Fiche de révision : Les Modèles Psychologiques de l'Apprentissage

Plan du Cours

  1. Introduction à l'apprentissage
  2. Définitions de l'apprentissage
  3. Théories psychologiques
  4. Modèle structuraliste Wundt
  5. Modèle pragmatique James
  6. Modèle behavioriste Pavlov
  7. Modèle gestaltiste
  8. Modèle socio-culturel Vygotski

1. Introduction à l'apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Apprentissage : Acquisition de connaissances ou compétences par étude, pratique, expérience, communication d'informations, ou modification durable du comportement. Selon Reuchlin (1983), il s'agit d'une modification systématique et relativement durable du comportement suite à une interaction avec le milieu. Richelle (1991) précise que c'est un changement dans le comportement résultant d'une interaction avec le milieu, permettant d'enrichir le répertoire. Portine (1998) définit l'apprentissage comme la capacité à apprendre à apprendre, visant à la transformation de l'individu pour devenir autonome. Reboul (2010) évoque l'acquisition d'une information, d'un savoir-faire ou d'une compréhension. Raynal et Rieunier (2014/1997) parlent de modifier durablement ses représentations et ses schèmes d'action.

  • Introduction à l'apprentissage : Processus d'adaptation de l'individu à son environnement, essentiel pour la survie et le développement personnel. Il concerne tout au long de la vie, notamment dans les contextes scolaire et de formation. La période de l’enfance est particulièrement significative, mais il n’y a pas de lieu ni d’âge spécifique pour apprendre.

  • QQOQCCP : Outil permettant d’analyser l’apprentissage en répondant aux questions Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi, afin de mieux comprendre les modalités et objectifs de l’apprentissage.

  • Évolution de l’apprentissage : L’individu évolue tout au long de sa vie pour s’adapter à divers environnements physiques, sociaux, culturels, affectifs et technologiques. La place centrale de l’environnement scolaire et de la formation est soulignée dans cette dynamique.

  • Notion d’adaptation : L’apprentissage est une réponse aux besoins de survie, comme apprendre un métier, un remède, une langue, ou à se repérer dans l’espace, pour organiser ses ressources et assurer son existence.

Points essentiels

  • L’apprentissage est un processus d’élaboration, d’acquisition et de mémorisation de nouvelles connaissances, qui permet une adaptation durable à l’environnement.
  • Il se manifeste par une modification du comportement, acquise par étude, pratique, expérience ou communication.
  • La compréhension de l’apprentissage doit prendre en compte ses contextes historique, géographique et culturel.
  • La période de l’enfance est particulièrement propice à l’apprentissage, mais celui-ci n’est pas limité à un âge ou un lieu spécifique.
  • La démarche d’apprentissage implique une interaction entre l’individu et son environnement, selon Bruner (1996), qui le décrit comme un processus interactif.

À retenir

L’apprentissage est un processus dynamique et continu, essentiel pour l’adaptation de l’individu à son environnement, qui se réalise tout au long de la vie par l’acquisition, la modification et la mémorisation de connaissances ou compétences.

2. Définitions de l'apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Modification du comportement : Changement durable dans la conduite d’un organisme, résultant d’une interaction avec le milieu, qui ne peut être uniquement attribué à la maturation physiologique (Reuchlin, 1983 ; Richelle, 1991).
  • Acquisition de connaissances ou compétences : Processus par lequel un individu apprend à connaître ou à faire quelque chose, par étude, pratique ou expérience, permettant d’être informé ou de maîtriser un savoir-faire (Latin : apprehendere ; Reboul, 2010).
  • Transformation personnelle : Apprentissage visant la transformation de l’individu, notamment par l’apprentissage à apprendre, pour devenir autonome et adaptable (Portine, 1998).
  • Processus interactif : Apprentissage considéré comme un échange ou une relation dynamique entre l’individu et son environnement, impliquant une participation active (Bruner, 1996 ; Brougère & Ulmann, 2009).
  • Apprentissage dans ses contextes historique, géographique et culturel : Prise en compte des influences du contexte historique, géographique et culturel dans le processus d’apprentissage, soulignant que celui-ci n’est pas universel mais dépend de ses environnements spécifiques.
  • Apprendre à apprendre : Capacité de l’individu à se transformer en apprenant selon ses contextes, en développant autonomie et adaptation, en maîtrisant ses stratégies d’apprentissage (Portine, 1998).
  • Transformation de l’individu : Processus par lequel l’apprenant modifie ses représentations et schèmes d’action pour s’adapter et évoluer dans ses environnements.
  • Autonomie : Capacité de l’individu à gérer et réguler ses propres apprentissages, en utilisant ses stratégies et en étant capable de s’adapter à différents contextes.
  • Adaptation aux contextes : Capacité à ajuster ses comportements, connaissances et compétences en fonction des exigences spécifiques de chaque environnement ou situation d’apprentissage.

