Fiche de révision : Les Causes et leurs Effets Emotionnels

Plan du Cours

  1. Attributions causales
  2. Niveaux d’analyse
  3. Style attributionnel
  4. Théorie de Weiner
  5. Causes évoquées
  6. Propriétés intrinsèques
  7. Dimensions attributionnelles
  8. Biais cognitifs
  9. Conséquences émotionnelles
  10. Modèles de Weiner

1. Attributions causales

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle sur la cause d’un événement ou d’un comportement, réalisée à un moment donné, pouvant être erronée (Weiner, 1985). Exemple : penser que l’échec est dû à un manque d’effort.
  • Style attributionnel : Tendance stable d’un individu à privilégier certains types de causes dans ses explications, indépendamment des situations. Exemple : une personne toujours optimiste ou pessimiste dans ses attributions.
  • Dimensions attributionnelles : Critères permettant d’analyser les causes attribuées, comprenant :
    • Locus de causalité : Interne (capacités, effort) ou externe (environnement).
    • Stabilité : Cause stable (permanente) ou instable (variable).
    • Contrôlabilité : Cause contrôlable (sous maîtrise) ou incontrôlable (hors de contrôle).
  • Biais d’attribution : Tendance à privilégier certaines explications, comme le biais d’auto-complaisance, où l’on attribue ses succès à soi-même et ses échecs à des facteurs externes.
  • Conséquences des attributions : Impact sur l’émotion, la motivation, et l’estime de soi, notamment par la perception de la causalité (ex : sentiment d’efficacité, espoir, résignation).

Points essentiels

  • Les attributions causales influencent la motivation et les émotions (Weiner, 1985).
  • La théorie de Weiner distingue plusieurs dimensions : lieu de causalité, stabilité, contrôlabilité, permettant d’analyser la perception des causes.
  • Les biais cognitifs, comme le biais d’internalité, peuvent fausser la perception des causes (auto-complaisance ou erreur fondamentale attributionnelle).
  • La stabilité et la contrôlabilité des causes déterminent les réactions émotionnelles et les attentes futures : confiance, espoir ou résignation.
  • La compréhension des attributions permet d’intervenir pour améliorer la motivation et la gestion des échecs.

À retenir

Les attributions causales, en tant qu’explications que nous donnons aux événements, façonnent notre motivation, nos émotions et notre perception de soi, en fonction de leur localisation, stabilité et contrôlabilité. Leur analyse est essentielle pour comprendre et influencer le comportement.

2. Niveaux d’analyse

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle portant sur la cause d’un événement ou d’un comportement, réalisée à un moment donné. Elle peut être erronée ou biaisée.
  • Style attributionnel : Tendance stable et générale d’un individu à privilégier certains types de causes (internes ou externes) dans l’explication de ses comportements ou événements.
  • Modèle bidimensionnel de Weiner (1971) : Cadre qui classe les causes en deux dimensions : la localisation (interne/externe) et la stabilité (stable/inconstante).
  • Modèle tridimensionnel de Weiner (1979) : Extension intégrant la contrôlabilité, distinguant causes contrôlables ou incontrôlables.
  • Biais d’auto-complaisance : Tendance à attribuer ses succès à des causes internes et ses échecs à des causes externes, pour préserver l’estime de soi.
  • Effet de l’attribution : Les causes perçues influencent les émotions, la motivation, et le comportement futur, en modulant la confiance ou la résignation.

Points essentiels

  • Les attributions causales sont motivées par le besoin de contrôle et de compréhension de l’environnement, notamment lors d’événements inattendus ou d’échecs.
  • La théorie de Weiner distingue plusieurs niveaux d’analyse :
    • Style attributionnel : tendance stable d’un individu à privilégier certains types de causes.
    • Causes spécifiques : habileté, effort, chance, difficulté de la tâche, avec leurs propriétés intrinsèques (localisation, stabilité, contrôlabilité).
  • Les propriétés des causes (interne/externe, stable/instable, contrôlable/incontrôlable) influencent la perception de responsabilité, la motivation et les émotions.
  • Les biais cognitifs, comme le biais d’internalité, peuvent fausser l’attribution en favorisant une explication interne ou externe selon la situation.
  • Les conséquences des attributions :
    • Echec interne, stable, contrôlable : culpabilité, motivation à changer.
    • Echec externe, instable, incontrôlable : résignation, baisse de motivation.
    • Sentiment d’efficacité et estime de soi sont liés aux attributions et influencent la persévérance.

À retenir

Les niveaux d’analyse des attributions causales, en distinguant le style attributionnel et les causes spécifiques, permettent de comprendre comment les individus expliquent leurs succès et échecs, influençant leur motivation et leurs émotions.

3. Style attributionnel

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle sur la cause d’un événement ou d’un comportement, réalisée à un moment donné dans une situation spécifique (Weiner, 1985). Peut être erronée ou biaisée.

  • Style attributionnel : Tendance stable et générale d’un individu à privilégier certains types de causes pour expliquer ses succès ou échecs, indépendamment des situations.

  • Dimensions attributionnelles :

    • Lieu de causalité : Interne (capacités, effort) ou externe (environnement, chance).
    • Stabilité : Cause stable (permanente) ou instable (variable).
    • Contrôlabilité : Cause contrôlable (maîtrisée) ou incontrôlable (hors de contrôle).
  • Biais cognitifs liés :

    • Biais égocentrique : Tendance à attribuer ses succès à soi-même et ses échecs à des causes externes.
    • Erreur fondamentale attributionnelle : Tendance à expliquer le comportement des autres par des causes internes, tout en attribuant ses propres comportements à des causes externes.
  • Conséquences des attributions :

    • Sur la motivation, l’estime de soi, et les émotions (espoir, résignation, honte, culpabilité).
    • La stabilité et la contrôlabilité influencent la perception de l’efficacité personnelle et la gestion des émotions face à l’échec.

Points essentiels

  • Les attributions causales influencent la motivation et les émotions, en particulier dans le contexte de la réussite ou de l’échec.
  • La théorie de Weiner (1985) propose un modèle bidimensionnel (stabilité et contrôlabilité) pour analyser les causes perçues.
  • La stabilité des causes (stable ou instable) modifie les attentes futures et la confiance en soi.
  • La contrôlabilité des causes (contrôlable ou incontrôlable) détermine les émotions ressenties (culpabilité, honte) et la possibilité d’action.
  • Les biais cognitifs, comme la tendance à l’auto-justification, peuvent biaiser l’attribution des causes.

À retenir

Le style attributionnel, en tant que tendance stable, façonne la manière dont un individu interprète ses succès et échecs, influençant sa motivation, ses émotions et sa perception de ses capacités.

4. Théorie de Weiner

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle faite à propos d’une situation spécifique, visant à identifier la cause d’un événement ou comportement à un moment donné. Elle peut être erronée ou biaisée.

  • Style attributionnel : Tendance stable et générale d’un individu à privilégier certains types de causes pour expliquer ses succès ou échecs, indépendamment des situations.

  • Dimensions attributionnelles : Critères permettant d’analyser les causes évoquées par les individus, notamment :

    • Lieu de causalité (interne/externe) : Origine de la cause selon que celle-ci provient de l’individu ou de l’environnement.
    • Stabilité (stable/instable) : Durée ou constance de la cause dans le temps.
    • Contrôlabilité (contrôlable/incontrôlable) : Degré de maîtrise que l’individu pense avoir sur la cause.
  • Biais d’attribution : Tendance à privilégier certains types de causes, comme l’effet de l’ego (auto-complaisance) ou l’erreur fondamentale d’attribution (internaliser les causes des autres).

  • Conséquences des attributions : Impact sur la motivation, l’estime de soi, et les émotions, selon que la cause est perçue comme contrôlable, stable ou interne/externe.

Points essentiels

  • La théorie de Weiner s’appuie sur un modèle bidimensionnel et tridimensionnel pour analyser les causes :
    • Bidimensionnel (Weiner, 1971) : Lieu de causalité (interne/externe) et stabilité (stable/instable).
    • Tridimensionnel (Weiner, 1979) : Ajout de la contrôlabilité (contrôlable/incontrôlable).
  • Les causes évoquées incluent : habileté, effort, chance, difficulté de la tâche, avec des propriétés intrinsèques (stabilité, contrôlabilité).
  • Les biais cognitifs liés à l’attribution (auto-complaisance, erreur fondamentale) influencent la perception des causes et des responsabilités.
  • Les attributions influencent fortement la motivation et les émotions :
    • Une cause stable et interne peut renforcer la confiance, mais aussi entraîner la résignation si l’échec est perçu comme inchangeable.
    • Une cause contrôlable peut susciter la culpabilité ou la honte en cas d’échec.

À retenir

La théorie de Weiner montre que la perception des causes d’un succès ou d’un échec, selon leur stabilité, contrôle et localisation, influence la motivation, l’estime de soi et les émotions, modulant ainsi la réaction face à la réussite ou à l’échec.

5. Causes évoquées

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle sur la cause d’un événement ou d’un comportement, réalisée à un moment donné, pouvant être erronée (Weiner, 1985). Exemple : penser que l’échec est dû à un manque d’effort.
  • Style attributionnel : Tendance stable d’un individu à privilégier certains types de causes pour expliquer ses résultats, indépendamment des situations. Exemple : une personne attribuant systématiquement ses succès à son habileté.
  • Dimensions attributionnelles : Caractéristiques permettant de classer les causes selon leur nature. Incluent la localisation (interne/externe), la stabilité (stable/instable) et le contrôle (contrôlable/incontrôlable).
  • Biais d’auto-complaisance : Tendance à attribuer ses succès à des causes internes (effort, compétence) et ses échecs à des causes externes (malchance, environnement). Favorise une perception positive de soi.
  • Effet de stabilité : La perception que la cause d’un résultat ne change pas dans le temps. Par exemple, croire que l’on est intrinsèquement mauvais en sport.
  • Contrôlabilité : La mesure dans laquelle une cause est perçue comme sous le contrôle de l’individu. Exemple : l’effort est contrôlable, la météo ne l’est pas.

Points essentiels

  • Les causes évoquées peuvent être internes (capacités, effort) ou externes (chance, environnement).
  • La stabilité et la contrôlabilité influencent la perception de la responsabilité et les émotions associées (culpabilité, honte).
  • Les biais cognitifs, comme l’auto-complaisance ou l’erreur fondamentale attributionnelle, modulent la façon dont les causes sont attribuées.
  • La théorie de Weiner (1985) distingue plusieurs dimensions pour analyser ces causes : localisation, stabilité, contrôlabilité.
  • La compréhension des causes influence la motivation, l’estime de soi et les stratégies d’adaptation face à la réussite ou à l’échec.

À retenir

Les attributions causales, en étant influencées par des biais et des dimensions stables ou contrôlables, jouent un rôle clé dans la gestion des émotions, la motivation et la perception de soi dans le contexte sportif ou éducatif.

6. Propriétés intrinsèques

Notions clés & Définitions

  • Propriétés intrinsèques : Caractéristiques d'une cause qui lui sont inhérentes, indépendantes du contexte ou de la situation. Elles permettent d'analyser la nature même de la cause évoquée.

  • Stabilité : Dimension attributionnelle qui indique si une cause est perçue comme constante dans le temps. Une cause stable ne change pas, tandis qu'une cause instable peut varier.

  • Contrôlabilité : Capacité de l'individu à influencer ou modifier la cause. Une cause contrôlable est sous la maîtrise de l'individu, une cause incontrôlable ne l'est pas.

  • Lieu de causalité : Dimension qui distingue si la cause est interne (liée à l'individu, ses capacités ou efforts) ou externe (lié à l'environnement ou à des facteurs extérieurs).

  • Dimension tridimensionnelle (Weiner, 1979) : Modèle intégrant stabilité, contrôlabilité et lieu de causalité pour analyser les causes évoquées par les individus.

Points essentiels

  • Les propriétés intrinsèques permettent de comprendre comment une cause est perçue, influençant la motivation, l’émotion et la perception de soi.

  • La stabilité influence la perception de l'avenir : une cause stable (ex : habileté) suggère une performance future similaire, alors qu'une cause instable (ex : effort) laisse espérer une amélioration.

  • La contrôlabilité détermine la responsabilité attribuée : une cause contrôlable (ex : stratégie) peut être modifiée pour améliorer la performance, une cause incontrôlable (ex : chance) ne peut pas.

  • La distinction interne/externe permet d’évaluer si la cause provient de l’individu ou de facteurs extérieurs, influençant l’estime de soi et la motivation.

  • Les biais cognitifs tels que l’erreur fondamentale d’attribution (internaliser les comportements des autres) ou le biais d’auto-complaisance (attribuer ses succès à soi et ses échecs à l’extérieur) modulent la perception des causes.

À retenir

Les propriétés intrinsèques des causes, notamment la stabilité, la contrôlabilité et le lieu de causalité, jouent un rôle clé dans la perception, la motivation et la gestion émotionnelle face aux succès ou échecs.

7. Dimensions attributionnelles

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle sur la cause d’un événement ou d’un comportement, réalisée à un moment donné, pouvant être erronée (Weiner, 1985). Exemple : penser que la défaite est due à la fatigue ou à la chance.

  • Style attributionnel : Tendance stable et générale d’un individu à privilégier certains types de causes (internes ou externes, stables ou instables) dans l’explication des événements, influençant la perception et la motivation.

  • Dimensions attributionnelles :

    • Lieu de causalité : Interne (capacités, effort) ou externe (environnement, chance).
    • Stabilité : Cause stable (permanente, comme l’habileté) ou instable (évolution, effort ponctuel).
    • Contrôlabilité : Cause contrôlable (maîtrisée, effort) ou incontrôlable (facteurs externes, malchance).
  • Biais attributionnels :

    • Biais de complaisance : Tendance à attribuer ses succès à soi (internes) et ses échecs à des causes externes.
    • Erreur fondamentale d’attribution : Tendance à surestimer l’importance des causes internes pour expliquer le comportement des autres, tout en minimisant l’impact des causes externes pour soi.
  • Conséquences des attributions :

    • Sur l’estime de soi et la motivation : succès ou échec perçu selon la cause attribuée (stable, contrôlable ou non).
    • Sur les émotions : honte, culpabilité, espoir ou résignation selon la nature de la cause (contrôlable ou non, stable ou instable).

Points essentiels

  • Les attributions causales influencent la motivation, l’émotion, et la perception de contrôle.
  • La théorie de Weiner (1985) distingue plusieurs dimensions : lieu de causalité, stabilité, contrôlabilité.
  • Le style attributionnel est une tendance stable qui modère la réaction face aux succès ou échecs.
  • Les biais cognitifs, comme la tendance à l’auto-complaisance ou l’erreur fondamentale d’attribution, biaisent la perception des causes.
  • La stabilité et la contrôlabilité des causes ont des effets directs sur l’attitude, la confiance, et la résilience face à l’échec.

À retenir

Les dimensions attributionnelles (lieu, stabilité, contrôlabilité) structurent la perception des causes d’un événement, influençant la motivation, les émotions, et le comportement, tout en étant sujettes à des biais cognitifs.

8. Biais cognitifs

Notions clés & Définitions

  • Biais cognitif : Distorsion systématique de la pensée qui influence la perception, le jugement ou la mémoire, souvent de manière inconsciente.
  • Biais d’attribution : Tendance à expliquer les comportements ou événements par des causes internes ou externes, souvent de façon erronée ou biaisée.
  • Biais de complaisance (ou auto-serving bias) : Tendance à s’attribuer les succès à ses qualités personnelles (effort, compétence) et à externaliser ses échecs (malchance, circonstance).
  • Erreur fondamentale d’attribution : Tendance à surestimer l’impact des causes internes dans le comportement des autres, tout en minimisant celles liées au contexte.
  • Stabilité vs instabilité : Dimension attributionnelle qui distingue si la cause d’un événement est perçue comme constante (stable) ou changeante (instable) dans le temps.
  • Contrôlabilité : Dimension qui évalue si la cause d’un événement est sous le contrôle de l’individu (contrôlable) ou non (incontrôlable).

Points essentiels

  • Les biais cognitifs influencent la manière dont nous attribuons les causes de nos succès et échecs, impactant la motivation et l’estime de soi.
  • La théorie attributionnelle de Weiner (1985) distingue plusieurs dimensions : stabilité (stable/instable), contrôlabilité (contrôlable/incontrôlable), et lieu de causalité (interne/externe).
  • Le biais d’internalité ou erreur fondamentale d’attribution mène à surestimer le rôle des qualités personnelles dans le comportement des autres, ce qui peut fausser le jugement.
  • Les biais d’attribution ont des conséquences émotionnelles et motivationnelles : par exemple, attribuer un échec à une cause contrôlable peut générer de la culpabilité, tandis qu’un échec externe et incontrôlable peut entraîner de la résignation.
  • La tendance à privilégier des causes internes pour ses succès et externes pour ses échecs constitue un biais d’auto-complaisance, renforçant l’estime de soi.
  • La stabilité ou l’instabilité des causes influence les attentes futures : une cause stable réduit l’espoir de changement, tandis qu’une cause instable peut encourager la persévérance.

À retenir

Les biais cognitifs dans l’attribution des causes façonnent nos émotions, notre motivation et notre perception de nous-mêmes et des autres, en biaisant notre jugement de façon souvent inconsciente.

9. Conséquences émotionnelles

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence faite par un individu pour expliquer une situation ou un événement, en attribuant une cause spécifique à cet événement. Elle peut être erronée ou biaisée.

  • Style attributionnel : Tendance stable et générale d’un individu à privilégier certains types de causes pour expliquer ses succès ou échecs, influençant ses réactions émotionnelles.

  • Dimensions attributionnelles :

    • Lieu de causalité : Interne (capacités, efforts) ou externe (environnement, chance).
    • Stabilité : Cause stable (permanente) ou instable (variable dans le temps).
    • Contrôlabilité : Cause contrôlable (maîtrisée par l’individu) ou incontrôlable (hors de contrôle).
  • Biais d’attribution :

    • Biais égocentrique : Tendance à s’attribuer les succès (internes) et à externaliser les échecs.
    • Erreur fondamentale attributionnelle : Tendance à attribuer les comportements des autres à des causes internes, tout en expliquant ses propres comportements par des causes externes.
  • Conséquences émotionnelles :

    • Sentiment d’efficacité : Sentiment de compétence renforcé par des attributions internes et contrôlables.
    • Honte et culpabilité : Émotions liées à des attributions incontrôlables ou stables en cas d’échec.
    • Espoir et confiance : Résultats d’attributions instables ou contrôlables, favorisant la motivation.
    • Résignation : Résultat d’attributions stables, externes ou incontrôlables, menant à la perte de motivation.

Points essentiels

  • Les attributions causales influencent directement les émotions et la motivation, en modulant la perception de contrôle, de stabilité et de responsabilité.
  • La stabilité et la contrôlabilité des causes expliquent si une émotion positive ou négative sera ressentie après un succès ou un échec.
  • Les biais cognitifs, comme le biais d’internalité, peuvent fausser la perception des causes et ainsi affecter les réactions émotionnelles.
  • La théorie de Weiner montre que des attributions internes, contrôlables et instables favorisent l’espoir et la confiance, tandis que des causes stables et incontrôlables peuvent conduire à la résignation ou à la dépression.

À retenir

Les conséquences émotionnelles découlent des attributions causales que l’on fait face à une situation, influençant la motivation, l’estime de soi et la capacité à rebondir face à l’échec ou au succès.

10. Modèles de Weiner

Notions clés & Définitions

  • Attribution causale : Inférence individuelle sur la cause d’un événement spécifique à un moment donné, permettant d’expliquer ou de comprendre un comportement ou un résultat (Weiner, 1985).
  • Style attributionnel : Tendance stable et générale d’un individu à privilégier certains types de causes pour expliquer ses résultats, indépendamment des situations.
  • Modèle bidimensionnel de Weiner (1971) : Représente les causes par deux dimensions : la localisation (interne/externe) et la stabilité (stable/inconstante).
  • Modèle tridimensionnel de Weiner (1979) : Ajoute deux autres dimensions : la contrôlabilité (contrôlable/incontrôlable) et la stabilité, pour mieux comprendre la perception des causes.
  • Biais d’attribution : Tendance à attribuer ses succès à des causes internes et ses échecs à des causes externes (biais de complaisance), ou à faire des erreurs d’attribution en faveur de causes internes pour les autres (erreur fondamentale).
  • Conséquences des attributions : Impact sur la motivation, l’estime de soi, et les émotions, selon la stabilité, la contrôlabilité et la causalité perçue.

Points essentiels

  • Les modèles de Weiner permettent d’analyser comment les individus expliquent leurs succès et échecs en fonction de différentes causes perçues.
  • La stabilité et la contrôlabilité des causes influencent fortement la motivation et les émotions (espoir, confiance, résignation, honte, culpabilité).
  • La perception de l’origine interne ou externe d’une cause modifie la façon dont l’individu réagit face à une situation.
  • Les biais cognitifs, comme le biais d’internalité ou l’erreur fondamentale attributionnelle, peuvent fausser la perception des causes.
  • La théorie insiste sur l’importance de la dimension cognitive dans l’attribution, en plus de l’affectif, pour comprendre la motivation et la gestion des émotions.

À retenir

Les modèles de Weiner offrent une compréhension structurée des processus d’attribution, en montrant comment la perception des causes influence la motivation, l’émotion, et la gestion des situations d’échec ou de réussite.

Tableaux de Synthèse

CritèreAttribution causaleStyle attributionnelDimensions attributionnellesModèles de Weiner
DéfinitionInférence sur la cause d’un événementTendance stable à privilégier certains types de causesLocus de causalité, stabilité, contrôlabilitéCadre explicatif intégrant plusieurs dimensions
Notion cléCause perçue d’un comportement ou événementTendance générale d’explicationCritères pour analyser causes (interne/externe, stable/instable, contrôlable/incontrôlable)Classement des causes selon localisation, stabilité, contrôlabilité
Influence sur motivation/emotionImpact direct sur perception et réactionInfluence durable sur la perceptionDétermine la responsabilité, la confiance, l’émotionExplique comment causes perçues influencent la motivation et l’émotion
Faux-amis / piègesConfondre cause interne et externeConfondre style et causes spécifiquesIgnorer la stabilité ou la contrôlabilitéConfondre cause et conséquence, ou ne pas considérer toutes les dimensions

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre attribution interne (personne) et externe (environnement) sans tenir compte du contexte.
  2. Tendance à surestimer la stabilité d’une cause après un échec ou succès.
  3. Ignorer la contrôlabilité d’une cause, menant à des jugements erronés.
  4. Confondre style attributionnel (tendance générale) et attribution spécifique à un événement.
  5. Se laisser influencer par le biais d’auto-complaisance, en attribuant ses succès à soi-même et ses échecs à l’extérieur.
  6. Négliger l’effet de l’effet de l’auto-justification dans l’attribution.
  7. Confondre cause intrinsèque et propriété intrinsèque sans considérer la stabilité ou la contrôlabilité.

Checklist Examen

  • Maîtriser la définition d’attribution causale et ses implications.
  • Connaître les dimensions attributionnelles : lieu, stabilité, contrôlabilité.
  • Savoir différencier style attributionnel et causes spécifiques.
  • Identifier les propriétés intrinsèques des causes (interne/externe, stable/instable, contrôlable/incontrôlable).
  • Reconnaître les biais cognitifs liés à l’attribution, notamment l’erreur fondamentale et l’auto-complaisance.
  • Expliquer l’impact des attributions sur la motivation et les émotions.
  • Comprendre la théorie de Weiner et ses modèles bidimensionnel et tridimensionnel.
  • Analyser comment la stabilité et la contrôlabilité influencent la perception de responsabilité.
  • Identifier les conséquences émotionnelles selon le type d’attribution (culpabilité, espoir, résignation).
  • Savoir distinguer les niveaux d’analyse : style attributionnel et causes spécifiques.
  • Appliquer les concepts pour analyser des situations concrètes d’échecs ou de succès.
  • Éviter de confondre cause et conséquence dans l’analyse attributionnelle.
  • Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : locus, stabilité, contrôlabilité, biais d’attribution.

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1. Qu'est-ce qu'une attribution causale dans le contexte de la psychologie sociale ?

2. Selon la théorie de Weiner, quelle dimension attributionnelle concerne si une cause est permanente ou variable?

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Attribution causale — définition ?

Inférence sur la cause d’un événement ou comportement.

Attribution causale — définition?

Inférence individuelle sur la cause d’un événement.

Niveaux d’analyse — rôle ?

Comprendre comment les individus expliquent leurs succès et échecs.

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