QCM : Les Fondements de la Psychologie Clinique — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Daniel Lagache (1954), qu'est-ce que la psychologie clinique ?

Une technique de thérapie basée uniquement sur la modification des comportements
Une méthode expérimentale visant à mesurer le comportement observable
Une approche qui consiste à observer un individu dans sa globalité pour comprendre ses conflits et stratégies de gestion
Une approche centrée uniquement sur le diagnostic médical et la pathologie

Une approche qui consiste à observer un individu dans sa globalité pour comprendre ses conflits et stratégies de gestion

Explication

La psychologie clinique selon Lagache est une approche globale qui consiste à observer un individu dans sa totalité, en prenant en compte sa manière d’être et de réagir face à une situation, afin d’en comprendre le sens, la structure, la genèse, et d’analyser ses conflits et stratégies de gestion.

2. En quelle année Daniel Lagache a-t-il défini la psychologie clinique comme une approche globale de l'individu ?

1965
1954
1948
1972

1954

Explication

Daniel Lagache a publié sa définition de la psychologie clinique en 1954, soulignant l'approche globale de l'individu. Les autres dates ne correspondent pas à cette publication ou à cette définition précise.

3. Quelle est la fonction principale de la suspension du savoir dans la pratique clinique ?

Imposer une compréhension immédiate du patient pour accélérer le diagnostic
Appliquer strictement une grille de lecture théorique pour mieux classifier le patient
Réduire la parole du patient à des symptômes pour faciliter l’analyse
Éviter la rigidification de la pensée et respecter la subjectivité du patient

Éviter la rigidification de la pensée et respecter la subjectivité du patient

Explication

La suspension du savoir a pour but principal d’éviter la rigidification de la pensée et de respecter la subjectivité du patient, en privilégiant une écoute ouverte et une découverte progressive, sans imposer de grille de lecture ou de diagnostic prématuré.

4. Quand Daniel Lagache a-t-il défini la psychologie clinique comme une approche globale de l’individu ?

1968
1954
1945
1972

1954

Explication

Daniel Lagache a publié la définition de la psychologie clinique en 1954, soulignant son approche globale de l’individu. Les autres dates ne correspondent pas à cet événement précis.

5. En quoi le contre-transfert diffère-t-il ou se ressemble-t-il à la posture d’humilité du clinicien ?

Le contre-transfert implique une perte de contrôle, alors que l’humilité signifie une maîtrise totale de ses émotions.
Le contre-transfert est une réaction négative à l’autre, alors que l’humilité est une faiblesse du clinicien.
Le contre-transfert est une réaction consciente, alors que l’humilité est une réaction inconsciente du clinicien.
Le contre-transfert concerne les réactions inconscientes du clinicien, tandis que l’humilité est une attitude volontaire consciente.

Le contre-transfert concerne les réactions inconscientes du clinicien, tandis que l’humilité est une attitude volontaire consciente.

Explication

Le contre-transfert désigne les réactions inconscientes du clinicien face au patient, alors que l’attitude d’humilité est une posture volontaire et consciente. La première concerne des réactions involontaires, la seconde une attitude délibérée pour favoriser une relation équilibrée.

6. Qui est crédité d’avoir formulé ou illustré la pratique de l’écoute prolongée dans le cadre de la psychologie clinique ?

Daniel Lagache
Heimann
Albert Ciccone
W. Bion

Daniel Lagache

Explication

Daniel Lagache, en 1954, a défini la psychologie clinique comme une approche centrée sur l’observation globale de l’individu, impliquant une écoute attentive et prolongée. Bien que le terme précis 'écoute prolongée' ne soit pas attribué à un auteur unique dans le texte, c’est dans le cadre de sa conception de la pratique clinique qu’on peut associer cette notion. Les autres figures, comme Albert Ciccone, ont travaillé sur la posture du clinicien, la neutralité émotionnelle, ou la relation d’aide, mais ne sont pas spécifiquement créditées pour cette formulation. W. Bion a souligné la rigidification de la pensée, et Heimann a travaillé sur la relation thérapeutique, mais aucun n’est directement associé à cette notion d’écoute prolongée.

7. Quel est l’effet de la prise en compte des théories personnelles du patient sur la relation thérapeutique ?

Elle permet de renforcer la coopération et l’engagement du patient.
Elle favorise une approche standardisée et détachée du vécu du patient.
Elle réduit la nécessité d’adapter la traitement aux croyances du patient.
Elle conduit à une confusion entre la vision du patient et celle du clinicien.

