Tension uAB
La tension uAB est une grandeur algébrique exprimée en volts (V) entre les bornes A et B d’un dipôle. Elle représente la différence de potentiel électrique entre ces deux points. La valeur de cette tension peut être positive ou négative selon la convention adoptée, ce qui indique si le potentiel en A est supérieur ou inférieur à celui en B. La tension est une grandeur qui peut varier dans le temps, notamment en régime variable, et elle est essentielle pour caractériser le comportement électrique d’un dipôle dans un circuit.
Dipôle
Un dipôle est un élément électrique doté de deux bornes, entre lesquelles la tension peut être mesurée. Il peut s’agir d’un composant passif ou actif, comme une résistance, un condensateur ou une bobine. Dans le contexte du régime variable, le dipôle est souvent considéré comme un élément dont la tension et le courant peuvent fluctuer dans le temps, ce qui influence le comportement global du circuit électrique.
Intensité i du courant électrique
L’intensité i du courant électrique est une grandeur algébrique exprimée en ampères (A). Elle représente le débit de charges électriques qui traversent une section donnée d’un circuit ou d’un dipôle en unité de temps. La direction de l’intensité est indiquée par une flèche sur le circuit : si i > 0, la flèche indique le sens dans lequel des charges positives se déplaceraient dans le circuit, ce qui est la convention récepteur. La valeur de l’intensité peut varier dans le temps, notamment en régime variable, et elle est liée à la tension par des lois spécifiques selon la nature du dipôle.
Convention récepteur
La convention récepteur est une règle adoptée pour orienter le sens de l’intensité dans un circuit électrique. Selon cette convention, si l’intensité i est positive, le courant circule dans le sens indiqué par la flèche. Cela implique que le dipôle reçoit de l’énergie électrique dans ce sens. La convention récepteur est utilisée pour écrire la loi d’Ohm sous une forme standard, notamment uAB = Ri pour un dipôle ohmique.
Résistance R
La résistance R, exprimée en ohms (Ω), est une grandeur caractéristique d’un dipôle qui s’oppose au passage du courant électrique. Elle traduit la capacité du dipôle à limiter l’intensité du courant pour une tension donnée. La résistance est une propriété intrinsèque du matériau ou du composant, et dans le contexte de la loi d’Ohm, elle permet de relier la tension uAB aux courant i qui le traverse.
Il existe en général une relation entre la tension uAB entre les bornes d’un dipôle et l’intensité i du courant électrique qui le traverse. Pour un dipôle ohmique, cette relation est donnée par la loi d’Ohm. En convention récepteur, cette loi s’écrit :
où R est la résistance du dipôle, exprimée en ohms (Ω). Cette formule indique que la tension aux bornes du dipôle est proportionnelle à l’intensité du courant qui le traverse, avec la résistance comme facteur de proportionnalité. La tension uAB peut être positive ou négative selon la polarité et la direction du courant, mais dans le cas d’un dipôle ohmique en régime stable, cette relation reste valable et permet de prédire le comportement électrique du circuit.
Dans un régime variable, la tension uAB et l’intensité i sont des grandeurs qui évoluent dans le temps, mais leur relation fondamentale pour un dipôle ohmique en convention récepteur reste donnée par la loi d’Ohm : uAB = Ri. Cette relation permet de comprendre comment la tension et le courant sont liés dans un circuit électrique, en particulier dans le contexte d’un comportement dynamique.
Tension électrique
La tension électrique, aussi appelée différence de potentiel, est la grandeur qui mesure la différence d'énergie électrique par unité de charge entre deux points d’un circuit. Elle indique la force qui pousse les charges électriques à se déplacer d’un point à un autre. La tension est exprimée en volts (V). Selon la convention, la tension est souvent représentée par la différence de potentiel entre deux points, ce qui permet de quantifier l’énergie électrique transférée par charge lors de son déplacement d’un point à un autre.
Courant électrique
Le courant électrique correspond au déplacement des charges électriques dans un circuit. Il est symbolisé par une flèche indiquant le sens conventionnel du déplacement des charges positives. Le courant électrique est une grandeur qui traduit la quantité de charges passant par une section du circuit par unité de temps. La direction du courant est définie par la direction dans laquelle des charges positives se déplaceraient si elles étaient libres de le faire. La grandeur du courant est généralement exprimée en ampères (A).
