📋 Plan du Cours
- Définition montage cinéma
- Organisation des plans
- Création de sens
- Association d'images
- Montage industriel
- Histoire du montage
- Montage et art
- Montage et pratique
- Découpage vs montage
- Rythme et montage
- Types de montage
- Montage narratif et expressif
📖 1. Définition montage cinéma
🔑 Notions clés & Définitions
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Marcel Martin (1985) : Le montage « est l’organisation des plans d’un film dans certaines conditions d’ordre et de durée ».
Organisation structurée des plans selon leur succession et leur temporalité pour construire le sens du film.
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André Bazin (1958) : Le montage « est la création d’un sens que les images ne contiennent pas objectivement et qui procède de leur seul rapport ».
Le montage permet de générer du sens par la confrontation et la relation entre images.
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Vincent Amiel (2001) : Le montage « est un principe de création, une manière de penser, une façon de concevoir les films en associant des images ».
Il s’agit d’un processus créatif qui inflige émotions et sens par l’association d’images.
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Sergueï Eisenstein : Le montage « n’est autre qu’un principe de construction du langage filmique, un acte industriel et artistique, issu de la culture de la chaîne de montage » (1977).
Le montage est une opération de fragmentation et d’assemblage, héritée de l’industrie, qui constitue la pensée en actes du monde.
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Jean-Louis Comolli & Vincent Sorel (2015) : Le montage « est le nom même de la capacité humaine à agir sur le monde, une pensée en actes ».
Il reflète la culture industrielle et moderne, permettant de manipuler images et sons pour agir sur la perception.
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Theodor Adorno : Le montage « devient le geste qui rapporte le fragment à tout ensemble, tout art nouveau pourrait être qualifié de montage ».
Le montage comme principe d’art moderne, rapportant fragments et tout, dans une logique de rupture et d’unité.
📝 Points essentiels
- Le montage est « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (Marcel Martin, 1985).
- Il consiste en « l’organisation des plans selon ordre et durée » (idem).
- Le montage ne se limite pas à une opération technique, mais devient un principe créatif, permettant de créer du sens, des émotions, et de structurer la narration (Bazin, 1958 ; Amiel, 2001).
- Son origine est industrielle, liée à la culture de la chaîne de montage dans l’industrie automobile fin 19e siècle, mais il s’est rapidement imposé comme un principe artistique et esthétique dans le cinéma (Eisenstein, 1977).
- Le montage permet aussi de penser le film comme une construction dialectique, fragmentée, associée à la modernité artistique, et influencée par d’autres arts comme la littérature, la peinture ou la musique (Amiel, 2001 ; Adorno).
- La pratique du montage précède la théorie, qui s’est élaborée à partir de l’expérimentation cinématographique (Aumont, 1969).
- Le montage est indissociable du langage filmique, car il organise le rapport entre images, sons, et leur durée, pour produire un sens ou une émotion (Mitry, 1963-1965).
💡 À retenir
Le montage est le principe fondamental du langage cinématographique, permettant d’organiser, fragmenter et associer des plans pour créer du sens, des émotions et structurer la narration. Il est à la fois une opération technique, artistique et philosophique, essentiel à la spécificité du cinéma.
📖 2. Organisation des plans
🔑 Notions clés & Définitions
- Plan : Prise de vue unique avec début et fin, constituant une unité visuelle dans un film.
- Montage : Organisation des plans d’un film selon des conditions d’ordre et de durée, permettant de créer un sens par la confrontation des images (selon Marcel Martin, 1985).
- Découpage : Prévision mentale de l’organisation des plans, visant à organiser l’unité spatiale et dramatique selon le scénario, en amont du tournage (voir section 9).
- Différence entre découpage et montage : Le découpage est une opération idéelle, préfigurant la structure narrative et l’évolution des personnages, tandis que le montage est une opération plastique, manipulant physiquement les images et sons sur pièces (voir section 9).
- Rythme du montage : Cadence créée par la durée entre les coupes, influençant la perception émotionnelle et narrative du film, pouvant être accélérée ou ralentie (voir section 10).
📝 Points essentiels
- Le montage est considéré comme « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (Marcel Martin, 1985), indispensable à la définition même du cinéma.
- La différence fondamentale entre découpage et montage réside dans leur nature : le découpage est une projection mentale et une organisation préalable, alors que le montage est une manipulation concrète des images et sons, opérée sur pièces physiques ou numériques (Vincent Amiel, 2001).
