Fiche de révision : Les Relations Juridiques en Droit de la Famille

Plan du Cours

  1. Droit de la famille
  2. Évolutions sociétales
  3. Filiation et filiation légitime
  4. Obligations alimentaires
  5. Mariage et consentement
  6. Nullité du mariage
  7. Effets du mariage
  8. Rupture du lien conjugal
  9. Procédures de divorce
  10. Régimes matrimoniaux

1. Droit de la famille

Notions clés & Définitions

  • Filiation : Lien juridique entre un enfant et ses parents, déterminant la parenté. Elle peut résulter de la naissance dans le cadre du mariage ou de la reconnaissance volontaire.
  • Famille : Ensemble de relations sociales et juridiques entre membres liés par filiation, mariage ou alliance, considérée comme un fait social avant d’être une institution juridique.
  • Obligation alimentaire : Obligation légale ou morale pour un membre de la famille de subvenir aux besoins essentiels d’un autre, tels que nourriture, logement, soins médicaux. Elle repose sur la solidarité familiale.
  • Consentement au mariage : Accord libre, éclairé et sincère des futurs époux, essentiel à la validité du mariage. Il doit être certain, personnel, conscient et dépourvu de vice (dol, erreur, violence).
  • Alliance : Lien juridique créé par le mariage entre deux personnes, incluant aussi les relations entre époux et leurs proches par mariage.
  • Nullité du mariage : Sanction juridique qui annule le mariage en cas de vice du consentement, d’empêchement ou de non-respect des conditions légales, pouvant être demandée par l’un des époux ou le juge.

Points essentiels

  • La famille est un phénomène social universel, dont la conception a évolué, passant d’un modèle traditionnel à une diversification avec l’apparition de familles recomposées, monoparentales, etc.
  • Le droit de la famille régit principalement les relations juridiques telles que la filiation, le mariage, le divorce, et les obligations familiales, tout en étant influencé par le droit européen et international.
  • La filiation peut être établie par la naissance ou la reconnaissance, et elle entraîne des droits et obligations, notamment en matière d’obligation alimentaire.
  • Le mariage doit respecter des conditions de fond (âge, absence d’empêchements, capacité) et de forme (consentement libre et sincère). La nullité peut être prononcée en cas de vice ou de fraude.
  • La réciprocité des obligations alimentaires est une règle fondamentale, mais elle peut connaître des exceptions, notamment en cas de défaillance ou de manquement grave d’un membre de la famille.

À retenir

Le droit de la famille, en constante évolution, organise les relations sociales et juridiques entre membres d’une même famille, en mettant l’accent sur la protection des personnes, la solidarité et le respect du consentement.

2. Évolutions sociétales

Notions clés & Définitions

  • Droit de la famille : Ensemble des règles juridiques régissant les relations entre membres d'une famille, telles que la filiation, le mariage, le divorce, et la capacité juridique. Il est en constante évolution sous l'influence des changements sociétaux.

  • Famille : Groupe social constitué de personnes liées par des liens de filiation, d’alliance ou d’adoption. Elle peut prendre diverses formes (nucléaire, recomposée, monoparentale) et remplit des fonctions sociales essentielles (éducative, économique, de solidarité).

  • Filiation : Lien juridique entre un enfant et ses parents, déterminant la parenté. Elle peut résulter de la naissance dans le cadre du mariage ou de la reconnaissance volontaire.

  • Obligation alimentaire : Obligation légale ou morale pour un membre de la famille de subvenir aux besoins essentiels d’un autre, notamment en matière de logement, nourriture, soins médicaux, en fonction de la solidarité familiale.

  • Consentement au mariage : Accord libre, éclairé et sincère des futurs époux, essentiel pour la validité du mariage. Il doit être certain, personnel, conscient et dépourvu de vice (dol, erreur, violence).

  • Évolution sociétale : Changement dans les modèles familiaux, les lois, et les valeurs sociales, influençant la conception et la régulation du droit de la famille (ex : ouverture du mariage aux couples de même sexe, diversification des formes familiales).

Points essentiels

  • Le droit de la famille a connu de profondes transformations depuis le 20e siècle, notamment avec la réforme des régimes matrimoniaux, l’introduction du PACS en 1999, et l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.