Grandeur algébrique
La grandeur algébrique désigne une valeur numérique associée à une grandeur physique, avec un signe (+ ou -) indiquant son orientation ou son sens par rapport à une référence. Dans le contexte électrique, la tension et le courant sont considérés comme des grandeurs algébriques, ce qui signifie que leur signe indique leur sens dans le circuit selon une convention précise. La prise en compte de cette algèbre permet de décrire précisément la direction et la polarité des grandeurs électriques.
Sens du courant
Le sens du courant est la direction conventionnelle dans laquelle les charges positives se déplaceraient dans un circuit. Il est inverse au mouvement réel des électrons, qui sont généralement les porteurs de charge dans la majorité des circuits électriques. La convention du sens du courant a été adoptée historiquement avant la découverte des électrons, ce qui explique pourquoi le sens du courant est considéré comme allant du potentiel positif vers le potentiel négatif dans un circuit.
La tension est la différence de potentiel entre deux points d’un circuit, ce qui signifie qu’elle représente la quantité d’énergie électrique transférée par unité de charge lorsqu’elle passe d’un point à un autre. Elle est exprimée en volts (V). La tension peut être positive ou négative selon le sens choisi pour la différence de potentiel, et cette convention doit être respectée pour assurer la cohérence dans l’analyse des circuits.
Le courant électrique correspond au déplacement des charges dans un circuit. Il est symbolisé par une flèche indiquant le sens conventionnel du déplacement des charges positives. La grandeur du courant est mesurée en ampères (A) et indique la quantité de charges passant par une section donnée du circuit par unité de temps. La direction du courant est inverse à celle du mouvement des électrons, qui sont les porteurs de charge réels dans la majorité des cas. La convention du sens du courant permet une description cohérente et standardisée du flux électrique dans les circuits.
Les relations entre tension et courant dépendent de la configuration du circuit et des composants, et leur compréhension repose sur la convention des flèches et des signes. En convention récepteur, par exemple, les flèches d’intensité et de tension sont dans des sens opposés, ce qui doit être pris en compte lors de l’analyse.
La tension représente la différence d’énergie électrique entre deux points, tandis que le courant correspond au déplacement des charges dans un circuit. Leur sens conventionnel, inverse au mouvement réel des électrons, permet une description cohérente et algébrique de leur comportement dans le circuit.
Loi d’Ohm : La loi d’Ohm est une relation fondamentale en électrotechnique qui établit un lien direct entre la tension aux bornes d’un dipôle ohmique, l’intensité du courant qui le traverse, et sa résistance. Selon A. Ohm (1827), cette loi stipule que la tension u à travers un conducteur ohmique est proportionnelle à l’intensité i du courant qui le traverse, la constante de proportionnalité étant la résistance R. La formule s’écrit :
Résistance électrique : La résistance électrique, notée R, est une grandeur caractéristique d’un dipôle électrique qui mesure sa capacité à s’opposer au passage du courant électrique. Elle s’exprime en ohms (Ω). Plus la résistance est grande, plus il est difficile pour le courant de circuler à travers le dipôle. La résistance dépend des propriétés matérielles du conducteur, de sa longueur, de sa section, et de sa température.
Relation u = Ri : C’est la formule fondamentale de la loi d’Ohm. Elle relie la tension u (en volts, V), la résistance R (en ohms, Ω), et l’intensité i (en ampères, A). Cette relation est valable pour un dipôle ohmique, c’est-à-dire un composant dont la résistance reste constante quel que soit le courant ou la tension appliquée.
La loi d’Ohm relie la tension aux bornes d’un dipôle ohmique à l’intensité du courant qui le traverse. Concrètement, si l’on connaît deux de ces grandeurs, on peut déterminer la troisième. Par exemple, si la tension u et la résistance R sont connus, l’intensité i peut être calculée par :
Inversement, si l’on connaît l’intensité i et la résistance R, la tension u peut être trouvée par :
La résistance R est une grandeur exprimée en ohms (Ω) et caractérise le dipôle. Elle reste constante dans le cas d’un dipôle ohmique, ce qui signifie que la relation u = Ri est valable en régime stationnaire ou pour des composants linéaires. En convention récepteur, la relation s’écrit :
où u_{AB} désigne la tension entre les bornes A et B du dipôle.
Maîtriser la relation fondamentale entre tension, courant et résistance dans un dipôle ohmique permet d’analyser et de calculer facilement le comportement électrique de circuits simples. La loi d’Ohm, exprimée par u = Ri, constitue la base de la compréhension des relations électriques dans les circuits linéaires.
