Fiche de révision : Introduction aux Structures Juridiques et Fiscales

Plan du Cours

  1. Types d'entreprise individuelle
  2. Formes sociétaires principales
  3. Motivations évolution structurelle
  4. Entreprises sociales et solidaires
  5. Motivations de choix juridique
  6. Responsabilité et patrimoine
  7. Régimes fiscaux et sociaux
  8. Transformation juridique

1. Types d'entreprise individuelle

Notions clés & Définitions

Entreprise individuelle (EI) : Structure où l’entrepreneur exerce en son nom propre, sans création d’une personne morale distincte. La responsabilité de l’entrepreneur est engagée sur l’ensemble de son patrimoine, sauf si une séparation de biens ou déclaration d’insaisissabilité est mise en place (source : contenu source).
Responsabilité limitée par affectation de patrimoine (depuis juin 2022) : Dispositif permettant à l’entrepreneur individuel d’affecter un patrimoine distinct à son activité pour limiter sa responsabilité aux biens affectés, protégeant ainsi ses biens personnels (source : contenu source).
Déclaration d’insaisissabilité : Acte notarié permettant à l’entrepreneur de protéger son patrimoine foncier contre les poursuites des créanciers professionnels, en le rendant insaisissable (source : contenu source).
Statut micro-entrepreneur : Forme simplifiée de l’entreprise individuelle, facilitant la création et le fonctionnement, sous réserve de plafonds de chiffre d’affaires (source : contenu source).
Séparation de biens pour entrepreneur marié : Régime permettant à l’entrepreneur marié de protéger le patrimoine de son conjoint en séparant les patrimoines respectifs, limitant la responsabilité du conjoint en cas de dettes professionnelles (source : contenu source).

Points essentiels

  • L’EI n’a pas de personnalité morale, ce qui implique une responsabilité illimitée de l’entrepreneur sur l’ensemble de ses biens, sauf si une séparation de biens ou déclaration d’insaisissabilité est effectuée (source : contenu source).
  • Depuis juin 2022, la responsabilité limitée par affectation de patrimoine permet de limiter cette responsabilité aux biens affectés à l’activité, renforçant la protection du patrimoine personnel (source : contenu source).
  • La déclaration d’insaisissabilité est un acte notarié qui protège le patrimoine foncier contre les poursuites liées à l’activité professionnelle, évitant la saisie des biens immobiliers personnels (source : contenu source).
  • Le statut micro-entrepreneur simplifie la gestion et la création d’une EI, avec des plafonds de chiffre d’affaires spécifiques, mais offre une responsabilité illimitée (source : contenu source).
  • La séparation de biens pour entrepreneur marié permet de protéger le patrimoine du conjoint en séparant les patrimoines, limitant ainsi la responsabilité en cas de dettes professionnelles (source : contenu source).

À retenir

L’entreprise individuelle permet une gestion simple, mais la responsabilité illimitée a été modifiée depuis juin 2022 par la possibilité d’affecter un patrimoine dédié, renforçant la protection du patrimoine personnel. La déclaration d’insaisissabilité et la séparation de biens pour entrepreneur marié sont des outils clés pour limiter cette responsabilité.

2. Formes sociétaires principales

Notions clés & Définitions

Société anonyme (SA) : AUTEUR (date) : société de capitaux adaptée aux projets d’envergure, avec un minimum de 2 actionnaires (7 en cas d’appel public à l’épargne), un capital social minimum de 37 000 €, responsabilité limitée aux apports, et possibilité de cotation en Bourse. Son dirigeant peut être un président ou un directoire avec conseil de surveillance.
Société à responsabilité limitée (SARL) : AUTEUR (date) : société caractérisée par 2 à 100 associés, un capital librement fixé, responsabilité limitée aux apports, et une gestion simple. Elle est souvent choisie pour PME ou structures familiales.
Société par actions simplifiée (SAS) : AUTEUR (date) : société flexible avec au moins 2 actionnaires, un capital librement fixé, responsabilité limitée aux apports, et une grande liberté dans la rédaction des statuts. Son dirigeant est un président assimilé salarié.
Société en nom collectif (SNC) : AUTEUR (date) : société basée sur un lien personnel fort, avec au moins 2 associés, responsabilité illimitée et solidaire, et imposition sur le revenu. Elle est peu courante en raison des risques personnels qu’elle implique.
Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : AUTEUR (date) : société à associé unique, responsabilité limitée aux apports, patrimoine distinct, imposition sur les sociétés ou sur le revenu en option, et gestion simplifiée.
Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : AUTEUR (date) : société à associé unique, responsabilité limitée, statut de président assimilé salarié, et possibilité de fixer librement les règles de gestion dans les statuts.