Points essentiels

  • L’apprentissage est une évolution tout au long de la vie, permettant à l’individu de s’adapter à ses environnements physique, social, culturel, affectif et technologique.
  • Il ne se limite pas à la simple acquisition de connaissances, mais inclut aussi la transformation personnelle, la capacité à apprendre à apprendre, et l’autonomie.
  • La définition de l’apprentissage insiste sur sa nature interactive et contextuelle, dépendant de ses contextes historique, géographique et culturel.
  • La transformation personnelle et l’autonomie sont des notions centrales pour comprendre l’apprentissage comme un processus de développement individuel.
  • Apprendre à apprendre implique une transformation de l’individu pour qu’il devienne capable de gérer ses propres processus d’apprentissage dans divers contextes.

À retenir

L’apprentissage est un processus dynamique, interactif et contextuel, qui vise non seulement l’acquisition de connaissances, mais aussi la transformation personnelle, l’autonomie et l’adaptation aux environnements spécifiques.

3. Théories psychologiques

Notions clés & Définitions

  • Conscience : Ensemble des éléments de l’esprit dont une personne a une perception ou une connaissance immédiate, souvent abordée dans le modèle structuraliste de Wundt (voir section 4).
  • Expérience subjective : Perception personnelle et intérieure de l’individu, considérée dans le modèle pragmatique de William James (voir section 5).
  • Conditionnement : Processus d’apprentissage par association entre un stimulus et une réponse, développé dans le modèle behavioriste, notamment par Pavlov (conditionnement classique) et Skinner (conditionnement opérant).
  • Perception : Organisation et interprétation des stimuli sensoriels, centrale dans le modèle gestaltiste, notamment par les principes de forme, similitude, proximité, etc. (voir section 7).
  • Insight : Découverte soudaine et inattendue d’une solution à un problème, mise en évidence par Wolfgang Köhler dans le modèle gestaltiste.
  • Schèmes d’action : Structures mentales ou comportements organisés qui guident l’action, évoqués dans le modèle socio-culturel et dans la résolution de problème (voir section 8).

Points essentiels

  • Les modèles psychologiques de l’apprentissage proposent différentes visions :
    • Structuraliste (Wundt) : L’apprentissage consiste en l’acquisition d’éléments élémentaires de conscience.
    • Pragmatique (James) : La conscience est un tout interactif avec l’environnement, l’apprentissage étant une transformation fonctionnelle.
    • Behavioriste (Pavlov, Thorndike, Skinner, Watson) : L’apprentissage est une modification du comportement par association ou renforcement, sans référence à la conscience ou expérience subjective.
    • Gestaltiste (Wertheimer, Köhler) : La perception et la résolution de problème reposent sur la perception globale, avec des principes comme l’unité, la similitude, la proximité, et l’insight.
    • Socio-culturel (Vygotski) : Le fonctionnement cognitif est influencé par l’environnement social et culturel, avec des processus d’organisation mentale, stratégies et techniques d’apprentissage.
  • L’approche expérimentale et observationnelle est présente dans chaque modèle, permettant d’étudier l’apprentissage à travers des expérimentations ou l’observation du comportement.
  • Concepts clés :
    • La conscience et l’expérience subjective sont fondamentales dans les modèles structuraliste et pragmatique.
    • Le conditionnement, notamment dans le behaviorisme, explique l’apprentissage par association et renforcement.
    • La perception, dans le modèle gestaltiste, est organisée selon des principes qui favorisent la compréhension globale.
    • Insight désigne la découverte soudaine d’une solution, sans essais progressifs.
    • Schèmes d’action sont des structures mentales organisées qui guident la conduite dans la résolution de problème.

À retenir

Les différentes approches psychologiques offrent des visions complémentaires de l’apprentissage : du traitement élémentaire de la conscience au rôle de la perception globale, en passant par l’importance de l’environnement et des processus mentaux comme l’insight ou les schèmes d’action.

