Fiche de révision : Fondements et acteurs du droit international

Plan du Cours

  1. Introduction au droit international
  2. Relation entre États
  3. Sources du droit international
  4. Organisation des relations diplomatiques
  5. Organisation et fonctionnement de l'ONU
  6. Acteurs non étatiques
  7. Organisation régionale et coopération
  8. Mutations et disparition des États
  9. Droit de la guerre et désarmement

1. Introduction au droit international

Notions clés & Définitions

Droit international interétatique : Ensemble des règles et principes qui régissent les relations entre États, créés par leur volonté commune. Selon le contenu source, il n’existe que parce que les États décident volontairement de s’engager, notamment par des conventions. Il ne peut exister sans cette volonté des États.

Volonté des États : Principe fondamental selon lequel le droit international repose uniquement sur la décision volontaire des États. Les États créent du droit en signant des conventions ou en s’engageant dans des institutions internationales, sans obligation extérieure.

Société internationale : Ensemble d’États et d’acteurs reconnus comme légitimes, qui entretiennent des relations juridiques et politiques. Elle n’existe que si la volonté des États de coopérer ou d’interagir est présente.

Solidarité internationale : Engagement collectif des États pour faire face à des défis mondiaux (pauvreté, changement climatique, terrorisme). Elle suppose une coopération volontaire et consensuelle, souvent dans un contexte d’interdépendance.

Multilatéralisme : Mode d’action collective où plusieurs États ou acteurs internationaux s’engagent ensemble, généralement par des institutions ou des conventions, pour atteindre des objectifs communs. Il repose sur la coopération volontaire et le consensus.

Logique coopérative vs logique fédérative :

  • Logique coopérative : Les États collaborent par accord, sans institution supranationale, en respectant leur souveraineté. La décision se fait par consensus, aucune majorité ne peut imposer ses vues.
  • Logique fédérative : Les États institutionnalisent leur coopération, créant des structures communes où une majorité peut s’imposer sur une minorité. L’intérêt supérieur prime sur l’accord unanime.

Points essentiels

Le droit international n’existe que parce que les États décident volontairement de s’engager. Les organisations internationales sont des créations institutionnelles fondées sur cette volonté, elles-mêmes issues de conventions signées par les États. Sans cette volonté, il n’y aurait pas de société internationale. Ces institutions répondent à des impératifs communs, notamment pour relever des défis globaux (pauvreté, migration, climat, terrorisme), que les États ne peuvent résoudre seuls, ce qui implique une solidarité internationale.

Les relations internationales oscillent entre une coopération consensuelle, basée sur le respect de la souveraineté et le consensus, et une intégration institutionnalisée où une majorité peut s’imposer. La coopération volontaire peut rester informelle ou se formaliser via des conventions. Lorsqu’un État signe une convention, il s’engage volontairement, illustrant le principe du droit international volontaire ou voluntariste. Cependant, ce droit est fragile, car il peut être rompu ou modifié par les États, qui restent souverains.

Les relations internationales se construisent autour de divers acteurs : États, organisations internationales, ONG, entreprises, individus. Ces acteurs interagissent dans un environnement juridique complexe, où la tendance est soit à la coopération consensuelle, soit à une intégration plus poussée où la majorité peut imposer ses décisions. La réalité actuelle montre une certaine remise en question du multilatéralisme, avec une montée des rapports de puissance et des actions unilatérales.

À retenir

Le droit international est fondamentalement un système volontaire et consensuel, construit par la volonté des États pour répondre collectivement aux défis mondiaux, oscillant entre coopération volontaire et intégration institutionnalisée où la majorité peut s’imposer.

2. Relation entre États

Notions clés & Définitions

Traité international : Accord écrit conclu entre des États ou des sujets de droit international, qui matérialise une relation juridique spécifique. Il constitue le principal instrument de formalisation des relations internationales, permettant aux États de s’engager volontairement dans des obligations réciproques.

Obligations réciproques : Engagements mutuels entre États résultant d’un traité ou d’un acte juridique, où chaque partie accepte des devoirs à l’égard de l’autre. Ces obligations sont volontairement acceptées et peuvent être modifiées ou révoquées selon le principe d’auto-limitation.

Personnalité juridique internationale : Capacité reconnue aux États et à certains sujets de droit international d’être titulaires de droits et d’obligations sur la scène internationale. Elle permet notamment d’envoyer et de recevoir des représentants diplomatiques, comme les ambassadeurs.

