QCM : Cybersécurité et conformité RGPD — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à la cybercriminalité ?

L’ensemble des incidents matériels affectant les équipements informatiques
L’ensemble des règles encadrant l’usage professionnel des réseaux numériques
L’ensemble des infractions pénales commises via des réseaux numériques
L’ensemble des mesures techniques destinées à protéger les systèmes informatiques

L’ensemble des infractions pénales commises via des réseaux numériques

Explication

La cybercriminalité regroupe les infractions pénales commises au moyen d’Internet ou de systèmes informatiques. La cybersécurité désigne plutôt les mesures destinées à prévenir ces infractions.

2. Une entreprise subit le vol de fichiers clients, tandis qu’un salarié est victime d’une usurpation d’identité en ligne. Quelle distinction s’applique à ces deux situations ?

La première porte sur les biens, la seconde sur les personnes
La première porte sur les personnes, la seconde sur les biens
Les deux situations concernent principalement la cybersécurité défensive
Les deux situations relèvent d’atteintes opérationnelles sans victime individuelle

La première porte sur les biens, la seconde sur les personnes

Explication

Le vol de données constitue une atteinte aux biens, tandis que l’usurpation d’identité vise directement une personne. La distinction repose donc sur la cible principale de l’infraction.

3. Quel mécanisme contribue à l’industrialisation de la cybercriminalité ?

La mise à disposition de kits prêts à l’emploi et de services de rançongiciel
La limitation des attaques aux frontières d’un seul pays
La suppression des réseaux criminels au profit d’attaquants isolés
Le remplacement des escroqueries par des actions sans objectif financier

La mise à disposition de kits prêts à l’emploi et de services de rançongiciel

Explication

Les kits prêts à l’emploi et le Ransomware-as-a-Service facilitent la réalisation d’attaques par des acteurs moins spécialisés. Les réseaux internationaux et la recherche de revenus restent au contraire caractéristiques de cette criminalité.

4. Une attaque bloque les systèmes d’information, dégrade la confiance des clients et provoque du stress chez les salariés. Quels types d’impacts illustre-t-elle ?

Des impacts opérationnels, réputationnels et humains
Des impacts exclusivement techniques liés aux logiciels
Des impacts juridiques sans conséquence sur l’organisation
Des impacts financiers limités à la perte de matériel

Des impacts opérationnels, réputationnels et humains

Explication

La paralysie des systèmes relève de l’impact opérationnel, la perte de confiance de l’impact réputationnel et le stress de l’impact humain. Les effets de la cybercriminalité peuvent toucher plusieurs dimensions simultanément.

5. Qu’est-ce qu’une cybermenace ?

Une procédure interne destinée à restaurer un système après une panne
Une règle juridique encadrant la conservation des données
Un logiciel conçu pour améliorer la confidentialité des communications
Un danger potentiel visant un système, un réseau ou des données

Un danger potentiel visant un système, un réseau ou des données

Explication

Une cybermenace est un danger susceptible de provoquer le vol, l’altération, l’interruption ou la destruction d’un système, d’un réseau ou de données. Les autres propositions décrivent des mesures, des outils ou des règles plutôt qu’un danger.

6. Un collectif attaque le site d’une entreprise pour défendre une cause politique. Quel acteur correspond le mieux à cette motivation ?

Un groupe cybercriminel
Un hacktiviste
Un cyberterroriste
Un cybercasseur

Un hacktiviste

Explication

Les hacktivistes utilisent des actions numériques au service d’une cause idéologique ou politique. Un groupe cybercriminel recherche principalement un gain financier, tandis que les autres catégories répondent à d’autres motivations.

7. Quelle association entre une menace et son fonctionnement est correcte ?

Le phishing sature les serveurs, tandis que le ransomware enregistre les frappes au clavier
Le phishing prend le contrôle des comptes, tandis que le ransomware diffuse des appels automatisés
Le phishing manipule l’utilisateur par un message, tandis que le ransomware chiffre les données
Le phishing détruit les sauvegardes, tandis que le ransomware intercepte les communications vocales

Le phishing manipule l’utilisateur par un message, tandis que le ransomware chiffre les données

Explication

Le phishing repose sur des messages d’hameçonnage destinés à tromper l’utilisateur, alors que le ransomware chiffre les données et réclame une rançon. La saturation des serveurs correspond plutôt aux attaques DDoS, et l’enregistrement des frappes aux keyloggers.

8. Quelle affirmation distingue correctement les statistiques françaises de 2024 sur les ransomwares et les attaques DDoS ?

Les ransomwares ont dépassé 5 Tbps et les DDoS ont concerné 144 organisations
L’ANSSI a traité 144 attaques DDoS et les ransomwares ont progressé de 53 %
Les DDoS ont diminué de 53 % et les ransomwares ont atteint 5 Tbps
L’ANSSI a traité 144 cas de ransomware et les DDoS ont progressé de 53 %

L’ANSSI a traité 144 cas de ransomware et les DDoS ont progressé de 53 %

Explication

En 2024, l’ANSSI a traité 144 cas de ransomware, tandis que les attaques DDoS ont augmenté de 53 %. La valeur de 5 Tbps concerne le volume de certaines attaques DDoS hyper-volumétriques, pas le nombre de cas de ransomware.

9. Comment les nouvelles tactiques exploitent-elles l’intelligence artificielle générative et le Ransomware-as-a-Service ?

L’IA rend les attaques plus crédibles ou automatisées, tandis que le RaaS facilite leur location ou leur vente
L’IA sature les serveurs ciblés, tandis que le RaaS empêche la diffusion des données volées
L’IA remplace les rançons par des dons, tandis que le RaaS limite les attaques aux réseaux sociaux
L’IA chiffre les fichiers des victimes, tandis que le RaaS détecte automatiquement les failles matérielles

L’IA rend les attaques plus crédibles ou automatisées, tandis que le RaaS facilite leur location ou leur vente

Explication

L’IA générative peut produire des hameçonnages réalistes, des deepfakes et des logiciels malveillants automatisés. Le Ransomware-as-a-Service organise la mise à disposition ou la vente de capacités de rançongiciel, plutôt que leur détection ou leur neutralisation.

10. Quelle mesure renforce directement l’authentification d’un compte sensible ?

Activer l’authentification multi-facteur
Versionner les sauvegardes de données
Segmenter les communications du réseau
Installer un outil de supervision

Activer l’authentification multi-facteur

Explication

L’authentification multi-facteur ajoute des facteurs de vérification et renforce ainsi l’accès aux comptes sensibles. La segmentation agit plutôt sur la circulation d’une attaque au sein du réseau.

11. Une entreprise veut empêcher qu’une attaque réussie sur un serveur se propage rapidement aux autres environnements. Quelle mesure répond le mieux à cet objectif ?

Mettre à jour les firmwares chaque mois
Utiliser un gestionnaire de mots de passe
Segmenter le réseau en plusieurs zones
Déployer un antivirus sur chaque poste

Segmenter le réseau en plusieurs zones

Explication

La segmentation du réseau cloisonne les environnements et limite la propagation d’une attaque. Un antivirus détecte plutôt certaines menaces sur les terminaux sans assurer ce cloisonnement.

12. Quelle combinaison caractérise des sauvegardes réellement préparées à une restauration fiable ?

Des copies centralisées, permanentes, compressées et chiffrées
Des copies manuelles, locales, rapides et non documentées
Des copies fréquentes, hors ligne, testées et versionnées
Des copies occasionnelles, accessibles, récentes et non vérifiées

Des copies fréquentes, hors ligne, testées et versionnées

Explication

Des sauvegardes régulières, hors ligne, testées et versionnées facilitent une restauration après incident. Le chiffrement ou la compression peuvent être utiles, mais ne remplacent pas ces propriétés essentielles.

13. Quel comportement réduit le plus directement le risque d’une attaque par hameçonnage ?

Conserver des privilèges élevés pour gagner du temps
Ouvrir rapidement les pièces jointes attendues
Télécharger les logiciels depuis des sites non vérifiés
Vérifier l’expéditeur et les liens avant de cliquer

Vérifier l’expéditeur et les liens avant de cliquer

Explication

Vérifier l’expéditeur et les liens permet de repérer des messages frauduleux avant l’ouverture ou le clic. Des privilèges élevés et des sources non vérifiées augmentent au contraire l’exposition aux attaques.

14. Depuis quelle date le RGPD est-il applicable ?

Le 25 mai 2018
Le 6 juin 2019
Le 1er janvier 2016
Le 31 décembre 2020

Le 25 mai 2018

Explication

Le RGPD est applicable depuis le 25 mai 2018. Cette réglementation renforce les droits des personnes physiques et responsabilise les organismes qui traitent leurs données.

15. Une petite entreprise située hors de l’Union européenne propose un service destiné à des résidents européens. Le RGPD peut-il s’appliquer à son activité ?

Non, car seules les grandes entreprises sont concernées
Non, car une entreprise étrangère relève d’un autre régime
Oui, mais uniquement si elle possède une filiale européenne
Oui, en raison du ciblage de résidents européens

Oui, en raison du ciblage de résidents européens

Explication

Le RGPD peut s’appliquer lorsqu’une organisation cible des résidents européens, quelle que soit sa taille ou son lieu d’établissement. La taille de l’entreprise ne constitue pas le critère déterminant.

16. Quelle information constitue une donnée à caractère personnel au sens du RGPD ?

Un identifiant permettant de retrouver une personne
Une température moyenne calculée pour une région
Un chiffre financier dépourvu de référence individuelle
Une statistique globale sans possibilité de rattachement

Un identifiant permettant de retrouver une personne

Explication

Une donnée personnelle se rapporte à une personne physique identifiée ou identifiable, directement ou par croisement avec d’autres informations. Une statistique véritablement agrégée ne permet pas ce rattachement individuel.

17. Lequel de ces exemples constitue un traitement de données personnelles au sens du RGPD ?

Réparer un meuble dans un atelier
Calculer une consommation d’électricité sans donnée individuelle
Nettoyer un espace de stockage sans consulter de fichiers
Classer des fiches papier contenant des coordonnées

Classer des fiches papier contenant des coordonnées

Explication

Le classement de fiches papier contenant des coordonnées est une opération réalisée sur des données personnelles et constitue donc un traitement. Un traitement peut concerner des supports papier, et pas seulement des bases numériques.

18. Quelles conditions doivent être réunies pour qu’un traitement soit conforme au RGPD ?

Une autorisation interne et une absence de documentation
Une grande quantité de données et un stockage durable
Une finalité déterminée et une base légale valide
Une automatisation complète et une conservation illimitée

Une finalité déterminée et une base légale valide

Explication

Un traitement conforme doit poursuivre une finalité déterminée et documentée, tout en reposant sur l’une des six bases légales prévues par le RGPD. La finalité décrit le but, tandis que la base légale justifie juridiquement le traitement.

19. Quelle affirmation décrit correctement le Délégué à la Protection des Données ?

Il est nommé parmi les informaticiens après une certification nationale
Il doit être salarié de l’organisme et titulaire d’un diplôme réglementé
Il exerce comme auditeur indépendant avec un agrément professionnel obligatoire
Il peut être interne ou externe et doit connaître le droit et les pratiques du RGPD

Il peut être interne ou externe et doit connaître le droit et les pratiques du RGPD

Explication

Le Délégué à la Protection des Données est choisi pour ses connaissances du droit et des pratiques du RGPD et peut être interne ou externe. Aucun diplôme, agrément ou profession spécifique n’est obligatoire pour exercer cette fonction.

20. Quelle séquence correspond à une démarche cohérente de mise en conformité au RGPD ?

Acheter un logiciel, supprimer les registres, puis déclarer la conformité
Nommer un responsable, ignorer les risques, puis archiver les contrats
Collecter davantage de données, les conserver, puis informer les personnes
Identifier les interlocuteurs, cartographier, corriger, sécuriser et documenter

Identifier les interlocuteurs, cartographier, corriger, sécuriser et documenter

Explication

La mise en conformité commence par l’identification des interlocuteurs et la cartographie des traitements, puis comprend l’analyse des écarts, le plan d’action, la gestion des risques, la sécurité et la documentation. L’achat d’un logiciel ne remplace pas cette démarche structurée.

21. Quelle obligation le RGPD impose-t-il aux responsables de traitement et aux sous-traitants concernant la sécurité des données ?

Limiter les mesures de sécurité aux applications contenant des données particulièrement sensibles
Appliquer un dispositif identique à tous les traitements et le contrôler après chaque incident
Mettre en place des mesures adaptées au niveau de risque et vérifier régulièrement leur efficacité
Confier la sécurité des données à un organisme externe et renouveler ses contrôles chaque année

Mettre en place des mesures adaptées au niveau de risque et vérifier régulièrement leur efficacité

Explication

Le RGPD exige des mesures techniques et organisationnelles appropriées à chaque niveau de risque, ainsi qu’une vérification régulière de leur efficacité. Un dispositif uniforme ne tient pas compte de la diversité des risques encourus.

22. Dans quelles conditions un test d’intrusion respecte-t-il les exigences de sécurité liées à un audit ?

Il est conduit par une équipe interne sans qu’une autorisation formelle soit nécessaire
Il est confié à une organisation externe qui choisit librement la période d’intervention
Il est exécuté directement en production afin d’observer les réactions réelles du système
Il est réalisé dans un environnement contrôlé avec l’accord de toutes les parties concernées

Il est réalisé dans un environnement contrôlé avec l’accord de toutes les parties concernées

Explication

Un test d’intrusion doit se dérouler dans un environnement contrôlé et avec l’accord de toutes les parties concernées. Le recours à une organisation externe est possible, mais il ne remplace pas ces conditions.

23. Quelle séquence décrit correctement le déroulement général d’un audit informatique ?

Définir la mission, puis évaluer les risques de l’environnement informatique et de ses composants
Examiner les bases de données, puis limiter l’audit aux réseaux et aux plans de reprise
Tester les correctifs, puis déterminer les objectifs de l’audit selon les incidents constatés
Évaluer les risques, puis rédiger la lettre de mission à partir des résultats obtenus

Définir la mission, puis évaluer les risques de l’environnement informatique et de ses composants

Explication

L’audit commence par la définition de la mission dans une lettre de mission, avant l’évaluation des risques portant sur plusieurs composantes informatiques. La lettre de mission fixe les objectifs, tandis que l’évaluation examine l’environnement et ses risques.

24. Lorsqu’un correctif est préparé, quelle pratique permet de limiter les risques liés à son déploiement ?

Le valider dans des conditions reproduisant fidèlement l’environnement de production
Le déployer directement en production afin de mesurer son efficacité sur le système réel
Le tester dans un environnement simplifié pour accélérer sa mise à disposition
Le modifier après installation lorsque de nouvelles vulnérabilités apparaissent

Le valider dans des conditions reproduisant fidèlement l’environnement de production

Explication

La validation doit reproduire fidèlement l’environnement de production afin d’évaluer le correctif dans des conditions représentatives. Un déploiement direct en production augmente le risque de perturbation et ne constitue pas une validation préalable.

25. Que convient-il de faire lorsqu’un doute subsiste sur l’innocuité d’un correctif ?

Le conserver en attente jusqu’à la prochaine maintenance planifiée, quelle que soit la gravité des failles
Le déployer rapidement afin de remplacer l’incertitude par des observations en production
Le transmettre à un utilisateur pour qu’il vérifie son comportement sur son poste habituel
Reporter son déploiement, sauf si les failles existantes présentent un risque critique avéré

Reporter son déploiement, sauf si les failles existantes présentent un risque critique avéré

Explication

Un doute sur l’innocuité justifie le report du déploiement, avec une exception lorsque les failles existantes créent un risque critique avéré. Attendre une maintenance planifiée sans tenir compte de la gravité peut donc retarder une réponse nécessaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Cybersécurité et conformité RGPD.

Qu'est-ce que la cybercriminalité ?

L'ensemble des infractions pénales commises via les réseaux numériques.

Quelles sont les deux grandes catégories d'atteintes en cybercriminalité ?

Les atteintes aux biens et les atteintes aux personnes.

Quels types d'atteintes aux biens inclut la cybercriminalité ?

Les vols de données, fraudes et escroqueries.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cybersécurité et conformité RGPD.

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