  • La jurisprudence et le droit européen jouent un rôle croissant dans la régulation des relations familiales, notamment en matière de filiation et de droits des enfants.

  • La famille est avant tout un phénomène social, non une personne morale, mais ses relations produisent des effets juridiques importants, tels que la filiation, le mariage, et les obligations alimentaires.

  • La diversification des modèles familiaux (familles recomposées, monoparentales) reflète une société en mutation, avec une importance accrue des solidarités intergénérationnelles.

  • La protection du consentement et la lutte contre le mariage forcé sont des enjeux majeurs du droit de la famille contemporain.

À retenir

Le droit des personnes et de la famille est un domaine dynamique, façonné par l’évolution des valeurs sociales et européennes, où le principe d’autonomie individuelle, notamment dans le mariage, est désormais central, tout en restant encadré par des règles visant à protéger la personne vulnérable.

3. Filiation et filiation légitime

Notions clés & Définitions

  • Filiation : Lien juridique entre un enfant et ses parents, qui détermine l’état civil, les droits et obligations liés à la parentalité. Elle peut être établie par la naissance, la reconnaissance ou la possession d’état.

  • Filiation légitime : Filiation née d’un mariage entre les parents, présumée conforme à la loi, et bénéficiant d’une forte présomption de légitimité. Elle confère à l’enfant un statut particulier, notamment en matière successorale.

  • Reconnaissance : Acte volontaire par lequel une personne déclare être le parent d’un enfant non conçu dans le cadre du mariage ou en dehors, permettant d’établir la filiation.

  • Filiation naturelle : Filiation établie en dehors du mariage, souvent par reconnaissance volontaire ou par la loi (ex : filiation d’un enfant né hors mariage). Elle a vu ses effets renforcés par la jurisprudence et la législation.

  • Filiation adoptive : Lien créé par une adoption, qui établit une filiation entre l’adoptant et l’adopté, avec effets similaires à ceux de la filiation biologique, notamment en matière successorale et patrimoniale.

  • Filiation par possession d’état : Situation où une personne est traitée comme un parent par la famille et la société, même en l’absence de lien biologique ou légal formel, et dont la reconnaissance peut établir la filiation.

Points essentiels

  • La filiation légitime est présumée lorsque l’enfant naît d’un mariage, ce qui facilite la reconnaissance et la preuve du lien de parenté.
  • La reconnaissance peut être effectuée volontairement par l’un ou les deux parents, ou par décision judiciaire en cas de contestation.
  • La filiation naturelle, hors mariage, a été renforcée par la loi pour garantir les droits de l’enfant, notamment par la possibilité de reconnaissance postnatale.
  • La possession d’état, lorsqu’une personne vit en situation de filiation pendant une période prolongée, peut faire reconnaître la filiation même en l’absence de preuve formelle.
  • La filiation adoptive confère à l’enfant un statut identique à celui d’un enfant biologique, avec des effets en matière de succession, de droits patrimoniaux et d’état civil.

À retenir

La filiation, qu’elle soit légitime ou naturelle, constitue le socle des relations familiales et des droits de l’enfant. La reconnaissance et la possession d’état jouent un rôle clé dans l’établissement de la filiation lorsque la preuve biologique ou légale est complexe ou contestée.

4. Obligations alimentaires

Notions clés & Définitions

  • Obligation alimentaire : Obligation légale ou morale pour un membre de la famille de subvenir aux besoins essentiels d’un autre, tels que nourriture, logement, soins, etc. Elle repose sur la solidarité familiale et peut être imposée par le droit civil.

  • Créancier d’aliment : Personne qui bénéficie de l’obligation alimentaire, généralement un membre de la famille en situation de besoin (enfant, conjoint, ascendant). Elle doit prouver son besoin pour obtenir des aliments.

  • Débiteur d’aliment : Personne tenue de verser des aliments au créancier, souvent un parent, conjoint ou autre membre de la famille. Son obligation est limitée par la loi et la capacité financière.

  • Aliments : Sommes versées ou prestations en nature destinées à couvrir les besoins essentiels du créancier (nourriture, logement, soins médicaux, habillement). La notion ne se limite pas à la nourriture.

  • Réciprocité de l’obligation : Principe selon lequel le débiteur peut aussi, en cas de besoin, réclamer des aliments au créancier, notamment entre enfants et parents ou entre époux.