Souveraineté étatique : Principe fondamental selon lequel un État exerce une autorité suprême sur son territoire et sa population, sans ingérence extérieure. Elle constitue la base de l’indépendance et de l’autonomie des États dans leurs relations internationales.

Capacité de représentation extérieure : Aptitude de l’État à agir en son nom à l’échelle internationale, notamment par l’envoi et la réception d’ambassadeurs. Elle traduit la reconnaissance de la personnalité juridique de l’État et sa capacité à conclure des traités.

Auto-limitation : Principe selon lequel les États peuvent décider volontairement de s’engager ou de se retirer d’un engagement international. Cela reflète la souveraineté des États, qui ont la liberté de choisir leur participation aux relations internationales.

Points essentiels

Le traité est le premier instrument qui matérialise la relation internationale entre États. Il repose sur le volontarisme juridique, où chaque État, en tant qu’auteur et sujet du droit international, consent à des obligations qu’il crée lui-même. La capacité souveraine des États leur permet d’envoyer et de recevoir des ambassadeurs, ce qui témoigne de leur personnalité juridique internationale. La souveraineté constitue la base de leur autonomie, leur permettant de s’engager volontairement dans des relations, tout en conservant la faculté de se retirer ou de modifier leurs engagements selon le principe d’auto-limitation. Ce dernier souligne que chaque engagement est volontaire et réversible, renforçant la dimension volontaire et flexible des relations internationales, dans un contexte où chaque État conserve sa liberté de décision.

À retenir

La souveraineté des États constitue le socle des relations internationales, où chaque engagement est volontaire et peut être modifié ou révoqué à tout moment, illustrant la primauté de la liberté et de la volonté des États dans la construction du droit international.

3. Sources du droit international

Notions clés & Définitions

Droit international conventionnel : Il repose sur des conventions entre États, qui constituent la principale source du droit international. Ces accords formels, souvent écrits, établissent des obligations juridiques auxquelles les États adhèrent volontairement.

Jus cogens : Normes impératives universelles qui s’imposent à tous les États, indépendamment de leur consentement. Elles représentent des règles fondamentales du droit international, telles que l’interdiction de la torture ou du génocide, et leur violation est considérée comme une violation grave du droit.

Droit naturel international : Concept selon lequel il existe des principes universels et intemporels, issus de la nature humaine ou de la raison, qui gouvernent les relations internationales. Cependant, dans le contenu source, cette notion n’est pas explicitement développée.

Soft law : Mécanismes ou instruments non contraignants qui, sans créer d’obligations juridiques strictes, influencent la conduite des acteurs internationaux. La soft law permet de réguler sans contrainte juridique formelle, favorisant la responsabilisation des acteurs.

Primauté relative du droit international : Idée que le droit international prime sur le droit interne dans certains cas, mais cette primauté n’est pas absolue. La relation entre les deux niveaux de droit dépend des systèmes juridiques nationaux et de leur acceptation du droit international.

Monisme et dualisme juridique : Deux théories expliquant la relation entre droit international et droit interne. Le monisme considère qu’ils forment un seul système, le droit international étant directement applicable en droit interne. Le dualisme voit ces deux ordres comme distincts, nécessitant une incorporation explicite du droit international dans le droit interne pour être applicable.

Points essentiels

Le droit international conventionnel repose sur des conventions entre États, qui constituent la base principale du droit international. Ces conventions sont des accords volontaires qui lient les parties signataires. Le jus cogens désigne des normes impératives universelles qui s’imposent à tous, indépendamment du consentement des États, comme l’interdiction de la torture ou du génocide. Ces normes sont considérées comme fondamentales et leur violation entraîne une violation grave du droit international. La soft law désigne des mécanismes non contraignants qui, par leur influence, permettent de réguler les comportements sans imposer d’obligations strictes, facilitant ainsi la responsabilisation des acteurs. La relation entre le droit international et le droit interne peut être analysée à travers les théories du monisme, qui prône une unité juridique, et du dualisme, qui considère ces deux ordres comme séparés. La primauté relative du droit international indique que, dans certains cas, il peut primer sur le droit interne, mais cette primauté n’est pas systématique et dépend des systèmes juridiques nationaux.

À retenir

Le droit international se compose de sources variées, allant des conventions volontaires aux normes impératives universelles, avec des mécanismes souples comme la soft law. La relation entre ces sources et le droit interne est complexe, oscillant entre monisme et dualisme, tout en étant influencée par la primauté relative du droit international.

