Fiche de révision : Les écoles principales des relations internationales

Plan du Cours

  1. Théories des RI
  2. Écoles principales
  3. Libéralisme
  4. Réalisme
  5. Théorie marxiste
  6. Approche féministe
  7. Relations avant 1945
  8. Institutionnalisation Europe
  9. Colonisation et rivalités
  10. Montée des États-Unis et Japon

1. Théories des RI

Notions clés & Définitions

Écoles de pensée
Dans toutes les sciences sociales, y compris les relations internationales, il existe plusieurs écoles de pensée. Ces écoles observent les mêmes faits, mais proposent des explications différentes. Aucune d’entre elles n’a totalement raison ou vérité absolue, mais elles offrent des cadres analytiques variés pour comprendre les dynamiques mondiales.

Système international anarchique
Ce concept désigne l’absence d’une autorité supérieure aux États dans le système international. Selon cette vision, il n’existe pas d’organisme mondial ou de gouvernement mondial capable de réguler ou d’imposer des règles à l’ensemble des acteurs étatiques. La souveraineté des États est donc totale, et l’ordre international repose principalement sur la coopération volontaire ou la compétition.

Souveraineté des États
La souveraineté désigne le pouvoir suprême et indépendant qu’un État détient sur son territoire et sa population. Elle implique que l’État n’est soumis à aucune autorité extérieure, qu’il peut légiférer, appliquer ses lois, et décider de ses politiques sans ingérence extérieure.

Dilemme de sécurité
Ce dilemme décrit la situation où, pour assurer leur propre sécurité, les États renforcent leurs capacités militaires ou adoptent des mesures de défense. Cependant, ces actions peuvent être perçues comme des menaces par d’autres États, qui répliquent par des mesures similaires, ce qui peut conduire à une escalade ou à des conflits. La quête de sécurité devient ainsi une source d’insécurité pour tous.

Interdépendance
L’interdépendance désigne la situation où les États dépendent mutuellement, notamment économiquement. Cette dépendance réduit l’incitation à la guerre, car les coûts d’un conflit seraient élevés pour tous les acteurs concernés. La coopération économique et la liberté de navigation sont des moyens pour renforcer cette interdépendance.

Régime international
Un régime international est un ensemble de règles, normes et institutions qui encadrent les relations entre acteurs internationaux. Ces régimes visent à organiser la coopération, à maintenir la paix, et à réguler certains comportements dans le système mondial.

Points essentiels

Plusieurs écoles expliquent différemment les mêmes faits en relations internationales. Ces écoles de pensée proposent des cadres analytiques distincts pour interpréter la réalité mondiale. Quatre principales écoles dominent : le libéralisme, le réalisme, le néoréalisme et le néolibéralisme. Parmi elles, les deux écoles les plus influentes et dominantes sont le libéralisme et le réalisme.

Aucune école ne détient la vérité absolue. Chacune offre une perspective particulière : le libéralisme voit la coopération et la paix possibles grâce à des institutions et à l’interdépendance, tandis que le réalisme insiste sur la nature conflictuelle et compétitive du système international, où la puissance et la survie des États sont prioritaires. Le néoréalisme, développé dans le contexte de la Guerre froide, et le néolibéralisme, qui insiste sur la possibilité de coopération malgré l’anarchie, complètent cette diversité d’approches.

Les deux écoles dominantes, le libéralisme et le réalisme, offrent des visions contrastées mais complémentaires pour analyser la dynamique mondiale : l’une optimiste et centrée sur la coopération, l’autre pessimiste et centrée sur la compétition et la survie.

À retenir

Les théories des relations internationales proposent des cadres explicatifs variés et complémentaires, permettant d’analyser la complexité des dynamiques mondiales. Si le libéralisme mise sur la coopération et l’interdépendance pour assurer la paix, le réalisme insiste sur la compétition, la puissance et la survie des États dans un système anarchique.

2. Écoles principales

Notions clés & Définitions

Libéralisme
Le libéralisme est une école des relations internationales qui met l’accent sur la coopération entre les États et la possibilité d’un ordre international pacifique et stable. Elle considère que les acteurs principaux, notamment les États, peuvent collaborer à travers des institutions et des règles communes pour gérer leurs intérêts. Le libéralisme insiste sur la capacité de la coopération à réduire les conflits et à favoriser la paix. Il s’appuie sur l’idée que la rationalité des acteurs et la présence d’intérêts communs peuvent conduire à un système international ordonné.

Réalisme
Le réalisme est une école qui considère que le système international est anarchique, c’est-à-dire dépourvu d’autorité centrale. Selon cette vision, chaque État agit principalement pour assurer sa survie et sa puissance. La compétition, la rivalité et la quête de domination sont au cœur des comportements des États. Le réalisme insiste sur la nature rationnelle des acteurs, leur intérêt national et la nécessité de la puissance pour garantir la sécurité. Il voit le système international comme un champ de lutte où la paix est fragile et dépend de la capacité des États à se défendre.