4. Modèle structuraliste Wundt

Notions clés & Définitions

  • Wilhelm Wundt : fondateur du modèle structuraliste, il a créé en 1879 le premier laboratoire de psychologie expérimentale au monde à Leipzig, en Allemagne, pour faire de la psychologie une science à part entière et séparer la discipline de la philosophie.
  • Conscience humaine : somme de composantes élémentaires, selon Wundt, la conscience est constituée d'éléments élémentaires qui peuvent être étudiés séparément.
  • Éléments élémentaires : composants fondamentaux de la conscience, acquis par l'apprentissage selon Wundt, permettant l'acquisition de connaissance.
  • Étude expérimentale de la psychologie humaine : approche qui consiste à analyser la conscience en décomposant ses éléments constitutifs à travers des expérimentations contrôlées.
  • Apprentissage selon Wundt : processus d'acquisition d'éléments unitaires, c’est-à-dire de composants simples, qui contribuent à la connaissance globale.

Points essentiels

  • Le modèle de Wundt vise à analyser la conscience en décomposant ses composantes en éléments élémentaires, ce qui permet une étude expérimentale précise.
  • La psychologie devient une science expérimentale distincte de la philosophie, avec une méthodologie basée sur l'observation et l'expérimentation.
  • L'apprentissage, dans ce cadre, consiste en l'acquisition d'éléments unitaires, qui sont les briques de la connaissance.
  • La connaissance est construite par la combinaison et l'organisation de ces éléments élémentaires de la conscience.

À retenir

Le modèle structuraliste de Wundt considère la conscience humaine comme une somme d'éléments élémentaires, et l'apprentissage comme le processus d'acquisition de ces éléments pour construire la connaissance.

5. Modèle pragmatique James

Notions clés & Définitions

Conscience comme un tout : Selon William James, la conscience ne peut pas être décomposée en éléments isolés, elle fonctionne comme un tout organisé autour de fonctions et d’activités, en interaction constante avec l’environnement (James, 1842-1910).

Interaction avec l’environnement : La conscience humaine est organisée par des activités fonctionnelles qui se déroulent en relation dynamique avec le contexte extérieur, permettant une adaptation continue.

Processus de transformation : L’apprentissage est considéré comme un processus de transformation, impliquant des changements dans l’individu à travers l’action et la réflexion, pour s’adapter et évoluer face à l’environnement (James, 1842-1910).

Réflexion : Activité de pensée exercée par le sujet sur ses actions, qui constitue le point de départ de tout apprentissage selon le modèle pragmatique. La réflexion permet de faire évoluer l’action en fonction de la situation rencontrée.

Activité fonctionnelle : L’apprentissage est perçu comme une activité qui a une utilité et un sens, orientée vers l’adaptation à l’environnement, intégrant à la fois l’action concrète et la réflexion.

Sens et utilité de l'apprentissage : L’apprentissage doit être perçu comme une activité ayant une finalité pratique et fonctionnelle, permettant à l’individu de s’adapter efficacement à son environnement.

Apprentissage comme action + réflexion : La conception pragmatique insiste sur le fait que l’apprentissage résulte de l’action (faire) et de la réflexion (penser sur cette action), formant un processus dynamique et interactif.

Points essentiels

  • La conscience est vue comme un tout, non réductible à ses parties, organisée autour de fonctions et activités en interaction avec l’environnement.
  • L’apprentissage est un processus de transformation, impliquant à la fois l’action concrète et la réflexion sur cette action.
  • La réflexion est le point de départ de tout apprentissage, permettant d’évaluer, d’ajuster et d’orienter l’action en fonction du contexte.
  • L’activité d’apprentissage doit avoir un sens et une utilité, orientée vers l’adaptation pratique à l’environnement.
  • La conception pragmatique privilégie une approche dynamique, où action et réflexion sont indissociables dans le processus d’apprentissage.

À retenir

L’approche pragmatique de William James considère l’apprentissage comme un processus dynamique, intégrant action et réflexion, organisé autour d’une conscience globale en interaction constante avec l’environnement, visant à une adaptation continue.

6. Modèle behavioriste Pavlov

Notions clés & Définitions

  • Ivan Pavlov (1849-1936) : scientifique russe ayant découvert le phénomène de conditionnement classique, basé sur l'association entre stimuli et réponses.

  • Conditionnement classique : processus d'apprentissage par association où un stimulus neutre devient capable de provoquer une réponse conditionnelle après avoir été associé à un stimulus inconditionnel.

  • Stimulus inconditionnel (SI) : stimulus qui provoque une réponse inconditionnelle sans apprentissage préalable (ex : nourriture provoquant la salivation).

