Fiche de révision : Les acteurs et la violence en politique internationale

Plan du Cours

  1. Acteurs de la politique internationale
  2. Acteurs non étatiques
  3. Société transnationale
  4. Relations transnationales
  5. Mobilisations diasporiques
  6. Réseaux transnationaux
  7. Violence politique et terrorisme
  8. Organisation terroriste et extrême-droite
  9. Violence d’État et révolution
  10. Radicalisation et djihadisme

1. Acteurs de la politique internationale

Notions clés & Définitions

Politique internationale : La politique internationale est traditionnellement définie comme la politique entre unités politiques souveraines, principalement les États. Selon Jeremy Bentham (1780), elle concerne les relations et interactions entre les nations, c’est-à-dire entre des entités politiques qui disposent de la souveraineté. Elle englobe l’ensemble des actions, stratégies et interactions qui se déroulent entre ces unités souveraines dans le cadre de leurs relations mutuelles.

Souveraineté : La souveraineté désigne le pouvoir suprême et exclusif qu’un État exerce sur son territoire et sa population. Elle implique l’indépendance de l’État face à toute autre autorité, ainsi que la reconnaissance de cette autonomie par les autres acteurs internationaux. La souveraineté est un principe fondamental du système interétatique, garantissant que chaque État peut décider librement de ses affaires internes et de sa politique extérieure.

Interétatique : Le terme « interétatique » renvoie à ce qui concerne ou se déroule entre plusieurs États souverains. La politique interétatique désigne donc l’ensemble des relations, négociations, conflits, alliances et autres interactions qui existent entre ces unités politiques souveraines. Elle constitue la dimension principale de la politique internationale, centrée sur la relation entre États.

Diplomate : Le diplomate est un représentant officiel d’un État chargé de négocier, de représenter et de défendre les intérêts de son pays auprès d’autres États ou organisations internationales. Raymond Aron souligne que le diplomate joue un rôle clé dans la gestion pacifique des relations internationales, en facilitant la communication, la négociation et la conclusion d’accords entre États.

Soldat : Le soldat est un acteur militaire engagé dans la défense ou l’attaque au nom de son État. Il constitue l’un des acteurs classiques de la politique internationale, notamment dans le contexte de la guerre, de la défense nationale ou des opérations militaires. La présence et l’action des soldats peuvent influencer significativement le cours des relations internationales.

Points essentiels

La politique internationale est traditionnellement définie comme la politique entre unités politiques souveraines, principalement les États. Selon Jeremy Bentham (1780), cette politique concerne les relations entre les nations, c’est-à-dire entre des entités politiques souveraines. Les acteurs classiques de cette politique sont le souverain, son gouvernement, le diplomate et le soldat. Ces acteurs jouent des rôles fondamentaux dans la conduite des relations interétatiques : le souverain et son gouvernement prennent les décisions politiques, le diplomate agit comme représentant officiel pour négocier et maintenir la paix ou gérer les conflits, tandis que le soldat intervient dans la défense ou l’agression militaire.

Au-delà de ces acteurs étatiques, d’autres acteurs ont historiquement influencé la politique internationale. Les acteurs économiques, tels que les commerçants et banquiers, ont toujours joué un rôle en influençant les relations commerciales et financières entre États, comme en témoignent par exemple les routes commerciales anciennes comme la route de la soie. Les acteurs religieux, à travers le prosélytisme ou la diffusion de croyances, ont également exercé une influence, comme Saint-Paul qui répand le christianisme autour du bassin méditerranéen. Les savants, artistes, philosophes et politiques ont aussi contribué à façonner la scène internationale, en diffusant des idées, en créant des œuvres ou en participant à des mouvements sociaux ou intellectuels.

Aujourd’hui, de nouveaux acteurs transnationaux apparaissent, renforçant la complexité des relations internationales. Ces acteurs incluent des personnes en exil, des touristes, des entreprises transnationales, des ONG actives au-delà des frontières, ainsi que des groupes armés non étatiques. Selon Arnold Wolfers (1959), même des entités non étatiques comme le Vatican ou des compagnies pétrolières peuvent, occasionnellement, influencer le cours des événements internationaux, devenant ainsi des acteurs concurrents ou complémentaires des États. Wolfers insiste sur le fait que ces acteurs peuvent s’identifier à des groupes ou des identités autres que l’État, et agir en conséquence, ce qui complexifie la vision classique de la politique internationale centrée sur les États souverains.

À retenir

Historiquement, la politique internationale a été centrée sur les États souverains et leurs représentants officiels, tels que le diplomate et le soldat. Cependant, d’autres acteurs, qu’ils soient économiques, religieux, culturels ou transnationaux, ont toujours exercé une influence significative, rendant la scène internationale plus complexe et plurielle.

2. Acteurs non étatiques

Notions clés & Définitions

Acteurs non étatiques : Entités ou individus qui exercent une influence ou mènent des actions sur la scène internationale sans être des États souverains. Selon Arnold Wolfers, ces acteurs peuvent influencer les relations internationales en s’identifiant à des corps autres que l’État, ce qui leur confère une autonomie et une capacité d’action indépendantes ou concurrentes de celles des États.

Entreprises transnationales : Entreprises dont les activités et filiales s’étendent au-delà des frontières nationales. Le terme apparaît chez les économistes dans les années 1920, mais sa conceptualisation en sociologie et science politique date des années 1960. Ces acteurs jouent un rôle majeur dans le développement du commerce mondial et la circulation des capitaux, des biens et des services à l’échelle planétaire.