- Le montage crée un sens qui n’est pas contenu objectivement dans les images, mais émerge de leur rapport, permettant la construction d’émotions, de sens, et de rythme (selon André Bazin, 1958).
- La pratique du montage existe dès les débuts du cinématographe en 1896, avec des opérations manuelles de collage et de segmentation, comme dans les films des Frères Lumière ou de Méliès, où le montage est encore rudimentaire mais déjà présent.
- La distinction entre découpage et montage est essentielle : le découpage prévoit l’évolution des personnages et la structure narrative, tandis que le montage invente l’unité par des rapprochements imprévisibles, en manipulant physiquement les images (voir section 9).
- Le montage peut également être considéré comme une forme d’art moderne, influencée par d’autres disciplines artistiques telles que la poésie, le collage cubiste ou le théâtre, et comme une pensée en actes du monde, selon Jean-Louis Comolli & Vincent Sorel (2015).
💡 À retenir
Le montage est la spécificité du langage cinématographique, combinant organisation mentale et manipulation physique des images pour créer sens, rythme et émotions, tout en étant indissociable du découpage qui prépare cette organisation.
📖 3. Création de sens
🔑 Notions clés & Définitions
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André Bazin (1958) : « Le montage est la création d’un sens que les images ne contiennent pas objectivement et qui procède de leur seul rapport. »
Définition : Le montage permet de générer un sens par confrontation d’images, en créant des relations qui n’existent pas dans la réalité objective.
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Vincent Amiel (2001) : « Le montage est un principe de création, une manière de penser, une façon de concevoir les films en associant des images. »
Définition : Le montage ne se limite pas à l’assemblage, il influe sur la création d’émotions et de sens par juxtaposition.
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Marcel Martin (1985) : « Le montage est l’organisation des plans d’un film dans certaines conditions d’ordre et de durée. »
Définition : Il s’agit de structurer les plans pour produire un sens, en respectant des conditions d’ordre et de durée.
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Sergueï Eisenstein (1977) : « Toute une série d’opérations de pensée relèvent du montage ; des processus industriels ; des programmes numériques ; l’arboriculture elle-même parle de taille et de greffe. »
Définition : Le montage est une pensée en actes du monde, une opération qui relie et transforme les éléments pour créer du sens.
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Theodor Adorno (années 50) : « Tout art nouveau pourrait être qualifié de montage. »
Définition : Le montage est le geste qui rapport le fragment à un tout, constituant une nouvelle forme d’art moderne.
📝 Points essentiels
- Le montage est « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (Marcel Martin, 1985). Il est impossible de définir le cinéma sans faire référence au montage, qui organise et structure les plans selon des conditions d’ordre et de durée (Marcel Martin, 1985).
- Selon André Bazin (1958), le montage crée un sens par confrontation d’images, en permettant une relation qui n’est pas objectivement présente dans chaque image.
- Vincent Amiel (2001) insiste sur le fait que le montage est une opération de création associant des images pour produire des émotions et du sens, dépassant la simple juxtaposition.
- Sergueï Eisenstein (1977) voit le montage comme une opération de pensée, comparable à la taille ou la greffe en horticulture, qui agit sur la matière pour transformer le sens.
- La culture moderne de fragmentation et d’association d’images, notamment dans la bande dessinée, la télévision ou le cinéma, procède du montage comme principe de représentation (Vincent Amiel, 2001).
- Le montage est une pratique qui a évolué dès les débuts du cinéma en 1896, avec des opérations manuelles de collage et de segmentation, et s’est complexifiée avec l’industrie et la théorie (voir aussi Jean Mitry, 1963-1965).
💡 À retenir
Le montage est l’art de créer du sens et des émotions par la confrontation et l’association d’images, en inventant des relations qui n’existent pas dans la réalité objective, et en structurant le film selon une logique de rupture et d’unité.
📖 4. Association d'images
🔑 Notions clés & Définitions
- Montage comme association d’images pour créer sens et émotions : processus où la juxtaposition d’images produit un sens ou une émotion qui ne sont pas présents dans chaque image isolément, en utilisant la confrontation pour susciter une réaction.
- Montage comme principe de création associant des images : conception où l’assemblage d’images constitue une méthode de pensée et de création, permettant de construire une œuvre en reliant des fragments visuels pour exprimer des idées ou des sentiments.
- Montage reflète culture moderne de fragmentation et assemblage : le montage incarne la logique contemporaine de décomposition et recomposition du réel, illustrant une société fragmentée qui assemble des éléments disparates pour donner sens.
