climatique, réduire la pollution, préserver la biodiversité, gérer durablement les ressources, en transition vers une économie circulaire.
  • Transition vers une économie circulaire : Processus visant à optimiser l’utilisation des ressources, réduire les déchets, favoriser le recyclage et la réutilisation pour un modèle économique plus durable.
  • Protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes : Actions visant à préserver la diversité biologique et à restaurer les habitats naturels dégradés, essentielles pour l’équilibre écologique.

Points essentiels

  • Le concept de développement durable, formalisé par Brundtland (1987), insiste sur la nécessité d’un équilibre entre développement économique, équité sociale et prudence écologique.
  • La notion d’éco-développement, introduite lors de la Conférence de Stockholm (1972), met en avant une approche intégrée associant croissance et respect de l’environnement.
  • La transition vers une économie circulaire est une réponse stratégique pour réduire la pression sur les ressources naturelles, en favorisant la réutilisation et le recyclage.
  • La protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes sont des objectifs clés pour maintenir la résilience des systèmes naturels face aux pressions anthropiques.
  • Ces notions s’inscrivent dans une démarche globale visant à assurer un développement équilibré, respectueux des limites planétaires et des besoins des générations futures.

À retenir

Le développement durable repose sur une approche intégrée qui vise à concilier croissance économique, justice sociale et préservation écologique pour assurer la pérennité de la planète.

3. Objectifs internationaux

Notions clés & Définitions

  • COP21 Paris (2015) : Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques où les pays signataires ont adopté l’Accord de Paris, visant à limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C, idéalement 1,5°C, par rapport aux niveaux préindustriels.
  • COP26 Glasgow (2021) : La 26e Conférence des Parties qui a réaffirmé l’objectif de limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C, en engageant des actions renforcées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et financer la transition des pays vulnérables.
  • Convention sur la diversité biologique : Traité international visant à préserver la biodiversité, assurer l’utilisation durable des ressources naturelles et partager équitablement les bénéfices issus de leur exploitation.
  • Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) : Traité international adopté en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio, qui établit un cadre pour la coopération mondiale contre le changement climatique, notamment à travers des négociations et accords comme le Protocole de Kyoto et l’Accord de Paris.
  • Objectifs de Développement Durable (ODD) (2015) : Ensemble de 17 objectifs adoptés par l’ONU pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et assurer la prospérité pour tous, avec un engagement mondial à intégrer ces objectifs dans les politiques nationales et internationales.
  • Stockholm+50 (2022) : Sommet organisé pour célébrer le 50e anniversaire de la Conférence de Stockholm de 1972, visant à réaffirmer les engagements mondiaux en matière de développement durable, de lutte contre le changement climatique et de protection de l’environnement, en lien avec les ODD.

Points essentiels

  • Les Conférences internationales majeures comme la COP21 à Paris et la COP26 à Glasgow ont permis d’établir des engagements concrets pour limiter le réchauffement climatique, notamment via l’Accord de Paris (2015), qui fixe des objectifs de réduction des émissions de GES et de financement climatique.
  • La Convention sur la diversité biologique et la CCNUCC sont des cadres fondamentaux pour la coopération internationale en matière de biodiversité et de changement climatique, respectivement, avec des réunions régulières (COP) pour suivre les progrès.
  • La COP21 a marqué un tournant avec l’engagement mondial à limiter le réchauffement à 1,5°C, un objectif renforcé lors de la COP26.
  • La Charte de l’environnement (2004) en France, intégrée au bloc de constitutionnalité, témoigne de l’engagement national en faveur de ces objectifs internationaux.
  • La réaffirmation lors de Stockholm+50 (2022) souligne la nécessité de renforcer les engagements pour un développement durable global, en lien avec les ODD adoptés en 2015.

À retenir

Les objectifs internationaux, notamment à travers la COP21, COP26, la CCNUCC, et les ODD, structurent l’action mondiale pour limiter le changement climatique, préserver la biodiversité et promouvoir un développement durable, en renforçant la coopération entre États.

4. Principes du droit environnemental

Notions clés & Définitions

  • Principe de prévention : Selon AUTEUR (date), ce principe impose d’agir en amont pour éviter la survenue de dommages environnementaux, notamment par des études d’impact avant la réalisation de projets ou l’interdiction de certains produits. Il privilégie la prévention plutôt que la réparation a posteriori.

