Fiche de révision : Gestion juridique de l'absence et de la présomption

Plan du Cours

  1. Définition absence
  2. Qualification juridique
  3. Présomption d’absence
  4. Procédure judiciaire
  5. Rôle du juge
  6. Gestion des biens
  7. Représentation du absent
  8. Réapparition de l’absent
  9. Fin de la présomption

1. Définition absence

Notions clés & Définitions

  • Absence (article 112 du Code civil) : État d’un individu dont on ignore s’il est vivant ou mort, caractérisé par la cessation d’apparition au lieu de domicile ou de résidence sans nouvelles, sans que cela permette de présumer sa mort.
  • Distinction entre absence et simple non-présence : La non-présence désigne une personne qui n’est pas présente à son domicile mais dont on sait qu’elle est vivante, contrairement à l’absence où l’état de vie ou de mort est inconnu.
  • Présomption d’absence : Situation où, en l’absence de nouvelles, la personne est présumée vivante, permettant de justifier une gestion provisoire de ses biens (voir section 3).
  • Article 112 du Code civil : Disposition légale qui définit l’absence comme la situation où une personne a cessé d’apparaître à son lieu de domicile ou résidence sans nouvelles, sans présumer sa mort.
  • Évolution de la situation : La situation d’absence évolue en deux étapes : la présomption d’absence (présumé vivant) et le jugement déclaratif d’absence (considérant la personne comme morte).

Points essentiels

  • La qualification juridique de l’absence est cruciale car elle détermine les règles applicables, notamment en matière de gestion des biens et de représentation (voir section 2).
  • Selon l’article 112 du Code civil, l’absence se caractérise par la cessation d’apparition au lieu de domicile ou de résidence, sans nouvelles, et sans présumer la mort.
  • La gestion de la situation commence par la saisine du juge des contentieux de la protection, qui constate la présomption d’absence en vérifiant que tous les critères sont remplis.
  • La procédure prévoit deux phases : d’abord la présomption d’absence, puis, si la situation perdure, un jugement déclaratif d’absence qui peut conduire à la déclaration de décès.
  • La réapparition de l’absent permet de mettre fin aux mesures prises, tandis que l’absence prolongée sans nouvelles peut entraîner la déclaration de décès après une certaine période.

À retenir

L’absence juridique désigne l’état d’un individu dont l’état de vie ou de mort est inconnu, et sa qualification influence directement la gestion de ses biens et ses droits, selon l’article 112 du Code civil.

2. Qualification juridique

Notions clés & Définitions

  • Absence (article 112 du Code civil) : État d’un individu dont on ignore s’il est vivant ou mort, lorsque cette personne a cessé d’apparaître à son lieu de domicile ou de résidence sans donner de nouvelles, sans que des faits particuliers permettent de présumer sa mort. La qualification est essentielle car elle détermine le régime juridique applicable (voir section 1).

  • Importance de la qualification juridique : La qualification de l’absence en tant que présumée vivante ou comme étant déclarée morte a des conséquences juridiques distinctes, notamment en matière de gestion des biens, de représentation et de droits successoraux. La qualification doit être justifiée avec précision pour éviter toute erreur juridique.

  • Distinction entre absence présumée vivante et jugement déclaratif d’absence : La première correspond à la situation où l’on considère l’individu comme probablement vivant, en attendant une preuve de décès. La seconde intervient après un jugement déclaratif de décès, qui considère l’absent comme mort, permettant la liquidation de sa succession (voir section 3).

Points essentiels

  • La qualification de l’absence repose sur la constatation qu’une personne a cessé d’apparaître à son domicile sans donner de nouvelles, conformément à l’article 112 du Code civil. Elle ne doit pas être confondue avec la simple non-présence, qui ne remet pas en question la vie de la personne.

  • La qualification est primordiale car elle détermine le régime juridique applicable : en cas d’absence présumée vivante, la gestion des biens et la représentation sont provisoires et sous contrôle judiciaire, tandis qu’en cas de déclaration de décès, la personne est considérée comme décédée, entraînant la liquidation de sa succession et la dissolution du mariage.

  • La distinction entre absence présumée vivante et jugement déclaratif de décès est une étape clé dans la procédure juridique, permettant de faire évoluer la situation de l’absent selon le temps et les preuves disponibles. La présomption d’absence peut évoluer vers une déclaration de décès après un délai fixé par la loi ou par le juge.

