Fiche de révision : Organisation et Fonction de l'Épiderme

Plan du Cours

  1. Organisation générale de l’épiderme
  2. Cellules de l’épiderme
  3. Couches de l’épiderme
  4. Kératinocytes et kératinisation
  5. Ultrastructure kératinocytes
  6. Processus de kératinisation
  7. Fonctions de l’épiderme
  8. Mélanocytes et mélanogenèse
  9. Régulation de la mélanogenèse

1. Organisation générale de l’épiderme

Notions clés & Définitions

  • Face superficielle cutanée : face externe de l’épiderme, recouverte du film cutané de surface (FCS) et criblée d’orifices (pilo-sébacés, pores). Elle présente un réseau microdépressionnaire de surface (RmD) qui augmente la surface réelle de la peau et sert de réserve d’étirement mécanique.
  • Réseau microdépressionnaire de surface (RmD) : ensemble de dépressions microscopiques visibles en microscopie électronique, qui augmente la surface de la peau et constitue une réserve d’étirement mécanique.
  • Film cutané de surface (FCS) : couche recouvrant la face cutanée, composée d’un film hydrolipidique acide. Il supporte une flore bactérienne et mycosique, limitant la prolifération microbienne.
  • Face profonde de l’épiderme : zone de jonction avec le derme, caractérisée par une ligne ondulée due aux papilles dermiques qui s’imbriquent dans l’épiderme.
  • Papilles dermiques : projections du derme qui s’insèrent dans l’épiderme, augmentant la surface de la jonction dermo-épidermique. Elles tendent à s’aplatir avec l’âge.
  • Origine ectodermique de l’épiderme : l’épiderme dérive de l’ectoderme embryonnaire, sans vaisseaux sanguins ou lymphatiques, mais innervé.

Points essentiels

  • Le RmD augmente la surface réelle de la peau, ce qui accroît la surface d’échanges et sert de réserve d’étirement mécanique. Il est très sensible au vieillissement, et ses dépressions profondes (rides) peuvent atteindre plusieurs millimètres.
  • La face cutanée est recouverte du FCS, qui forme un film hydrolipidique acide limitant la prolifération microbienne.
  • La face profonde de l’épiderme est ondulée par les papilles dermiques, qui s’imbriquent dans l’épiderme, augmentant la surface de la jonction dermo-épidermique. Avec l’âge, ces papilles tendent à s’aplatir.

À retenir

L’épiderme présente une organisation bidirectionnelle avec une face superficielle criblée de dépressions (RmD) augmentant la surface et une face profonde ondulée par les papilles dermiques, assurant à la fois une fonction mécanique et une intégrité structurale.

2. Cellules de l’épiderme

Notions clés & Définitions

Kératinocytes (KC) : Les kératinocytes représentent 90% des cellules de l’épiderme et sont les principales cellules épithéliales. Ils jouent un rôle central dans la kératinisation, processus de différenciation cellulaire aboutissant à la formation des cellules cornées.

Cellules dendritiques épidermiques : Ensemble de cellules assurant la défense immunitaire et sensorielle de l’épiderme. Elles incluent notamment les mélanocytes, les cellules de Langerhans et les cellules de Merkel.

Mélanocytes : Cellules dérivées des kératinocytes, responsables de la production de mélanine, pigment essentiel à la protection contre les UV.

Cellules de Langerhans : Cellules dendritiques présentes dans l’épiderme, impliquées dans la réponse immunitaire en captant et présentant des antigènes.

Cellules de Merkel : Cellules sensorielles, impliquées dans la perception tactile fine.

Population cellulaire épidermique : Ensemble des différentes cellules composant l’épiderme, comprenant kératinocytes, mélanocytes, cellules de Langerhans, cellules de Merkel et autres.

Points essentiels

Les kératinocytes constituent la majorité (90%) des cellules de l’épiderme, étant les principales cellules épithéliales. Ils assurent la kératinisation, un processus de différenciation cellulaire aboutissant à la formation de cellules cornées. Ces kératinocytes évoluent à travers plusieurs couches : basale, épineuse, granuleuse, puis la couche cornée.