  • Principe de précaution : D’après AUTEUR (date), ce principe stipule que des mesures doivent être prises lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit pourrait causer des dommages graves et irréversibles, même en absence de preuve formelle. Il autorise l’interdiction ou la réduction d’activités à risque.

  • Principe de non-régression : Selon AUTEUR (date), ce principe garantit que le niveau de protection environnementale ne peut pas diminuer dans le temps, empêchant l’adoption de lois ou règlements affaiblissant la protection existante.

  • Principe de solidarité écologique : D’après AUTEUR (date), ce principe souligne l’interdépendance des écosystèmes et la nécessité d’une gestion territoriale intégrée, où la protection d’un espace naturel doit prendre en compte ses connexions avec d’autres territoires.

Points essentiels

  • Le droit de l’environnement est une branche transversale mobilisant le droit public, privé, européen et international, visant à encadrer les relations entre activités humaines et milieu naturel pour assurer un équilibre entre développement et préservation (voir section 3).

  • Ces principes fondamentaux sont inscrits dans le Code de l’environnement et la Charte de l’environnement (intégrée à la Constitution depuis 2005). Ils orientent l’action publique et privée pour atteindre les objectifs de la politique environnementale.

  • Le principe de prévention privilégie l’action en amont, par exemple via des études d’impact, pour éviter la survenue de dommages. Le principe de précaution permet d’interdire ou de limiter une activité ou un produit risqué, même sans preuve scientifique irréfutable.

  • La non-régression assure que la protection environnementale ne peut être affaiblie, ce qui implique un maintien ou un renforcement des normes existantes.

  • La solidarité écologique insiste sur la gestion intégrée des territoires et la prise en compte des effets transfrontaliers ou à long terme, notamment par la création de corridors écologiques ou la gestion des bassins versants.

  • La réparation des dommages environnementaux, en complément du principe pollueur-payeur, impose la restauration ou la remise en état des milieux affectés.

À retenir

Les principes du droit environnemental, inscrits dans le Code et la Charte, guident l’action pour prévenir, limiter et réparer les dommages, tout en assurant une gestion solidaire et durable des ressources naturelles.

5. Principe de prévention

Notions clés & Définitions

  • Principe de prévention : AUTEUR (date) : agir en amont pour éviter la survenue de dommages environnementaux, notamment par des mesures telles que les études d’impact avant la réalisation de projets industriels ou d’aménagement. Il privilégie la prévention plutôt que la réparation a posteriori.
  • Études d’impact : processus d’évaluation préalable visant à anticiper les effets potentiels d’un projet sur l’environnement, permettant d’identifier et de réduire les risques avant la mise en œuvre.
  • Interdiction de produits dangereux : mesure visant à interdire ou limiter l’usage de certains produits pour éviter des effets négatifs sur l’environnement, en amont de leur utilisation ou commercialisation.

Points essentiels

  • Le principe de prévention repose sur l’idée que mieux vaut éviter un dommage environnemental plutôt que de devoir le réparer après coup.
  • Il s’applique notamment aux activités industrielles, à l’aménagement du territoire et à la gestion des déchets.
  • La mise en œuvre concrète se traduit par des outils comme les études d’impact, qui doivent être réalisées avant tout projet susceptible d’affecter l’environnement.
  • Ce principe est inscrit dans le Code de l’environnement, soulignant la nécessité d’agir en amont pour limiter les risques.
  • La prévention est une démarche proactive, visant à réduire la probabilité de dommages, en évitant leur apparition dès la conception ou la planification des activités.

À retenir

Le principe de prévention consiste à agir en amont pour éviter la survenue de dommages environnementaux, privilégiant la prévention par des études d’impact et l’interdiction de produits dangereux, afin de limiter les risques dès la conception des projets.

6. Principe de précaution

Notions clés & Définitions

  • Principe de précaution : L’idée générale que des mesures doivent être prises lorsqu’il existe des raisons suffisantes de croire qu’une activité ou un produit risque de causer des dommages graves et irréversibles sur l’environnement, même si la preuve formelle n’est pas encore établie (Code de l’environnement).
  • Interdiction d’activités ou produits à risque : La mise en œuvre du principe de précaution peut conduire à interdire des activités ou des produits potentiellement dangereux, comme les OGM ou le gaz de schiste, en l’absence de certitudes scientifiques (exemples).
  • Nécessité d’études pour lever le doute : Avant toute autorisation, des études ou recherches doivent être menées pour réduire l’incertitude et vérifier l’absence de risques graves, permettant ainsi de décider si l’activité ou le produit peut être autorisé ou doit être interdit (Code de l’environnement).

