QCM : Croissance économique et innovation — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Perroux, quelle définition correspond à la croissance économique ?

Une hausse ponctuelle de la production provoquée par une reprise conjoncturelle
Une augmentation soutenue d’un indicateur en volume, notamment du PIB réel, sur une longue période
Une amélioration des capabilités individuelles indépendamment de la production réelle
Une transformation qualitative des institutions et des comportements sociaux

Une augmentation soutenue d’un indicateur en volume, notamment du PIB réel, sur une longue période

Explication

Pour Perroux, la croissance est une augmentation soutenue et durable d’un indicateur en volume, notamment du PIB en termes réels. Elle se distingue ainsi de l’expansion, qui est davantage conjoncturelle et de court terme.

2. Quelle distinction caractérise le mieux la croissance et le développement selon Perroux ?

La croissance est qualitative, tandis que le développement mesure uniquement l’augmentation du PIB réel
La croissance est principalement quantitative, tandis que le développement combine des changements qualitatifs durables
La croissance est nécessairement brève, tandis que le développement correspond à une fluctuation conjoncturelle
La croissance concerne les individus, tandis que le développement concerne exclusivement les entreprises

La croissance est principalement quantitative, tandis que le développement combine des changements qualitatifs durables

Explication

La croissance désigne surtout une hausse quantitative de la production. Le développement associe des changements mentaux et sociaux permettant une progression durable et cumulative du produit réel global.

3. Une politique qui vise à permettre aux individus de choisir leur mode de vie et de saisir des opportunités renforce principalement leurs quoi, au sens de Sen ?

Leurs économies de consommations intermédiaires
Leurs capabilités
Leurs facteurs de production
Leurs exportations nettes

Leurs capabilités

Explication

Pour Sen, les capabilités sont les capacités des individus à saisir des opportunités et à vivre selon leurs propres aspirations, en toute autonomie.

4. Que montre le résultat mis en évidence par Easterlin en 1974 concernant le PIB par habitant et le bonheur ?

Que le bonheur diminue systématiquement lorsque le PIB par habitant augmente
Que le bonheur augmente nécessairement au même rythme que le PIB par habitant
Que le PIB par habitant mesure directement la satisfaction subjective
Qu’à long terme, leur relation n’est pas clairement établie

Qu’à long terme, leur relation n’est pas clairement établie

Explication

Easterlin montre qu’à long terme, il n’existe pas de lien clair entre la hausse du PIB par habitant et le bonheur ressenti. Le PIB par habitant mesure une production moyenne, tandis que le bonheur est une évaluation subjective.

5. Entre 1973 et 2003, quelle évolution a été observée aux États-Unis selon les données du General Social Survey ?

Le revenu réel et le bonheur moyen ont tous deux doublé
Le revenu réel est resté stable tandis que le niveau moyen de bonheur a doublé
Le revenu réel et le bonheur moyen ont tous deux diminué
Le revenu réel a doublé tandis que le niveau moyen de bonheur est resté stable

Le revenu réel a doublé tandis que le niveau moyen de bonheur est resté stable

Explication

Sur cette période, le revenu réel américain a doublé, alors que le niveau moyen de bonheur est demeuré stable selon le General Social Survey.

6. Selon Kahneman et Deaton, jusqu’à quel niveau annuel le revenu est-il positivement corrélé au bien-être émotionnel dans leurs données américaines ?

Jusqu’à 1 million de dollars par an
Jusqu’à 75 000 dollars par an
Jusqu’à 150 000 dollars par an
Jusqu’à 25 000 dollars par an

Jusqu’à 75 000 dollars par an

Explication

Kahneman et Deaton constatent une corrélation positive entre le revenu et le bien-être émotionnel jusqu’à 75 000 dollars annuels. Au-delà de ce seuil, l’impact supplémentaire n’est plus significatif.

7. Pourquoi le bien-être subjectif ne se confond-il pas avec le bien commun ?

Une satisfaction individuelle élevée garantit nécessairement une bonne qualité de l’environnement
Une forte satisfaction individuelle peut coexister avec des tensions sociales ou un environnement dégradé
Le bien-être subjectif est toujours mesuré par le PIB, contrairement au bien commun
Le bien commun dépend uniquement du revenu individuel déclaré par les habitants

Une forte satisfaction individuelle peut coexister avec des tensions sociales ou un environnement dégradé

Explication

Le bien-être subjectif correspond à une appréciation individuelle, qui peut rester élevée malgré des tensions sociales ou une mauvaise qualité environnementale. Il ne suffit donc pas à évaluer le bien commun.

8. Une économie augmente fortement ses quantités de travail et de capital sans améliorer leur efficacité. De quelle forme de croissance s’agit-il principalement ?

D’une croissance extensive
D’une croissance endogène
D’une croissance intensive
D’une croissance qualitative

D’une croissance extensive

Explication

La croissance extensive repose sur l’augmentation des quantités de facteurs de production. La croissance intensive, au contraire, provient d’une meilleure efficacité ou productivité de ces facteurs.

9. Laquelle de ces évolutions constitue une source de croissance intensive ?

Une division accrue du travail améliorant l’efficacité de la production
Une augmentation du nombre de travailleurs sans changement de productivité
Une accumulation de capital sans réorganisation de la production
Une hausse des consommations intermédiaires à production inchangée

Une division accrue du travail améliorant l’efficacité de la production

Explication

La division du travail fait partie des sources de croissance intensive, car elle peut améliorer l’efficacité de la production. Les autres propositions décrivent surtout une augmentation des quantités de facteurs ou des ressources utilisées.