Les cellules dendritiques épidermiques, comprenant notamment les mélanocytes, les cellules de Langerhans et les cellules de Merkel, jouent un rôle crucial dans la défense immunitaire et la fonction sensorielle de l’épiderme. Les mélanocytes, issus des kératinocytes, produisent la mélanine pour la pigmentation et la protection contre les UV. Les cellules de Langerhans participent à la reconnaissance et à la présentation antigénique, tandis que les cellules de Merkel interviennent dans la perception tactile.

À retenir

L’épiderme est une population cellulaire diversifiée, où les kératinocytes assurent la kératinisation et la protection mécanique, tandis que les cellules dendritiques contribuent à la défense immunitaire et sensorielle, assurant ainsi la protection et la fonction de la peau.

3. Couches de l’épiderme

Notions clés & Définitions

Couche basale (germinative) : La couche la plus profonde de l’épiderme, composée principalement de kératinocytes en mitose. Elle est située sur la lame basale, qui la sépare du derme. Elle assure la prolifération cellulaire nécessaire au renouvellement de l’épiderme.

Lame basale : La membrane située en dessous de la couche basale, formant la frontière entre l’épiderme et le derme. Elle sert de support à la couche basale et participe à l’adhésion de l’épiderme à la peau.

Couche épineuse (spineuse) : Se situe au-dessus de la couche basale. Composée de kératinocytes qui ont commencé leur différenciation, cette couche doit son nom à l’aspect en épines des cellules lors de leur fixation par des desmosomes.

Couche granuleuse : Située au-dessus de la couche épineuse, elle contient des kératinocytes qui accumulent des granules de kératohyaline et lamellés, marquant la début de la différenciation vers la cornéification.

Couche cornée : La couche la plus superficielle de l’épiderme, composée de cornéocytes morts, aplatis, remplis de filaments de cytokératines. Elle constitue la barrière protectrice de la peau. La couche cornée comprend trois sous-couches : claire (uniquement pour les paumes et plantes), compacte et desquamante.

Corneocytes : Cellules mortes, aplaties, dépourvues de noyau et d’organites, remplies de cytokératines, formant la couche cornée. Ils résultent de la différenciation des kératinocytes et participent à la barrière cutanée.

Points essentiels

L’épiderme est organisé en couches successives allant de la basale à la cornée, chacune présentant des caractéristiques cellulaires distinctes. La couche basale, située en contact avec la lame basale, contient des kératinocytes en mitose, assurant la prolifération. La migration verticale de ces kératinocytes, issus de la division en couche basale, se poursuit vers la couche épineuse, puis granuleuse, où ils subissent une différenciation irréversible appelée cornification.

La couche cornée, la plus superficielle, comporte trois sous-couches : la couche claire (présente uniquement sur paumes et plantes), la couche compacte et la couche desquamante. La différenciation des kératinocytes implique des modifications morphologiques (passage de cuboïde à aplati, perte du noyau) et biochimiques (formation de filaments de cytokératines, production de ciments intracornéocytaires et intercornéocytaires, enveloppe cornée).

Le processus de migration et différenciation dure environ 30 jours, formant un renouvellement constant de l’épiderme, qui se renouvelle environ mille fois en une vie de 80 ans.

À retenir

L’épiderme se stratifie en couches successives, chacune correspondant à une étape de différenciation morphologique et fonctionnelle des kératinocytes, allant de la prolifération en couche basale à la formation de la barrière cornée en surface. La couche cornée, avec ses sous-couches, constitue la barrière protectrice essentielle de la peau.

4. Kératinocytes et kératinisation

Notions clés & Définitions

Kératinisation : Processus de différenciation cellulaire au cours duquel les kératinocytes se transforment en cellules cornées (cornéocytes), aboutissant à la formation de la couche cornée. La kératinisation est un processus de maturation qui implique la synthèse de protéines spécifiques, la formation d’une enveloppe rigide, et la cohésion intercellulaire.

Migration verticale des kératinocytes : Mouvement ascendant des kératinocytes depuis la couche basale vers la surface de l’épiderme, permettant leur maturation progressive et leur différenciation en cellules cornées.

Différenciation cellulaire épidermique : Processus par lequel les kératinocytes acquièrent des caractéristiques spécifiques à chaque étape de leur parcours, aboutissant à la formation de cellules spécialisées telles que les cornéocytes.

Cornification : Dernière étape de la kératinisation, caractérisée par la formation de la couche cornée, une couche de cellules mortes, très résistantes, riches en kératine, qui constitue la barrière protectrice de l’épiderme.

Turn-over épidermique : Cycle complet de renouvellement de l’épiderme, durant environ 30 jours, comprenant la prolifération, la migration, la différenciation, la cornification et la desquamation des kératinocytes.

Points essentiels

La kératinisation est un processus de différenciation aboutissant à la formation des cellules cornées (cornéocytes). Elle débute par la synthèse de cytokératines, protéines riches en acides aminés soufrés, formant des filaments intermédiaires de 10 nm de diamètre. Ces filaments, organisés en réseaux dans le cytosol, confèrent résistance mécanique à la cellule grâce à leur association avec des desmosomes. La synthèse de la filaggrine, une protéine riche en histidine, permet le pontage des filaments de kératine par des liaisons disulfures, formant la matrice intracornéocytaire, ou ciment intra-cornéocytaire.

La kératinisation se poursuit par la formation de l’enveloppe cornée, une structure rigide de 15 à 20 nm d’épaisseur, synthétisée par les granules de kératohyaline, qui confère résistance mécanique. La cohésion intercornéocytaire est assurée par des lipides sécrétés par les granules lamellés, organisés en bicouches multilamellaires, formant un ciment lipidique entre les cornéocytes.

Le processus de kératinisation est un équilibre dynamique entre prolifération cellulaire dans la couche basale, migration verticale, différenciation progressive, et desquamation, permettant un renouvellement complet de l’épiderme en environ 30 jours, soit le turn-over épidermique.

À retenir

La kératinisation est un processus de différenciation cellulaire qui aboutit à la formation d’une couche cornée résistante, assurant la barrière protectrice de la peau, et son renouvellement complet s’effectue en environ 30 jours, grâce à un équilibre dynamique entre prolifération et desquamation.

5. Ultrastructure kératinocytes

Notions clés & Définitions

Desmosomes
Les desmosomes sont des structures spécialisées d’adhérence cellulaire qui assurent la cohésion mécanique entre kératinocytes adjacents. Ils jouent un rôle essentiel dans la résistance de l’épiderme face aux contraintes mécaniques.

Hémi-desmosomes
Les hémi-desmosomes sont des structures d’ancrage situées à la jonction entre kératinocytes et la lame basale. Ils permettent aux kératinocytes basaux de s’attacher solidement à la membrane basale, participant à la stabilité de l’épiderme.

Filaments intermédiaires de cytokératine (tonofilaments)
Les filaments intermédiaires de cytokératine, ou tonofilaments, sont des éléments du cytosquelette des kératinocytes. Ils confèrent résistance mécanique à la cellule et sont reliés aux desmosomes, renforçant la cohésion cellulaire.

Granules de kératohyaline (GKH)
Les granules de kératohyaline sont des structures intracellulaires présentes dans les kératinocytes en différenciation. Ils contiennent des protéines essentielles à la kératinisation, contribuant à la formation de la couche cornée.

Granules lamellés (corps d’Oadland)
Les granules lamellés, ou corps d’Oadland, sont des structures intracellulaires riches en lipides. Ils produisent des lipides intercornéocytaires, indispensables pour l’étanchéité de la couche cornée et la cohésion de l’épiderme.

Corneodesmosomes
Les corneodesmosomes sont des desmosomes modifiés présents dans la couche cornée. Ils assurent la cohésion entre cornéocytes, renforçant la résistance mécanique de la couche cornée tout au long du processus de desquamation.

Points essentiels

Les kératinocytes basaux sont reliés entre eux par des desmosomes, qui assurent leur cohésion mécanique. Ces desmosomes se transforment en corneodesmosomes lors de la migration vers la couche cornée, renforçant la cohésion entre les cornéocytes. Par ailleurs, ces kératinocytes sont ancrés à la lame basale grâce à des hémi-desmosomes, qui jouent un rôle clé dans la stabilité de l’épiderme.

Les filaments intermédiaires de cytokératine (tonofilaments) s’attachent aux desmosomes, conférant résistance mécanique et intégrité structurale. Les granules de kératohyaline, présents dans les kératinocytes en différenciation, participent à la kératinisation en fournissant des protéines structurales.

Les granules lamellés, riches en lipides, produisent des lipides intercornéocytaires essentiels à la cohésion de la couche cornée. Ces lipides, arrangés en structures multilamellaires, jouent un rôle crucial dans la barrière hydrique et la perméabilité de la peau.

À retenir

L’ultrastructure complexe des kératinocytes, avec ses desmosomes, hémi-desmosomes, filaments de cytokératine, et granules spécialisés, sous-tend leur fonction barrière et mécanique. La production de lipides par les granules lamellés renforce la cohésion de la couche cornée, essentielle à la protection de l’organisme.

6. Processus de kératinisation

Notions clés & Définitions

Filaggrine
Protéine essentielle dans la kératinisation, permettant l’agrégation des filaments de cytokératine et la formation du ciment intracornéocytaire.

Enveloppe cornée
Couche superficielle de la peau composée de cornéocytes liés par un ciment intracornéocytaire, assurant la barrière de protection.

Ciment intracornéocytaire
Matériau lipidique situé entre les filaments de cytokératine dans le cornéocyte, formé par la polymérisation de la filaggrine, contribuant à la cohésion cellulaire.

Ciment intercornéocytaire
Couche lipidique organisée en bicouches multilamellaires, constituée de lipides, qui assure l’étanchéité de la couche cornée.

Natural Moisturizing Factor (NMF)
Facteur hydratant naturel, composé de molécules hydrophiles, qui maintient l’hydratation du cornéocyte en attirant l’eau.

Polymérisation des filaments intermédiaires
Processus biochimique où les filaments de cytokératine s’assemblent en réseaux structurés, sous l’action de la filaggrine, pour former la structure du cornéocyte.

Points essentiels

La filaggrine joue un rôle central en permettant l’agrégation des filaments de cytokératine, ce qui conduit à la formation du ciment intracornéocytaire. Ce ciment, constitué de protéines issues de la filaggrine polymérisée, remplit l’espace intracellulaire entre les filaments, renforçant la cohésion mécanique du cornéocyte. Par ailleurs, le ciment intercornécytaire, composé de lipides organisés en bicouches multilamellaires, forme une barrière étanche à l’eau, essentielle pour la fonction de protection de la couche cornée.

Le processus de kératinisation aboutit à la transformation des kératinocytes en cornéocytes fonctionnels, structurés par la polymérisation des filaments de cytokératine et la formation du ciment intracornéocytaire. La couche cornée est ainsi à la fois résistante mécaniquement et imperméable grâce à ces structures biochimiques et structurales.

À retenir

La kératinisation repose sur la polymérisation des filaments intermédiaires, orchestrée par la filaggrine, qui permet la formation du ciment intracornéocytaire, renforçant la cohésion cellulaire. La couche cornée est également protégée par un ciment lipidique intercornécytaire assurant son étanchéité.

7. Fonctions de l’épiderme

Notions clés & Définitions

Barrière cutanée
L’épiderme forme une barrière physique et chimique essentielle contre les agressions extérieures. Elle empêche la pénétration de agents microbiens, de substances nocives, et limite la perte d’eau.

Protection mécanique
L’épiderme assure une protection contre les traumatismes mécaniques grâce à sa structure kératinisée, résistante aux frottements et aux chocs.

Protection contre les agents microbiens
Les cellules de l’épiderme, notamment les kératinocytes, participent à la défense immunitaire locale en empêchant l’invasion de micro-organismes et en contribuant à la barrière chimique.

Rôle immunitaire
Les cellules dendritiques présentes dans l’épiderme jouent un rôle clé dans la reconnaissance des agents pathogènes, participant à la réponse immunitaire locale.

Rôle sensoriel
L’épiderme contient des récepteurs sensoriels qui permettent la détection de stimuli extérieurs tels que la pression, la température ou la douleur, assurant ainsi la communication avec l’environnement.

Points essentiels

L’épiderme forme une barrière physique et chimique indispensable contre les agressions extérieures. Sa structure kératinisée constitue une protection mécanique contre les traumatismes. Les cellules dendritiques, présentes dans l’épiderme, participent à la défense immunitaire locale en détectant et en réagissant aux agents microbiens. Par ailleurs, l’épiderme joue un rôle sensoriel en permettant la perception de stimuli extérieurs, facilitant la communication avec l’environnement.

À retenir

L’épiderme possède un rôle multifonctionnel, assurant à la fois la protection contre les agressions, la défense immunitaire locale et la communication sensorielle avec l’environnement.

8. Mélanocytes et mélanogenèse

Notions clés & Définitions

Mélanocytes
Cellules situées dans l’épiderme, responsables de la production de la mélanine. Elles contiennent entre 150 et 600 mélanosomes selon la pigmentation de la peau, avec une taille variable. Leur nombre est plus élevé dans les peaux plus foncées, et ils occupent toute la hauteur de l’épiderme. (Source : contenu fourni)

Mélanosomes
Organites présents dans les mélanocytes, remplis de mélanine (eumélanine ou phaéomélanine). Ils sont deux fois plus gros dans les eumélanosomes que dans les peaux blanches. Leur taille varie, et ils sont pratiquement indégradés, se répartissant dans toute l’épiderme. La composition et la taille des mélanosomes influencent la couleur de la peau. (Source : contenu fourni)

Mélanogenèse
Processus de synthèse de la mélanine dans les mélanocytes, régulé par divers facteurs, notamment l’action des UV et des hormones. Elle implique la production de mélanine par activation de la tyrosinase, une enzyme clé. La mélanogenèse détermine la pigmentation cutanée. (Source : contenu fourni)

Pigmentation cutanée
Résultat de la production et de la distribution de la mélanine par les mélanocytes. La qualité du pigment, notamment la proportion d’eumélanine et de phaéomélanine, détermine la diversité des couleurs de la peau et des cheveux. La pigmentation est aussi influencée par la taille, la forme et la répartition des mélanosomes. (Source : contenu fourni)

Distribution des mélanosomes
Les mélanosomes sont transférés des mélanocytes aux kératinocytes, où ils occupent toute la hauteur de l’épiderme. La répartition et la taille des mélanosomes varient selon la couleur de peau, leur présence étant plus ou moins dense et répartie dans toutes les couches de l’épiderme. La distribution influence la teinte finale de la peau. (Source : contenu fourni)

Points essentiels

Les mélanocytes produisent la mélanine dans les mélanosomes, qui sont ensuite transférés aux kératinocytes. La mélanogenèse est le processus de synthèse de la mélanine, responsable de la pigmentation cutanée. La quantité, la taille, la forme et la composition des mélanosomes déterminent la couleur de la peau et des cheveux, ainsi que leur diversité. La régulation de la mélanogenèse est influencée par des facteurs externes comme les UV, qui stimulent la synthèse de la tyrosinase, et par des facteurs endocriniens tels que la MSH, la mélatonine et les hormones sexuelles. La distribution des mélanosomes dans l’épiderme contribue à la variation de pigmentation, en occupant toute la hauteur de l’épiderme et en étant transférés aux kératinocytes pour former la pigmentation visible.

À retenir

Les mélanocytes produisent la mélanine dans des mélanosomes, qui sont transférés aux kératinocytes, contribuant ainsi à la pigmentation de la peau et à sa protection contre les UV. La régulation de cette synthèse par des facteurs externes et hormonaux explique la diversité des couleurs cutanées.

9. Régulation de la mélanogenèse

Notions clés & Définitions

Facteurs de croissance épidermiques (EGF, TGFα) : Ce sont des protéines qui jouent un rôle dans la régulation de la croissance et de la différenciation cellulaire de l’épiderme, y compris des mélanocytes. Selon AUTEUR (date), ils modulent l’activité des cellules pigmentaires, influençant la production de mélanine.

Régulation hormonale de la mélanogenèse : Processus par lequel les hormones, notamment les androgènes et autres hormones de croissance, contrôlent la synthèse de mélanine. La testostérone, métabolisée en dihydrotestostérone (DHT), active des voies de signalisation via des récepteurs spécifiques, stimulant la production de mélanine.

Influence des UV sur la mélanogenèse : Les rayons ultraviolets (UV) constituent un stimulus externe qui augmente la production de mélanine. Ils induisent une réponse adaptative des mélanocytes, favorisant la synthèse de mélanine pour protéger la peau contre les dommages UV.

Signalisation cellulaire dans la mélanogenèse : Ensemble de mécanismes par lesquels les mélanocytes reçoivent et traduisent des stimuli (internes ou externes) en réponses biologiques, notamment la synthèse de mélanine. Elle implique des récepteurs, des cascades de phosphorylation et des facteurs de transcription qui régulent l’expression des enzymes de la mélanogenèse.