Points essentiels

  • Le principe de précaution intervient lorsque des risques graves et irréversibles sont suspectés mais non encore prouvés scientifiquement, ce qui justifie la prise de mesures préventives (Code de l’environnement).
  • Il permet d’interdire ou de limiter une activité ou un produit à risque, même en l’absence de preuve irréfutable, afin de protéger l’environnement et la santé publique (exemples : interdiction des OGM, gaz de schiste).
  • La démarche implique la réalisation d’études pour « lever le doute » : si aucune preuve de danger n’est établie, l’activité peut être autorisée, sinon elle doit être suspendue ou interdite (Code de l’environnement).
  • Ce principe se distingue du principe de prévention, qui agit en amont pour éviter tout dommage, en insistant sur la gestion du risque dès qu’il est suspecté.

À retenir

Le principe de précaution impose la prise de mesures en cas de risques graves et irréversibles pour l’environnement, même sans preuve formelle, en insistant sur la nécessité d’études pour lever le doute avant toute autorisation.

7. Principe pollueur-payeur

Notions clés & Définitions

  • Principe pollueur-payeur : Ce principe impose à celui qui cause une pollution d’assumer les coûts liés à la prévention, à la réduction ou à la réparation de ses impacts environnementaux. Il responsabilise les acteurs économiques pour éviter que la charge financière ne soit supportée par la collectivité.
  • Exemples : La taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), la facturation de l’assainissement de l’eau incluant des taxes proportionnelles à la quantité rejetée, qui finance la dépollution.
  • Responsabilisation des acteurs économiques : Ce concept vise à faire supporter aux pollueurs les coûts de leurs actions, conformément au principe, afin d’inciter à des comportements plus responsables et durables.
  • Références : La mise en œuvre concrète de ce principe se traduit par des outils financiers comme la TGAP ou la facturation d’eau, qui font en sorte que le pollueur finance la dépollution ou la prévention.

Points essentiels

  • Le principe pollueur-payeur est inscrit dans le cadre juridique du droit de l’environnement, notamment dans le Code de l’environnement.
  • Il a pour objectif d’éviter que la collectivité supporte le coût des dommages environnementaux causés par des acteurs privés ou publics, en leur transférant la responsabilité financière.
  • La responsabilisation des acteurs économiques permet d’inciter à la prévention et à la réduction des impacts négatifs, en intégrant ces coûts dans leurs activités.
  • La facturation d’assainissement de l’eau, par exemple, repose sur ce principe, avec une taxe proportionnelle à la quantité d’eau rejetée, afin de financer la dépollution.
  • Ce principe contribue à une gestion plus efficace des ressources et à la réduction des externalités négatives, en intégrant le coût environnemental dans le prix des activités polluantes.
  • La mise en œuvre de ce principe est essentielle pour atteindre les objectifs de la politique environnementale, notamment la réduction des pollutions et la gestion durable des ressources.

À retenir

Le principe pollueur-payeur oblige ceux qui polluent à financer la prévention, la réduction ou la réparation de leurs impacts, responsabilisant ainsi les acteurs économiques et évitant que la charge financière soit supportée par la collectivité.

8. Participation publique

Notions clés & Définitions

  • Principe de participation du public : principe selon lequel les citoyens doivent pouvoir intervenir dans les décisions ayant un impact sur l’environnement, afin d’assurer une gouvernance démocratique et transparente. (source : contenu source)

  • Moyens : outils permettant la participation du public, tels que les enquêtes publiques, les consultations en ligne et les débats publics. Ces mécanismes visent à recueillir l’avis des citoyens et à favoriser leur implication dans les projets environnementaux. (source : contenu source)

  • Exemple : enquête publique pour le projet de tram-train à Blanquefort, illustrant la mise en œuvre concrète de ce principe par une procédure permettant aux citoyens de s’exprimer sur un projet local. (source : contenu source)