- XXe siècle comme siècle des associations d’images : période où la culture visuelle privilégie le collage, la juxtaposition et la fragmentation d’images pour représenter le monde, notamment à travers le cinéma, la bande dessinée et la télévision.
- Montage comme transposition du langage verbal (montage de mots) : utilisation du montage pour organiser et relier des éléments linguistiques ou textuels, traduisant la syntaxe et la logique du langage dans l’espace visuel ou audiovisuel.
📝 Points essentiels
- Selon Marcel Martin (1985), le montage est « l’organisation des plans d’un film dans certaines conditions d’ordre et de durée » et constitue « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (p. 151).
- André Bazin (1958) souligne que le montage « crée un sens que les images ne contiennent pas objectivement » en confrontant deux images, permettant ainsi de produire du sens par leur rapport (p. 65).
- Vincent Amiel (2001) insiste sur le montage comme principe de création associant des images, permettant de créer des émotions et du sens, tout en étant une pensée en actes du monde (p. 5).
- La culture moderne du XXe siècle, marquée par la fragmentation et l’assemblage, se manifeste dans le montage qui associe logique de rupture et d’unité, influençant aussi la littérature et d’autres arts (Amiel, 2001).
- La pratique du montage, dès 1896 avec les frères Lumière, repose sur un assemblage manuel d’images, illustrant la dimension physique et plastique de cette opération.
- La conception du montage comme association d’images est aussi une réponse à la modernité, où la juxtaposition d’images permet de provoquer des effets émotionnels, intellectuels ou esthétiques, en lien avec la culture visuelle du siècle.
💡 À retenir
Le montage est une pratique qui associe des images pour produire du sens et des émotions, reflétant la culture moderne de fragmentation et d’assemblage, et constitue le principe fondamental du langage filmique.
📖 5. Montage industriel
🔑 Notions clés & Définitions
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Origine du terme montage dans l’industrie mécanique et électrique : Le mot « montage » provient initialement du secteur de la construction mécanique et électrique, où il désignait l’assemblage de composants par des opérations manuelles telles que le soudage ou le collage, avant d’être adopté dans le domaine cinématographique. Sergueï Eisenstein (1977) souligne que ce terme reflète une méthode de construction progressive, issue de la culture industrielle de la chaîne de montage.
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Montage comme pensée en actes du monde : Selon Jean-Louis Comolli & Vincent Sorel (2015), le montage représente une capacité humaine à agir sur le monde, une opération de pensée en actes, qui dépasse la simple technique pour devenir une manière de concevoir et d’intervenir dans la réalité, à l’image des processus industriels ou numériques.
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Montage issu de la culture industrielle de la chaîne de montage : La pratique du montage s’est développée avec l’émergence de la chaîne de montage dans l’industrie automobile à la fin du 19e siècle, introduisant une culture de fragmentation et d’assemblage, qui influence la conception du montage cinématographique en tant que processus séquentiel et systématique. Sergueï Eisenstein évoque cette origine en soulignant la dimension progressive et mécanisée de cette méthode.
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Montage dans l’industrie automobile fin 19e siècle : La chaîne de montage, née dans l’industrie automobile, a popularisé une organisation du travail basée sur la division des tâches et la répétition, concept qui a été transposé dans le montage cinématographique, favorisant la rapidité, la standardisation et la fragmentation des opérations.
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Montage comme méthode progressive dans le cinéma : Le montage s’est développé comme une méthode structurée et progressive, permettant de construire un sens ou une émotion à partir d’assemblages successifs d’images, en s’appuyant sur une logique de rupture et d’association, tout en étant influencé par les principes industriels de l’assemblage.
📝 Points essentiels
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Le terme « montage » trouve ses racines dans l’industrie mécanique et électrique, où il désignait l’assemblage manuel de composants, et a été adopté par le cinéma pour désigner la pratique de l’assemblage d’images et de sons. Sergueï Eisenstein (1977) insiste sur cette origine technique et progressive, qui reflète une culture de la fragmentation et de l’assemblage.
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La pratique industrielle de la chaîne de montage, notamment dans l’automobile à la fin du 19e siècle, a introduit une culture de la division du travail, de la répétition et de l’assemblage séquentiel, principes qui ont été transposés dans la conception du montage cinématographique.
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Le montage est considéré comme une « pensée en actes du monde » (Jean-Louis Comolli & Vincent Sorel, 2015), soulignant sa dimension cognitive et opérative, permettant à l’humain d’intervenir concrètement sur la réalité à travers des opérations de fragmentation et d’assemblage.