Points essentiels

La mélanogenèse est régulée par des facteurs internes comme les facteurs de croissance et des stimuli externes tels que les UV. Les facteurs de croissance épidermiques, notamment EGF et TGFα, modulent l’activité des mélanocytes, influençant la production de mélanine. Par ailleurs, la régulation hormonale, principalement par les androgènes comme la testostérone, joue un rôle central : la testostérone est métabolisée en DHT, qui active des voies de signalisation via des récepteurs aux androgènes situés à la surface des mélanocytes, stimulant la synthèse de mélanine. Enfin, l’exposition aux UV constitue un stimulus externe majeur, induisant une augmentation de la mélanogenèse pour protéger la peau. La signalisation cellulaire dans cette régulation implique des cascades de messagers intracellulaires, permettant une réponse adaptée aux stimuli internes et externes, contrôlant ainsi la quantité de mélanine produite.

À retenir

La production de mélanine est contrôlée par une interaction complexe entre facteurs de croissance, stimuli hormonaux et externes comme les UV, via des mécanismes de signalisation cellulaire, permettant à la peau de s’adapter face aux agressions extérieures.

Tableaux de Synthèse

AspectDétailsAuteur / Référence
Organisation de l’épidermeFace superficielle avec RmD, FCS, surface augmentée, face profonde ondulée avec papilles dermiques
Cellules principalesKératinocytes (90%), mélanocytes, cellules de Langerhans, cellules de Merkel
Couches de l’épidermeBasale (prolifération), épineuse (différenciation), granuleuse (maturation), cornée (barrière)
KératinisationTransformation des kératinocytes en cornéocytes, formation de la couche cornée

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la face superficielle (avec RmD et FCS) et la face profonde (ondulée par papilles dermiques).
  2. Confusion entre kératinocytes (majorité) et cellules dendritiques (immunitaires et sensorielles).
  3. Assimiler la couche basale à la seule zone de mitose sans distinguer la lame basale.
  4. Confondre les sous-couches de la couche cornée (claire, compacte, desquamante).
  5. Mal interpréter le rôle des papilles dermiques comme uniquement mécanique, sans leur rôle dans la surface de jonction.
  6. Confusion entre processus de kératinisation et différenciation cellulaire en général.
  7. Omettre que la migration des kératinocytes dure environ 30 jours.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition du réseau microdépressionnaire de surface (RmD).
  2. Savoir que l’épiderme dérive de l’ectoderme embryonnaire et est dépourvu de vaisseaux sanguins ou lymphatiques.
  3. Identifier les principales cellules de l’épiderme : kératinocytes, mélanocytes, cellules de Langerhans, cellules de Merkel.
  4. Décrire la structure et la fonction des différentes couches de l’épiderme : basale, épineuse, granuleuse, cornée.
  5. Expliquer le processus de kératinisation et ses étapes principales.
  6. Connaître la composition et le rôle du film cutané de surface (FCS).
  7. Maîtriser le rôle des mélanocytes dans la mélanogenèse et la pigmentation.
  8. Comprendre comment la régulation de la mélanogenèse est assurée par les facteurs internes et externes.
  9. Identifier les acteurs clés dans la régulation de la mélanogenèse : hormones, UV, cytokines.
  10. Connaître les auteurs ou concepts clés : Perroux sur la croissance cellulaire, notions sur la différenciation kératinocytaire.
  11. Savoir que le renouvellement épidermique dure environ 30 jours et qu’il se renouvelle environ mille fois dans une vie humaine typique.
  12. Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : kératinocyte, kératinisation, cornéocyte, lamellé, cytokératine.

Dernier item de la checklist

Maîtriser les mécanismes régulateurs de la mélanogenèse et leur impact sur la pigmentation cutanée.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Organisation et Fonction de l'Épiderme avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. En quoi la face superficielle de l’épiderme diffère-t-elle de sa face profonde en termes de structure et de rôle fonctionnel ?

2. Selon le contenu, combien de mélanosomes un mélanocyte peut-il contenir ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Organisation et Fonction de l'Épiderme avec 18 flashcards interactives.

Organisation de l’épiderme — structure ?

Face superficielle avec RmD et FCS, face profonde ondulée par papilles dermiques.

Cellules principales de l’épiderme ?

Kératinocytes, mélanocytes, cellules de Langerhans, cellules de Merkel.

Couches de l’épiderme ?

Basale, épineuse, granuleuse, cornée.

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