Points essentiels

  • Le principe de participation du public est inscrit dans le cadre juridique du droit de l’environnement, notamment dans la Charte de l’environnement (2004), qui fait partie du bloc de constitutionnalité depuis 2005. Il garantit aux citoyens le droit d’être informés et de s’exprimer sur les projets ayant des impacts environnementaux.
  • Ce principe vise à renforcer la légitimité des décisions publiques, à améliorer la qualité des projets en intégrant les préoccupations citoyennes, et à promouvoir la transparence dans la gestion environnementale.
  • Les moyens concrets de participation incluent principalement les enquêtes publiques, qui permettent à toute personne intéressée de donner son avis, ainsi que les consultations en ligne et débats publics, facilitant l’expression citoyenne à distance ou lors de réunions publiques.
  • La mise en œuvre de ce principe est essentielle pour respecter d’autres principes fondamentaux du droit environnemental, notamment la transparence, la légitimité démocratique, et la prise en compte des enjeux locaux.
  • Exemple illustratif : dans le cadre du développement du tram-train à Blanquefort, une enquête publique a été organisée pour recueillir l’avis des citoyens, illustrant concrètement la participation du public dans un projet d’aménagement local.

À retenir

Le principe de participation du public garantit aux citoyens un rôle actif dans la prise de décisions environnementales, renforçant la légitimité et la transparence des actions publiques et privées.

9. Protection des ressources

Notions clés & Définitions

  • Principe d’utilisation durable des ressources : gestion des ressources naturelles visant à préserver leur renouvellement et leur disponibilité pour les générations futures, en évitant leur surexploitation. AUTEUR (date) : ce principe implique une utilisation modérée et responsable pour garantir la pérennité des ressources.

  • Quotas de pêche : limites fixées pour la quantité de poissons ou autres ressources halieutiques pouvant être exploitées sur une période donnée, afin d’éviter la surexploitation des stocks. Exemple : quotas européens pour la pêche en mer.

  • Gestion durable des forêts via plans simples de gestion (PSG) : méthode de gestion qui prévoit des prélèvements équilibrés pour assurer la régénération des forêts, en respectant leur capacité de renouvellement naturelle. Exemple : plans de gestion forestière en France.

  • Protection des ressources aquatiques et marines : mesures visant à préserver la qualité et la disponibilité des eaux douces et marines, notamment par la limitation de leur utilisation ou par la mise en place de zones protégées. Exemples : quotas de pêche, zones de protection marine.

Points essentiels

  • Le principe d’utilisation durable des ressources est inscrit dans le cadre juridique environnemental pour garantir la disponibilité des ressources naturelles à long terme, en évitant leur épuisement (voir aussi le principe de précaution et le principe de correction à la source).
  • La gestion durable s’appuie sur des outils concrets comme les quotas de pêche pour limiter l’exploitation des stocks halieutiques, ou les plans simples de gestion (PSG) pour assurer la régénération des forêts françaises.
  • La protection des ressources aquatiques et marines implique des mesures réglementaires et la création de zones protégées pour préserver la biodiversité et la qualité des milieux aquatiques.
  • Ces mesures participent à la réalisation des objectifs de gestion durable, en assurant la disponibilité des ressources pour les activités humaines tout en respectant leur capacité de renouvellement.

À retenir

Le principe d’utilisation durable des ressources vise à équilibrer exploitation et préservation pour assurer la disponibilité des ressources naturelles pour les générations futures, notamment par des quotas et une gestion responsable des écosystèmes.

10. Correction à la source

Notions clés & Définitions

  • Principe de correction à la source : Approche visant à traiter les atteintes environnementales à leur origine, en évitant qu’elles ne se propagent ou ne nécessitent des mesures de dépollution en aval. Exemple : installation de pots catalytiques sur véhicules pour limiter les émissions de polluants, ce qui permet de réduire la pollution dès la source plutôt que d’intervenir après coup.

  • Principe de prévention : Agir en amont pour éviter la survenue de dommages environnementaux, par exemple via des études d’impact avant la réalisation de projets industriels ou d’aménagement (inscrit dans le Code de l’environnement).

  • Principe de précaution : Prendre des mesures lorsqu’il existe des raisons suffisantes de craindre des dommages graves et irréversibles, même en l’absence de preuve formelle, comme l’interdiction de culture d’OGM ou l’exploitation du gaz de schiste.