10. Quelle opposition distingue le modèle de Solow de l’analyse de Romer concernant le progrès technique ?

Solow l’explique par la seule division du travail, tandis que Romer l’explique par la seule substitution du capital au travail
Solow l’associe à la croissance extensive, tandis que Romer l’exclut de toute analyse de la croissance
Solow le considère comme endogène, tandis que Romer le considère comme indépendant des décisions économiques
Solow le considère comme exogène, tandis que Romer montre que les décisions et politiques économiques peuvent l’influencer

Solow le considère comme exogène, tandis que Romer montre que les décisions et politiques économiques peuvent l’influencer

Explication

Dans le modèle de Solow de 1956, le progrès technique est exogène au processus de production. Romer montre en 1986 que les décisions et les politiques économiques peuvent influencer son rythme, ce qui le rend endogène.

11. Quelles sont les trois fonctions des politiques publiques distinguées par Musgrave ?

Accroître l’emploi, équilibrer le budget et soutenir les entreprises
Développer les infrastructures, fixer les salaires et maîtriser les importations
Financer les exportations, contrôler les prix et réduire les impôts
Favoriser la croissance, stabiliser l’économie et redistribuer les richesses

Favoriser la croissance, stabiliser l’économie et redistribuer les richesses

Explication

Musgrave distingue la fonction de croissance à long terme, la stabilisation à court et moyen terme et la redistribution des richesses. La stabilisation conjoncturelle ne doit pas être confondue avec les politiques structurelles de long terme.

12. Quelle définition décrit le mieux le PIB potentiel ?

Le niveau maximal de production durable sans tensions inflationnistes
Le niveau de production que l’économie ne peut jamais dépasser
Le niveau de production observé pendant une récession
Le niveau de production correspondant à l’équilibre budgétaire

Le niveau maximal de production durable sans tensions inflationnistes

Explication

Le PIB potentiel correspond au niveau de production durable obtenu grâce à une pleine utilisation des capacités sans créer de tensions inflationnistes. Il ne constitue pas un plafond strict que la production ne pourrait jamais dépasser.

13. Une économie produit 980 milliards d’euros alors que son PIB potentiel est estimé à 1 000 milliards. Comment caractérise-t-on son output gap ?

Il est impossible à déterminer sans connaître le taux de chômage
Il est négatif, car le PIB effectif est inférieur au PIB potentiel
Il est positif, car la production reste inférieure aux capacités
Il est nul, car la production reste proche du potentiel

Il est négatif, car le PIB effectif est inférieur au PIB potentiel

Explication

L’output gap mesure l’écart entre le PIB effectif et le PIB potentiel. Ici, 980 est inférieur à 1 000, donc l’écart est négatif.

14. Quelle orientation de politique monétaire est généralement associée à un output gap négatif ?

Une politique commerciale destinée à réduire les importations
Une politique accommodante destinée à stimuler l’économie
Une politique neutre visant à maintenir les taux inchangés
Une politique restrictive destinée à freiner la demande

Une politique accommodante destinée à stimuler l’économie

Explication

Lorsque l’output gap est inférieur à zéro, l’activité effective est en dessous du potentiel, ce qui peut conduire à une politique monétaire accommodante pour stimuler l’économie. Un output gap positif peut au contraire justifier une orientation restrictive.

15. Quelle transformation caractérise principalement la croissance économique moderne à partir d’environ 1800 ?

Une stagnation durable de la production dans toutes les régions
Une réduction généralisée des écarts de niveau de vie avant l’industrialisation
Une accélération durable de la production liée à la révolution industrielle
Un ralentissement de la production provoqué par la disparition de l’agriculture

Une accélération durable de la production liée à la révolution industrielle

Explication

Avant le XIXe siècle, la croissance était généralement lente et les écarts de niveau de vie entre grandes régions restaient relativement faibles. La révolution industrielle a ensuite entraîné une accélération durable de la production à partir d’environ 1800.

16. Si une économie connaît une croissance moyenne de 2 % par an, quel ordre de grandeur décrit le mieux le temps nécessaire pour doubler sa production ?

Environ 250 ans
Environ 5 ans
Environ 100 ans
Environ 35 ans

Environ 35 ans

Explication

Depuis la révolution industrielle, une croissance moyenne d’environ 2 % par an permet de doubler la production en approximativement 35 ans. Ce résultat illustre l’effet cumulatif de la croissance.

17. À quelle période les Trente Glorieuses correspondent-elles principalement ?

De 1975 à 1990, après les premiers chocs pétroliers
De 1946 à 1975, avant leur interruption par les chocs pétroliers
De 1990 à 2008, avant la crise financière mondiale
De 1914 à 1939, avant la Seconde Guerre mondiale

De 1946 à 1975, avant leur interruption par les chocs pétroliers

Explication

Les Trente Glorieuses désignent la période 1946-1975, marquée par une forte croissance dans de nombreux pays européens. Les chocs pétroliers ont interrompu cette phase d’accélération.

18. Quelle évolution caractérise la croissance des pays en développement à partir des années 1990 ?

Elle a progressé sans ralentissement malgré la crise économique de 2008
Elle a cessé de dépendre des échanges internationaux et de l’investissement
Elle est devenue inférieure à celle des pays riches et a accru tous les écarts de revenus
Elle a dépassé celle des pays riches et favorisé une convergence, notamment en Chine et en Inde

Elle a dépassé celle des pays riches et favorisé une convergence, notamment en Chine et en Inde

Explication

À partir des années 1990, les pays en développement ont connu une croissance supérieure à celle des pays riches, ce qui a favorisé une convergence économique, notamment pour la Chine et l’Inde. Cette dynamique a toutefois ralenti après la crise de 2008.