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La dimension progressive et systématique du montage, issue de l’industrie, a permis de structurer la narration et l’expression artistique dans le cinéma, tout en étant influencée par la logique de la chaîne de montage, qui privilégie la rapidité, la standardisation et la modularité.
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La culture industrielle de la chaîne de montage a ainsi façonné la conception moderne du montage cinématographique, en tant qu’opération technique, créative et réflexive, qui participe à la fois à la fabrication du sens et à l’organisation du temps filmique.
💡 À retenir
Le montage, issu de l’industrie mécanique et électrique, est une opération progressive et systématique qui reflète la capacité humaine d’agir sur le monde par fragmentation et assemblage, et constitue le fondement technique et conceptuel du langage filmique moderne.
📖 6. Histoire du montage
🔑 Notions clés & Définitions
- Le montage dès les débuts du cinématographe (1896) : Pratique initiale consistant à assembler des plans successifs pour créer une continuité ou un effet narratif, dès les premières expérimentations cinématographiques.
- Pratiques de Méliès avec trucages et montage sur la même bande : Méliès réalise des trucages et des montages en superposant ou en collant directement des fragments sur la même bande, sans segmentation préalable, utilisant des techniques comme le remplacement d’éléments dans le cadre ou hors cadre.
- Effet-montage comme base du langage filmique : Selon Jean Mitry (1963-1965), l’effet-montage constitue la fondation du langage cinématographique, permettant de produire du sens et des émotions par la juxtaposition et la relation entre images, indépendamment de leur contenu objectif.
- Influence réciproque entre cinéma et littérature : La pratique du montage a été influencée par la littérature, notamment par la construction a-chronologique et la variation dans le temps et l’espace, comme illustré par Griffith dans Intolérance (1915), qui a marqué une évolution dans la conception narrative.
- Évolution du montage muet au parlant et ses conséquences : Avec l’avènement du son dans les années 1930, le montage aurait perdu une partie de son pouvoir de création de sens et d’émotions, la parole prenant le relais pour la narration et l’expression émotionnelle, modifiant la dynamique du montage.
📝 Points essentiels
- Le montage est considéré comme « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (Marcel Martin, 1985), étant impossible de définir le cinéma sans faire référence à cette opération.
- La première pratique de montage apparaît dès 1896, dans les films des Frères Lumière, avec des assemblages simples de plans pour restituer la continuité ou créer des effets.
- Georges Méliès, pionnier du cinéma, utilise le montage pour ses trucages, en collant ou superposant des fragments sur la même bande, évitant ainsi la segmentation. Son procédé de « truc par substitution » consiste à remplacer un élément dans ou hors cadre lors de la prise de vue.
- La pratique industrielle du montage, issue de la chaîne de montage automobile à la fin du XIXe siècle, a influencé la conception du montage cinématographique comme une « pensée en actes du monde », selon Sergueï Eisenstein.
- La théorie du montage s’est développée en lien avec la pratique, notamment par Eisenstein, Vertov, et d’autres, qui ont élaboré différentes approches (dialectique, constructiviste, organique).
- La transition du muet au parlant a modifié la fonction du montage, avec une tendance à privilégier les plans longs et la mise en scène, réduisant la responsabilité du montage dans la création de sens, comme le souligne Henri Colpi dans les années 1950.
- La distinction entre découpage (imagination préalable) et montage (manipulation physique sur pièce) est fondamentale, le premier étant une étape mentale, le second une opération plastique et temporelle.
💡 À retenir
Le montage, dès ses origines en 1896, a été la pierre angulaire du langage cinématographique, évoluant en interaction avec les pratiques industrielles, artistiques et technologiques, et a profondément façonné la narration et l’expression du cinéma.
📖 7. Montage et art
🔑 Notions clés & Définitions
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Montage comme geste artistique rapportant le fragment à un tout : Processus de relier des fragments ou éléments disparates pour constituer une œuvre cohérente, souvent dans une optique esthétique ou expressive, en particulier dans l’art moderne (collage cubiste, poésie, théâtre). Theodor Adorno (1958) évoque le montage comme le geste qui relie le fragment à un tout, soulignant sa fonction dans l’art nouveau et la modernité artistique.
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Montage dans art moderne : Pratique artistique qui utilise le collage cubiste, la poésie ou le théâtre pour assembler des éléments hétérogènes en vue de créer une œuvre nouvelle, révélant une modernité par la juxtaposition et l’assemblage. Ce montage est une expression de la modernité artistique, marquée par la fragmentation et la recomposition.