  • Mise en œuvre : Action judiciaire permettant au créancier d’obtenir une décision du juge pour faire exécuter l’obligation alimentaire, souvent sous forme de pension alimentaire versée périodiquement.

Points essentiels

  • L’obligation alimentaire naît principalement de la filiation (entre parents et enfants) et du mariage (entre époux ou partenaires liés par alliance). Elle peut aussi découler d’autres liens familiaux ou de situations particulières.

  • La notion d’aliment inclut aussi bien la nourriture que le logement, les soins médicaux, l’habillement, etc., pour assurer une subsistance minimale.

  • La solidarité familiale impose que le débiteur d’aliment doit verser des sommes ou fournir des prestations en nature, en fonction de ses ressources et des besoins du créancier.

  • L’obligation est en principe réciproque : un membre de la famille peut aussi réclamer des aliments à un autre en cas de besoin, sauf exceptions légales.

  • La mise en œuvre peut se faire par action judiciaire, avec possibilité de révision du montant en fonction de l’évolution des ressources ou des besoins.

À retenir

L’obligation alimentaire, fondée sur la solidarité familiale, vise à garantir la subsistance minimale des membres en situation de besoin, en s’appuyant sur des liens juridiques précis et un cadre procédural encadré par le droit civil.

5. Mariage et consentement

Notions clés & Définitions

  • Consentement au mariage : Accord libre, éclairé et sincère donné par les futurs époux pour contracter le mariage. Il doit être certain, conscient, personnel et sincère, conformément à l'article 146 du Code civil.
  • Nullité du mariage : Sanction juridique qui annule un mariage en cas de vice du consentement (erreur, dol, violence) ou de non-respect des conditions légales. La nullité peut être absolue ou relative.
  • Erreur sur la personne ou la qualité essentielle : Fausse représentation concernant l’identité ou une qualité déterminante du conjoint (ex : troubles mentaux, identité, état civil) pouvant entraîner la nullité du mariage selon l'article 180 alinéa 2 du Code civil.
  • Vice du consentement : Défaut d’un consentement libre et éclairé, notamment par la violence, le dol ou l’erreur, pouvant entraîner la nullité du mariage.
  • Capacité matrimoniale : Aptitude juridique à se marier, notamment l’âge minimum (18 ans sauf dérogations) et l’absence d’empêchements légaux (inceste, bigamie). La capacité peut être limitée ou suspendue en cas de protection juridique.
  • Consentement sincère : Volonté réelle de se marier, sans intention de tromper ou de poursuivre des fins étrangères à l’union matrimoniale, sous peine de nullité absolue (arrêt 2003, 2012).

Points essentiels

  • Le consentement doit être certain, conscient, personnel et sincère pour que le mariage soit valide.
  • La nullité peut être prononcée si le consentement est vicié par erreur sur une qualité essentielle ou par dol ou violence.
  • La capacité à se marier est encadrée par l’âge (18 ans sauf dérogation), l’absence d’inceste, la monogamie, et l’absence de bigamie.
  • Le consentement doit être libre et donné sans vice pour garantir la validité du mariage.
  • La nullité absolue peut être demandée en cas de vice du consentement ou d’empêchements légaux, tandis que la nullité relative concerne des vices plus spécifiques ou des irrégularités.
  • La sincérité du consentement implique que les époux doivent vouloir se marier pour des raisons matrimoniales, non pour des fins frauduleuses ou extérieures.

À retenir

Le mariage ne peut être valide que si le consentement est libre, éclairé et sincère, sous peine de nullité, garantissant ainsi la liberté et la sincérité de l’engagement matrimonial.

6. Nullité du mariage

Notions clés & Définitions

  • Nullité du mariage : Sanction juridique qui annule rétroactivement un mariage considéré comme irrégulier ou vicié, en raison d’un vice affectant sa validité lors de sa formation. Elle peut être absolue ou relative selon la gravité du vice.

  • Vice de consentement : Défaut de libre et sincère consentement lors de la célébration du mariage, notamment en cas de dol, erreur ou violence. La nullité peut être prononcée si le consentement est vicié.

  • Nullité absolue : Nullité qui peut être demandée par toute personne intéressée ou d’office, en cas de violation d’une règle d’ordre public, comme l’absence de consentement ou l’inceste. Elle est irremplaçable et peut être invoquée à tout moment.