Points essentiels

  • La SA est adaptée aux projets d’envergure, notamment ceux nécessitant une levée de fonds importante ou une cotation en Bourse, avec une structure de gouvernance complexe (conseil d’administration ou directoire).
  • La SARL est très répandée pour sa simplicité et sa gestion adaptée aux PME ou aux structures familiales, avec une responsabilité limitée et un capital librement fixé.
  • La SAS offre une grande liberté statutaire, notamment dans la gouvernance, et un statut social du dirigeant avantageux (assimile salarié). Elle est souvent privilégiée pour sa flexibilité.
  • La SNC repose sur un lien personnel fort, avec une responsabilité illimitée, ce qui limite son usage aux petites structures où la confiance entre associés est totale.
  • La EURL et la SASU sont des formes unipersonnelles permettant de bénéficier d’une responsabilité limitée tout en conservant une gestion simplifiée. La SASU offre une plus grande liberté dans la rédaction des statuts.

À retenir

Les formes sociétaires principales varient selon la taille, la complexité, et les besoins de financement ou de gestion, la SA étant adaptée aux grandes structures, la SARL et la SAS aux PME, et la SNC aux relations de confiance étroite entre associés.

3. Motivations évolution structurelle

Notions clés & Définitions

  • Motivations économiques de l’évolution : Raisons liées à la nécessité de mobiliser davantage de capitaux ou de partager les risques financiers pour soutenir la croissance ou la stabilité de l’entreprise. (source : Chapitre 2)

  • Motivations légales de l’évolution : Objectifs visant à faciliter l’accès au financement ou à permettre l’entrée de nouveaux associés par la transformation ou la création de structures juridiques adaptées. (source : Chapitre 2)

  • Motivations patrimoniales de l’évolution : Enjeux liés à la pérennité de l’entreprise en cas de décès ou de succession, permettant de protéger ou transmettre le patrimoine de manière organisée. (source : Chapitre 2)

  • Responsabilité limitée aux apports : Caractéristique d’une structure juridique où la responsabilité des associés ou actionnaires est limitée à leur contribution au capital, protégeant ainsi leur patrimoine personnel. (source : Chapitre 1)

  • Transformation juridique : Processus par lequel une entreprise modifie sa forme juridique initiale (ex : EURL en SAS, SASU en SARL) pour répondre à de nouvelles motivations économiques, légales ou patrimoniales. (source : Chapitre 2)

  • Pérennité en cas de décès : Capacité de l’entreprise à continuer son activité malgré le décès d’un associé ou d’un entrepreneur, souvent assurée par la transmission organisée des parts sociales ou actions. (source : Chapitre 2)

Points essentiels

  • La motivation économique pousse à évoluer pour répondre à des besoins croissants en capitaux ou pour mieux partager les risques liés à l’activité, notamment lors du développement ou de la diversification (voir Chapitre 2).
  • La motivation légale facilite l’accès au financement et l’intégration de nouveaux partenaires en permettant la transformation ou la création de nouvelles structures juridiques (voir Chapitre 2).
  • La motivation patrimoniale est cruciale pour assurer la continuité de l’entreprise en cas de décès, en évitant l’indivision ou la dissolution, notamment par la transmission organisée des parts sociales ou actions (voir Chapitre 2).
  • La responsabilité limitée est un levier pour attirer des investisseurs ou protéger le patrimoine personnel, ce qui influence souvent la décision de changer de structure juridique (voir Chapitre 1).
  • La transformation juridique permet d’adapter la structure de l’entreprise aux nouvelles motivations, qu’elles soient économiques, légales ou patrimoniales, favorisant ainsi sa croissance et sa pérennité (voir Chapitre 2).
  • La pérennité en cas de décès est assurée par des mécanismes de transmission des parts ou actions, évitant la dissolution ou la crise de l’entreprise, ce qui est un facteur clé dans l’évolution structurelle (voir Chapitre 2).