19. Quelle succession correspond aux cinq étapes de la croissance selon Rostow ?

Société traditionnelle, récession, industrialisation, stagnation, consommation de masse
Subsistance, colonisation, indépendance, industrialisation, mondialisation
Société traditionnelle, conditions préalables au décollage, décollage, marche vers la maturité, consommation de masse
Agriculture, commerce, urbanisation, tertiarisation, économie numérique

Société traditionnelle, conditions préalables au décollage, décollage, marche vers la maturité, consommation de masse

Explication

Rostow propose une succession en cinq étapes : société traditionnelle, conditions préalables au décollage, décollage, marche vers la maturité et ère de la consommation de masse.

20. Dans le modèle de Rostow, que se produit-il pendant le décollage ?

La consommation de masse apparaît avant toute accélération régulière de la croissance
L’économie reste essentiellement traditionnelle et l’investissement diminue progressivement
La maturité est atteinte immédiatement grâce à un investissement d’environ 20 % du revenu
La croissance devient régulière en 10 à 30 ans et l’investissement passe environ de 5 % à 10 % du PIB

La croissance devient régulière en 10 à 30 ans et l’investissement passe environ de 5 % à 10 % du PIB

Explication

Le décollage est une phase brève et intense, durant généralement 10 à 30 ans, au cours de laquelle la croissance devient régulière et l’investissement augmente approximativement de 5 % à 10 % du PIB. L’investissement d’environ 20 % concerne la marche vers la maturité.

21. Quelle critique Gerschenkron adresse-t-il au modèle de Rostow ?

Les pays retardataires peuvent suivre des trajectoires spécifiques en substituant certains facteurs, avec l’aide de l’État
Tous les pays doivent parcourir exactement les mêmes étapes dans le même ordre
La croissance dépend uniquement de la consommation de masse et non de l’investissement
Les différences nationales disparaissent dès que l’industrialisation commence

Les pays retardataires peuvent suivre des trajectoires spécifiques en substituant certains facteurs, avec l’aide de l’État

Explication

Gerschenkron critique l’idée d’étapes obligatoires et uniformes en montrant que les pays retardataires peuvent emprunter des trajectoires spécifiques. Ils peuvent notamment substituer certains facteurs grâce à l’intervention de l’État.

22. Quelle caractéristique décrit le mieux la période de croissance mondiale comprise entre 1820 et 1870 ?

Le commerce international progresse plus vite que la production mondiale et les migrations européennes s’intensifient vers les pays neufs
La croissance mondiale atteint environ 5 % par an grâce à la diffusion des innovations et au plein emploi
Le premier choc pétrolier provoque le recul des politiques keynésiennes au profit du monétarisme
L’Europe représente environ les deux tiers de la production mondiale et la croissance s’appuie sur le capitalisme libéral et le libre-échange britannique

L’Europe représente environ les deux tiers de la production mondiale et la croissance s’appuie sur le capitalisme libéral et le libre-échange britannique

Explication

Entre 1820 et 1870, l’Europe domine la production mondiale et la croissance repose principalement sur le capitalisme libéral ainsi que sur le libre-échange britannique. Les autres propositions renvoient à des périodes ou mécanismes différents.

23. Quelle évolution caractérise l’économie mondiale entre 1870 et 1913 ?

Le commerce international progresse plus rapidement que la production mondiale, tandis que les investissements et les migrations européennes se développent
La croissance mondiale atteint 5 % par an et le PIB par habitant augmente de 3 % par an grâce au plein emploi
La production mondiale reste dominée par l’Europe, sans progression notable des échanges ni des migrations internationales
La hausse du prix du pétrole entraîne la fin de la forte croissance et la diffusion du monétarisme

Le commerce international progresse plus rapidement que la production mondiale, tandis que les investissements et les migrations européennes se développent

Explication

Entre 1870 et 1913, le commerce international croît plus vite que la production mondiale, les investissements internationaux se développent et 17,5 millions d’Européens migrent vers les pays neufs.

24. Une hausse annuelle de 3 % du PIB par habitant entre 1950 et 1973 correspond à quelle évolution mesurée pour cette période ?

La hausse annuelle des investissements internationaux
La progression du PIB par habitant
La croissance de la production mondiale
La croissance du commerce mondial

La progression du PIB par habitant

Explication

De 1950 à 1973, le PIB par habitant progresse d’environ 3 % par an, tandis que la croissance mondiale atteint environ 5 % et le commerce mondial environ 7 %.

25. Quel ensemble de facteurs explique principalement la dynamique des Trente Glorieuses ?

La baisse des salaires, la contraction du commerce mondial et la priorité donnée à l’austérité budgétaire
La hausse des taux d’intérêt, la raréfaction des innovations et l’abandon des politiques de plein emploi
Le retour au protectionnisme, la limitation des flux de capitaux et la réduction de la demande intérieure
Un ordre international coopératif, le soutien de la demande et du plein emploi, ainsi que la diffusion des innovations et des échanges

Un ordre international coopératif, le soutien de la demande et du plein emploi, ainsi que la diffusion des innovations et des échanges

Explication

Les Trente Glorieuses reposent notamment sur la coopération internationale, le soutien de la demande et du plein emploi, la diffusion des innovations, ainsi que l’expansion du commerce et des flux de capitaux.