Néoréalisme
Le néoréalisme, ou réalisme structurel, est une évolution du réalisme traditionnel, développé notamment par Waltz dans les années 1970. Il met en avant que ce ne sont pas les caractéristiques internes des États qui expliquent leur comportement, mais la structure du système international. Selon cette approche, le système bipolaire (deux superpuissances, comme durant la Guerre froide) est plus stable, car il offre une prévisibilité. Le néoréalisme considère que tous les États sont rationnels, cherchent leur survie et leur domination, mais que leur comportement est principalement déterminé par la configuration du système mondial.

Néolibéralisme
Le néolibéralisme prolonge et développe la vision du libéralisme après 1945. Il met l’accent sur la coopération mondiale organisée à travers des institutions internationales. Contrairement à une vision purement anarchique, il considère que les crises économiques, politiques ou sociales (guerre du Vietnam, crises pétrolières, intervention en Afghanistan, etc.) transforment les relations internationales. Le concept central est celui de régime international, c’est-à-dire un ensemble d’institutions qui organisent un domaine spécifique (économie, sécurité, environnement, etc.) pour construire la paix et favoriser la coopération.

Points essentiels

Les quatre écoles principales des relations internationales sont le libéralisme, le réalisme, le néoréalisme et le néolibéralisme. Parmi elles, le libéralisme et le réalisme sont les deux courants dominants.

Chacune de ces écoles propose une vision différente du système international et des comportements des États :

  • Le libéralisme voit un potentiel de coopération et d’ordre basé sur des institutions et des intérêts communs.
  • Le réalisme insiste sur l’anarchie du système, la compétition et la quête de puissance comme moteurs principaux des actions étatiques.
  • Le néoréalisme, en s’appuyant sur la structure du système, met en avant la stabilité relative du système bipolaire ou multipolaire, en soulignant que la configuration du système détermine le comportement des États.
  • Le néolibéralisme considère que, malgré l’anarchie, la coopération est possible et renforcée par des régimes internationaux, surtout dans un contexte de crises et de transformations globales.

À retenir

Les grandes écoles des relations internationales, en proposant des visions contrastées du système et des comportements des États, constituent des fondements conceptuels essentiels pour comprendre la dynamique des relations internationales. Le libéralisme et le réalisme, en particulier, dominent la réflexion, offrant des perspectives complémentaires sur la stabilité, la coopération ou la compétition mondiale.

3. Libéralisme

Notions clés & Définitions

Vision optimiste
AUTEUR (date) : conception selon laquelle la coopération entre les États est possible et souhaitable pour assurer la paix mondiale. Elle repose sur la croyance que la paix n’est pas inévitable, mais qu’elle peut être obtenue par l’action collective et la mise en place de règles et d’institutions internationales.

Contrat social
AUTEUR (date) : principe selon lequel les États, en tant qu’acteurs souverains, peuvent établir des accords et des institutions pour garantir leur sécurité mutuelle. La paix durable repose sur un accord volontaire entre les nations, fondé sur la confiance dans la coopération.

Organisations internationales
AUTEUR (date) : structures créées par les États pour réguler leurs relations, garantir la sécurité et promouvoir la paix. Exemple : la Société des Nations (SDN), créée après la Première Guerre mondiale, qui illustre cette volonté mais qui échoue à empêcher la Seconde Guerre mondiale. La création de l’ONU, de la CECA, et de la CEE montre une confiance renouvelée dans la coopération internationale pour assurer un bien commun mondial.

Diplomatie ouverte
AUTEUR (date) : mode de négociation et de gestion des relations internationales basé sur la transparence, le dialogue et la coopération. Elle privilégie la négociation pacifique, la médiation et la diplomatie multilatérale pour résoudre les conflits et instaurer une paix durable.

Paix indivisible
AUTEUR (date) : concept selon lequel la paix ne peut être fragmentée ou limitée à certains États ou régions, mais doit être considérée comme un bien commun mondial. La paix durable implique la coopération globale, la confiance mutuelle et la création d’un ordre international basé sur des règles communes.

Discours des 14 points de Wilson
AUTEUR (date) : proposition formulée par le président américain Woodrow Wilson en 1918, qui prône un ordre international fondé sur la transparence, la coopération et la paix. Ces points insistent sur la nécessité de créer des institutions internationales pour garantir la sécurité collective, illustrant la confiance dans la coopération pour éviter de nouveaux conflits mondiaux.

Points essentiels

La vision libérale de la paix repose sur l’idée que la guerre n’est pas une fatalité. Les États, en coopérant, peuvent éviter le conflit armé et instaurer une paix durable. Pour cela, ils doivent créer des règles communes et des institutions internationales capables de garantir leur sécurité mutuelle. La Société des Nations (SDN), créée après la Première Guerre mondiale, illustre cette volonté de coopération internationale. Cependant, elle échoue à empêcher la Seconde Guerre mondiale, ce qui montre que la simple création d’institutions ne suffit pas toujours. La confiance dans la coopération internationale reste essentielle, et la paix est vue comme un bien commun mondial, partagé par tous. La création de l’ONU, de la CECA, et de la CEE témoigne de cette confiance renouvelée dans la capacité des institutions à promouvoir la paix et la stabilité mondiale.