Régime variable : En électricité, un régime est dit variable lorsque les tensions et les intensités de courant dépendent du temps. Cela signifie que ces grandeurs ne restent pas constantes mais évoluent en fonction du temps, ce qui implique une variation continue de leurs valeurs. Par exemple, dans un circuit où la tension aux bornes d’un condensateur ou d’une bobine change avec le temps, on parle de régime variable. La dépendance temporelle peut être représentée par des fonctions mathématiques, telles que u(t) pour la tension ou i(t) pour l’intensité.
Régime continu : En revanche, en régime continu, ces grandeurs (tensions et courants) sont constantes dans le temps. Elles ne varient pas avec le temps, ce qui simplifie leur analyse. Par exemple, une batterie en circuit fermé fournit une tension et un courant constants, caractérisant un régime continu. La stabilité de ces grandeurs permet d’utiliser des notations simplifiées, sans référence à la variable temporelle.
Grandeurs variables dans le temps : Ce terme désigne toutes les valeurs électriques (tensions, courants) qui changent au fil du temps. Leur évolution peut être périodique ou non, mais dans tous les cas, leur dépendance à l’instant t doit être explicitement prise en compte dans l’analyse du circuit.
Notation uAB et i en minuscules : Ces notations sont utilisées pour désigner des grandeurs variables dans le temps. Par exemple, uAB(t) représente la tension entre les points A et B à l’instant t, et i(t) l’intensité du courant à un instant donné. La lettre minuscule indique que la grandeur n’est pas constante, mais dépend du temps.
Notation UAB et I en majuscules : Ces notations sont réservées aux grandeurs continues, c’est-à-dire constantes dans le temps. UAB représente la tension entre A et B dans un régime où cette tension ne varie pas, et I l’intensité constante du courant. L’utilisation de la majuscule signale une stabilité temporelle de la grandeur.
Le régime électrique est considéré comme variable lorsque les tensions et les courants dépendent du temps. Cela implique que leurs valeurs ne sont pas fixes mais évoluent continuellement, nécessitant une représentation mathématique en fonction du temps. Par exemple, si la tension uAB(t) ou l’intensité i(t) changent avec le temps, le circuit est en régime variable. À l’inverse, lorsque ces grandeurs ne changent pas, elles sont qualifiées de constantes dans le temps, ce qui constitue un régime continu. Dans ce cas, on peut utiliser des notations simplifiées avec des lettres majuscules, telles que UAB ou I, pour désigner ces grandeurs constantes. La distinction entre ces deux régimes repose donc principalement sur la dépendance temporelle des grandeurs électriques, ce qui influence directement leur traitement dans l’analyse des circuits.
Le régime électrique est variable lorsque les tensions et courants dépendent du temps, tandis qu’il est continu lorsque ces grandeurs restent constantes. La différenciation se fait donc principalement par la dépendance ou non au temps, ce qui se traduit par l’utilisation de notations minuscules pour les grandeurs variables et majuscules pour les grandeurs continues.
Charge électrique q(t)
La charge électrique q(t) représente la quantité de charge qui passe en un point donné dans un circuit électrique, en un sens précis, entre un instant initial (souvent appelé origine) et un instant t. Elle est une fonction du temps, ce qui signifie que la quantité de charge qui traverse ce point peut varier au fil du temps.
Débit de charge
Le débit de charge désigne la quantité de charge électrique qui traverse un point en une unité de temps. En régime variable, ce débit n’est pas constant, mais change au cours du temps. Il est défini localement par la variation instantanée de la charge q(t).
Intensité instantanée i(t)
L’intensité instantanée i(t) est la mesure du débit de charge électrique à un instant précis. Elle indique à quel rythme la charge passe en un point donné à un moment donné. Selon AUTEUR (date), l’intensité du courant électrique en régime variable est le débit instantané de charges électriques.
Dérivée de la charge par rapport au temps
La dérivée de la charge q(t) par rapport au temps, notée dq/dt, est une opération mathématique qui mesure la variation instantanée de la charge en fonction du temps. Elle traduit comment la charge électrique évolue à chaque instant précis.