  • La qualification doit être justifiée par des éléments de preuve (témoignages, documents, mesures d’instruction) apportés lors de la saisine du juge des contentieux de la protection, conformément à l’article 112 du Code civil. La procédure vise à organiser la gestion des biens dans l’intérêt de l’absent ou de ses ayants droits.

À retenir

La qualification juridique de l’absence, en tant que présumée vivante ou comme étant déclarée morte, détermine le régime juridique applicable et doit être rigoureusement justifiée, car elle influence directement la gestion des biens, la représentation et le statut civil de l’individu concerné.

3. Présomption d’absence

Notions clés & Définitions

  • Présomption d’absence : constatation initiale où l’absent est présumé vivant, en attendant une preuve contraire, conformément à l’article 112 du Code civil. Elle repose sur l’idée que, malgré l’absence de nouvelles, la personne n’est pas considérée comme décédée tant qu’un jugement déclaratif de décès n’a pas été prononcé.

  • Conditions légales pour caractériser la présomption d’absence : doivent être réunies lorsque la personne a cessé d’apparaître à son domicile ou de ses lieux habituels sans donner de nouvelles, et qu’aucune preuve de décès n’est apportée. La saisine du juge des contentieux de la protection est nécessaire pour constater cette situation, selon l’article 112 du Code civil.

  • Durée et évolution de la présomption d’absence : la présomption dure tant qu’aucun jugement déclaratif de décès n’est rendu. Elle évolue en deux phases : d’abord la présomption d’absence (présumé vivant), puis, après un délai fixé par la loi ou à la demande des intéressés, la déclaration de décès qui met fin à cette présomption.

  • Rôle du juge : il doit vérifier que les critères légaux sont remplis, organiser la gestion des biens du présumé absent via la nomination d’un administrateur judiciaire, et peut mettre fin à la présomption si l’absent réapparaît ou si la durée limite est atteinte, conformément à l’article 114 du Code civil.

  • Réapparition de l’absent : si l’absent réapparaît ou donne des nouvelles, il peut saisir le juge pour mettre fin aux mesures, et retrouver ses droits et biens. La situation civile revient à la normale, sauf si l’absent est décédé, auquel cas la procédure de déclaration de décès reprend le cours.

Points essentiels

  • La présomption d’absence est une situation juridique transitoire, permettant de gérer les biens et la situation personnelle d’un individu dont on ignore s’il est vivant ou mort, conformément à l’article 112 du Code civil.

  • La saisine du juge des contentieux de la protection est indispensable pour constater la situation d’absence. La preuve peut être apportée par tous moyens, notamment témoignages ou documents, dans le respect du principe que l’absence est un fait juridique.

  • La gestion des biens du présumé absent est assurée par un administrateur judiciaire nommé par le juge, qui agit sous contrôle judiciaire. Il peut effectuer des actes conservatoires et d’administration, mais doit obtenir l’autorisation pour les actes de disposition (vente, prêt, etc.).

  • La durée de la présomption d’absence est limitée dans le temps. Passé ce délai, si aucune nouvelle n’est donnée, la situation peut évoluer vers une déclaration de décès, mettant fin à la présomption.

  • La réapparition de l’absent ou la preuve de sa mort entraîne la fin de la présomption. Si l’absent réapparaît, il peut demander la fin des mesures prises, et ses droits civils sont rétablis.

À retenir

La présomption d’absence permet de gérer la situation d’un individu disparu tout en conservant la présomption de vie jusqu’à preuve contraire, et évolue vers la déclaration de décès ou la réapparition de l’absent.

4. Procédure judiciaire

Notions clés & Définitions

  • Saisine du juge des contentieux de la protection : Action par laquelle une personne habilitée (ministère public, époux, héritiers, créanciers) saisit le juge pour constater l’absence d’un individu, afin d’organiser la gestion de ses biens (article 112 du Code civil).

  • Personnes habilitées à saisir le juge : Les personnes ayant un intérêt légitime à faire constater l’absence, notamment le ministère public, l’époux, les héritiers présomptifs, ou les créanciers de l’absent.

  • Preuve de l’absence par tous moyens : La possibilité pour les parties de prouver l’absence par tout moyen admissible (témoignages, documents, mesures d’instruction), conformément à la nature du fait juridique (absence) qui n’exige pas de preuve spécifique.