À retenir

Le libéralisme met en avant la confiance dans la coopération et les institutions internationales comme clés d’une paix durable. La paix n’est pas une donnée inévitable, mais un objectif que les États peuvent atteindre en s’engageant dans un cadre multilatéral fondé sur la confiance, la transparence et la règle commune.

4. Réalisme

Notions clés & Définitions

Vision pessimiste
Le réalisme moderne adopte une vision pessimiste de la scène internationale, considérant que la guerre et le conflit sont inévitables en raison de la nature anarchique du système mondial. Selon cette perspective, les États sont constamment en compétition pour leur survie et leur puissance, car ils évoluent dans un environnement sans autorité supérieure pour réguler leurs relations. La rivalité permanente et la méfiance mutuelle empêchent toute stabilité durable, rendant la paix fragile et temporaire.

Puissance
La puissance désigne la capacité d’un État à imposer sa volonté sur d’autres acteurs internationaux, notamment par ses ressources, sa capacité militaire, son influence économique et politique. Elle constitue le principal objectif des États dans un contexte où la survie dépend de leur capacité à dissuader ou à vaincre leurs adversaires. La puissance est souvent mesurée par des facteurs tangibles comme la capacité industrielle, la géographie, ou encore la possession de ressources naturelles, mais aussi par des éléments intangibles tels que le nationalisme.

Survie de l’État
La survie de l’État est la priorité absolue dans la vision réaliste. Elle implique la préservation de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de la sécurité face aux menaces extérieures. La quête de puissance est directement liée à cette survie, car un État faible ou incapable de se défendre risque l’anéantissement ou la domination par un rival plus puissant. La logique de survie pousse donc les États à adopter des stratégies visant à renforcer leur position, souvent par la guerre ou la compétition.

Cycle permanent de guerres
Le réalisme moderne considère que la guerre est une composante normale et constante du système international. En l’absence d’autorité supérieure, chaque État doit se préparer à la possibilité de conflit pour assurer sa survie. La rivalité entre puissances entraîne un cycle sans fin où la guerre, ou la menace de guerre, sert à maintenir l’équilibre des forces, à dissuader l’adversaire et à renforcer la position de chaque acteur.

Réalisme moderne
Le réalisme moderne est une approche théorique qui insiste sur la nature anarchique du système international, la compétition constante entre États pour leur puissance et leur survie, et l’impossibilité de fonder la paix sur la coopération. Il rejette l’idée que la coopération entre États soit durable ou fiable, illustrée par l’échec de la SDN (Société des Nations). La réalité internationale est perçue comme un champ de bataille où la puissance et la survie priment.

Facteurs de puissance
Les facteurs de puissance sont les éléments qui déterminent la capacité d’un État à assurer sa domination ou sa défense. Parmi eux, la géographie joue un rôle stratégique en influant sur la position et la vulnérabilité d’un pays. La capacité industrielle permet de produire des armements et des ressources nécessaires à la guerre. Les ressources naturelles, telles que le pétrole ou les minerais, renforcent la puissance économique et militaire. Le nationalisme, en mobilisant la population et en légitimant la politique de puissance, constitue également un facteur déterminant.

Points essentiels

La guerre est considérée comme une composante normale et permanente du système international, car les États évoluent dans un environnement anarchique dépourvu d’autorité supérieure pour réguler leurs relations. Dans ce contexte, chaque État cherche avant tout sa survie et sa puissance, ce qui entraîne une compétition constante. La rivalité entre États est inévitable, alimentée par leur désir de renforcer leur position face à leurs adversaires. La coopération internationale apparaît comme utopique, illustrée par l’échec de la SDN, qui n’a pas permis d’établir une paix durable. Les facteurs de puissance, tels que la géographie, la capacité industrielle, les ressources naturelles et le nationalisme, sont essentiels pour comprendre la dynamique de cette compétition. La montée en puissance des États-Unis et du Japon, ainsi que la formation de blocs rivaux en Europe, illustrent cette logique de puissance dans un monde où la guerre et la rivalité sont la norme.

À retenir

Dans un monde anarchique et conflictuel, la primauté de la puissance et de la survie guide la politique des États, rendant la guerre une constante inévitable. La compétition entre nations, alimentée par des facteurs de puissance variés, structure les relations internationales selon une logique de rivalité permanente.

5. Théorie marxiste

Notions clés & Définitions

Lutte des classes à l’échelle mondiale

  • AUTEUR : voir section 3

Modèle du système mondial
Le modèle du système mondial est une représentation hiérarchisée du monde, où certains États jouent un rôle central dans l’économie et la politique mondiales, tandis que d’autres sont périphériques ou semi-périphériques. Ce modèle explique la structuration des relations internationales par des rapports de domination et d’exploitation, où les États centraux maintiennent leur position en exploitant économiquement et politiquement les États périphériques. AUTEUR (date) : concept.

États centraux
Les États centraux sont ceux qui occupent une position dominante dans le système mondial. Ils disposent d’une puissance économique, militaire et politique considérable, leur permettant d’imposer leur volonté et d’exploiter les États périphériques. Ces États jouent un rôle de leader dans la hiérarchie mondiale, souvent en tant que centres de capitalisme mondial. AUTEUR (date) : concept.