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Montage comme principe esthétique et conceptuel dans art nouveau : Approche artistique où le montage devient un principe fondamental, permettant de structurer l’œuvre par associations d’éléments, en rupture avec la représentation classique, favorisant la juxtaposition et la synthèse de fragments pour exprimer une nouvelle esthétique.
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Montage comme expression d’une modernité artistique : Utilisation du montage pour refléter la modernité, en rompant avec les formes traditionnelles, en privilégiant la fragmentation, la juxtaposition et l’assemblage, comme dans le cubisme, la poésie moderne ou le théâtre expérimental.
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Montage comparé à la musique (partition, montage vertical) : Le montage peut être conçu comme une partition musicale, où chaque fragment ou plan possède sa propre « composition », et le montage vertical correspond à une superposition ou juxtaposition simultanée d’images ou de sons, évoquant la structure d’une partition musicale. Sergueï Eisenstein (1977) a proposé cette analogie pour souligner la dimension rythmique et structurelle du montage.
📝 Points essentiels
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Le montage est considéré comme « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (Marcel Martin, 1985), essentiel à la définition même du cinéma, impossible à concevoir sans lui. Il organise les plans selon des critères d’ordre et de durée, créant un sens par leur rapport, comme le souligne André Bazin (1958), qui voit dans le montage la capacité de produire un sens absent dans les images elles-mêmes.
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Dans l’art moderne, le montage se manifeste par des pratiques telles que le collage cubiste, la poésie ou la mise en scène théâtrale, qui marquent une rupture avec la représentation traditionnelle, en privilégiant l’assemblage de fragments hétérogènes pour exprimer une modernité esthétique.
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La modernité artistique du montage repose sur la juxtaposition, la rupture et l’association, permettant de créer des œuvres où le fragment devient un tout cohérent. Theodor Adorno (1958) insiste sur le montage comme le geste qui relie le fragment à un tout, soulignant sa fonction dans l’art nouveau.
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Le montage dans l’art moderne reflète la culture de la fragmentation et de l’assemblage, caractéristique du XXe siècle, où l’association d’images ou de fragments devient un principe fondamental pour exprimer la complexité du monde moderne.
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La comparaison avec la musique, notamment la partition ou le montage vertical, illustre la structuration du montage par des éléments autonomes mais liés, chaque fragment ayant sa propre « composition » et s’insérant dans une structure globale rythmée et harmonieuse.
💡 À retenir
Le montage, en tant que geste artistique, relie des fragments disparates pour former un tout cohérent, incarnant la modernité artistique par la juxtaposition, la rupture et l’association, tout en étant comparable à une partition musicale dans sa structure et son rythme.
📖 8. Montage et pratique
🔑 Notions clés & Définitions
- Montage comme pratique concrète après tournage : Opération physique de manipulation des images et sons réels, consistant à assembler, couper ou modifier des éléments filmés pour élaborer la structure finale du film.
- Montage nécessite théorie et pratique combinées : La conception du montage repose à la fois sur des principes théoriques (création de sens, rythme, opérations plastiques) et sur une pratique expérimentale et technique, chaque film étant une réalisation concrète de ces concepts.
- Montage post-tournage manipule images et sons réels : Intervention sur les éléments filmés et enregistrés, en dehors de la prise de vue, pour créer une unité cohérente, en jouant sur la temporalité, la spatialité et la superposition.
- Montage comme opération plastique et temporelle : Le montage agit à la fois sur la dimension visuelle (composition plastique, juxtaposition d’images, effets de rythme) et sur la dimension temporelle (durée, succession, accélération ou ralentissement).
- Montage sonore : couches multiples (musique, dialogue, bruit) : Processus de superposition et de synchronisation de plusieurs couches sonores, permettant de renforcer la narration, l’émotion ou la texture du film par la manipulation des sons réels ou enregistrés.
📝 Points essentiels
Le montage, considéré comme le fondement le plus spécifique du langage filmique selon Marcel Martin (1985), est une opération concrète qui intervient après le tournage, manipulant images et sons réels pour construire la narration et l’expression artistique. Il ne se limite pas à une simple organisation, mais implique une véritable opération plastique et temporelle, où chaque coupe, superposition ou rythme participe à la création de sens et d’émotions. La pratique du montage doit être étroitement liée à sa théorie, car c’est par l’expérimentation concrète que se révèlent ses principes esthétiques et narratifs.