Points essentiels

  • La procédure débute lorsque le juge des contentieux de la protection est saisi, généralement par le ministère public ou par des personnes intéressées telles que l’époux, les héritiers ou les créanciers, conformément à l’article 112 du Code civil.

  • La saisine vise à faire constater la situation d’absence, permettant d’organiser la gestion des biens du présumé absent. La preuve de l’absence peut être apportée par tous moyens, notamment témoignages ou documents, sans restriction particulière.

  • Après constatation, le juge peut nommer un administrateur judiciaire chargé de représenter et d’administrer les biens de l’absent, sauf si une procuration ou un régime matrimonial permet une gestion autonome.

  • La procédure prévoit aussi la possibilité pour l’absent de réapparaître et de saisir le juge pour mettre fin aux mesures, ou pour qu’un jugement déclaratif de décès soit prononcé si la situation perdure.

  • La gestion des biens par l’administrateur judiciaire inclut des actes conservatoires et d’administration, sous contrôle du juge, qui peut mettre fin à la mission à tout moment.

À retenir

La procédure judiciaire pour constater l’absence repose sur la saisine du juge par des personnes habilitées, avec preuve par tous moyens, afin d’organiser la gestion des biens du présumé absent, tout en laissant la possibilité de réapparition ou de déclaration de décès pour mettre fin aux mesures.

5. Rôle du juge

Notions clés & Définitions

  • Constatation de l’absence : acte par lequel le juge des contentieux de la protection (ancien juge des tutelles) vérifie que les critères légaux de l’absence sont remplis, notamment en s’assurant que la personne a cessé de paraître à son domicile sans donner de nouvelles (article 112 du Code civil). (Source : article 112 c.civil)

  • Organisation de la gestion des biens de l’absent : procédure par laquelle le juge, après constatation de la présomption d’absence, nomme un administrateur judiciaire chargé de représenter et d’administrer les biens de l’absent sous contrôle judiciaire. Cet administrateur peut agir en actes conservatoires et d’administration, sous réserve d’autorisations pour actes de disposition (articles 113, 114 c.civil). (Source : articles 113, 114 c.civil)

  • Nomination et contrôle de l’administrateur judiciaire : le juge désigne une personne (parent, allié, notaire) pour administrer les biens de l’absent, et exerce un contrôle permanent sur ses actes. La mission peut être terminée par décision judiciaire si la situation évolue (article 114 c.civil). (Source : article 114 c.civil)

  • Décision de mettre fin à la mission de l’administrateur : le juge peut, à tout moment, mettre fin à la mission de l’administrateur judiciaire, notamment si l’absent réapparaît ou si la présomption d’absence prend fin (article 114 c.civil). La réapparition ou le décès de l’absent entraîne la fin des mesures et la restitution des biens (article 11.. du code civil). (Source : article 11.. c.civil)

Points essentiels

  • La constatation de l’absence se fait par saisine du juge des contentieux de la protection, qui vérifie que la personne a cessé d’apparaître à son domicile sans nouvelles, conformément à l’article 112 du Code civil. La preuve peut être apportée par tous moyens, notamment témoignages ou documents (source : article 112 c.civil).

  • La gestion des biens de l’absent débute après la constatation de la présomption d’absence. Le juge nomme un administrateur judiciaire, qui agit sous contrôle, pour représenter l’absent et administrer ses biens. Il peut faire des actes conservatoires et d’administration, mais doit obtenir une autorisation pour les actes de disposition (articles 113, 114 c.civil).

  • La mission de l’administrateur judiciaire est limitée dans le temps et peut être terminée par le juge si la situation évolue, notamment en cas de réapparition ou de décès de l’absent. La réapparition permet à l’absent de saisir le juge pour mettre fin aux mesures, et la fin de la présomption d’absence entraîne la restitution des biens (article 11..).

À retenir

Le rôle du juge dans l’absence consiste à constater la situation, organiser la gestion des biens par la nomination d’un administrateur judiciaire, et mettre fin à cette gestion si la situation change ou si l’absent réapparaît.