4. Organisation des relations diplomatiques

Notions clés & Définitions

Capacité d'accréditation : La capacité d’un État à être officiellement reconnu et représenté à l’étranger, permettant d’établir des relations diplomatiques. Elle implique la reconnaissance de la souveraineté de l’État par la communauté internationale, qui lui confère le droit d’envoyer et de recevoir des représentants diplomatiques.

Canaux diplomatiques : Les voies formelles par lesquelles les États échangent leurs communications. Ils comprennent notamment l’envoi de diplomates, la tenue de négociations, et la rédaction de traités ou accords. Ces canaux assurent la continuité et la régularité des relations internationales.

Représentation diplomatique : La manifestation officielle de la relation entre deux États par la présence d’un représentant diplomatique (ambassadeur, consul). Elle permet la communication, la négociation et la protection des intérêts de l’État auprès de l’État accréditant.

Immunité diplomatique : La protection accordée aux diplomates et à leur famille contre les poursuites judiciaires ou administratives dans l’État d’accueil. Elle garantit l’indépendance du diplomate dans l’exercice de ses fonctions, conformément aux règles établies par le droit international.

Négociation bilatérale et multilatérale : La négociation bilatérale concerne deux États qui échangent directement pour régler des questions spécifiques. La négociation multilatérale implique plusieurs États ou acteurs, souvent dans le cadre d’organisations internationales, pour traiter des enjeux communs ou globaux.

Points essentiels

La capacité d’un État à être représenté à l’étranger est essentielle pour la communication internationale, car elle permet d’établir et de maintenir des relations diplomatiques. Les canaux diplomatiques formalisent ces échanges, assurant la continuité des relations entre États, notamment par l’envoi de représentants et la conclusion d’accords. La représentation diplomatique, par le biais d’ambassades ou de consulats, constitue le lien officiel permettant la négociation, la protection des intérêts et la communication entre États. L’immunité diplomatique, quant à elle, protège ces représentants contre toute poursuite ou ingérence dans leur mission, garantissant leur indépendance. La négociation peut se faire de manière bilatérale, entre deux États, ou multilatérale, impliquant plusieurs acteurs ou organisations, selon la nature des enjeux et les objectifs poursuivis.

À retenir

La diplomatie repose sur la reconnaissance mutuelle et la capacité d’un État à être représenté à l’étranger, utilisant des canaux formels pour assurer la communication et la négociation. Ces échanges, qu’ils soient bilatéraux ou multilatéraux, sont fondamentaux pour la stabilité et la continuité des relations internationales.

5. Organisation et fonctionnement de l'ONU

Notions clés & Définitions

Décolonisation : Processus par lequel un territoire anciennement sous domination coloniale devient indépendant et souverain, modifiant la composition des États membres de l’ONU (absence de définition explicite dans le contenu source).

Multipolarisation : Évolution du système international vers une configuration où plusieurs pôles de puissance coexistent, remplaçant un ordre bipolaire ou un système unipolaire (absence de définition explicite dans le contenu source).

Solidarités internationales : Relations de soutien et d’entraide entre États ou acteurs internationaux, souvent à l’origine de la création d’organisations ou de mouvements visant à renforcer la coopération mondiale (absence de définition explicite dans le contenu source).

Non-alignement : Mouvement de pays, notamment lors de la conférence de Bandung en 1955, qui refuse de s’aligner sur les blocs de la Guerre froide, cherchant à préserver leur indépendance et à jouer un rôle dans la régulation économique mondiale (absence de définition explicite dans le contenu source).

Conférence de Bandung : Rencontre de 1955 regroupant des pays en développement, notamment l’Égypte et l’Inde, qui marque l’émergence d’un mouvement de non-alignement et de solidarités nouvelles, visant à jouer un rôle dans la régulation économique et politique mondiale (absence de définition explicite dans le contenu source).

Création des Nations Unies : Organisation internationale née en 1945 pour réparer les dégâts des guerres mondiales, promouvoir la paix et la sécurité internationales, en réponse à un contexte de reconstruction et d’évolution vers un monde multipolaire. La multiplication des États membres, notamment par la décolonisation, a renforcé son rôle et sa représentativité (extrait du point sur l’origine de l’ONU).

Points essentiels

L’ONU a été créée pour réparer les dégâts des guerres mondiales et promouvoir la paix, ce qui explique sa naissance en 1945. La décolonisation des années 1950 a considérablement augmenté le nombre d’États membres, modifiant la dynamique de l’organisation. La conférence de Bandung en 1955 a été un moment clé, marquant l’émergence d’un mouvement de non-alignement et de solidarités nouvelles, permettant aux pays en développement de peser dans la scène internationale. La montée de la multipolarisation, avec la présence de plusieurs pôles de puissance, reflète cette évolution géopolitique vers un monde plus diversifié et complexe, où les États revendiquent de plus en plus leur souveraineté, parfois en résistances face à des organisations internationales ou à d’autres acteurs non étatiques. La création d’instruments par convention ou charte, visant des objectifs communs, témoigne de cette volonté de coopération tout en laissant une place à la souveraineté nationale. Cependant, cette souveraineté est parfois concurrencée ou altérée par ces mêmes structures, notamment par des acteurs non gouvernementaux ou des organisations régionales comme l’UE, qui tendent à dépasser ou à limiter l’autorité des États. La tendance actuelle montre une résistance croissante des États, qui cherchent à se soustraire à des obligations contractuelles ou à agir de manière unilatérale, ce qui complexifie le fonctionnement du droit international et la gouvernance mondiale.

À retenir

L’ONU est née dans un contexte de reconstruction mondiale, face à la montée d’un ordre multipolaire où les États revendiquent leur souveraineté, tout en étant confrontés à la concurrence de nouvelles solidarités et organisations internationales.

6. Acteurs non étatiques

Notions clés & Définitions

Organisations non gouvernementales (ONG)
AUTEUR (date) : Les ONG sont des acteurs qui ne relèvent pas de l’État, souvent engagés dans des actions humanitaires, sociales, ou environnementales, et qui jouent un rôle croissant dans les relations internationales.

Entreprises transnationales
Ce sont des sociétés qui exercent leurs activités dans plusieurs pays, souvent influençant les décisions économiques et politiques internationales, et agissant parfois en coulisse pour modifier les dynamiques étatiques traditionnelles.

Individus comme sujets de droit
Les individus peuvent être reconnus comme sujets de droit international dans certains contextes, notamment en matière de droits de l’homme ou de responsabilité pénale internationale.

Acteurs transnationaux
Ce terme désigne l’ensemble des acteurs qui opèrent au-delà des frontières nationales, incluant ONG, entreprises, individus, et autres entités, influençant la scène internationale.

Influence informelle
Il s’agit de l’action d’acteurs non étatiques qui, sans cadre juridique formel, modifient les dynamiques et décisions des acteurs étatiques ou internationaux, souvent par des moyens diplomatiques, économiques ou médiatiques.

Points essentiels

Les ONG et entreprises jouent un rôle croissant dans les relations internationales, influençant directement ou indirectement les décisions des États. Leur influence informelle permet de contourner parfois les structures traditionnelles de pouvoir, modifiant la dynamique de l’écosystème juridique et politique mondial.

Les individus peuvent être reconnus comme sujets de droit international dans certains contextes, notamment en matière de droits de l’homme ou de responsabilité pénale, ce qui leur confère une capacité d’action au-delà de leur simple statut d’êtres humains.

Les acteurs transnationaux, en particulier ceux qui agissent en coulisse, participent à une transformation des relations classiques entre États, en exerçant une influence souvent discrète mais significative sur les décisions et les politiques internationales.

À retenir

La diversification des acteurs internationaux, au-delà des États, complexifie l’écosystème juridique et politique mondial, rendant l’influence et la prise de décision plus multiformes et souvent plus informelles.

7. Organisation régionale et coopération

Notions clés & Définitions

Organisation régionale : Ensemble d’États voisins ou partageant une zone géographique commune, qui se regroupent pour coopérer dans des domaines variés, notamment économiques, politiques ou sociaux. Elle facilite la coordination et la gestion des enjeux régionaux, en créant des institutions spécifiques pour promouvoir l’intégration ou la coopération entre ses membres.

Marché commun : Espace économique régional où les États membres abolissent les barrières douanières et tarifaires, permettant la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. Il vise à harmoniser les politiques économiques pour renforcer la compétitivité et l’intégration économique.