Le montage sonore, en particulier, consiste en couches multiples (musique, dialogue, bruit) qui se superposent pour enrichir la dimension expressive du film. La manipulation de ces couches, tout comme celle des images, doit respecter une logique de rythme, de coupure et de continuité, tout en permettant des effets plastiques et émotionnels.
Il est important de souligner que le montage ne se limite pas à une opération technique, mais constitue une véritable opération artistique, où la dimension plastique et la temporalité sont indissociables. La pratique du montage est donc essentielle pour donner vie à la théorie, comme le rappellent Sergueï Eisenstein ou Vsevolod Poudovkine, qui insistent sur la dimension expressive et sensorielle de cette opération.
💡 À retenir
Le montage est une opération concrète, plastique et temporelle, qui, par la manipulation des images et sons réels, permet de créer sens et émotions, en combinant théorie et pratique pour élaborer la structure artistique du film.
📖 9. Découpage vs montage
🔑 Notions clés & Définitions
- Découpage : Organisation mentale préalable de l’unité spatiale et dramatique selon le scénario, visant à prévoir la structure du film avant le tournage. Jean Mitry (1963-1965) : « Le découpage prévoit l’évolution des personnages et des circonstances, organise la structure du récit ».
- Montage : Manipulation physique des images et sons après le tournage pour créer une unité, inventer des relations imprévisibles entre plans, et générer du sens ou des émotions. Vincent Amiel (2001) : « Le montage est une opération plastique et temporelle qui associe des images pour créer un sens ».
- Découpage (prévision mentale) : Processus idéel, basé sur la projection mentale d’un film, qui anticipe la succession des plans et leur organisation. Jean Mitry (1963-1965) : « Le découpage se fait in abstracto, en imaginant les situations ».
- Montage (manipulation physique) : Opération concrète sur les pièces filmées, consistant à assembler, couper, juxtaposer des plans pour élaborer la narration ou l’effet recherché. Marcel Martin (1985) : « Le montage est l’organisation des plans dans des conditions d’ordre et de durée ».
- Complémentarité : Découpage et montage sont liés mais distincts ; le premier est d’intention, le second d’application. Jean Mitry (1963-1965) : « Découpage prévoit l’évolution, montage met en œuvre cette organisation dans la matière filmée ».
📝 Points essentiels
- La distinction fondamentale réside dans leur temporalité et leur nature : le découpage est une étape mentale et anticipative, tandis que le montage est une opération concrète et post-tournage. Vincent Amiel (2001) : « Le découpage est in abstracto, le montage sur pièce ».
- Le découpage organise l’unité spatiale et dramatique selon le scénario, en respectant la continuité ou en préparant la rupture, tandis que le montage invente une unité par rapprochements imprévisibles, jouant sur la rupture et l’association. Jean Mitry (1963-1965)
- La prévision du découpage concerne la structure narrative et l’évolution des personnages, alors que le montage manipule la matière filmée pour créer du sens, des émotions ou des effets esthétiques.
- La distinction est aussi dans leur finalité : le découpage est d’intention, visant à organiser la narration, le montage est d’application, visant à réaliser cette organisation dans la matière filmée. Vincent Amiel (2001)
- La complémentarité entre ces deux opérations est essentielle : le découpage prépare le terrain, le montage le construit. Jean Mitry (1963-1965) : « Les deux aspects sont complémentaires, l’un est d’intention, l’autre d’application ».
💡 À retenir
Le découpage est la projection mentale préalable qui organise la structure du film, tandis que le montage est l’opération physique qui assemble et manipule les images pour donner vie à cette structure. Leur distinction repose sur leur nature idéelle versus plastique, mais leur interaction est essentielle à la création cinématographique.
📖 10. Rythme et montage
🔑 Notions clés & Définitions
- Rythme du film : La cadence ou démarche d’un film, influençant la perception émotionnelle et narrative, comparable à une démarche musicale (allegro, moderato, andante). Henri Colpi (1956) définit le rythme comme la cadence, la démarche du film.
- Durée entre coupes : L’écart de temps séparant deux plans successifs, déterminant la rapidité ou la lenteur du montage. Plus cette durée est courte, plus le rythme est rapide.
- Montage accéléré (montage impressionniste) : Technique consistant à augmenter le nombre de coupes, réduisant la durée entre chaque, pour intensifier la dynamique du film. Bazin (1923) évoque cette accélération pour représenter la vitesse, par exemple, celle d’une locomotive.
- Rythme lié au nombre de raccords et de plans : Le rythme d’un film dépend également du nombre de raccords (coupe, fondu, surimpression) et du nombre de plans, qui ensemble créent une cadence visuelle.