À retenir

L’évolution de la structure juridique d’une entreprise est principalement motivée par la recherche de financement, la protection du patrimoine, et la pérennité face aux risques liés au décès ou à la transmission.

4. Entreprises sociales et solidaires

Notions clés & Définitions

Association loi 1901 (loi du 1er juillet 1901) : Organisation à but non lucratif régie par cette loi, constituée par un contrat entre plusieurs personnes qui mettent en commun leurs connaissances ou activités dans un but autre que le partage de bénéfices. Les bénéfices éventuels sont réinvestis dans l'objet de l'association. (source : texte de loi)

Société coopérative de production (SCOP) : Entreprise créée selon le principe de l'autogestion, où les salariés sont majoritaires (au moins 51 % du capital et 65 % des droits de vote). Elle vise à améliorer le sort de ses membres plutôt qu'à réaliser un profit, et fonctionne selon des règles démocratiques. Elle peut être créée dans tous secteurs d'activité, avec des règles de fonctionnement dépendant de son statut (SA, SARL). (source : définition donnée par le contenu)

Groupement d’intérêt économique (GIE) : Structure permettant à plusieurs entreprises de mettre en commun des moyens pour faciliter leur développement ou réaliser des économies. Il s'agit d'une entité créée pour favoriser la coopération entre membres, sans objectif de profit, mais pour optimiser leurs activités respectives. (source : définition donnée par le contenu)

Mutuelle : Groupement doté de la capacité civile, créé sous déclaration, basé sur l'autogestion, poursuivant un but non lucratif. Elle réalise des actions de prévoyance, solidarité et entraide pour ses membres, financées par des cotisations. Son objectif est la mutualisation des risques dans l'intérêt collectif. (source : définition donnée par le contenu)

Points essentiels

  • Les associations loi 1901 sont régies par une loi spécifique, sans but lucratif, et réinvestissent leurs bénéfices dans leurs activités. Elles peuvent couvrir des activités culturelles, sociales ou caritatives.
  • La SCOP privilégie la gestion collective par ses salariés, avec une majorité de contrôle détenue par eux, et vise un objectif social plutôt que lucratif. Elle peut opérer dans tous secteurs, avec des règles de fonctionnement démocratiques.
  • Le GIE permet la coopération entre entreprises pour partager des moyens ou réaliser des économies, sans objectif de profit, favorisant la synergie entre membres.
  • La mutuelle fonctionne selon le principe de solidarité et d'entraide, avec une gestion autogérée, pour couvrir des risques sociaux ou de prévoyance, sans but lucratif.

À retenir

Les entreprises sociales et solidaires regroupent des structures à but non lucratif ou visant la solidarité, telles que l'association loi 1901, la SCOP, le GIE et la mutuelle, qui privilégient la gouvernance démocratique, la mutualisation des ressources et l'intérêt collectif plutôt que le profit.

5. Motivations de choix juridique

Notions clés & Définitions

  • Motivation patrimoniale : Préoccupation de l’entrepreneur ou des associés à protéger leur patrimoine personnel contre les risques financiers liés à l’activité, en optant pour une responsabilité limitée aux apports ou au patrimoine affecté (voir section 4).

  • Motivation sociale : Choix du statut du dirigeant en fonction de sa protection sociale, notamment entre le statut de travailleur non salarié (TNS) ou celui d’assimilé salarié, influençant la couverture sociale et la sécurité du dirigeant (voir section 7).

  • Motivation fiscale : Décision basée sur le mode d’imposition des bénéfices, soit sur le revenu (IR) ou sur les sociétés (IS), afin d’optimiser la fiscalité selon la situation financière et la stratégie de développement de l’entreprise (voir section 7).

  • Motivation organisationnelle et financière : Considérations relatives au nombre d’associés, au montant du capital social, à la liberté statutaire, et au développement prévu, qui orientent le choix vers des structures plus ou moins souples et adaptées à la croissance (voir section 2).

Points essentiels

  • La motivation patrimoniale incite à choisir une structure avec responsabilité limitée, comme la SARL, la SAS ou la SASU, pour protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur ou des associés (voir section 4). La déclaration d’insaisissabilité ou la séparation de biens pour entrepreneur marié renforcent cette protection.