26. Quelle proposition définit le mieux l’économie de la connaissance ?

Une économie fondée sur des matières premières immatérielles, l’innovation, la rapidité et l’adaptabilité
Une économie reposant principalement sur l’exploitation de ressources naturelles et la stabilité des procédés productifs
Une économie organisée autour de la reproduction de techniques existantes et de la limitation des réseaux numériques
Une économie centrée sur l’augmentation de la capacité de production industrielle et la standardisation des biens

Une économie fondée sur des matières premières immatérielles, l’innovation, la rapidité et l’adaptabilité

Explication

L’économie de la connaissance privilégie les ressources immatérielles, comme l’information et les réseaux numériques, ainsi que l’innovation, la rapidité et l’adaptabilité. Elle se distingue ainsi de l’économie industrielle centrée sur la capacité de production.

27. Quelle distinction oppose correctement l’innovation à l’imitation dans l’économie contemporaine ?

L’innovation réduit les connaissances disponibles, tandis que l’imitation accroît systématiquement leur nouveauté
L’innovation produit de nouvelles connaissances, tandis que l’imitation reprend des connaissances déjà existantes
L’innovation concerne uniquement les machines, tandis que l’imitation concerne uniquement les services numériques
L’innovation reprend des connaissances existantes, tandis que l’imitation produit nécessairement de nouvelles connaissances

L’innovation produit de nouvelles connaissances, tandis que l’imitation reprend des connaissances déjà existantes

Explication

L’innovation crée de nouvelles connaissances, alors que l’imitation reprend des connaissances existantes. Les économies contemporaines dépendent davantage de la production de connaissances et de l’innovation.

28. Une entreprise valorise le savoir-faire de ses salariés, ses brevets et ses relations avec ses clients : quelles formes de capital immatériel mobilise-t-elle ?

Le capital financier, le capital physique et le capital naturel
Le capital humain, le capital structurel et le capital relationnel
Le capital structurel, le capital financier et le capital humain
Le capital relationnel, le capital naturel et le capital physique

Le capital humain, le capital structurel et le capital relationnel

Explication

Le savoir-faire relève du capital humain, les brevets du capital structurel et les relations avec les clients du capital relationnel. Ces trois formes constituent les principaux capitaux immatériels mobilisés par les entreprises.

29. Quelle situation illustre un effet de débordement du capital immatériel ?

Une dépense de recherche et développement est nécessairement récupérée par l’entreprise qui l’engage
La duplication d’un actif immatériel entraîne automatiquement un coût supplémentaire important
Une innovation diffusée par une entreprise profite également à d’autres entreprises
La combinaison de plusieurs actifs immatériels réduit leur efficacité globale

Une innovation diffusée par une entreprise profite également à d’autres entreprises

Explication

Les effets de débordement apparaissent lorsqu’une innovation se diffuse et bénéficie à d’autres entreprises. Les autres propositions contredisent respectivement l’irrécupérabilité, la synergie ou l’extensibilité du capital immatériel.

30. Quelle affirmation décrit correctement le poids de l’Inde et de la Chine dans l’économie mondiale au cours des années 2010 ?

Elles représentent ensemble moins d’un dixième du PIB mondial
Elles représentent ensemble environ un quart du PIB mondial
Elles constituent principalement les petits dragons asiatiques de première génération
Elles ne jouent qu’un rôle régional limité dans la production mondiale

Elles représentent ensemble environ un quart du PIB mondial

Explication

Dans les années 2010, l’Inde et la Chine représentent ensemble environ un quart du PIB mondial. Elles sont des géants émergents, et non des petits dragons asiatiques.

31. Pourquoi la croissance chinoise ralentit-elle selon les principaux facteurs économiques identifiés ?

La hausse des investissements et la diminution de l’endettement entraînent une contraction de la demande mondiale
Le retour à une économie essentiellement agricole stimule les exportations et réduit les tensions commerciales
La hausse des salaires réduit l’avantage des bas coûts, tandis que les exportations ralentissent et que l’endettement augmente
La baisse des salaires renforce la compétitivité, tandis que la consommation intérieure et les exportations progressent fortement

La hausse des salaires réduit l’avantage des bas coûts, tandis que les exportations ralentissent et que l’endettement augmente

Explication

Le ralentissement chinois s’explique notamment par la hausse des salaires, le recul de la compétitivité fondée sur les bas coûts, le ralentissement des exportations, la faiblesse de la consommation et l’augmentation de l’endettement.

32. Quelle situation correspond à la définition de la stagnation séculaire ?

Une période d’inflation élevée résultant d’un manque d’épargne et d’un excès de possibilités d’investissement
Une faible croissance structurelle liée à un excédent d’épargne, une demande insuffisante et des taux d’intérêt naturellement faibles
Une forte croissance durable provoquée par une demande supérieure à l’offre et par des taux d’intérêt naturellement élevés
Une récession temporaire causée uniquement par une baisse des exportations et une hausse des prix de l’énergie

Une faible croissance structurelle liée à un excédent d’épargne, une demande insuffisante et des taux d’intérêt naturellement faibles

Explication

La stagnation séculaire désigne une faible croissance structurelle résultant notamment d’un excédent d’épargne par rapport aux possibilités d’investissement, d’une demande globale insuffisante et de taux d’intérêt naturellement faibles.