- Rythme comme démarche musicale : La structuration du montage selon une logique rythmique comparable à une partition musicale, utilisant des notions comme allegro, moderato, andante pour qualifier la vitesse de progression du film. Henri Colpi (1956).
📝 Points essentiels
- Le montage construit le rythme du film en jouant sur la cadence, la durée entre coupes, et le nombre de raccords, influençant fortement la perception émotionnelle et narrative.
- Le montage accéléré, ou montage impressionniste, augmente le nombre de coupes pour représenter la vitesse ou l’intensité, comme dans la scène de la locomotive (1923).
- La durée entre deux coupes peut varier pour produire des effets spécifiques : un montage rapide pour l’action ou la tension, un montage lent pour la réflexion ou l’émotion.
- Le rythme du film peut être comparé à une démarche musicale, où chaque étape (allegro, moderato, andante) correspond à une vitesse ou cadence particulière, permettant d’adapter la perception du spectateur.
- La relation entre rythme et perception émotionnelle/narrative est essentielle : un rythme rapide peut provoquer l’urgence ou la tension, tandis qu’un rythme lent favorise la contemplation ou la mélancolie.
- La construction du rythme par le montage implique aussi le nombre de raccords et la durée des plans, qui ensemble créent une dynamique propre à chaque film.
💡 À retenir
Le rythme du montage, défini par la cadence, la durée entre coupes et le nombre de raccords, façonne la perception émotionnelle et narrative du film, pouvant être structuré comme une démarche musicale selon la vitesse choisie.
📖 11. Types de montage
🔑 Notions clés & Définitions
- Montage narratif : Organisation des plans selon une logique chronologique ou narrative pour raconter une histoire. Marcel Martin (1985) le définit comme l’assemblage de plans suivant une séquence logique ou chronologique.
- Montage expressif : Juxtaposition de plans visant à produire un effet immédiat et fort, souvent par le choc visuel ou émotionnel. Marcel Martin (1985) le décrit comme la juxtaposition visant à produire un effet direct par le choc d’images.
- Montage discursif : Établissement de relations de sens entre les images, permettant de construire une argumentation ou une réflexion. Vincent Amiel (2001) le définit comme la mise en relation d’images pour créer du sens.
- Montage de correspondance : Technique visant à susciter des émotions ponctuelles en associant des images ou des sons qui évoquent une réaction spécifique. Vincent Amiel (2001) le décrit comme la création d’émotions par rapprochements d’images ou de sons.
- Montage constructif : Élaboration du sens global du film à partir du montage, souvent après le tournage, en élaborant une structure cohérente et symbolique. Jean Mitry (1963-1965) le définit comme la construction du tout du film à la table de montage.
📝 Points essentiels
- La classification distingue principalement le montage narratif (raconter une histoire selon une logique chronologique) du montage expressif (produire un effet immédiat par choc).
- Le montage discursif permet d’établir des relations de sens, en articulant des images pour faire passer une idée ou une réflexion.
- Le montage de correspondance est utilisé pour susciter des émotions ponctuelles, souvent par des associations d’images ou de sons évocateurs.
- Marcel Martin (1985) insiste sur le fait que le montage est indissociable de la narration et de la création de sens, en étant à la fois une organisation logique et une manipulation plastique.
- Jean Mitry (1963-1965) souligne que le montage peut aussi être une démarche artistique, élaborée après le tournage, pour donner une cohérence symbolique ou expressive au film.
💡 À retenir
Le montage se divise en plusieurs types, chacun ayant pour but de raconter, d’émouvoir ou de faire réfléchir, en utilisant des techniques spécifiques pour organiser l’image et le son dans le temps.
📖 12. Montage narratif et expressif
🔑 Notions clés & Définitions
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Montage narratif (voir section 1) : Organisation des plans selon une logique ou une chronologie qui assure la continuité de l’action, permettant de raconter une histoire de manière fluide et cohérente. Marcel Martin (1985) définit le montage comme l’organisation des plans dans un ordre et une durée déterminés. Jean Mitry (1963-1965) précise qu’il s’agit d’un assemblage logique ou chronologique pour assurer la progression du récit.
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Montage lyrique (Poudovkine) : Montage qui exprime des idées ou des sentiments transcendants, souvent par une mise en valeur esthétique ou symbolique, dépassant la simple narration. Vsevolod Poudovkine (date non précisée) considère le plan comme un point de vue choisi pour véhiculer une information sensorielle et affective, relevant d’un montage expressif.