États périphériques
Les États périphériques sont ceux qui occupent une position subordonnée dans le système mondial. Leur économie est généralement dépendante de celle des États centraux, souvent orientée vers l’exportation de matières premières ou de produits à faible valeur ajoutée. Leur développement est freiné par cette dépendance structurelle, ce qui renforce leur position d’exploitation dans le cadre du système mondial. AUTEUR (date) : concept.

Dépendance structurelle
La dépendance structurelle désigne le rapport de dépendance économique et politique des États périphériques vis-à-vis des États centraux. Elle se manifeste par une économie orientée vers l’exportation de ressources ou de produits à faible valeur ajoutée, empêchant le développement autonome de ces États. La dépendance maintient un système d’exploitation et d’inégalités, où les États périphériques restent sous domination économique et politique. AUTEUR (date) : concept.

Mondialisation comme outil d’exploitation
La mondialisation, dans la perspective marxiste, est un processus qui sert d’outil aux États centraux pour renforcer leur domination. Elle facilite la circulation des capitaux, des marchandises et de la main-d’œuvre, tout en permettant aux États centraux d’exploiter économiquement les États périphériques. La mondialisation contribue ainsi à maintenir et à renforcer les inégalités mondiales, en permettant aux classes capitalistes des États centraux d’accroître leur profit au détriment des classes des États périphériques. AUTEUR (date) : concept.

Points essentiels

Les relations internationales s’expliquent par la lutte entre classes capitalistes mondiales. Selon la théorie marxiste, cette lutte ne se limite pas aux frontières nationales mais s’étend à l’échelle mondiale, où les classes dominantes des États centraux exploitent les classes des États périphériques. La hiérarchie mondiale est structurée en États centraux, qui détiennent le pouvoir économique, militaire et politique, et en États périphériques, qui sont dépendants et exploités. La dépendance structurelle caractérise cette dépendance économique et politique des États périphériques, empêchant leur autonomie et leur développement indépendant. La mondialisation est perçue comme un instrument utilisé par les États centraux pour renforcer leur domination, en facilitant l’exploitation économique des périphériques. Elle sert à maintenir et à renforcer les inégalités mondiales, en permettant aux classes capitalistes des États centraux d’accroître leur profit et leur pouvoir à l’échelle globale.

À retenir

La théorie marxiste analyse les relations internationales comme une lutte de classes à l’échelle mondiale, où les États centraux exploitent économiquement et politiquement les États périphériques, la mondialisation étant un outil au service de cette domination pour maintenir les inégalités et l’ordre mondial hiérarchisé.

6. Approche féministe

Notions clés & Définitions

Matrice patriarcale
La matrice patriarcale désigne une organisation des relations sociales, politiques et économiques où le pouvoir est principalement détenu par des hommes, et où les structures et normes sociales favorisent la domination masculine. Elle constitue le cadre implicite ou explicite dans lequel les dynamiques de genre se construisent, influençant la manière dont les acteurs et les institutions opèrent dans le domaine des relations internationales. La matrice patriarcale maintient une hiérarchie où la voix masculine prédomine, souvent au détriment des perspectives féminines.

Construction sociale du genre
La construction sociale du genre fait référence à l'idée que les rôles, comportements, attentes et identités liés au genre ne sont pas innés mais sont façonnés par des processus sociaux, culturels et historiques. Selon cette conception, le genre est une catégorie construite par la société, qui attribue des caractéristiques spécifiques aux hommes et aux femmes, influençant leur place dans la sphère publique et privée. La construction sociale du genre explique comment les normes et stéréotypes perpétuent une hiérarchie entre les sexes dans les relations internationales.

Masculinité en politique internationale
La masculinité en politique internationale renvoie à l'ensemble des qualités, comportements et représentations associés traditionnellement aux hommes dans le contexte des relations internationales. Elle est souvent liée à la force, à la rationalité, à la domination et à la sphère publique. La masculinité en politique internationale contribue à légitimer une vision du pouvoir où les acteurs masculins occupent des positions de leadership, renforçant ainsi la domination masculine dans ce domaine.

Féminité et sphère privée
La féminité est généralement associée à des qualités telles que la douceur, la sensibilité, la care et la sphère privée. Dans le contexte des relations internationales, cette association tend à reléguer les femmes à des rôles liés à la famille, à la maternité ou à la sphère domestique, en opposition à la sphère publique et politique dominée par la masculinité. La séparation entre sphère privée et sphère publique sert à maintenir la hiérarchie de genre, en limitant la participation des femmes aux espaces décisionnels.

Théorie verte
La théorie verte, dans le cadre de l’approche féministe, met en avant la nécessité de repenser la relation entre l’humain et la nature, en soulignant que cette relation est également construite socialement et culturellement. Elle critique la domination masculine qui, selon cette théorie, contribue à la dégradation de l’environnement. La théorie verte insiste sur l’intégration des perspectives féminines pour une approche plus équilibrée et durable des enjeux globaux, notamment en matière de paix et de sécurité.