  • Nullité relative : Nullité qui ne peut être demandée que par la partie protégée ou intéressée, en cas de vice affectant le consentement ou une condition de forme. Elle doit être demandée dans un délai précis.

  • Conditions de formation du mariage : Ensemble des règles légales (âge, absence d’empêchements, consentement libre et éclairé, capacité) dont le non-respect peut entraîner la nullité du mariage.

  • Notion de "nullité pour cause" : Nullité prononcée pour un motif précis, comme l’inceste, la bigamie, ou un vice de consentement, qui remet en cause la validité du mariage.

Points essentiels

  • La nullité du mariage peut être demandée pour des causes précises, notamment l’absence de consentement, l’inceste, la minorité, ou un vice affectant la formation du mariage.

  • La nullité absolue est d’ordre public, elle peut être invoquée à tout moment, même après plusieurs années. La nullité relative doit être demandée dans un délai de cinq ans à compter de la célébration.

  • La nullité peut être prononcée d’office par le juge ou à la demande d’une partie intéressée, selon la gravité du vice.

  • La nullité du mariage entraîne la disparition rétroactive de ses effets juridiques, notamment la vocation successorale ou l’établissement de la filiation.

  • La reconnaissance de la nullité ne doit pas porter atteinte aux droits des enfants nés du mariage, qui conservent leur filiation.

À retenir

La nullité du mariage, qu’elle soit absolue ou relative, vise à garantir la légalité et la moralité de la formation du mariage, en protégeant notamment le consentement et l’ordre public. Elle peut être prononcée à tout moment si les conditions légales sont réunies.

7. Effets du mariage

Notions clés & Définitions

  • Filiation : Lien juridique entre un enfant et ses parents, qui peut résulter de la naissance dans le cadre du mariage (enfant légitime) ou hors mariage (enfant naturel). Elle entraîne des droits et obligations, notamment en matière d'autorité parentale et d'obligations alimentaires.

  • Obligation alimentaire : Obligation légale ou morale pour un membre de la famille de subvenir aux besoins essentiels d’un autre, tels que nourriture, logement, soins médicaux. Elle repose sur la solidarité familiale et peut être réciproque.

  • Alliance : Lien juridique créé par le mariage entre deux personnes, incluant aussi les relations entre époux et les membres de la famille de l’autre époux. Elle peut produire des effets en matière de succession, obligations, etc.

  • Effets du mariage : Conséquences juridiques qui découlent du mariage, notamment la filiation, la solidarité financière, la communauté de vie, et la reconnaissance des droits et devoirs conjugaux.

  • Nullité du mariage : Sanction juridique qui annule rétroactivement le mariage en cas de vice du consentement ou de non-respect des conditions légales (âge, capacité, absence de vice du consentement).

  • Consentement : Accord libre, éclairé, sincère et personnel des époux, essentiel à la validité du mariage. Il doit être certain, conscient, et dépourvu de vice (dol, erreur, violence).

Points essentiels

  • La famille est avant tout un phénomène social, mais ses effets juridiques sont fondamentaux en droit de la famille, notamment en matière de filiation, obligations et droits patrimoniaux.

  • La filiation et l’alliance produisent des effets juridiques importants, notamment en matière de succession, obligations alimentaires, et autorité parentale.

  • La nullité du mariage peut être prononcée si le consentement est vicié ou si les conditions légales (âge, capacité, absence de vice) ne sont pas respectées.

  • Le mariage entraîne la reconnaissance de la filiation légitime ou naturelle, avec des conséquences en matière de droits patrimoniaux et d’obligations familiales.

  • La solidarité familiale, notamment par l’obligation alimentaire, constitue un effet essentiel du mariage et de la filiation.

À retenir

Les effets du mariage, qu'ils soient patrimoniaux, personnels ou familiaux, découlent de la reconnaissance juridique de liens affectifs et familiaux, sous réserve du respect des conditions légales et du consentement libre et éclairé des époux.

8. Rupture du lien conjugal

Notions clés & Définitions

  • Rupture du mariage : Fin juridique du lien conjugal, pouvant résulter du divorce, de la séparation de corps ou de la nullité du mariage. Elle entraîne la dissolution des effets du mariage, notamment sur le régime matrimonial et les obligations entre époux.