33. Que mesure le taux d’intérêt d’équilibre et quelle évolution connaît-il depuis 1960 ?

Il égalise les recettes et les dépenses publiques et reste stable depuis 1960 malgré les variations de l’épargne
Il mesure l’écart entre les exportations et les importations et augmente depuis 1960 avec la croissance mondiale
Il égalise l’offre et la demande de fonds prêtables et baisse depuis 1960, jusqu’à devenir inférieur à zéro après 2010
Il fixe le niveau général des salaires et devient supérieur à zéro après 2010 en raison du recul de l’investissement

Il égalise l’offre et la demande de fonds prêtables et baisse depuis 1960, jusqu’à devenir inférieur à zéro après 2010

Explication

Le taux d’intérêt d’équilibre égalise l’offre et la demande de fonds prêtables lorsque la monnaie n’en modifie pas le montant. Il diminue depuis 1960 et devient inférieur à zéro depuis 2010.

34. Quelle interprétation Adam Smith donne-t-il de la division du travail dans l’explication de la croissance ?

Elle accroît la spécialisation, la productivité et l’automatisation
Elle provoque principalement une baisse des salaires réels
Elle entraîne mécaniquement la disparition du capitalisme
Elle limite la croissance par l’épuisement des ressources naturelles

Elle accroît la spécialisation, la productivité et l’automatisation

Explication

Pour Adam Smith, l’extension des échanges et la division du travail favorisent la spécialisation, ce qui augmente la productivité et l’automatisation. La limitation démographique correspond plutôt à l’analyse de Malthus.

35. Selon Malthus, quelle situation peut limiter la croissance économique ?

Une population dont la demande dépasse les capacités de production
Une baisse de la rente foncière liée au progrès technique
Une spécialisation accrue qui augmente la productivité du travail
Une hausse de l’épargne résultant d’une forte propension capitaliste

Une population dont la demande dépasse les capacités de production

Explication

Malthus estime que la croissance est limitée lorsqu’une population génère une demande supérieure aux capacités de production, dans un contexte également soumis à des contraintes naturelles comme les épidémies ou les guerres.

36. Quel mécanisme Ricardo associe-t-il à l’apparition possible d’un état stationnaire ?

L’augmentation de la population active et de la productivité globale des facteurs
La division du travail, l’automatisation et l’extension des échanges
La baisse de la composition organique du capital et la hausse du profit
Les rendements décroissants, la rente foncière et la hausse des salaires

Les rendements décroissants, la rente foncière et la hausse des salaires

Explication

Ricardo introduit les rendements décroissants et considère que la rente foncière ainsi que la hausse des salaires peuvent conduire à un état stationnaire. Le commerce international et le progrès technique peuvent toutefois le repousser.

37. Quelle contradiction du capitalisme Karl Marx considère-t-il comme susceptible de provoquer sa disparition ?

La baisse du taux de profit liée à l’intensification de l’exploitation et à la hausse de la composition organique du capital
La hausse de la productivité issue de la division du travail et de l’automatisation
La diminution de la demande provoquée par la baisse de la population
La progression de la rente foncière résultant de rendements croissants

La baisse du taux de profit liée à l’intensification de l’exploitation et à la hausse de la composition organique du capital

Explication

Marx met en avant des contradictions internes du capitalisme, notamment l’intensification de l’exploitation, la hausse de la composition organique du capital et la baisse du taux de profit.

38. Pourquoi l’investissement joue-t-il un double rôle dans le modèle de Harrod-Domar ?

Il soutient la demande à court terme et accroît les capacités de production à long terme
Il réduit la demande à court terme et diminue les capacités de production à long terme
Il agit sur les salaires à court terme et sur la rente foncière à long terme
Il détermine la population active à court terme et la productivité à long terme

Il soutient la demande à court terme et accroît les capacités de production à long terme

Explication

Dans Harrod-Domar, l’investissement stimule immédiatement la demande agrégée et augmente ensuite les capacités de production. Cette double fonction contribue à rendre la trajectoire de croissance instable.

39. Une économie a un taux d’épargne de 24 % et un coefficient de capital égal à 4. Quel est son taux de croissance garanti selon Harrod-Domar ?

96 %
6 %
20 %
10 %

6 %

Explication

Le taux de croissance garanti est calculé par la formule g_w=s/v. Ici, 0,24/4=0,06, soit 6 %.

40. Quelle condition doit être satisfaite pour obtenir une croissance stable de plein emploi dans le modèle de Harrod-Domar ?

Le taux garanti doit dépasser simultanément le taux effectif et le taux naturel
Le taux d’épargne doit être égal au taux de croissance de la population active
Le taux effectif, le taux garanti et le taux naturel doivent être égaux
Le taux naturel doit être nul pour stabiliser les capacités de production

Le taux effectif, le taux garanti et le taux naturel doivent être égaux

Explication

La stabilité de plein emploi exige l’égalité entre le taux effectif g, le taux garanti g_w et le taux naturel g_n : g=g_w=g_n.

41. Dans le modèle de Harrod-Domar, que risque-t-il de se produire si l’investissement croît au-delà du taux garanti ?

La demande dépasse les capacités de production, ce qui entraîne une inflation durable
L’épargne devient automatiquement nulle et l’investissement disparaît
La croissance converge immédiatement vers un équilibre de plein emploi
Les capacités de production dépassent la demande, ce qui fait apparaître un chômage chronique

Les capacités de production dépassent la demande, ce qui fait apparaître un chômage chronique

Explication

Un investissement supérieur au taux garanti accroît les capacités de production plus rapidement que la demande. Cette insuffisance relative de la demande peut provoquer un chômage chronique et une crise déflationniste.

