QCM : Principes fondamentaux de la psychologie clinique — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la définition clinique en psychologie selon Daniel Lagache ?

Une technique de diagnostic basée uniquement sur des tests psychologiques standardisés.
Une méthode centrée uniquement sur l'observation des comportements observables sans considération de l'état intérieur.
Une approche qui privilégie l'interprétation des rêves pour comprendre la structure psychique du patient.
Une approche qui consiste à observer un individu dans sa globalité, en prenant en compte ses réactions, ses conflits et ses stratégies de gestion pour comprendre ses troubles.

Une approche qui consiste à observer un individu dans sa globalité, en prenant en compte ses réactions, ses conflits et ses stratégies de gestion pour comprendre ses troubles.

Explication

La définition de Daniel Lagache précise que la psychologie clinique consiste à observer un individu dans sa globalité, en tenant compte de ses réactions, conflits et stratégies pour comprendre le sens, la structure et la genèse de ses troubles. Les autres options ne correspondent pas à cette définition précise.

2. Dans quelle décennie Daniel Lagache a-t-il défini la psychologie clinique comme une approche globale de l'individu ?

Années 1940
Années 1950
Années 1960
Années 1970

Années 1950

Explication

Daniel Lagache a défini la psychologie clinique dans les années 1950, insistant sur l'observation globale de l'individu et la posture d'humilité du clinicien. La date précise de cette contribution est située dans cette décennie.

3. Quel est le rôle principal de la suspension du savoir en pratique clinique ?

Réduire la parole du patient à ses symptômes pour mieux le classifier
Faciliter le diagnostic rapide en utilisant des critères rigides
Permettre au clinicien d'imposer ses connaissances pour orienter la thérapie
Favoriser l'écoute et la découverte du vécu du patient en évitant la classification prématurée

Favoriser l'écoute et la découverte du vécu du patient en évitant la classification prématurée

Explication

La suspension du savoir permet au clinicien de laisser de côté ses connaissances préconçues afin d'écouter le patient dans sa singularité, favorisant une compréhension dynamique et évitant de le réduire à une étiquette ou une classification rigide.

4. Quand le cadre externe et interne ont-ils été systématisés dans la pratique clinique moderne ?

Au début du XVIIe siècle, vers 1600
Au début du XIXe siècle, vers 1800
Dans les années 1950-1970, après la Seconde Guerre mondiale
Dans les années 2000, au début du XXIe siècle

Dans les années 1950-1970, après la Seconde Guerre mondiale

Explication

Les notions de cadre externe et interne ont été largement formalisées et adoptées dans la pratique clinique moderne principalement dans les années 1950-1970, après la Seconde Guerre mondiale, lors de la structuration de la psychologie clinique en discipline scientifique.

5. En quoi le contre-transfert et la neutralité diffèrent-ils ou se ressemblent-ils dans la pratique clinique ?

La neutralité est une posture volontaire visant à limiter l'influence personnelle du clinicien, tandis que le contre-transfert désigne une réaction émotionnelle inconsciente qu'il doit analyser et gérer
La neutralité est une réaction inconsciente du clinicien, alors que le contre-transfert est une posture volontaire pour maintenir une distance objective
Les deux concepts désignent la même chose, à savoir l'attitude neutre du clinicien face au patient
La neutralité concerne uniquement la relation avec le patient, tandis que le contre-transfert concerne uniquement la relation avec le superviseur

La neutralité est une posture volontaire visant à limiter l'influence personnelle du clinicien, tandis que le contre-transfert désigne une réaction émotionnelle inconsciente qu'il doit analyser et gérer

Explication

La neutralité est une posture volontaire du clinicien, visant à limiter l'influence de ses propres émotions pour favoriser une écoute impartiale. Le contre-transfert, en revanche, désigne une réaction émotionnelle inconsciente du clinicien face au patient, qu'il doit analyser pour éviter qu'elle n'altère la relation thérapeutique.

6. Qui a formulé la notion d'écoute et d'observation prolongée comme principe central de la psychologie clinique ?

Jean Piaget
Daniel Lagache
Carl Gustav Jung
Sigmund Freud

Daniel Lagache

Explication

Daniel Lagache, dans les années 1950, a théorisé la psychologie clinique en insistant sur l'importance de l'observation prolongée et de l'écoute attentive comme fondements de la relation clinique. C'est lui qui a conceptualisé cette posture d'écoute prolongée dans son œuvre sur la pratique clinique.

7. Quelle est la conséquence principale de la prise en compte des théories personnelles du patient dans la relation thérapeutique ?