  • Divorce : Acte juridique mettant fin au mariage, pouvant être prononcé pour diverses causes (divorce par consentement mutuel, pour faute, pour altération définitive du lien, etc.). Il entraîne la dissolution du lien conjugal et la liquidation du régime matrimonial.

  • Séparation de corps : Procédure permettant aux époux de vivre séparément tout en restant mariés, sans dissolution du mariage. Elle peut être demandée pour des raisons graves et permet notamment de régler les questions de garde, de pension alimentaire, etc.

  • Nullité du mariage : Annulation judiciaire du mariage en raison d’un vice affectant sa formation (vice de consentement, incapacité, erreur sur la personne, etc.). Elle a pour effet de faire revenir les époux à leur situation antérieure.

  • Effets de la rupture : Conséquences juridiques telles que la liquidation du régime matrimonial, la fixation des obligations alimentaires, la garde des enfants, et la dissolution des droits liés au mariage.

  • Procédure de divorce : Ensemble des démarches judiciaires ou amiables pour mettre fin au mariage, comprenant la saisine du tribunal, la tentative de conciliation, et la décision de justice.

Points essentiels

  • La rupture du lien conjugal peut intervenir par divorce, séparation de corps ou nullité du mariage, chacune ayant ses conditions et effets spécifiques.
  • Le divorce peut être demandé à l’amiable (par consentement mutuel) ou pour cause (faute, altération du lien, etc.).
  • La procédure de divorce peut être contentieuse ou amiable, avec une importance croissante du divorce par consentement mutuel.
  • La dissolution du mariage entraîne la liquidation du régime matrimonial, la répartition des biens, et la fixation des obligations alimentaires et de garde.
  • La séparation de corps permet de maintenir le mariage tout en permettant une vie séparée, notamment pour des raisons religieuses ou personnelles.
  • La nullité du mariage est une voie exceptionnelle, souvent liée à des vices graves lors de la formation du mariage.

À retenir

La rupture du lien conjugal, qu’elle soit par divorce, séparation ou nullité, marque la fin des obligations juridiques entre époux et entraîne la liquidation des effets du mariage, tout en protégeant les droits des enfants et des parties.

9. Procédures de divorce

Notions clés & Définitions

Divorce
Procédure juridique permettant de mettre fin au mariage. Il existe plusieurs types (divorce par consentement mutuel, divorce contentieux, etc.) et elle entraîne la dissolution du lien matrimonial ainsi que la liquidation du régime matrimonial.

Divorce par consentement mutuel
Procédure simplifiée où les époux s’accordent sur le principe et les conséquences du divorce, sans passer par un procès contentieux, souvent via une convention homologuée par le juge.

Divorce contentieux
Procédure engagée lorsqu’il y a désaccord entre les époux sur le principe ou les effets du divorce. Elle nécessite une procédure judiciaire devant le juge aux affaires familiales.

Motifs de divorce
Causes légales permettant de demander le divorce, telles que la faute, la séparation de fait, l’altération définitive du lien, ou l’acceptation du principe de la rupture.

Effets du divorce
Conséquences juridiques du divorce : fin du mariage, liquidation des régimes matrimoniaux, attribution de la garde des enfants, pension alimentaire, etc.

Homologation
Acte par lequel un juge valide une convention ou une procédure, notamment dans le cadre du divorce par consentement mutuel, pour lui donner force exécutoire.

Points essentiels

  • Le divorce peut être demandé par l’un ou l’autre des époux, ou conjointement.
  • La procédure varie selon le type : amiable (par consentement mutuel) ou contentieuse.
  • La réforme du divorce en 2017 a facilité la procédure par la suppression de la nécessité d’un passage devant le juge pour le divorce par consentement mutuel, homologué par un notaire.
  • La procédure de divorce doit respecter le principe du contradictoire, permettant à chaque partie de faire valoir ses droits.
  • La présence d’un avocat est obligatoire dans toutes les procédures de divorce.
  • La liquidation du régime matrimonial intervient généralement lors du divorce, sauf dans le cas de divorce par acceptation du principe ou par consentement mutuel.

À retenir

Le divorce, procédure de rupture du mariage, peut être amiable ou contentieux, et ses effets concernent la fin du lien matrimonial, la garde des enfants, et la répartition des biens. La réforme récente a simplifié la procédure, notamment pour le divorce par consentement mutuel.