42. Quelle fonction de production caractérise le modèle néoclassique de Solow présenté ici ?

Y=K^αL^α, avec α>1
Y=K^αL^(1−α), avec 0<α<1
Y=K/L, avec α=0
Y=K+L, avec α=1

Y=K^αL^(1−α), avec 0<α<1

Explication

Solow utilise une fonction de production de type Cobb-Douglas, Y=K^αL^(1−α), où 0<α<1. Elle implique des rendements d’échelle constants, mais des rendements décroissants pour chaque facteur pris isolément.

43. Que se passe-t-il dans le modèle de Solow sans progrès technique lorsque le capital par tête augmente ?

La production par tête augmente, puis les rendements décroissants conduisent à un état stationnaire
La production par tête diminue immédiatement jusqu’à l’annulation de l’investissement
Le capital par tête disparaît dès que la dépréciation commence
La production par tête augmente indéfiniment à un rythme constant

La production par tête augmente, puis les rendements décroissants conduisent à un état stationnaire

Explication

Sans progrès technique, l’accumulation du capital accroît d’abord la production par tête, mais les rendements décroissants finissent par conduire à un état stationnaire. À ce point, l’investissement compense seulement la dépréciation du capital.

44. Avec un progrès technique exogène, à quel rythme le PIB par tête croît-il à long terme dans le modèle de Solow ?

Au rythme de l’accumulation du capital, indépendamment du progrès technique
Au rythme de la dépréciation du capital
Au rythme du progrès technique
Au rythme de la seule croissance de la population

Au rythme du progrès technique

Explication

Avec un progrès technique exogène, le PIB et le capital suivent à long terme le rythme combiné du progrès technique et de la population, tandis que le PIB par tête croît au rythme du progrès technique.

45. Dans quelle situation la convergence entre pays prévue par le modèle de Solow est-elle la plus probable ?

Lorsque les pays ont des niveaux de population très différents mais des institutions opposées
Lorsque les pays disposent de technologies identiques malgré des infrastructures très inégales
Lorsque les pays ont des taux d’épargne différents et des caractéristiques structurelles incompatibles
Lorsque les pays ont des institutions, un capital humain et des infrastructures comparables

Lorsque les pays ont des institutions, un capital humain et des infrastructures comparables

Explication

La convergence prédite par Solow est conditionnelle : elle est surtout attendue entre pays présentant des caractéristiques comparables, notamment en matière d’institutions, de capital humain et d’infrastructures.

46. Que mesure la productivité globale des facteurs dans une fonction de production ?

La part de la production non expliquée par le capital et le travail
La quantité totale de travail mobilisée par les entreprises
Le volume d’investissement consacré aux infrastructures publiques
La part de la production expliquée par le capital physique

La part de la production non expliquée par le capital et le travail

Explication

La PGF est un résidu qui mesure la part de la production non expliquée par l’accumulation du capital et du travail. Abramovitz l’a appelée une « mesure de notre ignorance » en raison de son caractère résiduel.

47. Quelle caractéristique distingue principalement le capital technologique du capital physique ?

Le capital technologique est produit uniquement par les infrastructures publiques
Le capital technologique est non rival et peut être reproduit à coût marginal quasi nul
Le capital technologique est matériel et ne peut servir qu’à un seul agent
Le capital technologique perd rapidement sa valeur lorsqu’il est partagé

Le capital technologique est non rival et peut être reproduit à coût marginal quasi nul

Explication

Le capital technologique correspond à des connaissances non rivales, reproductibles à coût marginal quasi nul et susceptibles de produire des externalités positives. Le capital physique est généralement utilisable par un nombre limité d’agents à un moment donné.

48. Selon Romer, comment les dépenses de recherche et développement soutiennent-elles la croissance de long terme ?

Elles réduisent la diffusion des connaissances entre les entreprises concurrentes
Elles assurent une croissance indépendante de toute innovation nouvelle
Elles produisent une accumulation cumulative de connaissances générant des rendements croissants
Elles remplacent progressivement le capital humain par du capital physique

Elles produisent une accumulation cumulative de connaissances générant des rendements croissants

Explication

Chez Romer, la recherche et développement accroît cumulativement le stock de connaissances. Cette accumulation génère des rendements croissants et une croissance de long terme auto-entretenue.

49. Une personne qui améliore ses compétences, son expérience et sa santé accroît principalement quel type de capital ?

Le capital physique
Le capital humain
Le capital public
Le capital technologique

Le capital humain

Explication

Le capital humain regroupe les connaissances, les compétences, les expériences et certaines caractéristiques individuelles, comme la santé, qui améliorent l’efficacité productive et peuvent être valorisées économiquement.

50. Selon Aghion et Howitt, comment la concurrence agit-elle sur l’innovation selon la position technologique des entreprises ?

Elle décourage les entreprises proches de la frontière et favorise uniquement les entreprises imitatrices
Elle stimule surtout les entreprises proches de la frontière et peut décourager celles qui en sont très éloignées
Elle supprime l’intérêt d’innover dès qu’une entreprise possède un avantage technologique
Elle stimule de la même manière toutes les entreprises, quelle que soit leur position technologique

Elle stimule surtout les entreprises proches de la frontière et peut décourager celles qui en sont très éloignées

Explication

La concurrence incite principalement les entreprises proches de la frontière technologique à innover. Elle peut toutefois décourager les entreprises trop éloignées, qui ont moins de chances de rattraper leurs concurrentes.