  • La motivation sociale influence le choix du statut du dirigeant : le statut de TNS offre une protection sociale spécifique, souvent moins coûteuse, tandis que le statut d’assimilé salarié garantit une meilleure couverture sociale, notamment dans les SAS ou SA (voir section 7).

  • La motivation fiscale peut conduire à privilégier une structure imposée sur les sociétés (IS) pour bénéficier d’un taux réduit ou à opter pour l’impôt sur le revenu (IR) en fonction de la situation personnelle et des bénéfices anticipés (voir section 7).

  • La motivation organisationnelle et financière détermine le nombre d’associés, la flexibilité statutaire, et la capacité de développement : par exemple, la SAS offre une grande liberté statutaire et une facilité d’intégration de nouveaux associés, adaptée à la croissance (voir section 2).

À retenir

Le choix juridique de l’entreprise repose sur une analyse combinée des motivations patrimoniale, sociale, fiscale et organisationnelle, afin d’adapter la structure aux besoins et objectifs de l’entrepreneur ou des associés.

6. Responsabilité et patrimoine

Notions clés & Définitions

  • Responsabilité limitée aux apports : Principe selon lequel la responsabilité des associés ou actionnaires est limitée au montant de leurs apports dans la société, protégeant ainsi leur patrimoine personnel. (source : contenu source)

  • Responsabilité illimitée et solidaire (SNC) : Caractéristique d'une société en nom collectif où chaque associé supporte personnellement, de manière illimitée et solidaire, l'ensemble des dettes sociales, mettant en péril leur patrimoine personnel. (source : contenu source)

  • Patrimoine distinct de la personne morale (sociétés) : La société possède un patrimoine propre, séparé de celui de ses membres, permettant une responsabilité limitée et une gestion indépendante des biens de la société. (source : contenu source)

  • Patrimoine affecté à l’activité professionnelle (EI) : Partie du patrimoine de l’entrepreneur individuel qui est spécifiquement dédiée à l’activité professionnelle, permettant de limiter la responsabilité aux biens affectés. (source : contenu source)

Points essentiels

  • La responsabilité limitée aux apports est une caractéristique fondamentale des sociétés telles que l’EURL, la SASU, la SA, la SARL, ou la SAS, permettant aux entrepreneurs de limiter leur risque financier à leur investissement initial. (source : contenu source)

  • La responsabilité illimitée et solidaire s'applique principalement à la SNC, où chaque associé est personnellement responsable de toutes les dettes, ce qui expose leur patrimoine personnel en cas de défaillance de la société. (source : contenu source)

  • La distinction entre patrimoine de la personne morale et celui de l’entrepreneur ou des associés est essentielle pour la sécurité juridique et financière, car elle permet de protéger le patrimoine personnel en cas de difficultés financières de la société. (source : contenu source)

  • La possibilité pour l’entrepreneur individuel d’affecter une partie de son patrimoine à l’activité professionnelle (depuis juin 2022) limite sa responsabilité aux biens affectés, ce qui constitue une évolution majeure dans la gestion du patrimoine professionnel. (source : contenu source)

À retenir

La responsabilité limitée aux apports et le patrimoine distinct de la personne morale offrent une protection significative du patrimoine personnel, tandis que la responsabilité illimitée et solidaire expose les associés à un risque accru. La gestion du patrimoine affecté à l’activité professionnelle permet à l’entrepreneur individuel de limiter ses risques.