Points essentiels

  • La correction à la source est prioritaire dans la politique environnementale, car elle permet d’éviter la survenue de dommages, ce qui est souvent plus efficace et moins coûteux que la dépollution en aval (voir aussi le principe de prévention).
  • Ce principe est inscrit dans le Code de l’environnement et constitue une démarche proactive, en amont des dommages, pour limiter leur occurrence.
  • Il s’appuie sur l’idée que la meilleure gestion des impacts environnementaux consiste à agir avant que la pollution ou la dégradation ne se produise, plutôt que de devoir réparer après coup.
  • Exemple concret : l’obligation d’installer des pots catalytiques sur les véhicules pour réduire les émissions polluantes dès la sortie du moteur, évitant ainsi la pollution de l’air en aval.
  • La priorité donnée à la correction à la source s’inscrit dans une logique de prévention, en complément des autres principes comme celui de précaution ou de pollueur-payeur (voir section 7).

À retenir

Le principe de correction à la source privilégie la prévention des atteintes environnementales à leur origine, permettant ainsi d’éviter des coûts et des efforts de dépollution en aval, comme illustré par l’installation de pots catalytiques sur véhicules.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1971Rapport Club de Rome alertant sur les limites de la croissance
1972Conférence de Stockholm, introduction de l’éco-développement
1987Rapport Brundtland formalise le développement durable
1992Sommet de la Terre de Rio, adoption de l’Agenda 21
1997Protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre
2015Signature de l’Accord de Paris lors de la COP21
2021COP26 à Glasgow, renforcement des engagements climatiques

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésAuteurs / RéférencesPoints essentiels
Histoire de l’environnementExternalités négatives, limites de la croissance, accords internationauxClub de Rome (1971), Rapport Brundtland (1987), Conférence de Stockholm (1972), Protocole de Kyoto (1997)La prise de conscience progressive, la formalisation du développement durable, et les accords pour la lutte contre le changement climatique
Développement durableÉquilibre entre économie, société, écologieBrundtland (1987), Rapport Brundtland, concept d’éco-développementLa nécessité d’un développement équilibré, la transition vers une économie circulaire, la protection de la biodiversité
Objectifs internationauxAccords et conventions mondiauxONU (ODD 2015), COP21, COP26, Convention sur la diversité biologiqueLa coopération internationale pour la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre développement durable et éco-développement : le premier est un concept global, le second une approche spécifique intégrant croissance et écologie.
  2. Assimiler le rapport Brundtland uniquement à la croissance économique, alors qu’il insiste aussi sur la justice sociale et l’environnement.
  3. Confusion entre la Convention de Rio (1992) et l’Agenda 21 : le premier est un sommet, le second un programme d’action.
  4. Mauvaise compréhension du principe de précaution : il s’applique en l’absence de certitude scientifique, pas seulement en cas de danger avéré.
  5. Confusion entre le principe pollueur-payeur et la participation publique : le premier concerne la responsabilité financière, le second la gouvernance et la transparence.
  6. Omettre la différence entre accords contraignants (Kyoto, Paris) et déclarations d’intention (COP, ODD).
  7. Négliger l’importance des acteurs non étatiques (ONG, entreprises) dans la mise en œuvre des politiques environnementales.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de développement durable selon Brundtland (1987).
  • Identifier les principaux événements de l’histoire environnementale : rapport Club de Rome, Conférence de Stockholm, Rapport Brundtland, Sommet de Rio, Protocole de Kyoto.
  • Expliquer le principe de prévention et ses applications concrètes.
  • Maîtriser la différence entre principe de précaution et principe pollueur-payeur.
  • Connaître les objectifs et enjeux des accords internationaux : COP21, COP26, Convention sur la diversité biologique.
  • Comprendre le concept d’éco-développement introduit lors de la Conférence de Stockholm.
  • Savoir ce qu’est l’économie circulaire et ses objectifs.
  • Identifier les acteurs clés dans la gouvernance environnementale mondiale.
  • Connaître les principaux principes du droit environnemental : prévention, précaution, pollueur-payeur, participation.
  • Savoir citer et expliquer l’importance de l’Agenda 21.
  • Maîtriser la notion d’externalités négatives et leur impact sur l’environnement.
  • Connaître les principales conventions internationales relatives à l’environnement.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction aux Principes du Droit Environnemental avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Selon le rapport Brundtland de 1987, comment peut-on définir le développement durable ?

2. En quelle année le rapport de la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, connu sous le nom de rapport Brundtland, a-t-il été publié, formalisant la notion de développement durable ?

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Histoire environnement — phénomène clé ?

Multiplication des externalités négatives liées à la croissance

Rapport Club de Rome — année ?

1971

Conférence Stockholm — année ?

1972

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