10. Régimes matrimoniaux

Notions clés & Définitions

  • Régime matrimonial : Ensemble des règles juridiques qui déterminent la gestion des biens et des obligations entre époux durant le mariage et en cas de dissolution.
  • Communauté de biens : Régime dans lequel tous les biens acquis pendant le mariage sont considérés comme appartenant à la communauté, sauf exceptions.
  • Séparation de biens : Régime où chaque époux conserve la propriété de ses biens personnels, sans mise en commun.
  • Participation aux acquêts : Régime hybride où, pendant le mariage, chaque époux gère ses biens séparément, mais à la dissolution, ils partagent les acquêts (biens acquis durant le mariage).
  • Contrat de mariage : Acte juridique par lequel les futurs époux déterminent leur régime matrimonial avant le mariage.
  • Réforme de 2004 : Loi ayant modernisé et simplifié les régimes matrimoniaux, permettant notamment la liberté de choisir ou de modifier le régime par contrat.

Points essentiels

  • La loi française prévoit plusieurs régimes matrimoniaux, mais le régime par défaut est la communauté réduite aux acquêts, sauf contrat contraire.
  • La liberté contractuelle permet aux époux de choisir leur régime ou d’en changer durant le mariage, sous certaines conditions.
  • La réforme de 2004 a renforcé la liberté des époux dans la gestion de leurs biens et facilité la modification du régime matrimonial.
  • La gestion des biens et la répartition en cas de divorce ou décès dépendent du régime choisi.
  • La nullité du contrat de mariage ou le non-respect du régime peut entraîner des conséquences juridiques importantes, notamment en matière de succession.

À retenir

Les régimes matrimoniaux structurent la gestion patrimoniale des époux, leur permettant d’adapter leur organisation à leur situation, tout en étant encadrés par la loi pour garantir la protection de chacun.

Tableaux de Synthèse

AspectFiliation légitimeFiliation naturelleFiliation adoptive
DéfinitionNaissance d’un mariage, présomption légaleHors mariage, reconnaissance volontaire ou loiAdoption par un couple ou une personne
PresomptionOui, forteNon, doit être prouvéeNon, créée par acte juridique
Effets juridiquesStatut renforcé, droits successorauxDroits renforcés par reconnaissance et possession d’étatEffets identiques à la filiation biologique
ReconnaissanceFacultative, souvent automatiqueNécessaire si hors mariageActe volontaire ou judiciaire
Possession d’étatPeut établir la filiation en cas de doutePeut renforcer la filiationN/A

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre filiation légitime et naturelle, notamment en oubliant la présomption de légitimité dans le mariage.
  2. Croire que la reconnaissance volontaire est toujours nécessaire pour établir la filiation hors mariage.
  3. Confondre possession d’état et reconnaissance officielle, alors que la première peut suffire à établir la filiation.
  4. Penser que la filiation adoptive n’a pas d’effets en matière successorale.
  5. Sous-estimer l’impact de la législation récente sur la filiation hors mariage, notamment la reconnaissance postnatale.
  6. Confondre la nullité du mariage avec la contestation de la filiation.
  7. Oublier que la filiation peut être contestée ou établie par une procédure judiciaire.

Checklist Examen

  1. Vérifier la différence entre filiation légitime et naturelle.
  2. Expliquer le rôle de la présomption de légitimité dans le mariage.
  3. Définir la reconnaissance volontaire et ses modalités.
  4. Identifier les effets de la possession d’état sur la filiation.
  5. Décrire les effets juridiques de la filiation adoptive.
  6. Citer les conditions pour établir la filiation hors mariage.
  7. Expliquer la procédure de contestation de filiation.
  8. Distinguer nullité du mariage et contestation de filiation.
  9. Analyser l’impact de la législation récente sur la filiation hors mariage.
  10. Définir l’obligation alimentaire entre membres de la famille.
  11. Identifier les cas où l’obligation alimentaire peut être limitée ou exclue.
  12. Vérifier la compatibilité entre filiation et obligation alimentaire dans un cas pratique.

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Filiation — définition ?

Lien juridique entre un enfant et ses parents.

Filiation — définition?

Lien juridique entre enfant et parents.

Évolutions sociétales — rôle ?

Influencent la conception et la régulation du droit de la famille.

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