ONG transnationales : Organisations non gouvernementales qui opèrent à l’échelle mondiale, souvent à but non lucratif, avec des activités structurées et une influence significative dans les domaines humanitaire, environnemental, social ou politique. Leur nombre a considérablement augmenté depuis le début du XXe siècle, passant de quelques dizaines en 1909 à plusieurs milliers à la fin du XXe siècle.

Groupes armés non étatiques : Groupes organisés qui utilisent la violence ou la menace pour atteindre des objectifs politiques, idéologiques ou économiques, sans être liés directement à un État. Exemples : Boko Haram, groupes terroristes comme Al-Qaïda, ou mouvements de guérilla. Ces groupes peuvent cibler des acteurs civils ou militaires, y compris des touristes ou des infrastructures économiques, afin de fragiliser des États ou de faire avancer leurs revendications.

Personnes exilées : Individus contraints de quitter leur pays d’origine en raison de persécutions, conflits ou autres formes de violence. Leur influence peut dépasser leur statut individuel, notamment par leur participation à des réseaux ou mouvements transnationaux, ou par leur rôle dans la sensibilisation et la mobilisation internationale.

Points essentiels

Les acteurs non étatiques incluent une diversité d’entités telles que les entreprises transnationales, les ONG, les groupes armés non étatiques et les personnes exilées. Ces acteurs ont une influence croissante dans les relations internationales, ce qui modifie la dynamique traditionnelle centrée sur les États. Arnold Wolfers souligne que ces acteurs peuvent influencer les relations internationales en s’identifiant à des corps autres que l’État, ce qui leur confère une autonomie et une capacité d’action indépendantes ou concurrentes de celles des États.

Ces acteurs agissent parfois de manière indépendante des États, ce qui leur permet de concurrencer ou de compléter leur influence sur la scène mondiale. Par exemple, les entreprises transnationales contrôlent une part importante du commerce mondial, tandis que les ONG jouent un rôle clé dans la défense des droits humains ou la protection de l’environnement. Les groupes armés non étatiques, quant à eux, peuvent provoquer des crises ou des violences à l’échelle transnationale, comme lors d’attentats ou de prises d’otages. Les personnes exilées, souvent en lien avec ces groupes ou mouvements, participent aussi à la circulation d’idées, de ressources ou de réseaux à l’échelle globale.

L’autonomisation croissante de ces acteurs remet en question la domination exclusive des États dans le système international. La notion d’« intersocialités » de Bertrand Badie illustre cette évolution, en montrant que le jeu international est désormais conditionné par des interactions sociales et des dynamiques qui dépassent le cadre étatique, influençant directement ou indirectement les politiques et les stratégies des États.

À retenir

L’émergence et l’autonomisation croissante des acteurs non étatiques transforment profondément la scène internationale, en modifiant la relation traditionnelle entre États et acteurs mondiaux. Ces acteurs, parfois indépendants ou concurrents, participent à une nouvelle tectonique des relations internationales, où le pouvoir ne se limite plus uniquement aux États souverains.

3. Société transnationale

Notions clés & Définitions

Société transnationale : La société transnationale regroupe des populations soumises à différentes souverainetés, mais unies par des liens culturels, linguistiques, religieux ou par des échanges. Elle constitue un tissu social vivant, qui transcende les frontières étatiques, en étant caractérisée par la circulation continue de personnes, d’idées, de croyances et de pratiques sociales. Selon Raymond Aron, cette société est vivante grâce à la liberté des échanges, migrations, croyances et organisations non nationales, ce qui lui confère une dynamique propre, en dehors des cadres étatiques traditionnels.

Trans-étatique : Ce terme désigne tout ce qui dépasse ou traverse les frontières des États, impliquant des acteurs ou des phénomènes qui ne se limitent pas à un seul cadre national. La société transnationale est ainsi une réalité qui échappe aux souverainetés strictes, en étant caractérisée par des interactions entre acteurs issus de différentes nations, sans nécessairement impliquer une organisation ou une institution centrale.

Échanges commerciaux transnationaux : Il s’agit des flux économiques, commerciaux ou financiers qui circulent entre plusieurs pays, sans se limiter à une seule souveraineté. Ces échanges contribuent à tisser des liens économiques et culturels entre populations de différents États, favorisant une intégration économique et une interdépendance croissante. La mondialisation a accentué ces échanges, qui deviennent un vecteur essentiel de la société transnationale.

Migrations transnationales : Ce concept désigne les déplacements de populations qui maintiennent des liens actifs avec leur pays d’origine tout en s’intégrant dans un pays d’accueil. Ces migrations ne se limitent pas à une simple relocalisation géographique, mais impliquent la circulation continue de personnes, d’informations, de capitaux et de pratiques sociales entre plusieurs États. Raymond Aron souligne que la liberté de migration participe à la vivacité de la société transnationale.

Croyances communes transnationales : Il s’agit de croyances, valeurs ou idéaux partagés par des populations dispersées à travers plusieurs pays, souvent liés à des religions, des idéologies ou des mouvements culturels. Ces croyances communes favorisent la cohésion sociale au-delà des frontières nationales, en créant des réseaux de solidarité et de partage de symboles ou de pratiques religieuses ou culturelles.

Points essentiels

La société transnationale regroupe des populations soumises à différentes souverainetés mais unies par des liens culturels, religieux, linguistiques ou par des échanges. Elle constitue un tissu social vivant, qui dépasse les limites des États. Raymond Aron la décrit comme une société dynamique, vivante grâce à la liberté des échanges, migrations, croyances et organisations non nationales. Ces échanges peuvent prendre diverses formes, notamment économiques, culturelles ou sociales, et participent à la constitution d’un espace social commun transcendant les frontières. Historiquement, des exemples illustrent cette réalité : la société grecque ancienne, qui s’étendait à travers la Méditerranée, l’Internationale ouvrière, qui unissait des travailleurs de plusieurs pays autour d’objectifs communs, ou encore les salons artistiques et les Jeux Olympiques, qui ont permis la rencontre de cultures différentes dans un cadre non étatique. Ces exemples montrent que la société transnationale n’est pas un phénomène récent, mais une réalité ancienne, qui s’est toujours nourrie de la circulation des idées, des personnes et des pratiques.

À retenir

La société transnationale doit être saisie comme un tissu social vivant, qui transcende les frontières étatiques par des liens culturels, économiques et sociaux, favorisant un cosmopolitisme dynamique et une interaction constante entre populations diverses. Raymond Aron la décrit comme un espace en mouvement, alimenté par la liberté d’échange et la circulation des croyances, des personnes et des idées, illustrant ainsi sa nature vivante et plurielle.

4. Relations transnationales

Notions clés & Définitions

Relations transnationales : désignent les interactions sociales et économiques qui traversent les frontières étatiques sans contrôle exclusif des États. Ces relations impliquent des échanges, des actions ou des interactions qui ne sont pas entièrement régulés ou limités par la souveraineté nationale, modifiant ainsi le jeu traditionnel des États dans la scène internationale.

Flux transnationaux : ce sont les mouvements ou circulations de biens matériels et immatériels qui se produisent au-delà des frontières nationales. Ces flux peuvent concerner des marchandises, des capitaux, des informations, des personnes ou des idées, et jouent un rôle central dans la dynamique des relations transnationales en facilitant ou en complexifiant les échanges globaux.

Interactions intersociales : ce terme désigne l’ensemble des échanges sociaux qui se produisent entre acteurs situés dans différents États ou réseaux transnationaux. Ces interactions peuvent être délibérées, comme des manifestations ou des actions organisées, ou accidentelles, telles que des migrations ou des flux touristiques, et participent à la redéfinition des liens sociaux à l’échelle mondiale.

Circulation de biens matériels et immatériels : cette circulation englobe à la fois le déplacement de produits tangibles (marchandises, matières premières) et de biens immatériels (services, idées, capitaux, informations). Elle constitue un vecteur essentiel des relations transnationales, favorisant la mondialisation des échanges tout en remettant en cause la souveraineté des États.

Relations délibérées et accidentelles : les relations délibérées sont celles qui résultent d’actions intentionnelles, telles que les manifestations, les accords, ou les réseaux organisés visant à atteindre des objectifs précis. À l’inverse, les relations accidentelles naissent de phénomènes non planifiés ou imprévus, comme les migrations ou le tourisme, qui génèrent des interactions sociales sans intention explicite.

Points essentiels

Les relations transnationales désignent les interactions sociales et économiques qui traversent les frontières étatiques sans contrôle exclusif des États. Elles peuvent être accidentelles, comme les migrations ou le tourisme, ou délibérées, telles que les manifestations ou les actions organisées. Ces relations ont pour effet de modifier le jeu traditionnel des États en introduisant des dynamiques sociales et économiques autonomes, échappant en partie à leur contrôle. La coexistence de ces différentes formes d’interactions contribue à la complexification des relations internationales, en redéfinissant les acteurs et leurs enjeux. La distinction entre relations accidentelles et délibérées permet de comprendre la diversité des flux et des interactions qui façonnent le monde contemporain, où les acteurs non étatiques jouent un rôle de plus en plus important dans la configuration globale.

À retenir

Les relations transnationales sont des interactions sociales et économiques qui échappent au contrôle exclusif des États, modifiant la scène internationale en introduisant des dynamiques autonomes et plurifacettes, qu’elles soient délibérées ou accidentelles.

5. Mobilisations diasporiques

Notions clés & Définitions

Mobilisations diasporiques : Actions collectives menées par des populations dispersées hors de leur territoire d’origine, qui s’organisent pour défendre ou promouvoir des causes liées à leur pays d’origine ou à leur communauté. Ces mobilisations peuvent prendre diverses formes, telles que manifestations, transferts financiers, actions politiques ou culturelles, et sont souvent coordonnées à travers des réseaux transnationaux. Leur objectif principal est d’influencer la politique ou la société dans leur pays d’origine ou d’accueil, en utilisant leur identité commune et leur solidarité transnationale. La mobilisation diasporique repose donc sur la capacité des membres à agir collectivement malgré la dispersion géographique.

Diaspora : Selon Elazar Barkan et Marie-Denise Shelton (1998), la diaspora se définit comme une situation où des populations ont choisi de maintenir une identité collective en exil ou en dispersion, en adoptant une voix politique. La diaspora n’est pas simplement une communauté dispersée, mais une entité qui se construit par la volonté de ses membres de conserver un lien avec leur pays d’origine, souvent à travers une identité partagée et des réseaux transnationaux. La diaspora peut également se caractériser par une certaine capacité à peser sur la scène politique internationale.

Solidarité transnationale : La solidarité transnationale désigne l’ensemble des actions et des réseaux qui relient des membres dispersés d’une même communauté ou d’un même groupe à travers plusieurs États. Elle permet aux populations diasporiques de soutenir des causes politiques, culturelles ou économiques dans leur pays d’origine ou d’accueil. La solidarité transnationale est un moteur essentiel des mobilisations diasporiques, car elle facilite la coordination, la communication et l’action collective à l’échelle mondiale.

Identité diasporique : L’identité diasporique est une construction collective qui unit les membres d’une diaspora autour d’un sentiment d’appartenance à une communauté dispersée. Elle se forge à partir de facteurs culturels, historiques, linguistiques ou religieux, et constitue une base pour la mobilisation collective. Cette identité permet aux membres de se reconnaître mutuellement, de maintenir des liens avec leur pays d’origine, et de s’engager dans des actions communes pour défendre leurs intérêts ou promouvoir leur culture.

Influence politique diasporique : L’influence politique des diasporas se manifeste par leur capacité à peser sur les décisions politiques dans leur pays d’origine ou d’accueil. Elle peut se traduire par des actions telles que le lobbying, la mobilisation lors d’élections, ou encore par des transferts financiers importants. La participation politique diasporique est souvent facilitée par leur organisation en réseaux transnationaux, leur identité commune, et leur capacité à mobiliser des ressources ou à faire pression sur les acteurs politiques. La forme et l’impact de cette influence varient selon les contextes politiques et les politiques des pays d’accueil.

Points essentiels

Les mobilisations diasporiques regroupent les actions collectives des populations dispersées hors de leur territoire d’origine. Ces mobilisations s’appuient sur une identité commune, qui peut être culturelle, linguistique ou religieuse, et sur des réseaux transnationaux permettant la coordination et la communication entre les membres dispersés. Grâce à cette organisation, elles cherchent à influencer la politique internationale ou nationale en soutenant des causes politiques, culturelles ou économiques. Ces causes peuvent concerner leur pays d’origine, comme la reconnaissance d’un génocide, ou leur pays d’accueil, comme la lutte contre la discrimination ou la promotion de leur culture. La capacité de ces mobilisations à peser sur la scène politique dépend largement de leur organisation, de leur visibilité et de leur influence dans les sociétés d’accueil. Par exemple, les transferts de fonds, qui concernent souvent la première ou la deuxième génération, constituent une forme concrète de mobilisation économique, représentant parfois des montants supérieurs à l’aide publique au développement, comme dans le cas du Liban en 2005 où 6,5 milliards de dollars ont été transférés par des ressortissants résidents à l’étranger. Les manifestations de soutien ou d’opposition, comme celles en faveur du mouvement démocratique soudanais, illustrent aussi la capacité de la diaspora à mobiliser l’opinion publique et à faire pression sur les gouvernements. La diversité des formes de mobilisation, qu’elles soient financières, politiques ou culturelles, montre que les diasporas constituent des forces transnationales capables d’utiliser leur identité et leur solidarité pour peser sur les enjeux internationaux.

À retenir

Les mobilisations diasporiques sont des forces transnationales qui, en s’appuyant sur une identité commune et des réseaux de solidarité, cherchent à influencer la politique et la société dans leur pays d’origine ou d’accueil. Leur impact se mesure à travers des actions concrètes telles que les transferts financiers, les manifestations ou le lobbying, illustrant leur capacité à peser sur les enjeux internationaux.

6. Réseaux transnationaux

Notions clés & Définitions

Réseaux transnationaux : Ensemble d’acteurs connectés au-delà des frontières étatiques par des échanges continus, permettant une coordination et une circulation d’informations, d’idées et de ressources indépendamment des États. Ces réseaux regroupent divers acteurs tels que des organisations non gouvernementales, des groupes sociaux, des entreprises et des individus, qui coordonnent leurs actions à l’échelle mondiale. Leur structure décentralisée leur confère une flexibilité et une capacité d’adaptation accrues, façonnant la gouvernance mondiale en dehors du cadre traditionnel étatique.

Interactions sociales planétaires : Relations et échanges sociaux qui se produisent à l’échelle mondiale, facilitant la circulation d’idées, de cultures, de ressources et d’informations entre acteurs dispersés sur tous les continents. Ces interactions alimentent la dynamique des réseaux transnationaux en permettant une communication continue et une mobilisation collective sans la médiation directe des États.

Organisations non gouvernementales (ONG) : Acteurs non étatiques, souvent à but non lucratif, qui opèrent à l’échelle mondiale ou locale pour défendre des causes sociales, environnementales, humanitaires ou politiques. Elles jouent un rôle central dans les réseaux transnationaux en facilitant la circulation d’informations, en mobilisant des ressources et en coordonnant des actions à l’échelle internationale.

Flux d’informations transnationaux : Circulation continue d’informations, d’idées, de données et de ressources entre acteurs dispersés à travers le monde. Ces flux permettent aux réseaux transnationaux d’agir efficacement, en partageant des stratégies, en diffusant des messages ou en coordonnant des actions sans dépendre des États ou des institutions internationales.

Coordination décentralisée : Mode d’organisation où la prise de décision et l’action ne sont pas centralisées au sein d’une autorité unique, mais réparties entre différents acteurs ou groupes. Dans les réseaux transnationaux, cette structure favorise la flexibilité, l’adaptabilité et la résilience, permettant aux acteurs locaux ou spécifiques de s’organiser et d’agir de manière autonome tout en étant intégrés dans un ensemble global.

Points essentiels

Les réseaux transnationaux sont des ensembles d’acteurs connectés au-delà des frontières étatiques par des échanges continus. Ces réseaux incluent une diversité d’acteurs tels que des ONG, des groupes sociaux, des entreprises et des individus, qui coordonnent leurs actions à l’échelle mondiale. Leur fonctionnement repose sur une structure décentralisée, ce qui leur confère une grande souplesse et leur permet de s’adapter aux réalités locales tout en maintenant une cohérence globale. Ces réseaux jouent un rôle crucial dans la facilitation de la circulation d’informations, d’idées et de ressources, indépendamment des États. Ils façonnent ainsi la gouvernance mondiale en proposant des formes d’organisation décentralisées, qui dépassent le cadre traditionnel de la souveraineté étatique, et influencent les dynamiques politiques, sociales et économiques à l’échelle planétaire.

À retenir

Les réseaux transnationaux, en tant que structures décentralisées, jouent un rôle clé dans la construction d’une gouvernance mondiale au-delà des États, en facilitant la circulation d’informations, d’idées et de ressources à l’échelle planétaire.

7. Violence politique et terrorisme

Notions clés & Définitions

Violence politique
La violence politique désigne l’ensemble des actions violentes qui ont pour but d’atteindre des objectifs politiques en dehors des cadres étatiques. Elle peut prendre diverses formes, telles que le meurtre, l’attentat ou la répression, et vise à influencer ou à modifier l’ordre politique ou social. Selon la source, cette violence peut être considérée comme un moyen de contestation ou de défense contre le pouvoir établi, sans nécessairement s’inscrire dans un cadre légal ou institutionnel.

Terrorisme
Le terrorisme est une forme spécifique de violence politique caractérisée par l’usage de la terreur contre des civils. Il s’agit d’actes criminels conçus ou calculés pour provoquer la terreur dans une population, un groupe ou des individus à des fins politiques. La définition officielle, issue de la Résolution 53/108 de l’Assemblée générale des Nations unies (1999), précise que le terrorisme consiste en des actes visant à instiller la peur par des moyens violents. La définition académique souligne que le terrorisme n’est pas un concept strictement utilisable par les sciences sociales ou la stratégie, mais plutôt une stratégie ou un mode d’action.

Guérilla
La guérilla désigne une stratégie de combat asymétrique employée par des groupes armés non étatiques. Elle consiste en des opérations de harcèlement, d’embuscades et de raids rapides contre des forces plus puissantes, souvent dans un contexte de conflit armé non conventionnel. La guérilla vise à influencer les relations internationales ou à déstabiliser un régime en utilisant des tactiques de faible intensité, souvent dans un cadre clandestin.

Conflits armés non étatiques
Les conflits armés non étatiques regroupent l’ensemble des violences et affrontements entre des groupes armés qui ne sont pas officiellement rattachés à un État. Ces conflits incluent des mouvements insurgés, des groupes terroristes ou des guérillas, et se caractérisent par leur nature décentralisée et leur opposition à des acteurs étatiques ou entre groupes non étatiques. Ils participent à la contestation politique hors du cadre étatique traditionnel.

Stratégies de violence politique
Les stratégies de violence politique regroupent l’ensemble des tactiques employées par des acteurs non étatiques pour atteindre leurs objectifs politiques. Cela inclut le terrorisme, la guérilla, l’assassinat politique, ainsi que d’autres formes d’actions violentes spectaculaires ou clandestines. Ces stratégies sont souvent destinées à provoquer la peur, à déstabiliser l’adversaire ou à mobiliser un soutien populaire, en utilisant des moyens violents ou spectaculaires pour influencer la scène politique ou sociale.

Points essentiels

La violence politique englobe toutes les actions violentes visant à atteindre des objectifs politiques en dehors des institutions officielles. Elle se manifeste par des actes de nature criminelle ou spectaculaire, destinés à influencer ou à changer l’ordre politique ou social. Le terrorisme, en particulier, constitue une forme spécifique de cette violence, caractérisée par l’usage de la terreur contre des civils. La définition officielle, notamment par la résolution 53/108 de l’ONU (1999), insiste sur le fait que le terrorisme consiste en des actes visant à provoquer la peur dans une population ou un groupe à des fins politiques, souvent par des moyens violents. La définition académique souligne que le terrorisme n’est pas un concept strictement utilisable par les sciences sociales ou la stratégie, mais plutôt une stratégie ou un mode d’action.

Les groupes armés non étatiques utilisent diverses stratégies pour influencer les relations internationales ou déstabiliser des régimes. Parmi celles-ci, la guérilla est une tactique de combat asymétrique qui consiste en des opérations de harcèlement, d’embuscades et de raids rapides contre des forces plus puissantes, souvent dans un contexte clandestin. Ces groupes peuvent également recourir à des attentats, des assassinats ou des actes spectaculaires pour faire passer leur message ou déstabiliser un pouvoir. La violence politique n’est pas nouvelle : elle remonte aux premières entités politiques de l’Antiquité, où révoltes, révolutions et guerres civiles ont été courants. Le meurtre politique, pratique spectaculaire, a souvent été utilisé pour changer de régime ou éliminer un tyran, mais il provoque généralement la terreur, la panique et l’incertitude.

Les origines historiques de cette violence incluent des pratiques spectaculaires telles que les châtiments publics, la Terreur instaurée par Robespierre en 1793, ou encore la violence religieuse de l’Inquisition. La logique de l’attentat ciblé, expliquée par Hans Magnus Enzensberger, repose sur la conviction que la vie d’un seul homme peut, par sa suppression, modifier de manière révolutionnaire l’ordre social, notamment lorsque l’État repose sur la vie d’un seul dirigeant. Cependant, cette stratégie ne modifie pas toujours les structures sociales ou politiques profondes, et ses effets sont souvent psychologiques et médiatiques.

Les actes de violence politique ont souvent un fort impact médiatique, notamment lorsqu’ils visent des figures publiques ou des chefs d’État, comme l’assassinat de JFK ou de Rafiq Hariri. Ces actes peuvent provoquer des déstabilisations, des guerres civiles ou des tensions internationales. La crainte de la déstabilisation ou de la guerre civile est un moteur important de ces violences, qui peuvent aussi viser à faire passer un message politique ou idéologique. La violence politique, qu’elle soit individuelle ou collective, peut parfois comporter des victimes collatérales, volontairement ou non, et viser à faire passer un message de peur ou de résistance.

Les échecs révolutionnaires et les mouvements radicaux, tels que le Printemps des peuples ou la Commune de Paris, ont souvent conduit à une radicalisation accrue, avec une augmentation des attentats et des assassinats. La condamnation de ces actes par certains révolutionnaires, comme ceux du mouvement révolutionnaire russe, montre que la violence politique peut aussi être dénoncée comme une expression de despotisme ou d’oppression, même si elle reste une pratique ancienne et persistante.

À retenir

La violence politique et le terrorisme, en tant que moyens non étatiques de contestation, jouent un rôle majeur dans la dynamique des conflits et des relations internationales, en utilisant des stratégies spectaculaires ou clandestines pour influencer la scène politique et sociale. Leur impact psychologique, médiatique et stratégique en fait des outils puissants de déstabilisation et de mobilisation.

8. Organisation terroriste et extrême-droite

Notions clés & Définitions

Organisation terroriste
Une organisation terroriste est un groupe structuré qui utilise la violence, souvent illégale, pour promouvoir ou imposer une idéologie ou un objectif politique. Elle se caractérise par la planification d’actes violents ciblés ou aveugles, visant à semer la peur afin d’influencer des décisions politiques ou sociales. Selon le contexte, ces groupes peuvent opérer à l’échelle locale, nationale ou transnationale, et mobiliser des ressources diverses telles que dons, extorsion ou vols.

Extrême-droite
L’extrême-droite désigne un ensemble d’idéologies, de mouvements ou de groupes politiques qui prônent des positions ultraconservatrices, nationalistes, souvent racistes ou xénophobes, et qui rejettent les valeurs démocratiques ou pluralistes. Elle se distingue par ses positions radicales sur l’identité nationale, la hiérarchisation des races ou des peuples, et son hostilité envers les mouvements progressistes ou révolutionnaires. Elle peut aussi inclure des tendances fascistes ou néo-fascistes.

Radicalisme politique
Le radicalisme politique désigne une position extrême sur l’échiquier politique, caractérisée par la volonté de transformer en profondeur le système existant, souvent par des moyens violents ou extrémistes. Il se manifeste par une opposition ferme aux institutions démocratiques, une recherche de changement radical, et parfois par l’usage de la violence pour atteindre ses objectifs.

Groupes paramilitaires
Les groupes paramilitaires sont des organisations armées non officielles, souvent clandestines, qui opèrent en dehors du cadre militaire régulier. Ils sont généralement liés à des mouvements politiques ou idéologiques extrémistes, et utilisent la violence ou la terreur pour défendre ou imposer leurs idées. Ces groupes peuvent mener des actions de guérilla, des attentats ou des campagnes de propagande, et jouent souvent un rôle de bras armé pour des mouvements politiques radicaux.

Idéologies extrémistes
Les idéologies extrémistes sont des systèmes de pensée qui prônent des positions radicales, souvent intolérantes, et qui rejettent le compromis ou la modération. Elles peuvent être nationalistes, racistes, religieuses ou révolutionnaires, et justifient la violence comme moyen légitime pour atteindre leurs buts. Ces idéologies alimentent souvent des groupes terroristes ou paramilitaires, en leur fournissant une vision du monde radicale et une justification morale à leurs actes.

Points essentiels

Les organisations terroristes peuvent être liées à des idéologies d’extrême-droite ou autres radicalismes politiques. Ces groupes utilisent la violence pour promouvoir des agendas idéologiques extrémistes, cherchant à imposer leur vision du monde par la terreur. L’extrême-droite organise souvent des réseaux paramilitaires, qui sont des structures armées non officielles, destinées à mener des actions violentes ou clandestines. Ces groupes déploient également des campagnes de propagande afin de renforcer leur influence, leur recrutement et leur légitimité auprès de leur base. La circulation des idées, des méthodes et des hommes entre ces différents groupes, qu’ils soient d’extrême-droite ou d’autres radicalismes, contribue à la diffusion de stratégies violentes et à la consolidation de réseaux transnationaux. Ces acteurs violents, porteurs d’idéologies radicales, constituent une menace pour la stabilité politique, en remettant en cause le cadre démocratique et en alimentant la violence politique.

À retenir

Les organisations terroristes d’extrême-droite incarnent des acteurs violents porteurs d’idéologies radicales, utilisant la violence et la propagande pour imposer leurs visions extrémistes, ce qui menace la stabilité politique. Leur organisation en réseaux paramilitaires et leur circulation transnationale renforcent leur influence et leur dangerosité.

9. Violence d’État et révolution

Notions clés & Définitions

Violence d’État
La violence d’État désigne l’usage organisé et légitime de la force par un gouvernement ou une autorité publique contre des opposants politiques ou des mouvements sociaux. Elle se manifeste par des actes de répression, de coercition ou de contrôle visant à maintenir l’ordre établi ou à éliminer toute contestation. La violence d’État peut prendre diverses formes, telles que la répression policière, militaire ou judiciaire, et est souvent utilisée pour dissuader ou supprimer toute opposition politique ou sociale.

Révolution
La révolution est un soulèvement populaire visant à renverser un ordre politique ou social établi. Elle implique généralement une mobilisation massive de la population contre le régime en place, avec pour objectif de transformer profondément la structure du pouvoir, des institutions ou des relations sociales. La révolution peut s’appuyer sur des actions diverses, allant de manifestations à des insurrections armées, et se caractérise par une volonté de changement radical.

Répression politique
La répression politique désigne l’ensemble des mesures coercitives prises par un État pour supprimer ou contrôler des mouvements ou des individus considérés comme une menace à l’ordre politique. Elle inclut la détention, la torture, l’intimidation, la censure ou la violence contre des opposants, souvent dans un contexte de crise ou de conflit social. La répression vise à maintenir la stabilité du régime en éliminant toute opposition ou contestation.

Soulèvement populaire
Le soulèvement populaire est une mobilisation collective de la population contre un régime ou une situation jugée injuste ou oppressante. Il se manifeste par des actions telles que des manifestations, des grèves ou des insurrections, souvent spontanées ou impulsées par un mécontentement général. Le soulèvement peut précéder ou accompagner une révolution, et constitue une expression de la volonté populaire de changement.

Changement de régime
Le changement de régime désigne la transformation profonde des structures politiques, institutionnelles ou sociales d’un pays. Il peut résulter d’une révolution, d’un coup d’État ou d’autres formes de transition politique. Ce changement modifie souvent les relations internationales en redéfinissant les alliances, les régimes de pouvoir et la configuration géopolitique de la région ou du monde.

Points essentiels

La violence d’État inclut la répression organisée contre des opposants politiques ou des mouvements sociaux. Elle se manifeste par des actes de force déployés par l’État pour maintenir l’ordre ou éliminer la contestation. La répression peut devenir un outil systématique pour faire face aux soulèvements ou aux mouvements révolutionnaires, renforçant ainsi la dynamique de conflit interne.

Les révolutions sont des soulèvements populaires visant à renverser un ordre politique établi. Elles mobilisent massivement la population et cherchent à instaurer un changement radical dans la gouvernance ou la société. Ces phénomènes ont souvent des répercussions majeures sur la scène internationale, en modifiant les relations entre États, en redéfinissant les alliances et en influençant d’autres mouvements révolutionnaires ou insurgés à travers le monde.

Ces deux phénomènes, la violence d’État et la révolution, sont intrinsèquement liés : la répression peut alimenter la colère populaire et favoriser le déclenchement d’une révolution, tandis qu’une révolution peut entraîner une réorganisation de l’État et des relations internationales. La violence d’État, en tant que réponse à la contestation, peut soit étouffer le mouvement, soit exacerber le conflit, selon la manière dont elle est employée.

À retenir

La violence d’État et la révolution sont des dynamiques internes aux États qui, par leur intensité et leur portée, ont des conséquences majeures sur la scène internationale. La répression peut renforcer ou affaiblir un régime, tandis que la révolution peut redéfinir les équilibres géopolitiques en modifiant profondément les régimes et alliances.

10. Radicalisation et djihadisme

Notions clés & Définitions

Radicalisation : La radicalisation est un processus par lequel un individu adopte des idées extrémistes, souvent en rupture avec les valeurs ou normes sociales dominantes, pouvant conduire à la violence. Ce processus implique une transformation progressive des croyances, des attitudes et des comportements, menant parfois à la participation à des actes violents ou terroristes.

Djihadisme : Le djihadisme constitue une forme d’extrémisme religieux prônant la lutte armée au nom de l’islam. Il se distingue par une interprétation radicale du djihad, considéré comme un combat sacré contre les ennemis de l’islam, justifiant la violence et le terrorisme comme moyens de défendre ou d’imposer cette vision.

Extrémisme religieux : L’extrémisme religieux désigne une attitude ou un mouvement qui interprète de manière radicale et souvent violente une religion, en rejetant la modération ou la pluralité d’opinions. Il cherche à imposer ses idées par la force ou la contrainte, et constitue souvent la base idéologique du djihadisme.

Processus de radicalisation : Ce processus désigne la succession d’étapes par lesquelles un individu devient de plus en plus engagé dans des idées extrémistes, jusqu’à adopter des comportements violents. Il peut être influencé par des facteurs sociaux, politiques, idéologiques ou personnels, et se manifeste par une évolution progressive de la pensée et des actions.

Terrorisme djihadiste : Le terrorisme djihadiste désigne l’ensemble des actes de violence, souvent spectaculaires, commis par des groupes ou individus se revendiquant du djihadisme, dans le but de provoquer la peur, déstabiliser des sociétés ou faire avancer une idéologie islamiste radicale. Il a marqué le début du XXIe siècle par des attaques transnationales majeures.

Points essentiels

La radicalisation est un processus par lequel un individu adopte des idées extrémistes menant parfois à la violence. Elle n’est pas instantanée mais résulte d’un parcours influencé par divers facteurs sociaux, politiques ou idéologiques, qui conduit à une transformation progressive des croyances et des comportements. La radicalisation peut aboutir à la participation à des actes violents, notamment dans le cadre du terrorisme djihadiste.

Le djihadisme est une forme spécifique d’extrémisme religieux qui prône la lutte armée au nom de l’islam. Il repose sur une interprétation radicale du djihad, considéré comme un combat sacré contre les ennemis de l’islam, justifiant l’usage de la violence comme moyen de défense ou d’expansion de cette idéologie. Le djihadisme se distingue par sa volonté de mener une guerre sainte globale, souvent à travers des réseaux transnationaux.

Le terrorisme djihadiste a marqué le début du XXIe siècle avec des attaques transnationales majeures. Ces actes, souvent spectaculaires, ont été revendiqués ou attribués à des groupes djihadistes comme Al-Qaïda ou l’État Islamique, et ont visé des cibles civiles ou militaires dans plusieurs pays. Ces attentats ont profondément modifié la perception de la menace terroriste et ont conduit à une intensification des mesures de sécurité internationales.

À retenir

Étudier la radicalisation et le djihadisme comme des phénomènes idéologiques et sociaux permet de mieux comprendre leur rôle dans la dynamique du terrorisme global contemporain, en insistant sur leur nature progressive, leur dimension transnationale et leur impact sur la sécurité mondiale.

Tableaux de Synthèse

ThèmeActeursCaractéristiquesExemples / NotesAuteur
Politique internationaleÉtats souverainsUnités politiques souveraines, relations interétatiquesDiplomates, soldats, gouvernementsJeremy Bentham
Acteurs non étatiquesEntités indépendantes des ÉtatsInfluence sur la scène internationale, autonomie variableEntreprises transnationales, ONG, groupes armés, exilésArnold Wolfers
Sociétés transnationalesGroupes ou individus opérant au-delà des frontières nationalesMobilisation globale, influence économique ou humanitaireONG, entreprises, groupes terroristes
Relations transnationalesInteractions entre acteurs non étatiques et ÉtatsComplexité accrue, multiplicité des acteurs et enjeuxDiplomatie parallèle, réseaux clandestins
Violence politique & terrorismeActions violentes pour objectifs politiques ou idéologiquesGroupes armés non étatiques, organisation terroriste, extrême-droiteBoko Haram, Al-Qaïda, mouvements d’extrême droite
Violence d’État & révolutionConflits impliquant l’État ou ses opposantsRévolutions, répressions, guerres civiles
Radicalisation & djihadismeProcessus menant à l’engagement violent pour cause religieuse ou idéologiqueRecrutement par groupes terroristes, processus de radicalisation

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre acteurs étatiques et acteurs non étatiques : ne pas assimiler les acteurs non étatiques à des États ou à des acteurs officiels.
  2. Sous-estimer l’impact des ONG et entreprises transnationales dans la scène internationale.
  3. Confusion entre violence politique et terrorisme : tous deux utilisent la violence mais ont des objectifs et des acteurs différents.
  4. Mauvaise compréhension du rôle des groupes armés non étatiques : ils ne sont pas toujours liés à un État.
  5. Confusion entre la souveraineté et l’autonomie d’acteurs non étatiques.
  6. Négliger l’importance croissante des réseaux transnationaux dans la radicalisation et le terrorisme.
  7. Confondre radicalisation et simple engagement politique.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de la politique internationale selon Jeremy Bentham.
  • Maîtriser la notion de souveraineté et son importance dans le système interétatique.
  • Identifier les acteurs classiques (souverain, diplomate, soldat) et leur rôle.
  • Savoir citer des exemples d’acteurs non étatiques : entreprises transnationales, ONG, groupes armés non étatiques, exilés.
  • Comprendre la contribution d’Arnold Wolfers sur l’autonomie des acteurs non étatiques.
  • Différencier acteurs étatiques et non étatiques en termes d’influence et de mode d’action.
  • Reconnaître le rôle croissant des ONG et entreprises dans la scène internationale.
  • Identifier les formes de violence politique : terrorisme, violence d’État, révolution.
  • Connaître les processus de radicalisation et leur lien avec le djihadisme.
  • Savoir donner des exemples précis de groupes terroristes ou mouvements extrémistes.
  • Maîtriser les enjeux liés aux réseaux transnationaux dans la radicalisation.
  • Être capable d’analyser une situation en identifiant les différents acteurs impliqués.

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1. En quoi les acteurs étatiques et non étatiques se ressemblent-ils ou se différencient-ils dans leur influence sur la scène internationale ?

2. Quel est le rôle principal des acteurs non étatiques dans la scène internationale selon le texte ?

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Acteurs de la politique internationale — définition ?

Unités souveraines, principalement États, en relation.

Souveraineté — rôle ?

Pouvoir suprême et autonomie d’un État.

Interétatique — concerne ?

Relations entre États souverains.

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