Points essentiels

Les relations internationales sont construites sur une matrice patriarcale dominée par des perspectives masculines. Cette matrice influence la manière dont les acteurs et les institutions abordent la sécurité, la paix et la gouvernance mondiale, en privilégiant une vision masculine du pouvoir. La masculinité est associée à la force, à la rationalité et à la sphère publique, ce qui légitime la domination masculine dans ces domaines. La représentation de la masculinité comme étant la seule norme acceptable dans la politique internationale contribue à marginaliser les voix féminines et à perpétuer un ordre mondial marqué par des biais sexistes.

Une société internationale moins masculine, ou plus égalitaire en termes de genre, serait potentiellement plus pacifique et axée sur le dialogue. En effet, en remettant en question la domination masculine, on pourrait favoriser des approches plus coopératives, inclusives et pacifiques dans la gestion des conflits et la gouvernance mondiale. Cependant, le courant féministe reste minoritaire dans ce domaine et peu appliqué concrètement. La majorité des acteurs et des institutions internationales continuent de fonctionner selon des paradigmes dominés par des perspectives masculines, ce qui limite la transformation vers une société internationale plus égalitaire.

À retenir

L’analyse féministe met en lumière l’importance cruciale du genre pour comprendre les dynamiques et les biais présents dans les relations internationales. La reconnaissance de la construction sociale du genre et de la matrice patriarcale permet d’interroger les représentations et les pratiques qui façonnent la sécurité, la paix et la gouvernance mondiale, en soulignant que la déconstruction de ces normes pourrait favoriser un ordre international plus pacifique et équitable.

7. Relations avant 1945

Notions clés & Définitions

Concert européen
Le Concert européen désigne un système informel de coopération entre les grandes puissances européennes, instauré après la défaite de Napoléon en 1815. Son objectif principal était de maintenir l’équilibre des forces en Europe afin d’éviter toute nouvelle guerre majeure. Ce système reposait sur des rencontres régulières et une concertation entre les puissances pour gérer pacifiquement les crises et préserver la stabilité continentale.

Conférences de La Haye
Les conférences de La Haye, organisées en 1899 et 1907, constituent des moments clés dans l’histoire du droit international et de la diplomatie. Elles ont introduit des moyens pacifiques pour régler les conflits entre États, notamment par la mise en place de commissions internationales et la codification du droit de la guerre. Ces conférences ont permis d’établir des règles pour limiter la violence lors des conflits armés et ont marqué une étape importante dans la tentative de régulation des relations internationales.

Humanisation de la guerre
L’humanisation de la guerre désigne l’ensemble des efforts et des initiatives visant à limiter la brutalité des conflits armés, notamment par la création de lois et de conventions internationales. Elle se manifeste par la codification du droit de la guerre, la protection des civils et des prisonniers, ainsi que par la mise en place d’organisations internationales chargées de faire respecter ces règles. Ce mouvement s’inscrit dans une volonté de rendre la guerre moins barbare et plus régulée.

Doctrine Monroe
Formulée en 1823 par le président américain James Monroe, la doctrine Monroe marque le début de l’isolationnisme américain. Elle affirme que toute intervention européenne dans la région des Amériques serait considérée comme une menace pour la sécurité des États-Unis. En limitant l’ingérence européenne dans le continent américain, cette doctrine a permis aux États-Unis de se positionner comme un acteur majeur de la scène internationale, tout en évitant de s’engager dans les affaires européennes.

Ère Meiji
L’ère Meiji, qui débute en 1868 au Japon, correspond à une période de modernisation et d’industrialisation rapide. Le Japon s’engage dans un processus de modernisation de son économie, de son administration et de son armée afin de rivaliser avec l’Occident. Cette transformation lui permet de devenir une puissance impériale capable de s’affirmer sur la scène internationale, notamment par la guerre sino-japonaise (1894-1895) et la guerre russo-japonaise (1904-1905).

Points essentiels

Le Concert européen (1815) visait à maintenir l’équilibre en Europe après Napoléon. Il s’agissait d’un système informel où les grandes puissances se réunissaient pour gérer pacifiquement les crises et préserver la stabilité continentale. Ce système reposait sur la concertation et la légitimité des monarchies, afin d’éviter une nouvelle guerre majeure sur le continent.

Les conférences de La Haye ont introduit des moyens pacifiques pour régler les conflits et ont codifié le droit de la guerre. En 1899 et 1907, elles ont permis d’établir des règles pour limiter la violence lors des conflits armés, notamment par la mise en place de commissions internationales et la formalisation de principes visant à humaniser la guerre. Ces initiatives ont marqué une étape importante dans la régulation des relations internationales.

L’humanisation de la guerre correspond à un mouvement visant à limiter la brutalité des conflits armés par la création de lois et conventions internationales. Elle se traduit par la protection des civils, la réglementation du traitement des prisonniers, et la mise en place d’organisations internationales chargées de faire respecter ces règles, dans le but de rendre la guerre moins barbare.

La Doctrine Monroe (1823) marque le début de l’isolationnisme américain. En affirmant que toute intervention européenne dans la région des Amériques serait considérée comme une menace pour la sécurité des États-Unis, elle permet à ces derniers de se positionner comme un acteur majeur sans s’engager dans les affaires européennes, tout en protégeant leur sphère d’influence.