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Montage constructif (Vertov) : Élaboration du tout du film en montage, après le tournage, en assemblant des plans pour construire une totalité cohérente. Jean Mitry (1963-1965) indique que ce montage élabore le film à la table de montage, rejetant le découpage préalable.
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Montage intellectuel (Eisenstein) : Montage qui associe des idées par juxtaposition de plans, visant à provoquer une réflexion ou à exprimer une dialectique. Jean Mitry (1963-1965) précise qu’il ne s’agit pas seulement d’assurer la continuité, mais de construire une signification dialectique à travers la juxtaposition.
📝 Points essentiels
- Le montage est « le fondement le plus spécifique du langage filmique » (Marcel Martin, 1985), essentiel à la définition même du cinéma, car il permet de créer du sens et des émotions à partir de la confrontation d’images.
- Montage narratif : assure la continuité de l’action, permettant une lecture fluide et logique de l’histoire, souvent associé à l’américain.
- Montage lyrique : exprime des idées ou sentiments transcendants, souvent utilisé dans le cinéma symboliste ou poétique, comme chez Poudovkine.
- Montage constructif : construit la totalité du film en assemblant des plans après le tournage, sans découpage préalable, en lien avec la pratique de Vertov.
- Montage intellectuel : utilise la juxtaposition de plans pour faire dialoguer des idées ou provoquer une réflexion, comme le préconise Eisenstein.
- La distinction entre ces types de montage repose sur leur objectif : raconter une histoire, exprimer des sentiments ou associer des idées.
- La théorie du montage s’appuie sur une pratique concrète, et la conception du film doit précéder sa réalisation pour que le montage puisse en assurer la cohérence et la signification.
💡 À retenir
Le montage, qu’il soit narratif, lyrique, constructif ou intellectuel, constitue le cœur du langage cinématographique, permettant de construire du sens, des émotions et une esthétique spécifique à chaque style ou courant.
📊 Tableaux de Synthèse
| Thème | Notions clés | Auteur | Points importants |
|---|
| Définition montage cinéma | Organisation des plans selon ordre et durée, création de sens par confrontation d’images | Marcel Martin (1985), André Bazin (1958), Vincent Amiel (2001), Sergueï Eisenstein (1977), Comolli & Sorel (2015), Adorno | Le montage est à la fois technique, artistique et philosophique, fondement du langage filmique. |
| Organisation des plans | Plans, découpage, montage, rythme | Marcel Martin (1985), Vincent Amiel (2001), Bazin (1958) | Découpage = organisation mentale préalable, montage = manipulation concrète, rythme = cadence des coupes. |
| Création de sens | Confrontation d’images, relations non objectives | Bazin (1958), Amiel (2001), Martin (1985), Eisenstein (1977), Adorno | Le montage génère du sens par rapport, juxtaposition et confrontation d’images. |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre découpage (prévision mentale) et montage (manipulation physique ou numérique).
- Croire que le montage se limite à une opération technique sans dimension créative ou philosophique.
- Sous-estimer l’importance de la durée et du rythme dans la construction du sens.
- Confondre organisation mentale (découpage) et organisation physique (montage).
- Omettre la dimension historique et industrielle du montage, notamment son origine dans la chaîne de montage.
- Ignorer que le montage peut créer du sens même si les images sont objectives ou neutres.
- Confondre montage narratif (linéaire) et montage expressif (émotionnel, expérimental).
✅ Checklist Examen
- Connaître la définition de Marcel Martin sur le montage comme organisation des plans dans le temps et l’espace.
- Savoir que André Bazin définit le montage comme la création de sens par rapport entre images.
- Maîtriser la différence entre découpage (prévision mentale) et montage (manipulation concrète).
- Être capable d’expliquer comment le montage crée du rythme et influence la perception.
- Identifier le rôle du montage dans la création de sens selon Eisenstein, en lien avec la culture industrielle.
- Connaître la contribution d’Amiel sur le montage comme principe de création et de pensée.
- Savoir que le montage peut être considéré comme un principe d’art moderne selon Adorno.
- Comprendre que le montage organise le langage filmique en associant images et sons.
- Connaître l’origine industrielle du montage dans la chaîne de montage automobile fin 19e siècle.
- Savoir que le montage est indissociable du langage cinématographique et de la narration.
- Être capable d’expliquer comment le montage peut générer du sens même avec des images objectives.
- Vérifier la maîtrise des notions de rythme, de confrontation, et de relation entre plans dans la création de sens.