6. Gestion des biens

Notions clés & Définitions

  • Gestion des biens de l’absent sous tutelle ou habilitation familiale : Organisation et administration des biens d’un individu dont on ne sait pas s’il est vivant ou mort, lorsque la situation nécessite une représentation judiciaire ou conventionnelle, conformément aux règles de tutelle ou d’habilitation (voir article 112 du Code civil).
  • Actes conservatoires et actes d’administration autorisés au représentant : Actions permettant de sauvegarder ou gérer le patrimoine de l’absent sans modifier sa composition, telles que la restauration ou la gestion courante (ex : vente de biens d’usage courant, conclusion de baux), sous contrôle du juge.
  • Nécessité d’autorisation judiciaire pour actes de disposition : Obligation pour le représentant de demander l’autorisation du juge pour effectuer des actes qui modifient la structure du patrimoine, comme la vente d’un immeuble ou la conclusion d’un prêt, sauf exceptions (procuration ou régime matrimonial).
  • Exceptions si procuration ou régime matrimonial applicable : Le représentant peut agir sans autorisation judiciaire si l’absent a laissé une procuration valable ou si le régime matrimonial applicable prévoit des dispositions particulières permettant certains actes.
  • Actes conservatoires : Mesures destinées à préserver le patrimoine de l’absent, telles que la restauration ou la sauvegarde des biens, pouvant être réalisés seul par le représentant.
  • Actes d’administration : Actes courants d’exploitation et de gestion du patrimoine, comme la location ou la gestion de comptes, pouvant également être effectués par le représentant sans autorisation préalable, sauf actes de disposition.

Points essentiels

  • La gestion des biens de l’absent débute par la saisine du juge des contentieux de la protection, qui constate la situation d’absence selon l’article 112 du Code civil.
  • La saisine peut être effectuée par le ministère public, l’époux, les héritiers ou créanciers de l’absent, afin d’organiser la gestion patrimoniale et de donner une date certaine à la situation.
  • Le juge vérifie que tous les critères de l’absence sont remplis et peut organiser la gestion des biens en nommant un administrateur judiciaire, qui agit sous contrôle judiciaire.
  • L’administrateur peut réaliser seul des actes conservatoires et d’administration, mais doit obtenir l’autorisation du juge pour les actes de disposition modifiant la composition du patrimoine.
  • En cas de réapparition de l’absent, celui-ci peut saisir le juge pour mettre fin aux mesures, et ses biens lui seront restitués. La situation d’absence cesse lorsque l’absent est retrouvé ou déclaré décédé.
  • La procédure permet de protéger le patrimoine de l’absent tout en respectant ses droits, avec une gestion encadrée par la justice.

À retenir

La gestion des biens de l’absent sous tutelle ou habilitation familiale repose sur une organisation judiciaire encadrée, permettant de sauvegarder son patrimoine tout en respectant ses droits, avec des actes conservatoires et d’administration autorisés sous contrôle du juge, sauf exceptions.

7. Représentation du absent

Notions clés & Définitions

  • Représentation de l’absent par administrateur judiciaire : Intervention d’un mandataire nommé par le juge pour gérer les biens et droits de l’absent présumé, lorsque celui-ci est considéré comme disparu (voir article 113 du Code civil).
  • Pouvoirs du représentant : Le représentant peut effectuer des actes conservatoires et d’administration courante, mais doit obtenir l’autorisation judiciaire pour les actes de disposition (vente, prêt, etc.), conformément à l’article 113 du Code civil.
  • Limites du représentant : Il ne peut pas agir au-delà des pouvoirs qui lui sont conférés par le juge ou par la loi, notamment en matière de disposition du patrimoine, sauf habilitation spécifique (article 496 du Code civil).
  • Effets de la représentation sur les droits et obligations de l’absent : La représentation permet de préserver et administrer les biens de l’absent comme si celui-ci était présent, tout en maintenant ses obligations civiles, notamment familiales, sous contrôle du juge. La gestion est limitée à la période de présomption d’absence, jusqu’à réapparition ou décès (article 114 du Code civil).
  • Pouvoirs et limites du mandataire : Le mandataire agit sous le contrôle du juge, qui peut mettre fin à sa mission à tout moment, et ses actes doivent respecter la nature conservatoire ou d’administration, avec autorisation pour les actes de disposition (article 113 et 496 du Code civil).