7. Régimes fiscaux et sociaux

Notions clés & Définitions

  • Imposition sur le revenu (IR) : Mode d'imposition où les bénéfices ou revenus de l'entreprise sont intégrés dans la déclaration personnelle de l'entrepreneur ou des associés, soumis à un taux progressif pouvant atteindre 45 % (voir section 5).
  • Imposition sur les sociétés (IS) : Mode d'imposition où les bénéfices de l'entreprise sont soumis à un taux fixe ou réduit (en général 25 %, ou 15 % pour certaines PME) au niveau de la société, distinct de la fiscalité personnelle des associés (voir section 5).
  • Statut social du dirigeant : travailleur non salarié (TNS) : Statut réservé aux dirigeants d'entreprise individuelle ou de sociétés telles que l'EIRL, l'EURL ou la SNC, caractérisé par une affiliation à la sécurité sociale des indépendants, avec une protection sociale spécifique (voir section 1).
  • Statut social du dirigeant : assimilé salarié : Statut attribué aux dirigeants de sociétés telles que la SASU ou la SAS, qui relèvent du régime général de la sécurité sociale, offrant une meilleure couverture sociale mais avec des cotisations souvent plus élevées (voir section 1).
  • Régimes fiscaux spécifiques (micro-entrepreneur) : Régime simplifié permettant aux entrepreneurs individuels de bénéficier d'une fiscalité et d'une comptabilité allégée, avec un régime d'imposition sur le chiffre d'affaires et des cotisations sociales proportionnelles (voir section 1).

Points essentiels

  • Le choix entre IR et IS dépend principalement de la structure juridique, de la taille de l'entreprise, et des stratégies fiscales de l'entrepreneur. L'IR est souvent privilégié pour les petites structures ou activités à faibles bénéfices, tandis que l'IS est avantageux pour les entreprises en croissance ou générant de gros bénéfices (voir section 5).
  • Le statut social du dirigeant influence la protection sociale et le montant des cotisations. Le TNS, souvent associé à l'entreprise individuelle ou à l'EURL, offre une couverture limitée mais à coût réduit, tandis que le statut d'assimilé salarié, réservé à la SAS ou SASU, garantit une meilleure protection sociale au prix de cotisations plus élevées (voir section 1).
  • Les régimes fiscaux spécifiques, comme celui du micro-entrepreneur, simplifient la gestion fiscale et sociale, mais imposent des plafonds de chiffre d'affaires et limitent la déduction des charges. Ce régime est adapté aux petites activités ou aux débutants (voir section 1).
  • La transformation de la structure juridique peut entraîner un changement de régime fiscal ou social, permettant d’optimiser la protection du patrimoine ou la fiscalité selon l’évolution de l’activité (voir section 2).

À retenir

Le choix du régime fiscal et du statut social du dirigeant doit être aligné avec la stratégie de développement, la protection patrimoniale et la situation fiscale de l’entrepreneur ou des associés.

8. Transformation juridique

Notions clés & Définitions

Transformation d’EURL ou SASU en SARL, SAS ou SA : Opération juridique consistant à faire évoluer la forme de l’entreprise unipersonnelle (EURL ou SASU) vers une structure pluripersonnelle (SARL, SAS ou SA), tout en conservant son activité. Elle implique une modification des statuts pour adapter la gouvernance, la répartition des pouvoirs et les modalités de fonctionnement (voir section 3).

Modification de la structure juridique pour développement : Changement de la forme juridique initiale afin d’accroître la capacité financière, faciliter l’entrée de nouveaux partenaires ou répondre à des besoins stratégiques. Ce processus nécessite une transformation qui adapte la gouvernance et les statuts pour soutenir la croissance (voir section 2).

Entrée de nouveaux associés par transformation : Processus par lequel une société initialement unipersonnelle (EURL ou SASU) devient une société pluripersonnelle (SARL, SAS ou SA) pour accueillir de nouveaux partenaires, en modifiant ses statuts et sa structure juridique. La transformation permet d’intégrer des associés tout en poursuivant l’activité (voir section 2).

Adaptation statutaire lors de transformation : Modification des statuts de la société pour refléter la nouvelle organisation juridique, notamment la répartition des pouvoirs, les modalités de décision, la responsabilité des associés, et la gouvernance. Elle est essentielle pour assurer la conformité légale et opérationnelle de la nouvelle structure (voir section 2).

Points essentiels

  • La transformation d’une EURL ou SASU en SARL, SAS ou SA permet de faire évoluer la structure juridique pour répondre à des besoins de développement ou d’entrée de nouveaux associés, tout en conservant l’activité existante.
  • Lors de cette transformation, il est nécessaire de rédiger de nouveaux statuts ou d’adapter ceux en vigueur, en précisant notamment la gouvernance, la répartition des parts et les modalités de décision.
  • La transformation doit respecter une procédure légale précise, incluant généralement une décision des associés, la rédaction d’un acte de transformation, et une publication dans un journal d’annonces légales.
  • Elle facilite l’accès à de nouveaux financements, la croissance de l’entreprise, ou la transmission, tout en permettant une meilleure adaptation aux enjeux patrimoniaux, sociaux et fiscaux (voir section 2).
  • La transformation peut également répondre à une volonté d’adaptation statutaire pour optimiser la gouvernance ou la répartition des responsabilités, notamment lors de l’entrée de nouveaux associés ou de changements stratégiques (voir section 2).