L’intensité du courant électrique en régime variable est directement liée au débit de charge électrique. En effet, si on considère q(t) comme la charge électrique passant en un point donné, entre un instant initial et t, alors la quantité de charge qui passe entre t et t + Δt est donnée par la différence q(t + Δt) – q(t). Le débit de charge associé à cet intervalle est alors défini par le rapport :
Lorsque Δt tend vers zéro, cette expression devient la limite de la différence quotient, ce qui correspond à la définition mathématique de la dérivée de q(t) par rapport au temps. Ainsi, on obtient :
Ce qui signifie que l’intensité instantanée i(t) est la dérivée temporelle de la charge électrique q(t). En d’autres termes, l’intensité du courant à un instant donné est la vitesse à laquelle la charge électrique passe en ce point précis.
L’unité de l’intensité est l’ampère (A), la charge q s’exprime en coulombs (C), et le temps t en secondes (s). La relation fondamentale est donc :
Ce concept permet d’interpréter l’intensité comme le débit instantané de charge électrique, c’est-à-dire la rapidité avec laquelle la charge passe en un point du circuit à un instant précis.
L’intensité du courant variable peut être interprétée comme la dérivée temporelle du débit de charges électriques, ce qui signifie qu’elle mesure la vitesse à laquelle la charge électrique passe en un point donné à un instant précis.
Condensateur
Un condensateur est un composant électrique constitué de deux armatures conductrices face à face, séparées par un isolant. Selon la définition fournie dans le contenu source, il s’agit d’un ensemble de deux armatures conductrices, généralement en cuivre, séparées par un isolant tel que l’air ou le verre (doc. 3 et 4). Lorsqu’une tension électrique est appliquée entre ces deux armatures, des charges électriques s’accumulent sur chacune d’elles, créant un dipôle électrique. La capacité de ce dipôle à stocker des charges électriques sous l’effet d’une tension est caractéristique de son comportement capacitif. La capacité, notée C, est une grandeur qui quantifie la quantité de charge pouvant être stockée pour une tension donnée (docs. 7 et 8).
Armatures conductrices
Les armatures conductrices sont les deux surfaces métalliques face à face qui composent le condensateur. Elles sont conductrices, ce qui signifie qu’elles permettent le déplacement libre des charges électriques. Leur rôle est de recevoir et de stocker les charges électriques lorsque le condensateur est soumis à une tension. La nature conductrice de ces armatures est essentielle pour la capacité du condensateur à accumuler des charges.
Isolant entre armatures
L’isolant est la matière qui sépare les deux armatures conductrices. Son rôle est crucial puisqu’il empêche le passage direct de charges entre les deux armatures, ce qui permet de maintenir une différence de potentiel et de stocker de l’énergie électrique. La présence de cet isolant confère au condensateur son comportement capacitif, en empêchant la conduction électrique tout en permettant la séparation de charges.
Comportement capacitif
Le comportement capacitif d’un condensateur désigne sa capacité à accumuler des charges électriques sur ses armatures lorsque celles-ci sont soumises à une tension. Lorsqu’une tension uC est appliquée, une charge q s’accumule sur chaque armature, proportionnelle à cette tension selon la relation q = C × uC. Ce comportement est caractéristique du condensateur, qui agit comme un dipôle capable de stocker de l’énergie électrique sous forme de charges séparées.
Un condensateur est constitué de deux armatures conductrices face à face, séparées par un isolant. Cette configuration permet de former un dipôle électrique capable de stocker des charges électriques. Lorsqu’une tension électrique est appliquée entre ces armatures, des charges électriques s’y accumulent : une charge positive sur une armature et une charge négative sur l’autre, sans qu’il y ait de conduction entre elles grâce à l’isolant. La capacité du condensateur, notée C, quantifie la quantité de charge q qu’il peut stocker pour une tension uC donnée, selon la relation q = C × uC. Ce phénomène de stockage de charges sous tension confère au condensateur un comportement capacitif, qui est sa propriété principale.
Le condensateur peut être visualisé comme un dipôle capable de stocker des charges grâce à sa structure composée de deux armatures conductrices séparées par un isolant, ce qui lui confère un comportement capacitif caractéristique.
Charges opposées sur armatures
Les deux armatures d’un condensateur portent des charges électriques de signes opposés. Cela signifie que si l’une des armatures est chargée positivement, l’autre doit être chargée négativement, afin de respecter la neutralité électrique globale du condensateur. Cette opposition de charges est essentielle pour la création du champ électrique entre les armatures et pour le stockage d’énergie électrique dans le condensateur.