Normes d'hygiène internationales : Règles et standards adoptés au niveau mondial pour garantir la sécurité sanitaire des produits, des aliments ou des services. Elles assurent une harmonisation des pratiques afin de faciliter le commerce international tout en protégeant la santé publique.

Coopération économique régionale : Processus par lequel des États voisins ou partageant une zone géographique commune collaborent pour développer leur économie, souvent par la mise en place d’accords, de normes communes ou d’institutions communes, afin d’accroître leur compétitivité et leur développement.

Intégration régionale : Processus d’approfondissement de la coopération entre États d’une même région, allant de la simple coopération à une union plus étroite, voire à une fédéralisation. Elle implique souvent la mise en place d’institutions communes et la harmonisation de politiques pour créer un espace économique ou politique unifié.

Points essentiels

Les organisations régionales comme l'UE et le Mercosur facilitent la coopération économique et politique entre États voisins, en créant des cadres institutionnels pour gérer leurs relations. L’ouverture des marchés régionaux peut entraîner des impacts économiques et sociaux significatifs, notamment en modifiant les normes, en influençant les prix et en favorisant la libre circulation des biens, services et personnes. La coopération régionale reflète souvent des intérêts communs, mais elle pose aussi des défis d’harmonisation, notamment en matière de normes, de régulation et de souveraineté. Ces processus d’intégration régionale permettent de renforcer la cohésion entre États, tout en nécessitant des compromis pour concilier intérêts nationaux et objectifs communs.

À retenir

La coopération régionale constitue un espace privilégié d’intégration économique et politique, apportant des bénéfices en termes de développement et de stabilité, mais elle peut aussi générer des tensions liées aux enjeux d’harmonisation et de souveraineté.

8. Mutations et disparition des États

Notions clés & Définitions

Décolonisation
Processus par lequel un territoire colonisé devient indépendant et souverain. La décolonisation a entraîné l’émergence de nombreux nouveaux États sur la scène internationale, modifiant la géopolitique mondiale.

Multipolarisation
Phénomène où le pouvoir mondial se répartit entre plusieurs grandes puissances ou pôles, plutôt que dominé par une seule ou deux superpuissances. Elle influence la dynamique des relations internationales, notamment lors de la décolonisation.

Non-alignement
Stratégie adoptée par certains États, notamment lors de la Guerre froide, consistant à ne pas s’aligner sur les camps idéologiques des superpuissances. Ces États revendiquent une indépendance totale dans leur politique étrangère, sans influence directe des tuteurs géopolitiques.

Émergence de nouveaux États
Résultat de la décolonisation ou de processus de fragmentation, ces États apparaissent sur la scène internationale avec une personnalité juridique propre. Leur reconnaissance et leur intégration dans le système international sont souvent influencées par les grandes puissances.

Tuteurs géopolitiques
Superpuissances ou grandes puissances qui influencent ou encadrent la politique des nouveaux États, souvent en les incitant à choisir un camp idéologique ou en leur proposant une assistance. Certains États revendiquent leur indépendance sans alignement, refusant l’influence de ces tuteurs.

Points essentiels

La décolonisation a conduit à l’apparition de nombreux nouveaux États, modifiant la configuration géopolitique mondiale. Ces États, souvent issus de territoires colonisés, doivent faire face à leur reconnaissance internationale et à leur intégration dans l’ordre mondial. Les superpuissances ont fréquemment influencé ces nouveaux États en les incitant à choisir un camp idéologique durant la Guerre froide, ce qui a renforcé la division bipolaire. Cependant, certains États revendiquent une indépendance totale et une souveraineté sans alignement, adoptant une posture de non-alignement pour préserver leur autonomie face aux grandes puissances. La dynamique de multipolarisation, avec plusieurs centres de pouvoir, complexifie encore cette relation d’influence et d’indépendance. La création, la mutation ou la disparition d’États illustrent ainsi la nature dynamique et évolutive du système international, où la souveraineté et l’indépendance sont constamment négociées.

À retenir

Les transformations géopolitiques du XXe siècle, notamment la décolonisation, ont favorisé l’émergence de nouveaux États qui cherchent à affirmer leur indépendance tout en naviguant entre influence des grandes puissances et stratégies de non-alignement, illustrant un processus dynamique de création, mutation et affirmation des États.

9. Droit de la guerre et désarmement

Notions clés & Définitions

  • Jus cogens : voir section 3

Sanctions internationales : Mesures coercitives adoptées par la communauté internationale pour faire respecter le droit ou punir des violations. Elles peuvent être économiques, diplomatiques ou militaires, souvent mises en œuvre par des organes comme l’ONU.

Intervention humanitaire : Action menée par la communauté internationale pour protéger les civils en danger lors de crises ou conflits, visant à limiter les pertes humaines et à secourir les victimes. Elle peut justifier une ingérence sous couvert de protection des droits fondamentaux.

  • Droit naturel international : voir section 3

Responsabilité des États : Obligation pour un État de répondre de ses actes illicites, notamment en cas de violation des normes impératives ou de ses obligations internationales, pouvant entraîner des sanctions ou des mesures de réparation.

Points essentiels

Certaines normes impératives du droit international, dites jus cogens, interdisent des actes comme le génocide et la torture, même sans convention spécifique. Ces normes ont une valeur supérieure et s’imposent à tous les États.

La mise en œuvre de sanctions ou d’interventions nécessite souvent un consensus international ou une juridiction compétente, comme le Conseil de sécurité de l’ONU ou la Cour internationale de justice. Ces mécanismes visent à assurer la légalité et l’universalité des actions entreprises.

Le droit de la guerre cherche à limiter les souffrances et à protéger les droits fondamentaux en temps de conflit. Il encadre notamment le recours à la force, en privilégiant la résolution pacifique des différends, et impose des règles strictes pour la conduite des hostilités, notamment la protection des civils et la prohibition des armes interdites.

À retenir

Le droit de la guerre s’inscrit dans un cadre normatif visant à humaniser les conflits et à imposer des limites universelles aux États, notamment par le biais des normes impératives (jus cogens) et des mécanismes de règlement pacifique. La responsabilité des États et la légitimité des sanctions ou interventions sont essentielles pour préserver la paix et la sécurité internationales.

Repères chronologiques

(aucun date explicitement mentionnée dans le contenu fourni, cette section est omise)

Tableaux de Synthèse

ThèmeNotions clésDéfinition / CommentaireAuteur / Source
Introduction au droit internationalVolonté des ÉtatsLe droit international repose uniquement sur la décision volontaire des États, notamment via conventions.Contenu source
Relation entre ÉtatsTraité internationalAccord écrit entre États, principal instrument de relations juridiques.Contenu source
Sources du droit internationalJus cogensNormes impératives universelles auxquelles tous les États doivent se conformer, comme l'interdiction de la torture.Contenu source

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la société internationale avec l’ensemble des acteurs : elle n’existe que si la volonté des États est présente.
  2. Confusion entre logique coopérative (souveraineté respectée, consensus) et fédérative (structures communes, majorité imposante).
  3. Croire que le droit international est contraignant par nature : il repose principalement sur la volonté et le consentement des États.
  4. Omettre que la souveraineté étatique permet à chaque État de modifier ou de se retirer d’un engagement (auto-limitation).
  5. Confondre soft law et droit contraignant : soft law influence sans obligation juridique stricte.
  6. Penser que la société internationale inclut automatiquement tous les acteurs : elle privilégie les États, mais inclut aussi ONG, entreprises, etc.
  7. Ignorer que le droit international conventionnel repose sur des accords formels et volontaires.

Checklist Examen

  • Connaître la définition du droit international interétatique selon le contenu source.
  • Maîtriser le principe de volonté des États comme fondement du droit international.
  • Savoir ce qu’est une société internationale et ses conditions de reconnaissance.
  • Identifier la différence entre solidarité internationale et multilatéralisme.
  • Comprendre la distinction entre logique coopérative et logique fédérative dans les relations internationales.
  • Connaître la définition d’un traité international et ses obligations réciproques.
  • Expliquer le concept de souveraineté étatique et son rôle dans les relations internationales.
  • Maîtriser la notion de personnalité juridique internationale des États.
  • Savoir ce qu’est l’auto-limitation et son importance dans la flexibilité du droit international.
  • Identifier les principales sources du droit international : conventions, jus cogens, soft law.
  • Connaître la définition de jus cogens et donner des exemples (ex: interdiction de la torture).
  • Comprendre la différence entre droit conventionnel et soft law.

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Droit international interétatique — définition ?

Règles régissant relations entre États, basées sur leur volonté.

Volonté des États — principe ?

Le fondement du droit international, basé sur leur accord volontaire.

Société internationale — qu'est-ce ?

Ensemble d'États et acteurs légitimes, relations juridiques et politiques.

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