  • Réponse inconditionnelle (RI) : réponse naturelle et automatique à un stimulus inconditionnel (ex : salivation au contact de la nourriture).

  • Stimulus neutre (SN) : stimulus initialement sans effet sur la réponse (ex : son d'une cloche).

  • Réponse neutre (RN) : réponse initiale sans lien avec le stimulus neutre (ex : absence de salivation au son de la cloche).

  • Stimulus conditionnel (SC) : stimulus neutre devenu capable de provoquer une réponse après association avec le stimulus inconditionnel (ex : son de la cloche après apprentissage).

  • Réponse conditionnelle (RC) : réponse apprise, semblable à la réponse inconditionnelle, provoquée par le stimulus conditionnel (ex : salivation au son de la cloche).

  • Apprentissage par association : acquisition d'une réponse à un stimulus par la connexion répétée avec un autre stimulus.

  • Edward Thorndike (1874-1949) : psychologue américain ayant formulé la loi de l'effet et la loi de l'exercice, fondamentales pour l'apprentissage par essais et erreurs.

  • Loi de l'effet : réponse suivie d'une satisfaction est plus susceptible d'être reproduite ; insatisfaction tend à l'abandon.

  • Loi de l'exercice : un comportement renforcé dans une situation donnée a plus de chances de se reproduire dans une situation similaire.

  • Renforcement : processus qui augmente la probabilité qu’un comportement se reproduise.

  • Punition : processus qui diminue la probabilité qu’un comportement se reproduise.

  • Burrhus Frederic Skinner (1904-1990) : psychologue américain, principal théoricien du conditionnement opérant, ayant développé la boîte de Skinner.

  • Conditionnement opérant : apprentissage basé sur la relation entre un comportement et ses conséquences, par renforcement ou punition.

  • Renforcement positif : ajout d’un stimulus agréable pour augmenter un comportement (ex : nourriture après appui sur un levier).

  • Renforcement négatif : retrait d’un stimulus désagréable pour augmenter un comportement (ex : arrêt des chocs électriques lorsque le levier est pressé).

  • Punition positive : ajout d’un stimulus désagréable pour diminuer un comportement (ex : décharge électrique).

  • Punition négative : retrait d’un stimulus agréable pour diminuer un comportement (ex : disparition de la nourriture).

  • Boîte de Skinner : dispositif expérimental permettant d’étudier le conditionnement opérant chez l’animal, notamment le rat ou la pigeon.

  • John Watson (1878-1958) : fondateur de la psychologie des apprentissages, insistant sur le comportement observable et l’absence d’activité mentale implicite.

  • Comportement observable : tout comportement pouvant être mesuré directement, sans faire appel à l’activité mentale.

  • Différence entre conditionnement classique et opérant : le classique associe deux stimuli pour provoquer une réponse, alors que l’opérant modifie la probabilité d’un comportement en fonction de ses conséquences.

Points essentiels

  • Le modèle behavioriste de Pavlov repose sur l’apprentissage par association, où un stimulus neutre devient capable de provoquer une réponse conditionnée après association répétée avec un stimulus inconditionnel.

  • La phase d’apprentissage (conditionnement) consiste à associer un stimulus neutre à un stimulus inconditionnel pour produire une réponse conditionnelle.

  • Thorndike a introduit la loi de l’effet, soulignant que la satisfaction renforce la réponse, et la loi de l’exercice, renforçant la répétition du comportement dans une même situation.

  • Skinner a étendu ces principes en intégrant l’action de l’environnement dans le conditionnement opérant, avec des principes de renforcement et de punition pour moduler le comportement.

  • Watson insiste sur l’étude du comportement observable, excluant l’activité mentale implicite dans l’explication de l’apprentissage.

  • La différence fondamentale entre conditionnement classique et opérant réside dans le fait que le premier repose sur l’association de stimuli, tandis que le second concerne la relation entre un comportement et ses conséquences.

À retenir

Le modèle behavioriste, à travers Pavlov, Thorndike, Skinner et Watson, explique l’apprentissage comme un processus d’association et de modification du comportement observable, sans faire appel à l’activité mentale implicite.

7. Modèle gestaltiste

Notions clés & Définitions

  • Gestalt : « Psychologie de la forme » développée en Allemagne, qui considère que le comportement humain perçoit des phénomènes comme des formes globales plutôt que comme la somme d’éléments unitaires. Koffka (1935) : la perception globale est différente de la simple addition des parties.
  • Perception globale : Organisation perceptive où l’individu perçoit un tout cohérent plutôt que des éléments isolés.
  • Principe d’unité : La tendance à percevoir un ensemble comme une unité cohérente, privilégiant la configuration globale.
  • Similitude : Principe selon lequel les éléments partageant caractéristiques visuelles (forme, taille, couleur, texture, orientation) sont regroupés ensemble.
  • Proximité : Regroupement des éléments proches les uns des autres dans l’espace.
  • Destin commun : Perception des éléments en mouvement suivant une même trajectoire comme appartenant à un même groupe.
  • Continuité : Tendance à percevoir une ligne ou une courbe comme une continuité, même si elle est interrompue.
  • Familiarité : Préférence pour les formes ou configurations qui sont familières ou déjà connues.
  • Insight : Découverte soudaine d’une solution à un problème sans essais progressifs, impliquant une réorganisation mentale des éléments (Köhler).
  • Organisation perceptive : Processus par lequel le cerveau construit une perception cohérente à partir de stimuli bruts.
  • Configuration mentale : Schéma ou forme mentale qui organise la perception et la représentation d’un ensemble d’éléments.
  • Formes : Structures perceptives globales qui émergent des principes de perception visuelle.
  • Principes de perception visuelle : Règles fondamentales (unité, similitude, proximité, destin commun, continuité, familiarité) qui guident la perception des formes.
  • Fonctionnement cognitif et métacognitif dans la résolution de problèmes : Organisation mentale et stratégies d’autorégulation permettant d’identifier, restructurer et résoudre un problème en utilisant des schémas mentaux et la configuration perceptive.

Points essentiels

  • La perception n’est pas une simple addition d’éléments, mais une organisation globale selon des principes perceptifs.
  • Le modèle gestaltiste s’oppose à une vision réductionniste et béhavioriste, insistant sur la perception de formes entières.
  • Insight représente une résolution de problème par réorganisation mentale soudaine, plutôt que par essais et erreurs.
  • La configuration mentale et les schémas mentaux jouent un rôle clé dans la compréhension et la résolution de problèmes.
  • Les principes fondamentaux (bonne forme, similitude, proximité, destin commun, continuité, familiarité) structurent la perception visuelle et cognitive.
  • La perception globale influence le fonctionnement cognitif et métacognitif en situation d’apprentissage, facilitant la compréhension et la résolution de problèmes.

À retenir

Le modèle gestaltiste met en avant que la perception humaine privilégie la globalité et l’organisation des formes selon des principes perceptifs, ce qui influence la résolution de problèmes et les stratégies d’apprentissage par une configuration mentale cohérente.

8. Modèle socio-culturel Vygotski

Notions clés & Définitions

  • Processus de perception : Ensemble des mécanismes par lesquels un individu capte et interprète les stimuli de son environnement, permettant une organisation mentale des informations (voir section 7).
  • Organisation mentale : Structuration des représentations et des connaissances dans l'esprit, permettant de donner du sens aux informations perçues et de les relier à d'autres connaissances (voir section 7).
  • Résolution de problème : Processus cognitif impliquant une activité mentale de réorganisation et d'interprétation pour trouver une solution à une situation ou un obstacle, souvent guidée par des schémas mentaux et principes perceptifs (voir section 7).
  • Stratégies d'apprentissage : Techniques ou démarches délibérées utilisées par l'apprenant pour faciliter l'acquisition, la mémorisation et la compréhension des connaissances, telles que la catégorisation, la synthèse ou la mise en schéma (voir section 7).
  • Techniques de mémorisation : Méthodes spécifiques pour encoder, stocker et rappeler des informations, comme le regroupement en séries, l'élaboration de mots-clés ou la méthode des loci (voir section 7).
  • Règles cognitives : Principes ou lois régissant le traitement de l'information, telles que la priorité de la multiplication sur l'addition ou la structuration de l'information en blocs significatifs (voir section 7).
  • Techniques métacognitives : Stratégies de contrôle et de régulation de ses propres processus cognitifs, incluant la planification, l'auto-évaluation, l'ajustement des stratégies et la gestion du temps (voir section 7).
  • Exemples concrets d'application dans l'apprentissage : Utilisation pratique de ces processus, comme la planification d'une séance d'étude, la régulation de ses efforts ou la reformulation d'une information pour mieux la mémoriser.

Points essentiels

  • La résolution de problème repose sur une activité mentale de réorganisation et d'interprétation, souvent illustrée par le principe d’insight, où la solution apparaît soudainement après une restructuration mentale (exemple du singe de Kohler).
  • L'organisation mentale permet de structurer et de relier les informations perçues, facilitant leur traitement et leur mémorisation.
  • Les stratégies d'apprentissage, qu'elles soient cognitives ou métacognitives, sont essentielles pour optimiser l'efficacité de l'apprentissage, en particulier dans la planification, l'organisation et la régulation des activités mentales.
  • Les techniques de mémorisation sont des outils concrets pour renforcer l'encodage et la récupération des connaissances.
  • La maîtrise des règles cognitives permet d'adopter des démarches efficaces pour résoudre des problèmes ou apprendre de nouvelles compétences.
  • La métacognition joue un rôle clé en permettant à l'apprenant de prendre conscience de ses processus, d'évaluer ses progrès et d'ajuster ses stratégies pour améliorer ses performances.
  • La résolution de problème et l'organisation mentale sont renforcées par l'utilisation de schémas mentaux, principes perceptifs et stratégies d'élaboration, illustrant l'interaction entre cognition et métacognition dans l'apprentissage.

À retenir

Le fonctionnement cognitif, métacognitif et conatif en situation d'apprentissage repose sur une activité de perception, d'organisation mentale et de régulation, permettant à l'apprenant de résoudre efficacement des problèmes et d'optimiser ses stratégies d'apprentissage.

Tableaux de Synthèse

Modèle psychologiqueApproche principaleConcept cléAuteur(s)Caractéristiques
StructuralisteConscienceÉléments de conscienceWundtAcquisition d’éléments élémentaires, perception analytique
PragmatiqueFonctionnement mentalTransformation fonctionnelleJamesLa conscience comme un tout interactif, adaptation continue
BehavioristeComportementConditionnementPavlov, SkinnerApprentissage par association et renforcement, sans conscience
GestaltistePerception globalePrincipes de perceptionWertheimer, KöhlerPerception holistique, principes de forme, insight

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre apprentissage et maturation physiologique : l'apprentissage implique une modification durable, pas uniquement une croissance naturelle.
  2. Confusion entre modification du comportement et simple acquisition de connaissances : l’apprentissage modifie le comportement, pas seulement la connaissance.
  3. Confondre modèle structuraliste (Wundt) et modèle pragmatique (James) : le premier insiste sur la conscience, le second sur la fonction.
  4. Confusion entre conditionnement classique (Pavlov) et conditionnement opérant (Skinner) : mécanismes et applications différents.
  5. Mauvaise compréhension de la perception gestaltiste : perception globale, non analytique.
  6. Confondre apprentissage et résolution de problème : l’un concerne la modification durable, l’autre la recherche de solutions.
  7. Négliger l’importance du contexte historique, géographique et culturel dans la définition de l’apprentissage.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de Reuchlin (1983) sur l’apprentissage : modification systématique et durable du comportement suite à une interaction avec le milieu.
  2. Savoir expliquer la différence entre l’approche structuraliste de Wundt et la théorie pragmatique de James.
  3. Identifier les principes du conditionnement classique selon Pavlov.
  4. Décrire le fonctionnement du conditionnement opérant selon Skinner.
  5. Connaître les principes de perception gestaltiste (forme, proximité, similarité).
  6. Expliquer le concept d’insight selon Wolfgang Köhler.
  7. Comprendre la notion d’autonomie dans l’apprentissage selon Portine (1998).
  8. Maîtriser la notion d’apprentissage comme processus interactif selon Bruner (1996).
  9. Savoir définir l’apprentissage dans ses contextes historique, géographique et culturel.
  10. Identifier les caractéristiques principales du modèle socio-culturel de Vygotski.
  11. Connaître la différence entre modification du comportement et transformation personnelle.
  12. Vérifier la maîtrise des notions clés : adaptation, autonomie, apprendre à apprendre, schèmes d’action.
  13. Assimiler la notion d’expérience subjective dans le modèle pragmatique de William James.
  14. Être capable d’illustrer chaque modèle psychologique avec un exemple précis.
  15. S’assurer de la compréhension des pièges fréquents liés à la définition et aux modèles de l’apprentissage.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Les Modèles Psychologiques de l'Apprentissage avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Selon la définition de Reuchlin (1983), qu'est-ce que l'apprentissage ?

2. Selon la définition de Reuchlin (1983), qu'est-ce que l'apprentissage ?

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Apprentissage — définition ?

Modification durable du comportement suite à une interaction.

Apprentissage — définition?

Modification durable du comportement suite à une interaction.

Modèle behavioriste — rôle ?

Expliquer l'apprentissage par association et renforcement.

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