Neutralité électrique du condensateur
Le condensateur reste électriquement neutre à tout instant. Cela implique que la somme algébrique des charges sur les deux armatures est toujours nulle : qA + qB = 0. En conséquence, si une armature porte une charge positive qA, l’autre doit porter une charge négative -qA, assurant que le total de charges électriques dans le condensateur est nul. Cette neutralité est maintenue même lorsque des charges s’accumulent sur les armatures.
Relation i = dqA/dt
Le courant électrique i qui circule dans le circuit est la dérivée temporelle de la charge qA sur l’armature A : i = dqA/dt. Cela signifie que le courant est le taux de variation de la charge sur une armature. Si la charge sur l’armature A augmente, le courant est positif ; si elle diminue, le courant devient négatif. Cette relation relie directement le flux de charges dans le circuit à la variation de charge sur l’armature.
Courant ne traverse pas l’isolant
Aucun courant ne traverse l’isolant entre les armatures. Même si des charges s’accumulent sur une plaque, elles ne passent pas d’une plaque à l’autre à travers l’isolant. Lorsqu’un courant circule dans le circuit, il provoque une accumulation ou une décharge de charges sur les armatures, mais ces charges restent confinées à chaque plaque. La présence de l’isolant parfait empêche toute conduction directe entre les deux armatures, ce qui garantit que le transfert de charges se fait uniquement par accumulation électrique, et non par passage de courant à travers l’isolant.
Les armatures portent des charges électriques de signes opposés. Cela signifie que si l’armature A est chargée positivement avec une charge qA(t), alors l’armature B doit porter une charge négative qB(t) de même magnitude mais de signe opposé. La neutralité électrique du condensateur est maintenue à tout instant, ce qui implique que la somme des charges sur les deux armatures est toujours nulle : qA + qB = 0. En d’autres termes, si qA est positive, qB est négative, et vice versa.
Le courant électrique i dans le circuit est la dérivée de la charge qA par rapport au temps : i = dqA/dt. Cela indique que le courant représente la vitesse à laquelle la charge s’accumule ou se décharge sur une armature. Si le courant est positif, cela signifie que des électrons arrivent sur l’armature B (qui devient négative), et si le courant est négatif, ils quittent cette armature pour le circuit.
Enfin, même si un courant circule dans le circuit, aucun courant ne traverse l’isolant placé entre les armatures. Les charges ne passent pas directement d’une plaque à l’autre à travers l’isolant, mais s’accumulent sur chaque plaque, créant ainsi un champ électrique sans conduction électrique directe entre elles.
Le condensateur maintient une neutralité électrique à tout instant, avec des charges opposées sur ses armatures. Le courant dans le circuit est la dérivée temporelle de la charge sur une armature, et aucune charge ne traverse l’isolant entre les armatures, ce qui garantit que le transfert de charges se fait uniquement par accumulation électrique, sans passage direct à travers l’isolant.
Capacité C
La capacité d’un condensateur caractérise son aptitude à accumuler des charges électriques sous l’effet d’une tension appliquée. Elle est une propriété physique qui dépend de la structure et des matériaux du condensateur. La capacité se mesure en farads (F). Selon doc. 6, la capacité est une grandeur qui permet de quantifier la quantité de charge électrique qu’un condensateur peut stocker pour une tension donnée.
Relation q = C UC
La relation entre la charge q portée par une armature du condensateur, la capacité C, et la tension UC appliquée est une formule fondamentale. Elle indique que la charge q est proportionnelle à la tension UC, avec la capacité C comme coefficient de proportionnalité.
Unité farad (F)
Le farad est l’unité de mesure de la capacité. Un farad correspond à la capacité d’un condensateur qui, sous une tension de 1 volt, peut accumuler une charge de 1 coulomb. En pratique, cette unité est très grande, et la majorité des condensateurs ont des capacités en microfarads (μF), nanofarads (nF) ou picofarads (pF).
Matériaux des condensateurs
Les matériaux utilisés dans la fabrication des condensateurs influencent leur gamme de capacités. Par exemple, la céramique permet des capacités allant de 1 pF à 100 μF, tandis que l’oxyde d’aluminium peut atteindre jusqu’à 1 F. La nature du matériau détermine aussi la stabilité, la tolérance et la fréquence de fonctionnement du condensateur.