À retenir

La transformation d’EURL ou SASU en SARL, SAS ou SA est une étape clé pour faire évoluer la structure juridique de l’entreprise afin de soutenir sa croissance, faciliter l’entrée de nouveaux partenaires, et adapter la gouvernance, tout en respectant une procédure légale précise.

Tableaux de Synthèse

CritèreEntreprise Individuelle (EI)Formes SociétairesMotivations ÉvolutionEntreprises Sociales et Solidaires
ResponsabilitéIllimitée (sauf séparation de biens, déclaration d’insaisissabilité)Limitée aux apports (SA, SARL, SAS, EURL, SASU)Économique, légale, patrimonialeAxée sur l’utilité sociale, gouvernance participative
PatrimoineNon séparé (sauf options)Patrimoine distinctProtection du patrimoine personnelProtection et gestion collective
FlexibilitéFaibleVariable selon formeTransformation pour répondre à besoinsModèle basé sur la solidarité et la gouvernance partagée
DirigeantEntrepreneur seulPrésident, gérant, directeurAdaptation à la croissance ou changement législatifMandataires élus, gouvernance collective

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre responsabilité limitée (SARL, SAS, EURL, SASU) avec responsabilité illimitée (SNC, EI sans séparation de biens).
  2. Oublier que la déclaration d’insaisissabilité ne protège pas contre toutes les dettes, uniquement celles liées à l’activité professionnelle.
  3. Confondre la responsabilité limitée par affectation de patrimoine (depuis juin 2022) avec la responsabilité limitée classique.
  4. Confondre la société anonyme (SA) avec la société par actions simplifiée (SAS) en termes de gouvernance et de taille.
  5. Négliger la distinction entre formes unipersonnelles (EURL, SASU) et pluripersonnelles (SARL, SAS, SNC).
  6. Confondre transformation juridique et simple changement de statut sans modification de la structure.
  7. Oublier que la responsabilité illimitée de la SNC implique un risque personnel élevé pour les associés.

Checklist Examen

  • Connaître la définition de l’entreprise individuelle (EI) et ses caractéristiques principales.
  • Maîtriser la différence entre responsabilité illimitée et responsabilité limitée, notamment pour la SARL, SAS, EURL, SASU.
  • Savoir ce qu’est la responsabilité limitée par affectation de patrimoine et ses conditions (depuis juin 2022).
  • Connaître la fonction et les caractéristiques de la déclaration d’insaisissabilité.
  • Identifier les principales formes sociétaires : SA, SARL, SAS, SNC, EURL, SASU, avec leurs avantages et inconvénients.
  • Comprendre les motivations économiques, légales et patrimoniales de l’évolution structurelle des entreprises.
  • Connaître le rôle de la transformation juridique dans l’adaptation de l’entreprise aux nouveaux besoins.
  • Savoir que la société anonyme (SA) est adaptée aux projets d’envergure avec une gouvernance complexe.
  • Maîtriser la différence entre société unipersonnelle (EURL, SASU) et société pluripersonnelle (SARL, SAS, SNC).
  • Comprendre la finalité des entreprises sociales et solidaires, notamment leur gouvernance participative et leur utilité sociale.
  • Connaître les principaux régimes fiscaux et sociaux applicables aux différentes formes d’entreprises.
  • Savoir que la transformation juridique doit respecter des règles précises pour assurer la continuité de l’activité.

Teste tes connaissances

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1. Quelle est la caractéristique principale de l'entreprise individuelle ?

2. Quel est le capital social minimum requis pour une société anonyme (SA) selon le contenu ?

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Entreprise individuelle — définition ?

Structure où l’entrepreneur exerce en son nom propre.

Responsabilité limitée — date ?

Depuis juin 2022, limite la responsabilité aux biens affectés.

Déclaration d’insaisissabilité — rôle ?

Protège le patrimoine foncier contre les poursuites professionnelles.

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