Points essentiels

  • La représentation de l’absent est organisée par le juge des contentieux de la protection, qui nomme un administrateur judiciaire ou habilite un mandataire (article 113).
  • Le représentant peut effectuer des actes conservatoires et d’administration courante sans autorisation préalable, mais doit obtenir celle du juge pour les actes de disposition (vente, prêt, etc.).
  • La mission du représentant est limitée dans le temps, jusqu’à ce que l’absent réapparaisse ou soit déclaré décédé, conformément à l’article 114.
  • La représentation n’affecte pas la situation matrimoniale de l’absent : le mariage reste en vigueur, sauf dissolution ou décès.
  • En cas de réapparition de l’absent, celui-ci peut saisir le juge pour mettre fin à la mesure de représentation et récupérer ses biens. La présomption d’absence cesse alors, conformément à l’article 11.. du Code civil.
  • La gestion des biens par le représentant doit respecter la limite entre actes conservatoires, d’administration et de disposition, sous peine de nullité ou de responsabilité.

À retenir

La représentation de l’absent par un administrateur judiciaire ou mandataire permet de préserver ses droits et biens dans l’attente de sa réapparition ou de son décès, tout en étant strictement encadrée par le juge pour limiter les risques d’abus.

8. Réapparition de l’absent

Notions clés & Définitions

  • Réapparition de l’absent : Situation où la personne présumée absente revient en contact ou fournit des nouvelles, permettant de mettre fin aux mesures de gestion de ses biens et de sa représentation (article 11.. du code civil).

  • Possibilité pour l’absent de saisir le juge : L’absent peut demander au juge la cessation des mesures prises lors de sa disparition, notamment la fin de la gestion de ses biens et la levée de la représentation (article 11.. du code civil).

  • Restitution des biens gérés pendant l’absence : Lors de la réapparition, l’absent retrouve la pleine jouissance de ses biens, qui ont été gérés par un administrateur judiciaire ou un mandataire, sous contrôle judiciaire, durant son absence (article 114 du code civil).

Points essentiels

  • La réapparition de l’absent permet la fin des mesures de gestion et de représentation, conformément à l’article 11.. du code civil, qui prévoit que l’absent peut saisir le juge pour mettre fin aux mesures si ses nouvelles le justifient.

  • Lorsqu’un absent réapparaît, il peut demander la levée de la tutelle ou de l’habilitation, et récupérer ses biens gérés durant son absence. La procédure est enclenchée par sa saisine du juge, qui doit constater sa réapparition et décider de la fin des mesures.

  • La restitution des biens gérés pendant l’absence intervient après décision judiciaire, permettant à l’absent de retrouver ses droits patrimoniaux et personnels. La gestion des biens par l’administrateur ou le représentant prend fin, et ceux-ci doivent être restitués à l’absent.

  • La réapparition peut aussi entraîner la reprise des obligations familiales et civiles de l’absent, sous réserve de la procédure judiciaire de levée des mesures.

  • En cas de décès de l’absent, la situation évolue vers la déclaration de décès (voir section 9), mettant fin à toute gestion ou représentation.

À retenir

La réapparition de l’absent permet la levée des mesures de gestion et la restitution des biens, sous réserve d’une décision judiciaire, assurant ainsi la protection des droits de l’individu retrouvé.

9. Fin de la présomption

Notions clés & Définitions

  • Fin de la présomption d’absence : Moment où la situation de présomption d’absence cesse, généralement par un jugement déclaratif de décès, conformément à l’article 114 du Code civil, permettant de considérer la personne comme décédée.
  • Jugement déclaratif de décès : Décision judiciaire qui établit la mort d’une personne après un certain délai d’absence ou en cas de certitude de décès, mettant fin à la présomption d’absence.
  • Conséquences civiles de la déclaration de décès : Effets juridiques qui suivent la reconnaissance officielle de la mort, notamment la dissolution du mariage, la transmission du patrimoine, et la clôture des mesures de gestion des biens de l’absent.
  • Procédure en cas de décès avéré : Démarches légales à suivre après la constatation du décès, incluant la saisine du juge pour obtenir le jugement déclaratif de décès, et la publication éventuelle pour faire connaître la situation.