La capacité d’un condensateur caractérise son aptitude à accumuler des charges sous l’influence d’une tension. Elle est définie par la formule q = C UC, où q est la charge portée par l’armature, C la capacité, et UC la tension appliquée. La charge q est en coulombs (C), la capacité C en farads (F), et la tension UC en volts (V). Par exemple, un condensateur de capacité C = 5,0 μF soumis à une tension UC = 12 V accumulera une charge q calculée par q = 5,0 × 10^-6 × 12 = 6,0 × 10^-5 C.
Les matériaux utilisés pour fabriquer les condensateurs déterminent la gamme de capacités possibles. La céramique offre une plage de 1 pF à 100 μF, le film polymère de 1 nF à 1 μF, l’oxyde de tantale de 100 nF à 1 mF, et l’oxyde d’aluminium de 10 μF à 1 F. Ces matériaux influencent également d’autres caractéristiques comme la stabilité et la fréquence de fonctionnement.
La capacité d’un condensateur relie la charge qu’il peut stocker à la tension appliquée, en tenant compte des matériaux utilisés, ce qui permet d’adapter le choix du condensateur selon les besoins en stockage électrique et en fréquence de fonctionnement.
Relation i = C dUC/dt
La relation fondamentale entre le courant traversant un condensateur et la tension à ses bornes s’écrit :
où :
Dérivation temporelle de la charge
La charge q stockée dans le condensateur est liée à la tension par la relation :
En dérivant cette relation par rapport au temps, on obtient :
Ce membre de gauche, , correspond à l’intensité du courant électrique qui traverse le condensateur. Ainsi, la dérivée de la charge par rapport au temps est égale à l’intensité du courant, ce qui établit un lien direct entre la variation de charge, la capacité et la courant.
Capacité constante
Dans cette relation, la capacité est supposée constante dans le temps. Cela signifie que la capacité du condensateur ne varie pas, ce qui simplifie l’expression et permet de considérer que l’intensité du courant est proportionnelle à la dérivée de la tension.
Courant traversant le condensateur
Le courant qui traverse le condensateur est proportionnel à la dérivée temporelle de la tension . Autrement dit, plus la tension varie rapidement, plus le courant est élevé. La relation précise est :
Ce qui indique que le courant est directement lié à la vitesse de changement de la tension aux bornes du condensateur.
La relation fondamentale entre la charge et la tension du condensateur, à savoir , est valable à tout instant. En la dérivant par rapport au temps, on obtient :
Ce résultat montre que l’intensité du courant qui traverse le condensateur est donnée par :
Il en résulte que le courant est proportionnel à la dérivée temporelle de la tension. La capacité étant supposée constante, cette relation indique que toute variation de tension dans le temps entraîne un courant proportionnel, ce qui est essentiel pour comprendre le comportement dynamique du condensateur dans un circuit.
Un exemple illustratif montre qu’un condensateur de capacité chargé par un courant constant voit sa tension évoluer linéairement dans le temps. La tension est une droite d’équation , où la pente est calculée à partir de deux points de la courbe tension-temps. La dérivée est constante et égale à . La capacité est alors déterminée par la relation :
Ce qui montre concrètement comment la variation de tension en fonction du courant permet de calculer la capacité du condensateur.
La relation fondamentale entre courant et tension dans un condensateur est que le courant est proportionnel à la dérivée temporelle de la tension, exprimée par . Cette relation souligne que toute variation de tension dans le temps entraîne un courant proportionnel, ce qui est essentiel pour comprendre le comportement dynamique du condensateur dans un circuit électrique.
| Critère | Tension (uAB) | Courant (i) | Relation (pour dipôle ohmique) | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|---|
| Définition | Différence de potentiel entre A et B | Débit de charges électriques dans un circuit | uAB = R × i | Loi d’Ohm |
| Unité | Volt (V) | Ampère (A) | - | - |
| Signification | Force qui pousse les charges | Quantité de charges passant par une section | Relation proportionnelle en régime stable | A. Ohm (1827) |
| Variabilité | Peut varier dans le temps | Peut varier dans le temps | Relation valable en régime variable | - |
| Convention | Signé selon la polarité et le sens | Signé selon la direction du courant | uAB = R × i | - |
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1. Qu’est-ce qui caractérise un régime électrique variable en électricité ?
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Régime variable — définition ?
Tensions et courants dépendant du temps.
Tension uAB — unité ?
Volt (V).
Dipôle — rôle ?
Mesurer la tension entre deux bornes.
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