Elle permet de renforcer la coopération et l’engagement du patient.

Explication

La prise en compte des théories personnelles du patient permet de respecter ses représentations, ce qui facilite la création d'une alliance thérapeutique solide, renforçant la coopération et l’engagement du patient dans le traitement.

8. Comment un clinicien doit-il appliquer le principe du droit au soin dans sa pratique quotidienne ?

Proposer une même modalité de soin à tous les patients, quelle que soit leur situation
Adapter la modalité de soin aux besoins, ressources et mode de fonctionnement de chaque patient
Refuser la prise en charge si le patient présente des caractéristiques particulières
Imposer une thérapie spécifique sans tenir compte des croyances ou représentations du patient

Adapter la modalité de soin aux besoins, ressources et mode de fonctionnement de chaque patient

Explication

La bonne réponse est l'option 2, car le droit au soin implique une adaptation de la prise en charge à chaque individu, en tenant compte de ses particularités. Les autres options proposent des approches standardisées ou inappropriées, qui ne respectent pas la personnalisation nécessaire pour appliquer ce principe dans la pratique.

9. Quelles sont les caractéristiques principales de l’angoisse ?

Elle est caractérisée par une tension intérieure, des manifestations somatiques, des pensées envahissantes et des comportements d’évitement.
Elle se manifeste uniquement par des symptômes physiques comme la transpiration et les palpitations.
Elle ne concerne que la sphère psychique, sans manifestations corporelles ou comportementales.
Elle se limite à une sensation d’oppression sans impact sur le comportement ou la pensée.

Elle est caractérisée par une tension intérieure, des manifestations somatiques, des pensées envahissantes et des comportements d’évitement.

Explication

La bonne réponse est la numéro 1, qui décrit l’angoisse comme une expérience complexe impliquant une tension intérieure, des symptômes somatiques, des pensées envahissantes et des comportements d’évitement, ce qui correspond à la définition clinique de cette émotion. Les autres options sont incorrectes car elles limitent ou déforment la manifestation de l’angoisse, ne tenant pas compte de sa nature plurifacette.

10. Quelle est l'origine étymologique du mot 'angoisse' ?

Il dérive du grec ancien ἀγωνία (agōnía), signifiant 'lutte' ou 'conflit'
Il vient du sanskrit 'ang', signifiant 'pression'
Il provient du latin 'angere', qui signifie 'serrer ou étrangler'
Il est issu du vieux français 'angoissier', signifiant 'causer de l'angoisse'

Il dérive du grec ancien ἀγωνία (agōnía), signifiant 'lutte' ou 'conflit'

Explication

Le mot 'angoisse' dérive du grec ancien ἀγωνία (agōnía), qui signifie 'lutte' ou 'conflit', et la racine latine *angere* évoque la sensation d'oppression ou de serrer. Les autres options évoquent des racines ou termes liés mais incorrects ou non mentionnés dans le contexte.

11. Selon la description des manifestations de l’angoisse, laquelle est une réaction physique courante ?

Idées obsessionnelles
Comportements d’évitement
Pensées envahissantes
Palpitations

Palpitations

Explication

Les palpitations sont une manifestation somatique courante de l’angoisse, correspondant à une réaction physique observable. Les autres options concernent des manifestations psychiques ou comportementales, mais la question porte spécifiquement sur une réaction physique.

12. Quel est le rôle principal de l’angoisse selon les théories freudiennes ?

Elle fonctionne comme un signal d’alerte du Moi pour prévenir un danger
Elle n’a qu’une origine somatique et physiologique
Elle est une simple manifestation de la peur face à un danger réel
Elle sert principalement à exprimer un débordement libidinal incontrôlé

Elle fonctionne comme un signal d’alerte du Moi pour prévenir un danger

Explication

Selon Freud, l’angoisse a évolué dans sa conception, passant d’un débordement libidinal à un rôle de signal d’alerte, permettant au Moi de mobiliser ses mécanismes de défense pour éviter un traumatisme ou un danger imminent.

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Psychologie clinique — définition ?

Approche globale d’observation et d’analyse de l’individu.

Posture du clinicien — principe clé ?

Humilité, neutralité émotionnelle, accompagnement dans la parole.

Suspension du savoir — but ?

Éviter diagnostic hâtif, respecter la subjectivité.

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