L’Ère Meiji (à partir de 1868) voit le Japon s’industrialiser et moderniser son armée pour rivaliser avec l’Occident. Ce processus de modernisation lui permet de devenir une puissance impériale capable de s’affirmer sur la scène internationale, notamment par des conflits comme la guerre sino-japonaise et la guerre russo-japonaise, qui renforcent sa position dans le monde.

À retenir

Avant 1945, les relations internationales sont structurées par des systèmes et des doctrines visant à maintenir la paix et l’équilibre, comme le Concert européen, tout en évoluant vers une régulation plus stricte des conflits avec les conférences de La Haye et l’humanisation de la guerre. Par ailleurs, la doctrine Monroe marque une volonté d’isoler l’Amérique du reste du monde, tandis que l’ère Meiji illustre la modernisation d’un Japon en pleine expansion impériale. Ces éléments posent les bases des relations internationales avant la Seconde Guerre mondiale.

8. Institutionnalisation Europe

Notions clés & Définitions

Concert européen
Le concert européen désigne un ensemble informel d’États européens qui, à partir du XIXe siècle, se réunissent régulièrement pour gérer collectivement les crises et maintenir la paix sur le continent. Il s’agit d’un mode de régulation diplomatique basé sur la concertation et la coopération entre grandes puissances, évitant ainsi le recours systématique à la guerre. Ce mécanisme repose sur la volonté de prévenir les conflits par le dialogue et la négociation.

Conférences de La Haye
Les conférences de La Haye sont des réunions internationales tenues à La Haye (Pays-Bas), en 1899 et 1907, qui ont pour objectif de promouvoir la paix et la régulation des conflits armés. Elles ont permis d’établir des règles pour la conduite de la guerre, notamment en matière de traitement des prisonniers et de limitation des moyens de guerre. Ces conférences ont marqué une étape importante dans la codification du droit international humanitaire.

Croix-Rouge
Créée en 1863, la Croix-Rouge est la première organisation humanitaire internationale. Son but est de venir en aide aux victimes de conflits armés et de catastrophes, en respectant des principes fondamentaux tels que l’humanitarisme, la neutralité, l’indépendance, et l’universalité. Elle joue un rôle clé dans la mise en œuvre du droit humanitaire et dans la promotion de la paix.

Jus in bello
Le jus in bello désigne l’ensemble des règles qui régissent la conduite des hostilités pendant un conflit armé. Il vise à limiter la violence et à protéger les personnes qui ne participent pas ou plus aux combats, en encadrant notamment l’usage des moyens de guerre. Ces règles sont codifiées dans le droit international humanitaire, notamment à travers les Conventions de Genève.

Jus ad bellum
Le jus ad bellum concerne l’ensemble des conditions légitimes pour déclencher une guerre ou une opération militaire. Il définit les critères permettant de justifier la guerre, comme la légitime défense ou la nécessité de répondre à une agression. La distinction entre jus ad bellum et jus in bello permet de différencier la légitimité du recours à la guerre et la conduite durant le conflit.

Points essentiels

Le Concert européen a joué un rôle fondamental dans la gestion collective des crises en Europe. Il a permis, à travers des réunions régulières, d’éviter l’escalade des conflits en favorisant la concertation entre grandes puissances, notamment au XIXe siècle. Ces rencontres ont instauré une forme de gouvernance diplomatique informelle, visant à préserver la paix par la coopération.

Les conférences de La Haye ont été des moments clés dans l’émergence d’un cadre juridique international pour la paix. En 1899 et 1907, elles ont encouragé la négociation, la médiation et l’arbitrage comme alternatives à la guerre. Ces initiatives ont permis de poser les premières bases du droit international humanitaire, en promouvant des règles pour limiter la violence lors des conflits armés.

La Croix-Rouge, créée en 1863, constitue la première organisation humanitaire internationale. Elle a instauré un modèle d’action humanitaire basé sur la neutralité et l’universalité, en intervenant pour soulager les victimes de guerres et de catastrophes. Son existence a renforcé la conscience internationale de la nécessité de protéger les personnes en temps de conflit, contribuant à la codification du droit humanitaire.

Le droit de la guerre s’est progressivement codifié en distinguant deux notions fondamentales : le jus ad bellum, qui encadre les conditions légitimes pour déclencher une guerre, et le jus in bello, qui régule la conduite des hostilités une fois la guerre engagée. Cette distinction a permis de mieux encadrer la légitimité des actions militaires et de limiter les abus, en favorisant la protection des civils et des combattants hors combat.

À retenir

L’émergence progressive d’institutions telles que le Concert européen, les conférences de La Haye et la Croix-Rouge, ainsi que la codification du droit de la guerre, témoigne d’une volonté croissante de réguler la guerre et de maintenir la paix en Europe. Ces mécanismes ont permis d’établir des normes et des institutions visant à limiter la violence et à promouvoir la négociation comme moyen de résolution des conflits.

9. Colonisation et rivalités

Notions clés & Définitions

Course aux colonies
La course aux colonies désigne la compétition intense entre les puissances européennes, principalement au XIXe siècle, pour acquérir des territoires coloniaux à travers le monde. Selon le contenu source, cette compétition est motivée par des causes démographiques, économiques, politiques et idéologiques, qui poussent chaque puissance à étendre son empire pour renforcer sa puissance et sa position mondiale.

Zones tampons
Les zones tampons sont des espaces géographiques stratégiques, souvent situés en Asie ou dans d’autres régions, qui servent à éviter ou à limiter les conflits entre puissances coloniales rivales. Leur rôle est de créer une zone de sécurité ou de neutralité afin de prévenir les affrontements directs entre empires concurrents, permettant ainsi une certaine stabilité dans la région concernée.

Mission civilisatrice
La mission civilisatrice est une idéologie qui justifie la colonisation par la prétendue supériorité de la civilisation occidentale. Selon cette conception, les colonisateurs ont pour devoir d’apporter leur civilisation, leur religion, leur culture et leur progrès aux peuples considérés comme « inférieurs » ou « sauvages ». Cette idée est souvent utilisée pour légitimer l’exploitation et la domination coloniale.

Rivalités coloniales
Les rivalités coloniales désignent les tensions et compétitions entre puissances européennes, notamment la France, le Royaume-Uni et l’Italie, qui cherchent à étendre leur empire colonial. Ces rivalités alimentent souvent des conflits diplomatiques, des courses à la possession de territoires, et contribuent à raviver les tensions entre ces nations, en particulier lors de la conquête de nouvelles régions.

Exploitation brutale au Congo
L’exploitation brutale du Congo par la Belgique illustre les excès de la colonisation. Elle se caractérise par des pratiques de travail forcé, de violence, d’exploitation économique extrême et de déshumanisation des populations locales. Ce cas est emblématique des abus commis au nom de la mission civilisatrice et de la recherche de richesses, illustrant la brutalité inhérente à certaines formes de colonisation.

Points essentiels

La colonisation européenne au XIXe siècle a été motivée par plusieurs causes : démographiques (augmentation de la population européenne nécessitant de nouveaux espaces), économiques (recherche de matières premières et de marchés pour les produits européens), politiques (affirmation de la puissance nationale et prestige international) et idéologiques (mission civilisatrice justifiant la domination par la supériorité de la civilisation occidentale). Ces motivations ont conduit à une expansion rapide des empires coloniaux, intensifiant la compétition entre puissances.

Cette conquête coloniale a ravivé les rivalités entre grandes puissances européennes, notamment entre la France, le Royaume-Uni et l’Italie. Ces tensions se sont manifestées par des courses à la possession de territoires, notamment en Afrique et en Asie, où chaque puissance cherchait à sécuriser ses intérêts stratégiques et économiques.

Pour limiter ces conflits, des zones tampons ont été instaurées, notamment en Asie, afin d’éviter des affrontements directs entre puissances rivales. Ces zones servaient à stabiliser la région et à préserver les intérêts coloniaux sans provoquer de guerre ouverte.

L’exploitation brutale du Congo par la Belgique illustre l’aspect extrême de la colonisation. Les populations locales y ont été soumises à un travail forcé, à des violences et à une déshumanisation systématique, révélant les abus et les excès liés à la recherche de richesses et à la mission civilisatrice.

À retenir

La colonisation européenne du XIXe siècle, motivée par des causes diverses, a intensifié les rivalités entre puissances européennes, contribuant à la montée des tensions internationales. La mise en place de zones tampons et l’exploitation brutale de territoires comme le Congo illustrent comment la compétition coloniale a façonné un contexte de tensions mondiales, avec des conséquences durables sur la stabilité internationale.

10. Montée des États-Unis et Japon

Notions clés & Définitions

  • Doctrine Monroe : voir section 7

Panaméricanisme : Le panaméricanisme est un mouvement visant à renforcer la coopération entre les nations d’Amérique latine et des États-Unis. Il cherche à promouvoir une solidarité régionale face aux influences extérieures, notamment européennes et nord-américaines. Ce concept s’appuie sur la volonté d’établir une unité politique, économique et culturelle pour défendre les intérêts communs de l’Amérique.

  • Ère Meiji : voir section 7

Isolationnisme américain : L’isolationnisme américain est une politique qui consiste, à partir du début du XXe siècle, à limiter l’engagement des États-Unis dans les affaires internationales, notamment en évitant les alliances et les interventions militaires en dehors du continent américain. Après leur montée en puissance, les États-Unis adoptent une posture plus prudente pour préserver leur indépendance et leur développement intérieur, notamment dans les années 1920.

Expansion japonaise : L’expansion japonaise désigne la politique de conquête et de domination menée par le Japon à partir de l’ère Meiji. Grâce à sa modernisation, le Japon étend son influence en Asie par des conquêtes militaires, notamment en Corée, en Mandchourie et en Chine, en remportant des victoires militaires significatives. Cette expansion vise à assurer la sécurité du territoire japonais et à établir une sphère d’influence en Asie.