Elle limite la capacité du thérapeute à imposer ses méthodes de traitement
Elle permet de renforcer la confiance et la coopération du patient avec le thérapeute
Elle réduit la nécessité d’adapter la prise en charge aux particularités du patient
Elle augmente le risque de conflits entre le patient et le thérapeute

Elle permet de renforcer la confiance et la coopération du patient avec le thérapeute

Explication

Prendre en compte les théories personnelles du patient favorise une relation de confiance et une meilleure coopération, car le patient se sent compris et respecté dans ses représentations, ce qui est essentiel pour une alliance thérapeutique efficace.

8. Comment un professionnel doit-il appliquer concrètement le droit au soin psychique auprès d’un patient ?

En limitant l’accès au soin aux patients présentant une pathologie clairement diagnostiquée
En respectant la subjectivité du patient et en adaptant le soin à ses besoins spécifiques
En imposant une seule méthode thérapeutique reconnue, indépendamment des attentes du patient
En proposant une prise en charge standardisée pour tous, sans adaptation particulière

En respectant la subjectivité du patient et en adaptant le soin à ses besoins spécifiques

Explication

L'application du droit au soin psychique implique de respecter la subjectivité du patient et d'adapter la prise en charge à ses besoins spécifiques, conformément au principe d'individualisation et de respect de la personne dans la pratique clinique.

9. Selon la théorie freudienne, quelles sont les caractéristiques principales de l’angoisse ?

Elle est uniquement une manifestation somatique sans fonction symbolique ou défensive
Elle est principalement une peur consciente liée à des dangers immédiats
Elle est une réaction automatique sans lien avec l’énergie pulsionnelle ou la surcharge libidinale
Elle résulte d’un débordement d’excitation libidinale non élaborée et sert de signal d’alerte au Moi

Elle résulte d’un débordement d’excitation libidinale non élaborée et sert de signal d’alerte au Moi

Explication

Freud conceptualise l’angoisse comme résultant d’un débordement d’énergie libidinale non élaborée, qui se manifeste aussi comme un signal d’alerte permettant au Moi d’activer ses mécanismes de défense. Les autres options sont incorrectes car elles simplifient ou déforment cette conception, en la réduisant à une peur consciente, une réaction automatique ou une manifestation somatique sans fonction symbolique.

10. Que désigne l'angoisse comme débordement dans la théorie freudienne ?

Une réaction immédiate à un danger extérieur perçu comme menaçant
Une surcharge d'énergie pulsionnelle non élaborée qui envahit le psychisme
Une manifestation somatique liée à un stress chronique
Une réponse adaptative face à une situation nouvelle ou inconnue

Une surcharge d'énergie pulsionnelle non élaborée qui envahit le psychisme

Explication

Freud décrit l'angoisse comme un débordement d'excitation pulsionnelle, notamment sexuelle, lorsque cette énergie accumulée ne trouve pas de voie d'élaboration, ce qui provoque une surcharge envahissant le psychisme.

11. En quelle année Freud a-t-il publié ses premières idées sur l’angoisse comme manifestation d’un débordement pulsionnel non élaboré ?

1895
1896
1911
1926

1895

Explication

Freud a publié en 1895 ses premières idées sur l’angoisse comme débordement d’énergie libidinale non élaborée, ce qui constitue une étape fondamentale dans sa théorie de l’angoisse.

12. Quel est le rôle principal du cas du petit Hans dans l’étude de l’angoisse en psychologie clinique ?

Démontrer que la phobie des chevaux chez Hans est une simple peur irrationnelle
Montrer que la phobie des chevaux traduit un déplacement d’un conflit œdipien inconscient
Expliquer que le cas de Hans illustre la neutralité du clinicien face à l’angoisse infantile
Illustrer la fonction de l’angoisse comme un signal d’alerte universel chez l’enfant

Montrer que la phobie des chevaux traduit un déplacement d’un conflit œdipien inconscient

Explication

Le cas de petit Hans est un exemple emblématique de Freud illustrant comment une phobie, comme celle des chevaux, peut fonctionner comme un déplacement d’un conflit œdipien inconscient. Il montre que l’angoisse chez l’enfant peut avoir une fonction de signal d’alerte ou de manifestation d’un conflit inconscient, plutôt qu’une peur irrationnelle simple ou une manifestation de l’instinct de peur. Cette illustration permet de comprendre la dynamique psychique et la fonction de l’angoisse comme un déplacement ou un symbole d’un conflit intérieur inconscient.

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Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Principes fondamentaux de la psychologie clinique.

Psychologie clinique — définition ?

Approche globale d’écoute et de compréhension du patient.

Posture clinique — humilité ?

Reconnaître ses limites pour favoriser l’écoute sincère.

Suspension du savoir — principe ?

Laisser de côté ses préjugés pour découvrir le patient.

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