Points essentiels

  • La présomption d’absence, selon Article 112 du Code civil, débute lorsque l’individu cesse d’apparaître à son domicile sans donner de nouvelles, mais elle ne suppose pas la mort.
  • La situation évolue en deux étapes : d’abord la présomption d’absence où l’absent est présumé vivant, puis le jugement déclaratif de décès qui établit la mort, mettant fin à la présomption (voir Article 114).
  • La procédure pour mettre fin à la présomption d’absence commence par la saisine du juge des contentieux de la protection, par toute personne ayant intérêt (époux, héritiers, créanciers, etc.), pour constater la situation et organiser la gestion des biens (voir article 112).
  • La décision de déclaration de décès intervient après un délai fixé par la loi ou la jurisprudence, lorsque la certitude du décès est établie, permettant de faire cesser la présomption d’absence.
  • La déclaration de décès entraîne des conséquences civiles majeures : dissolution du mariage, transmission du patrimoine, liquidation des biens, et fin des mesures de gestion de l’absent (voir article 114).
  • La réapparition de l’absent permet de saisir le juge pour faire annuler la déclaration de décès et rétablir la situation antérieure, avec restitution des biens si nécessaire.

À retenir

La fin de la présomption d’absence intervient par un jugement déclaratif de décès, qui a pour effet de faire cesser la présomption et d’engager les conséquences civiles liées à la mort de l’individu.

Tableaux de Synthèse

CritèreAbsence (article 112 du Code civil)Présomption d’absenceJugement déclaratif d’absenceReprésentation du absent
DéfinitionPersonne dont on ignore si elle est vivante ou mortePersonne présumée vivante en l’absence de nouvellesPersonne considérée comme morte après jugementReprésentation légale pour gérer ses biens et droits
Situation initialeCessation d’apparition sans nouvelles, sans présumer la mortAbsence prolongée sans preuve de décèsDécès déclaré par jugement après une période déterminéeReprésentant désigné par le juge
Effets juridiquesGestion provisoire des biens, représentation limitéeGestion provisoire, administration sous contrôle judiciaireLiquidation de la succession, fin de la gestion provisoireGestion des biens, actes conservatoires, représentation légale
FinRéapparition ou déclaration de décèsRéapparition ou preuve de décèsDécès reconnu par jugementRéapparition ou décès, fin de la représentation

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre absence et simple non-présence : l’absence implique une situation juridique d’incertitude sur la vie ou la mort, alors que la non-présence ne remet pas en cause la vie de la personne.
  2. Confondre présomption d’absence et déclaration de décès : la présomption est provisoire, le décès est une décision judiciaire définitive.
  3. Négliger la nécessité de la saisine du juge pour constater l’absence ou la présomption.
  4. Confondre la gestion provisoire des biens en cas d’absence et la liquidation après déclaration de décès.
  5. Oublier que la réapparition de l’absent met fin à la présomption, sauf si elle prouve sa mort.
  6. Confondre la durée de la présomption d’absence avec celle nécessaire pour la déclaration de décès.
  7. Ne pas distinguer la qualification juridique (absence vs décès) qui détermine le régime applicable.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de l’absence selon l’article 112 du Code civil.
  2. Savoir différencier absence et simple non-présence.
  3. Expliquer la distinction entre présomption d’absence et jugement déclaratif de décès.
  4. Identifier les conditions pour que la présomption d’absence soit reconnue.
  5. Décrire le rôle du juge dans la constatation de l’absence et la gestion des biens.
  6. Connaître la procédure pour faire reconnaître une absence et la déclaration de décès.
  7. Maîtriser les effets juridiques de la qualification d’absence sur la gestion des biens.
  8. Comprendre la procédure de représentation du absent et ses limites.
  9. Savoir comment la réapparition de l’absent modifie la situation juridique.
  10. Connaître la durée maximale de la présomption d’absence avant déclaration de décès.
  11. Identifier les auteurs clés : article 112 du Code civil, article 114 du Code civil, jurisprudence sur la réapparition.
  12. Vérifier la maîtrise des notions de gestion provisoire, représentation, et liquidation successorale.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Gestion juridique de l'absence et de la présomption avec 9 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle est la fonction principale de la présomption d’absence dans le cadre juridique ?

2. À quelle date la présomption d’absence peut-elle être transformée en déclaration de décès selon la procédure judiciaire ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Gestion juridique de l'absence et de la présomption avec 18 flashcards interactives.

Absence — définition ?

État d’un individu dont on ignore s’il est vivant ou mort.

Qualification juridique — importance ?

Détermine le régime applicable à la gestion des biens.

Présomption d’absence — rôle ?

Personne présumée vivante en l’absence de nouvelles.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches