📋 Plan du Cours
- Effet de référence à soi
- Concept de soi
- Encodage élaboré
- Organisation en mémoire
- Jugements évaluatifs
- Schéma de soi
- Schéma dépendance-indépendance
- Schéma introversion-extraversion
- Auto-description et rappel
- Propriétés des schémas de soi
📖 1. Effet de référence à soi
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de référence à soi : Phénomène selon lequel le rappel d’informations encodées en référence à soi est supérieur à celui des informations encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation de symptômes médicaux en se référant à ses propres expériences ou traits.
- Concept de soi : Ensemble des connaissances, croyances et représentations que l’individu possède à propos de lui-même, influençant le traitement de l’information sociale.
- Encodage élaboré : Processus où l’information est traitée en profondeur en lien avec le soi, favorisant sa mémorisation et sa récupération.
- Schéma de soi : Organisation cognitive stable comprenant des croyances fortes sur soi, qui guide le traitement des nouvelles informations et la mémoire.
- Processus organisationnel : Mécanisme par lequel le soi, en tant que structure organisée, facilite l’intégration et la catégorisation des nouvelles informations.
- Jugements évaluatifs vs factuels : Le rappel en référence à soi est plus efficace lors de jugements évaluatifs (examen de soi-même) que lors de jugements factuels (récupération d’informations objectives).
📝 Points essentiels
- La théorie s’appuie sur le concept que le soi constitue une structure cognitive riche et organisée, facilitant l’encodage et la récupération des informations.
- L’expérience de Rogers, Kuiper et Kirker (1977) montre que la référence à soi lors de l’encodage augmente la mémoire, notamment avec un traitement sémantique profond.
- Les travaux ultérieurs confirment que cet effet est renforcé avec l’âge, la stabilité cognitive et la connaissance de soi augmentant.
- La nature du jugement influence l’effet : il est significatif pour les jugements évaluatifs mais pas pour les jugements factuels.
- Deux explications principales : l’encodage élaboré (traitement profond lié au soi) et l’organisation cognitive (catégorisation et structuration de l’information).
💡 À retenir
L’effet de référence à soi repose sur la capacité du concept de soi à enrichir l’encodage et la récupération des informations, surtout lors de jugements évaluatifs, grâce à une organisation cognitive structurée et un traitement élaboré.
📖 2. Concept de soi
🔑 Notions clés & Définitions
-
Concept de soi : Ensemble des connaissances, croyances et représentations que l’individu possède à propos de lui-même, influençant le traitement de l’information sociale. Il s’agit d’une structure cognitive organisée, qui guide l’interprétation et la mémoire des expériences personnelles.
-
Effet de référence à soi : Phénomène selon lequel le rappel d’informations encodées en référence à soi est supérieur à celui des informations encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation améliorée de listes de symptômes ou comportements liés à soi.
-
Schéma de soi : Structure cognitive stable, contenant des croyances fortes sur soi-même, qui organise et influence le traitement des nouvelles informations. Il se construit à partir des expériences passées et guide la perception de soi.
-
Auto-référence : Processus d’encodage où l’individu traite l’information en la reliant à sa propre personne, favorisant un traitement plus profond et une meilleure mémorisation.
-
Paradigme de l’apprentissage incident : Méthode expérimentale permettant d’étudier l’effet de référence à soi en comparant différents niveaux de traitement (superficiel, intermédiaire, profond) lors de l’encodage d’informations.
-
Schéma de dépendance-indépendance : Représentation cognitive organisée autour de croyances fortes sur la dépendance ou l’indépendance, influençant la mémoire et la prédiction de comportements.
📝 Points essentiels
-
Le concept de soi est une structure cognitive centrale, influençant la perception, la mémoire et le traitement de l’information sociale.
-
L’effet de référence à soi est confirmé par diverses études : il montre que l’encodage en référence à soi améliore la mémorisation, notamment pour des adjectifs ou comportements liés à la dépendance ou à l’indépendance.
-
La profondeur du traitement (auto-référence, sémantique, phonologique, orthographique) influence la qualité du rappel. La référence à soi induit un traitement plus élaboré.
-
La nature du jugement (évaluatif vs factuel) modère l’effet : il est plus marqué lors de jugements évaluatifs, où l’on doit examiner et traiter l’information en profondeur.
-
Les schémas de soi (dépendance, indépendance, introversion, extraversion) sont des croyances stables qui structurent la mémoire et la perception de soi, et influencent la façon dont on sélectionne et interprète les informations.
-
Les propriétés des schémas de soi : facilitent le traitement pertinent, la récupération de souvenirs, la prédiction de comportements, et résistent aux informations contradictoires.
💡 À retenir
L’effet de référence à soi illustre que le traitement et la mémorisation des informations sont optimisés lorsque celles-ci sont encodées en lien avec le concept de soi, qui lui-même est structuré par des schémas cognitifs stables. Ces mécanismes expliquent la stabilité et la résistance des croyances sur soi face aux informations contradictoires.
📖 3. Encodage élaboré
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de référence à soi : Phénomène selon lequel le rappel des informations encodées en référence à soi est supérieur à celui des informations encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation de symptômes médicaux en se référant à sa propre expérience.
- Concept de soi : Ensemble des connaissances ou croyances que l’on possède à propos de soi-même, influençant le traitement de l’information. Il s’agit d’une structure cognitive organisée, permettant d’interpréter des stimuli, orienter l’attention et modifier l’information entrante.
- Schéma de soi : Structure cognitive contenant des croyances fortes sur soi, organisant et guidant le traitement des informations liées à soi. Il se construit à partir d’expériences passées et influence la perception et la mémoire.
- Processus élaboratif : Mécanisme selon lequel l’information est encodée en profondeur, notamment par le traitement en référence à soi, ce qui facilite sa récupération ultérieure.
- Processus organisationnel : Mode d’organisation de la mémoire où les informations sont catégorisées selon des schémas ou étiquettes, permettant une intégration efficace des nouvelles données.
- Paradigme de l’auto-description : Technique expérimentale où les participants jugent si certains adjectifs ou comportements leur correspondent, permettant d’étudier l’effet de référence à soi sur la mémoire et la perception.
📝 Points essentiels
- L’effet de référence à soi est confirmé par plusieurs études (Rogers et al., 1977 ; Bower et Gilligan, 1979 ; Rogers et Rogers, 1979) et est plus marqué lors de jugements évaluatifs que factuels.
- La nature du jugement influence l’effet : les jugements évaluatifs (ex : "êtes-vous dynamique ?") favorisent le traitement élaboré et la mémorisation, contrairement aux jugements factuels.
- Deux explications principales de l’effet :
- Processus élaboratif : le soi étant une structure riche, il permet un encodage plus profond.
- Organisation cognitive : le soi étant bien organisé, facilite l’intégration et la récupération des informations.
- La théorie du concept de soi et des schémas montre que ces structures influencent la perception, la mémoire et la prédiction des comportements.
- Les schémas de soi (indépendance/dépendance, introversion/extraversion) sont des structures cognitives qui guident la perception et la mémoire, renforçant la résilience face aux informations contradictoires.
💡 À retenir
L’effet de référence à soi illustre que l’encodage d’informations en lien avec le soi est plus profond, organisé et résistant, ce qui optimise leur récupération et influence la perception des comportements et des traits personnels. Les schémas de soi constituent des structures cognitives fondamentales pour comprendre la mémoire et le traitement de l’information personnelle.
📖 4. Organisation en mémoire
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de référence à soi : phénomène selon lequel le rappel des informations encodées en référence à soi est supérieur à celui des informations encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation de symptômes médicaux en se référant à sa propre expérience.
- Concept de soi : ensemble des connaissances ou croyances que nous possédons à propos de nous-mêmes, structurant la cognition sociale et influençant le traitement de l'information.
- Schéma : structure cognitive contenant des unités d’informations et leurs liens, représentant des connaissances organisées (ex : schéma de soi, schéma d’une voiture).
- Schéma de soi : croyances fortes et organisées sur soi-même, guidant le traitement des informations personnelles et influençant la mémoire.
- Processus élaboratif : traitement approfondi et significatif de l’information, favorisant un meilleur rappel.
- Processus organisationnel : structuration de l’information en catégories ou schémas pour faciliter l’encodage et la récupération.
📝 Points essentiels
- L’effet de référence à soi est confirmé par diverses études (Rogers et al., 1977 ; Bower et Gilligan, 1979) et s’intensifie avec l’âge.
- La nature du jugement influence l’effet : il est plus marqué lors de jugements évaluatifs que factuels (Keenan & Baillet, 1980).
- L’effet s’explique par deux processus : un traitement élaboratif (réflexion sur soi-même) et une organisation structurée en mémoire.
- Le concept de soi, en tant que structure cognitive, facilite l’encodage, la récupération et la résistance aux informations contradictoires.
- Les schémas de soi, construits à partir d’expériences passées, orientent la perception et la mémoire, renforçant la cohérence de l’image de soi.
- La stabilité et la richesse des schémas de soi augmentent avec l’âge, renforçant leur influence sur la mémoire.
💡 À retenir
L’organisation en mémoire repose sur des structures telles que le concept de soi et les schémas, qui facilitent l’encodage, la récupération et la résistance aux informations contradictoires, notamment à travers l’effet de référence à soi.
📖 5. Jugements évaluatifs
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de référence à soi (Rogers, 1981) : Tendance à mieux se souvenir des informations encodées en se référant à soi-même que celles encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation de symptômes médicaux en se demandant si cela nous concerne personnellement.
- Concept de soi : Ensemble des connaissances, croyances et représentations que nous avons à propos de nous-mêmes, influençant le traitement de l'information.
- Schéma de soi (Markus, 1977) : Organisation cognitive stable constituée de croyances importantes sur soi, qui guide le traitement et la récupération des informations personnelles.
- Jugements évaluatifs : Évaluations subjectives portant sur la pertinence ou la description de soi-même ou d'autrui, nécessitant un traitement approfondi des informations.
- Jugements factuels : Récupération d'informations stockées en mémoire sans jugement de valeur ou d'évaluation.
- Processus élaboratif : Traitement approfondi de l'information, favorisant la mémorisation et la récupération.
📝 Points essentiels
- Effet de référence à soi : Plus marqué lors de jugements évaluatifs que factuels, car ils impliquent un traitement plus profond et élaboré des informations.
- Expérience de Rogers, Kuiper et Kirker (1977) : Montre que la référence à soi lors de l'encodage augmente la mémorisation, notamment avec un traitement sémantique ou auto-référentiel.
- Confirmation par travaux ultérieurs : Bower et Gilligan (1979), Rogers et al. (1977), Rogers (1979) ont confirmé la supériorité de la référence à soi dans la mémoire, qui s'accentue avec l'âge.
- Importance de la nature du jugement : Effet de référence à soi uniquement pour les jugements évaluatifs, car ils mobilisent un traitement plus élaboré.
- Explications de l’effet :
- Processus élaboratif : Le soi étant une structure riche, il facilite l'encodage et la récupération.
- Processus organisationnel : Le soi étant bien organisé en mémoire, il permet une catégorisation efficace des informations.
💡 À retenir
L’effet de référence à soi, particulièrement dans les jugements évaluatifs, résulte d’un traitement élaboratif et organisationnel renforçant la mémoire et la compréhension de soi, avec une intensité qui augmente avec l’âge.
📖 6. Schéma de soi
🔑 Notions clés & Définitions
- Schéma : Structure cognitive contenant des unités d’informations et des liens entre elles, permettant d’organiser et de traiter des connaissances (ex : schéma de voiture avec volant, moteur, etc.).
- Schéma de soi : Ensemble de croyances fortes et organisées sur soi-même, qui guident le traitement des informations liées à soi. Selon Markus (1977), il s’agit d’un système de croyances qui influence la perception et la mémoire des expériences personnelles.
- Effet de référence à soi : Tendance à mieux encoder, rappeler et traiter les informations lorsqu’elles sont encodées en référence à soi-même, notamment dans le cadre de jugements évaluatifs.
- Auto-description : Processus par lequel une personne décrit ses traits ou comportements, souvent influencé par ses schémas de soi.
- Schémas dépendants / indépendants : Représentations cognitives fortes sur la dépendance ou l’indépendance, qui orientent la mémoire et la perception des comportements liés à ces dimensions.
- Schémas aschématiques : Absence de schéma structuré ou peu important pour la personne sur une dimension donnée, entraînant une moindre influence sur le traitement de l’information.
📝 Points essentiels
- Le concept de soi est une structure cognitive influençant l’encodage, l’organisation, le stockage et la récupération des informations sociales.
- L’effet de référence à soi a été démontré expérimentalement par Rogers, Kuiper et Kirker (1977), montrant que le traitement auto-référentiel favorise la mémorisation.
- La nature du jugement (évaluatif vs factuel) modère cet effet : il est plus marqué lors de jugements évaluatifs, car ils impliquent un traitement plus élaboré.
- Deux principales explications de l’effet :
- Processus élaboratif : le soi étant une structure riche, il facilite un encodage profond.
- Processus organisationnel : le soi étant bien organisé en mémoire, il permet une catégorisation efficace des informations.
- La recherche montre que les schémas de soi influencent la rapidité de traitement, la mémoire, et la crédibilité des feedbacks liés à soi.
- La stabilité et l’importance accordée à une dimension (ex : dépendance ou introversion) renforcent la formation de schémas spécifiques, qui orientent la perception et le rappel des comportements.
💡 À retenir
Les schémas de soi sont des structures cognitives puissantes qui orientent la perception, le traitement et la mémoire des informations personnelles, renforçant la cohérence de l’image de soi et résistant aux informations contradictoires. Leur influence est particulièrement forte lors de jugements évaluatifs et dans la construction de l’identité personnelle.
📖 7. Schéma dépendance-indépendance
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de référence à soi (Rogers, 1981) : phénomène où le rappel d’informations encodées en référence à soi est supérieur à celui des informations encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation de symptômes médicaux en se référant à sa propre expérience.
- Concept de soi : ensemble des connaissances ou croyances que l’individu possède à propos de lui-même, influençant le traitement de l’information sociale (courant de la cognition sociale).
- Schéma : structure cognitive contenant des unités d’informations et leurs liens, permettant d’organiser et de guider le traitement des connaissances (Bartlett, 1932).
- Schéma de soi : croyances fortes et organisées sur soi-même, dérivées des expériences passées, qui orientent le traitement des nouvelles informations liées à soi (Markus, 1977).
- Auto-référence : traitement de l’information en la reliant à soi-même, favorisant un encodage plus profond et une meilleure récupération.
- Effet de dépendance-indépendance : tendance à rappeler davantage des comportements ou traits en lien avec la dépendance ou l’indépendance, selon le schéma dominant chez l’individu.
📝 Points essentiels
- Mécanismes de l’effet de référence à soi :
- Processus élaboratif : le soi étant une structure riche, il facilite l’encodage et la récupération des informations en lien avec lui.
- Processus organisationnel : le soi étant structuré en catégories, il facilite l’intégration et la catégorisation des nouvelles informations.
- Expériences clés :
- Rogers, Kuiper et Kirker (1977) : auto-référence induit un meilleur rappel d’adjectifs liés à soi.
- Keenan et Baillet (1980) : l’effet de référence à soi est plus marqué lors de jugements évaluatifs que factuels.
- Facteurs modérateurs :
- Nature du jugement : évaluatif vs factuel.
- La stabilité du concept de soi : plus stable avec l’âge, renforçant l’effet.
- Schémas de soi et comportements :
- Les individus schématiques sur une dimension rappellent plus de comportements ou traits liés à cette dimension.
- Les schémas influencent la sélection, l’interprétation et la mémoire des informations.
- Résistance aux informations contradictoires : les schémas de soi tendent à résister aux données qui les contredisent, renforçant leur stabilité.
💡 À retenir
Le schéma dépendance-indépendance est une structure cognitive qui influence la manière dont les individus encodent, organisent et rappellent les informations en lien avec leur propre identité, notamment à travers l’effet de référence à soi, renforçant la mémoire et la prédiction de comportements liés à ces dimensions.
📖 8. Schéma introversion-extraversion
🔑 Notions clés & Définitions
- Schéma : Structure cognitive contenant des unités d’informations et leurs liens, permettant d’organiser et de traiter rapidement des connaissances sur un sujet donné (ex : schéma de soi, schéma de dépendance).
- Schéma de soi : Organisation cognitive des croyances et caractéristiques personnelles importantes, influençant le traitement des informations relatives à soi-même (ex : extraversion ou introversion).
- Introversion et Extraversion : Dimensions de la personnalité décrivant respectivement une tendance à la réserve, à l’introspection (introversion) ou à l’extériorisation, à la sociabilité (extraversion).
- Effet de référence à soi : Tendance à mieux encoder, rappeler et traiter les informations lorsqu’elles sont encodées en référence à soi-même, notamment dans le cadre de l’auto-description.
- Schéma aschématique : Absence ou faible importance d’un schéma sur une dimension donnée, conduisant à une moindre organisation ou influence sur le traitement de l’information.
📝 Points essentiels
- La théorie du soi en psychologie sociale et cognitive considère le soi comme une structure cognitive riche, influençant l’encodage, la récupération et l’organisation des informations.
- L’effet de référence à soi, démontré par Rogers et al. (1977), montre que la référence à soi lors de l’encodage améliore la mémoire et le rappel des informations.
- Les études de Markus (1977) confirment que les schémas de soi liés à l’introversion ou à l’extraversion influencent la rapidité de traitement, la mémoire et la prédiction comportementale.
- La nature du jugement (évaluatif vs factuel) modère l’effet de référence à soi, étant plus marqué lors de jugements évaluatifs.
- Les propriétés des schémas de soi incluent leur rôle dans la facilitation du traitement de l’information, la résistance aux informations contradictoires, et leur influence sur la perception et le comportement.
💡 À retenir
Les schémas de soi sur l’introversion et l’extraversion structurent la manière dont l’individu encode, récupère et interprète les informations personnelles, influençant ses comportements et sa mémoire, avec un effet renforcé lors de jugements évaluatifs.
📖 9. Auto-description et rappel
🔑 Notions clés & Définitions
- Effet de référence à soi (Rogers, 1981) : phénomène selon lequel le rappel des informations encodées en référence à soi-même est supérieur à celui des informations encodées sans référence à soi. Exemple : mémorisation de symptômes médicaux en se référant à sa propre expérience.
- Concept de soi : ensemble des connaissances, croyances et représentations que l’individu possède à propos de lui-même, influençant le traitement de l’information sociale (courant de la cognition sociale).
- Schéma de soi (Markus, 1977) : structure cognitive organisée autour de caractéristiques personnelles importantes, qui guide le traitement et la récupération des informations liées à soi.
- Auto-référence : processus d’encodage où l’individu relie l’information à sa propre expérience ou identité, favorisant un traitement plus profond.
- Processus élaboratif : mécanisme par lequel le soi, en tant que structure cognitive riche, facilite l’encodage élaboré et la récupération d’informations.
- Processus organisationnel : organisation structurée en mémoire du schéma de soi, permettant une catégorisation efficace des nouvelles informations.
📝 Points essentiels
- L’effet de référence à soi est confirmé par plusieurs études (Rogers et al., 1977 ; Bower et Gilligan, 1979 ; Rogers, 1979), montrant une meilleure mémoire pour les informations traitées en référence à soi.
- La nature du jugement influence l’effet : il est plus marqué lors de jugements évaluatifs que factuels (Keenan et Baillet, 1980).
- L’effet s’explique par deux processus : un traitement élaboratif (représentation riche en mémoire) et une organisation structurée (catégorisation des informations).
- Les schémas de soi sont des croyances fortes qui orientent le traitement de l’information, renforçant la mémoire et la résistance aux informations contradictoires.
- La stabilité et la profondeur de l’effet augmentent avec l’âge, car la cognition devient plus stable et la connaissance de soi plus élaborée.
💡 À retenir
L’effet de référence à soi illustre comment l’intégration de l’information à l’identité personnelle améliore la mémorisation et la récupération, grâce à un traitement élaboratif et une organisation structurée en mémoire.
📖 10. Propriétés des schémas de soi
🔑 Notions clés & Définitions
- Schéma de soi : Organisation cognitive contenant des croyances et connaissances sur soi, qui influence le traitement des informations personnelles. Selon Markus (1977), c’est un système de croyances fondamentales qui guide la perception et la mémoire de soi-même.
- Effet de référence à soi : Tendance à mieux encoder, retenir et rappeler les informations encodées en référence à soi, notamment dans des tâches de mémoire ou d’évaluation. Rogers, Kuiper et Kirker (1977) ont montré que la référence à soi favorise un traitement plus profond.
- Cadrage théorique du concept de soi : Le soi est une structure cognitive riche, organisée en catégories et croyances, qui sert à interpréter les stimuli, orienter l’attention et modifier l’information pour faciliter le rappel.
- Schéma : Structure cognitive contenant des unités d’informations liées entre elles, permettant de structurer la connaissance (ex : schéma de dépendance ou d’indépendance).
- Schéma de soi : Croyances fortes et organisées sur soi-même, qui guident le traitement de nouvelles informations. Ils peuvent être dépendants, indépendants ou aschématiques selon leur importance pour la personne.
- Auto-description et rappel comportemental : Méthodes pour étudier la présence et l’impact des schémas de soi, en demandant aux sujets de se décrire ou de rappeler des comportements passés en lien avec une dimension spécifique.
📝 Points essentiels
- L’effet de référence à soi est confirmé par diverses études (Rogers et al., 1977 ; Bower et Gilligan, 1979), montrant une meilleure mémoire pour les informations en lien avec soi.
- La profondeur du traitement (traitement sémantique, auto-référentiel) augmente la mémorisation.
- La nature du jugement influence l’effet : il est plus marqué lors de jugements évaluatifs que factuels (Keenan et Baillet, 1980).
- Les processus élaboratifs (encodage riche, organisation) expliquent l’effet : le soi constitue une structure cognitive riche et organisée.
- Les schémas de soi influencent la perception, la mémoire et la prédiction de comportements futurs.
- Les études de Markus (1977) montrent que les individus schématiques sur une dimension rappellent davantage les informations en lien avec cette dimension, et leur jugement est plus précis et crédible.
💡 À retenir
Les schémas de soi sont des structures cognitives organisées qui facilitent le traitement, la mémorisation et la prédiction des informations liées à soi, en particulier lorsqu’elles sont encodées en référence à soi-même, renforçant ainsi la stabilité et la cohérence de l’image de soi.
📊 Tableaux de Synthèse
| Aspect | Effet de référence à soi | Concept de soi |
|---|
| Définition | Rappel supérieur des infos encodées en lien avec soi | Ensemble des croyances et représentations sur soi |
| Mécanismes principaux | Encodage élaboré, organisation cognitive | Structure cognitive organisée, guide perception et mémoire |
| Influence sur la mémoire | Favorise l'encodage profond et la récupération | Structure stable, influence la sélection et l’interprétation |
| Facteurs modérateurs | Type de jugement (évaluatif > factuel), profondeur du traitement | Croyances stables, schémas (dépendance, indépendance, introversion, extraversion) |
| Schéma de soi | Schéma dépendance-indépendance | Schéma introversion-extraversion |
|---|
| Croyances fortes sur soi | Organisation cognitive stable | Organisation cognitive stable |
| Influence | Orientation comportementale, mémoire | Perception sociale, traitement de l’information |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre effet de référence à soi et auto-référence sans distinction claire.
- Croire que l’effet est identique pour tous les types de jugements (factuels vs évaluatifs).
- Sous-estimer l’impact de la profondeur du traitement lors de l’encodage.
- Confondre schéma de soi et concept de soi, en pensant qu’ils sont identiques.
- Ignorer que l’effet est renforcé avec l’âge et la stabilité cognitive.
- Supposer que l’effet de référence à soi fonctionne de la même manière pour tous les contenus.
- Confondre organisation cognitive et structure stable du concept de soi.
✅ Checklist Examen
- Définir l’effet de référence à soi et ses mécanismes principaux.
- Expliquer le rôle du concept de soi dans l’encodage et la récupération.
- Identifier les différences entre jugement évaluatif et factuel dans l’effet de référence à soi.
- Décrire la structure et le rôle des schémas de soi (dépendance-indépendance, introversion-extraversion).
- Illustrer comment l’encodage élaboré favorise la mémoire.
- Expliquer la différence entre processus élaboratif et organisation cognitive.
- Discuter de l’impact de l’âge et de la stabilité cognitive sur l’effet de référence à soi.
- Distinguer entre schéma de soi et concept de soi.
- Décrire le paradigme de l’auto-description et son intérêt expérimental.
- Analyser comment les schémas de soi influencent la perception et la mémoire.
- Identifier les propriétés des schémas de soi (résistance aux informations contradictoires, facilitation de la prédiction).
- Résumer la contribution de Rogers, Kuiper, et Kirker (1977) à la compréhension de l’effet.
- Expliquer comment l’organisation cognitive facilite l’intégration des nouvelles informations.
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