51. Quelle relation entre concurrence et productivité est décrite par une courbe en U inversé ?

La productivité augmente avec une concurrence modérée, puis diminue lorsque la concurrence devient excessive
La productivité augmente proportionnellement à la concurrence sans effet négatif possible
La productivité reste stable tant que la concurrence demeure inférieure à son niveau maximal
La productivité diminue lorsque la concurrence augmente, puis remonte après un seuil

La productivité augmente avec une concurrence modérée, puis diminue lorsque la concurrence devient excessive

Explication

Une concurrence modérée stimule la productivité, notamment en incitant les entreprises à innover. Une concurrence excessive peut toutefois réduire les gains de productivité, d’où la forme en U inversé.

52. Quel équilibre caractérise un marché efficace favorisant l’innovation ?

La concurrence joue le rôle de carotte et les brevets celui de bâton
La concurrence incite à innover et les droits de propriété temporairement protégés rémunèrent les innovateurs
Les brevets remplacent la concurrence et rendent inutile toute incitation supplémentaire
La concurrence et les brevets empêchent tous deux l’entrée de nouveaux producteurs

La concurrence incite à innover et les droits de propriété temporairement protégés rémunèrent les innovateurs

Explication

La concurrence joue le rôle de bâton en poussant les entreprises à innover, tandis que les droits de propriété temporairement protégés jouent le rôle de carotte en rémunérant les innovateurs.

53. Que décrit le paradoxe de Lucas concernant les flux internationaux de capitaux ?

Les capitaux se dirigent spontanément vers les pays pauvres en raison de leurs institutions solides
Les capitaux ne vont pas spontanément vers les pays pauvres malgré des rendements théoriques supérieurs, notamment à cause des risques et des faiblesses institutionnelles
Les pays riches évitent les investissements étrangers lorsque les rendements attendus sont élevés
Les capitaux se répartissent également entre les pays dès que les écarts de productivité apparaissent

Les capitaux ne vont pas spontanément vers les pays pauvres malgré des rendements théoriques supérieurs, notamment à cause des risques et des faiblesses institutionnelles

Explication

Le paradoxe de Lucas désigne l’absence de flux spontanés de capitaux vers les pays pauvres, malgré des rendements théoriquement supérieurs. Les risques, les faiblesses financières et les carences institutionnelles expliquent notamment ce phénomène.

54. Que signifie la convergence moyenne entre pays en développement et pays avancés ?

Tous les pays en développement dépassent les pays avancés en niveau de PIB par tête
Les écarts de PIB par tête disparaissent simultanément pour tous les pays
Les pays avancés enregistrent systématiquement une croissance plus rapide que les pays pauvres
Les pays en développement connaissent en moyenne une croissance du PIB par tête plus rapide que les pays avancés

Les pays en développement connaissent en moyenne une croissance du PIB par tête plus rapide que les pays avancés

Explication

La convergence moyenne signifie que les pays en développement augmentent en moyenne leur PIB par tête plus rapidement que les pays avancés. Elle peut toutefois coexister avec une divergence aux extrêmes, certains pays stagnant ou étant dépassés par d’autres.

55. Un pays a réussi une première phase d’imitation technologique, mais son revenu stagne sans parvenir à créer des innovations de frontière. Quelle situation décrit ce cas ?

La trappe des pays à revenu intermédiaire
Une convergence complète
Une accélération automatique du rattrapage
Le paradoxe de Lucas

La trappe des pays à revenu intermédiaire

Explication

La trappe des pays à revenu intermédiaire correspond au blocage durable de pays qui ont bénéficié de l’imitation, mais ne parviennent pas à passer à l’innovation de rupture. L’imitation permet le rattrapage initial, mais ne suffit pas à franchir le plafond de revenu.

56. Pourquoi les capitaux se dirigent-ils souvent vers les pays riches plutôt que vers les pays pauvres, malgré des rendements théoriquement supérieurs dans ces derniers ?

Les pays pauvres interdisent systématiquement tout investissement étranger
Les pays riches sont mieux dotés en institutions et présentent généralement moins de risques
Les pays pauvres offrent généralement des institutions plus solides et des risques plus faibles
Les pays riches ont des rendements théoriques du capital toujours supérieurs à ceux des pays pauvres

Les pays riches sont mieux dotés en institutions et présentent généralement moins de risques

Explication

Le paradoxe de Lucas s’explique notamment par le fait que les pays riches disposent d’institutions plus solides et sont perçus comme moins risqués. Les flux observés peuvent donc aller vers eux malgré un rendement théorique plus élevé dans les pays pauvres.

57. Comment Schumpeter décrit-il la progression de la croissance économique ?

Comme une stagnation durable sans transformation technologique
Comme une succession de vagues d’innovations provoquant des ruptures
Comme une évolution déterminée principalement par la démographie
Comme une progression régulière et linéaire

Comme une succession de vagues d’innovations provoquant des ruptures

Explication

Selon Schumpeter, la croissance avance par vagues successives d’innovations majeures, qui entraînent des ruptures et des sauts plutôt qu’une progression continue.

58. Pourquoi les gains de productivité d’une nouvelle technologie peuvent-ils être limités au début de sa diffusion ?

Parce que son intégration exige des innovations de procédé et une diffusion sectorielle
Parce que les statistiques mesurent immédiatement tous ses effets
Parce que la technologie disparaît avant d’être utilisée
Parce que les entreprises réduisent nécessairement leurs investissements

Parce que son intégration exige des innovations de procédé et une diffusion sectorielle

Explication

Les effets initiaux d’une technologie restent faibles tant que les innovations de procédé et sa diffusion dans les différents secteurs ne sont pas suffisamment développées.