Points essentiels

Les États-Unis ont affirmé leur influence en Amérique latine à travers la doctrine Monroe et le panaméricanisme. La doctrine Monroe, adoptée en 1823, sert à protéger la sphère d’influence américaine en limitant l’intervention européenne dans la région, tout en affirmant la domination des États-Unis. Le panaméricanisme, quant à lui, vise à renforcer la solidarité entre les pays d’Amérique, en créant une unité régionale face aux puissances extérieures, notamment européennes et nord-américaines. Ces deux notions illustrent la volonté des États-Unis de s’imposer comme la puissance dominante en Amérique.

Après la Première Guerre mondiale, les États-Unis deviennent une grande puissance mondiale, leur influence s’étendant bien au-delà de leur continent. Cependant, dans les années 1920, ils adoptent une politique d’isolationnisme, cherchant à limiter leur engagement dans les affaires internationales pour préserver leur développement intérieur et éviter de nouveaux conflits. Cette période marque une certaine prudence dans leur politique extérieure, malgré leur statut de puissance émergente.

Le Japon, grâce à l’ère Meiji, connaît une profonde transformation. La modernisation de ses institutions, de son économie et de son armée lui permet de rivaliser avec l’Occident. Le Japon s’industrialise rapidement, adoptant des technologies occidentales et réformant ses structures sociales et militaires. Cette modernisation lui donne les moyens de mener une politique d’expansion en Asie, en conquérant des territoires par la force. Le Japon étend ainsi sa domination en Asie par des conquêtes militaires et des victoires, notamment contre la Chine et la Russie, consolidant sa position de puissance régionale.

À retenir

Au début du XXe siècle, la montée des États-Unis, affirmée par la doctrine Monroe et le panaméricanisme, ainsi que celle du Japon, grâce à l’ère Meiji et à son expansion militaire, redéfinissent l’équilibre mondial. Ces deux puissances non européennes remettent en question la domination traditionnelle de l’Europe, annonçant une nouvelle configuration du pouvoir international où les États-Unis et le Japon jouent un rôle majeur dans la redéfinition des rapports de force mondiaux.

Tableaux de Synthèse

CritèreLibéralismeRéalismeNéoréalismeNéolibéralisme
Vision principaleCoopération, ordre international pacifiqueConflit, compétition, puissanceStructure du système détermine le comportement des ÉtatsCoopération renforcée par régimes internationaux
SystèmeAnarchie, mais possibilité de coopérationAnarchie, compétition constanteSystème bipolaire ou multipolaire stableAnarchie, mais régulation par institutions
Acteurs principauxÉtats, institutions internationalesÉtats, puissance nationaleÉtats, structure du système mondialÉtats, institutions internationales
ApprocheOptimiste, basé sur la rationalité et l’intérêt communPessimiste, basé sur la survie et la puissanceDéterminée par la configuration du système mondialOrganisation et coopération malgré l’anarchie
Concept cléInterdépendance, régime internationalPuissance, intérêt nationalStructure du système, stabilité bipolaire/multipolaireRégimes internationaux, gestion des crises

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre le système anarchique avec l’absence totale d’ordre : il existe des régimes et institutions qui encadrent la coopération.
  2. Assimiler le libéralisme à une vision naïve ou utopique : il propose une vision réaliste de la coopération possible.
  3. Confondre néoréalisme et réalisme traditionnel : le néoréalisme insiste sur la structure du système comme déterminant principal.
  4. Croire que le réalisme ignore la coopération : il reconnaît qu’elle peut exister mais la considère comme limitée.
  5. Confondre le néolibéralisme avec le libéralisme classique : le néolibéralisme insiste sur les régimes et institutions pour organiser la coopération.
  6. Omettre que chaque école propose une lecture différente du même fait : aucune n’a la vérité absolue.
  7. Confondre puissance et sécurité : le réalisme met l’accent sur la puissance comme moyen de garantir la sécurité.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du système international anarchique selon les auteurs clés.
  2. Expliquer le dilemme de sécurité avec ses implications pour les relations internationales.
  3. Identifier les quatre écoles principales des RI : libéralisme, réalisme, néoréalisme et néolibéralisme.
  4. Définir le concept de souveraineté selon l’école réaliste.
  5. Comprendre la différence entre le libéralisme et le réalisme dans leur vision de la coopération et de la compétition.
  6. Savoir ce que désigne l’interdépendance dans une perspective libérale.
  7. Expliquer comment le néoréalisme considère la stabilité du système international.
  8. Connaître la notion de régime international dans le cadre du néolibéralisme.
  9. Identifier les auteurs clés associés au libéralisme (ex: auteur sur l’interdépendance).
  10. Maîtriser la définition de l’intérêt national selon le réalisme.
  11. Comprendre en quoi consiste l’approche structurelle du néoréalisme.
  12. Savoir que le néolibéralisme insiste sur l’importance des institutions internationales pour favoriser la coopération.

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1. Qui a formulé ou proposé une œuvre ou un concept clé dans le cadre de l'institutionnalisation européenne selon le texte ?

2. Quelle est la fonction principale des institutions internationales selon le libéralisme ?

Faire le QCM →

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Théories RI — diversité ?

Plusieurs écoles proposent des explications différentes.

Système international anarchique — définition ?

Absence d’une autorité supérieure aux États.

Souveraineté — rôle ?

Pouvoir suprême et indépendant d’un État.

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