59. Que désigne le paradoxe de Solow ?

La baisse du nombre d’ordinateurs lorsque la productivité augmente
La hausse de la productivité malgré l’absence d’ordinateurs
L’absence d’innovation dans les secteurs utilisant des ordinateurs
La stagnation apparente de la productivité malgré la diffusion des ordinateurs

La stagnation apparente de la productivité malgré la diffusion des ordinateurs

Explication

Le paradoxe de Solow souligne que les ordinateurs peuvent être visibles partout alors que leurs gains de productivité restent d’abord peu visibles dans les statistiques.

60. Quel élément caractérise principalement le capital social ?

Le montant des ressources naturelles disponibles
Le volume des investissements financiers réalisés
La qualité des relations fondées sur la confiance et la coopération
La quantité d’équipements détenus par les producteurs

La qualité des relations fondées sur la confiance et la coopération

Explication

Le capital social est immatériel et relationnel : il repose notamment sur la confiance, la coopération et les normes partagées entre producteurs.

61. Comment la confiance influence-t-elle les échanges économiques selon Arrow ?

Elle accroît les coûts de transaction par une surveillance accrue
Elle limite les échanges aux partenaires appartenant au même groupe
Elle supprime le besoin de toute institution publique
Elle réduit les coûts de transaction en facilitant la coopération

Elle réduit les coûts de transaction en facilitant la coopération

Explication

La confiance est une capacité à coopérer qui fluidifie les échanges et réduit les coûts de transaction, contrairement à la défiance, qui impose davantage de surveillance et de contrainte.

62. Quel enchaînement peut résulter d’une faible confiance dans l’économie ?

Une coopération renforcée, puis une baisse des coûts de transaction
Davantage d’opportunisme, puis une régulation excessive pouvant favoriser la corruption et les rentes
Moins d’opportunisme, puis une régulation plus légère et une activité accrue
Une égalité accrue des chances, puis une croissance durable

Davantage d’opportunisme, puis une régulation excessive pouvant favoriser la corruption et les rentes

Explication

Une faible confiance favorise les comportements opportunistes et peut entraîner une régulation publique trop lourde, la corruption et les rentes, ce qui étouffe l’activité.

63. Quelle situation correspond à des institutions inclusives ?

L’État garantit le droit, limite le pouvoir et protège l’égalité des chances
Le pouvoir public abandonne l’encadrement des échanges économiques
Une minorité accapare les ressources et contrôle les décisions
Les élites économiques disposent d’un accès privilégié à tous les investissements

L’État garantit le droit, limite le pouvoir et protège l’égalité des chances

Explication

Les institutions inclusives garantissent l’État de droit, encadrent le pouvoir, assurent l’égalité des chances et soutiennent la liberté d’entreprendre grâce à un État impartial.

64. Par quel mécanisme des inégalités excessives peuvent-elles freiner la croissance ?

Elles réduisent la demande et limitent l’accès au crédit, à la formation et à l’innovation
Elles garantissent une meilleure stabilité financière aux ménages endettés
Elles augmentent toujours la consommation des ménages modestes
Elles facilitent l’investissement des individus peu fortunés

Elles réduisent la demande et limitent l’accès au crédit, à la formation et à l’innovation

Explication

Des inégalités excessives peuvent réduire la demande, accroître l’endettement des ménages modestes et limiter leur accès au crédit, à la formation et à l’innovation.

65. Quelle distinction permet de différencier des inégalités favorables à l’efficacité d’inégalités nuisibles ?

Les premières réduisent la création de valeur, tandis que les secondes stimulent la productivité
Les premières rémunèrent l’innovation, tandis que les secondes proviennent de la captation de rentes
Les premières proviennent de rentes, tandis que les secondes rémunèrent l’innovation
Les premières résultent de la redistribution, tandis que les secondes viennent de la formation

Les premières rémunèrent l’innovation, tandis que les secondes proviennent de la captation de rentes

Explication

Les inégalités qui rémunèrent l’innovation et les talents peuvent soutenir l’efficacité, alors que celles issues de la captation de rentes correspondent à une appropriation plutôt qu’à une création de valeur.

66. Quelle évolution décrit la courbe de Kuznets ?

Les inégalités augmentent d’abord, puis diminuent avec l’extension de la classe moyenne et la redistribution
Les inégalités restent constantes quel que soit le niveau de développement
Les inégalités diminuent dès le début du développement économique
Les inégalités augmentent continuellement lorsque les politiques redistributives se développent

Les inégalités augmentent d’abord, puis diminuent avec l’extension de la classe moyenne et la redistribution

Explication

La courbe de Kuznets présente deux phases : le développement accroît d’abord les inégalités, puis celles-ci diminuent lorsque la classe moyenne s’étend et que les politiques redistributives progressent.

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Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Croissance économique et innovation.

Comment Perroux définit-il la croissance économique ?

Une augmentation soutenue d'un indicateur en volume sur une longue période.

Qu'est-ce que le développement selon Perroux ?

La combinaison de changements mentaux et sociaux permettant une croissance durable du produit réel global.

Que désignent les capabilités selon Sen ?

La capacité des individus à saisir des opportunités et vivre selon leurs aspirations en autonomie.

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