QCM : Grands courants de la pensée économique — 59 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de l’économie selon Edmond Malinvaud :

L’analyse économique porte notamment sur la production, la distribution et la consommation.
La définition de Malinvaud exclut les institutions facilitant les opérations économiques.
La science économique examine les ressources abondantes indépendamment des besoins sociaux.
L’économie concerne des hommes vivant en société et leurs besoins collectifs.
L’économie étudie l’emploi de ressources rares pour satisfaire les besoins humains.

L’analyse économique porte notamment sur la production, la distribution et la consommation. · L’économie concerne des hommes vivant en société et leurs besoins collectifs. · L’économie étudie l’emploi de ressources rares pour satisfaire les besoins humains.

Explication

L’économie étudie l’utilisation de ressources rares pour satisfaire les besoins humains dans la société. Elle analyse la production, la distribution, la consommation et les institutions qui facilitent ces opérations. Les ressources étudiées sont rares, et les institutions sont intégrées à cette définition.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les approches positive et normative de l’économie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’économie normative recherche une organisation jugée meilleure de l’activité économique.
L’économie positive explique les comportements soumis à des contraintes naturelles et institutionnelles.
La distinction oppose l’explication des réalités à leur évaluation et leur organisation.
L’économie positive propose directement la meilleure répartition des ressources.
L’économie normative décrit les comportements sans porter de jugement organisationnel.

L’économie normative recherche une organisation jugée meilleure de l’activité économique. · L’économie positive explique les comportements soumis à des contraintes naturelles et institutionnelles. · La distinction oppose l’explication des réalités à leur évaluation et leur organisation.

Explication

L’économie positive explique les comportements des agents soumis à des contraintes. L’économie normative évalue les organisations possibles et recherche la meilleure production, distribution et consommation. La proposition attribuant cette recherche à l’économie positive inverse donc la distinction.

3. Concernant la naissance et l’objectif du mercantilisme :

Il vise principalement un déficit commercial favorable à la puissance étatique.
Le mercantilisme désigne une théorie élaborée par un auteur unique au XVIIIe siècle.
Le mercantilisme apparaît au XVIe siècle comme un ensemble de doctrines économiques.
La recherche d’un excédent commercial doit enrichir les marchands et renforcer l’État.
La puissance de l’État repose dans cette doctrine sur la réduction des échanges extérieurs.

Le mercantilisme apparaît au XVIe siècle comme un ensemble de doctrines économiques. · La recherche d’un excédent commercial doit enrichir les marchands et renforcer l’État.

Explication

Le mercantilisme apparaît au XVIe siècle et regroupe plusieurs doctrines. Il recherche un excédent commercial afin d’enrichir les marchands et de renforcer l’État moderne. Le déficit commercial, l’auteur unique et la réduction des échanges extérieurs ne correspondent pas à cette définition.

4. Les moyens mercantilistes d’enrichir l’État comprennent :

L’abondance de main-d’œuvre figure parmi les moyens mercantilistes d’enrichissement.
La non-intervention publique caractérise les moyens mercantilistes d’enrichissement.
L’excédent commercial constitue l’un des quatre moyens mercantilistes identifiés.
La limitation de la main-d’œuvre représente un moyen central d’enrichir l’État.
L’abondance de monnaie constitue un moyen recherché par les doctrines mercantilistes.

L’abondance de main-d’œuvre figure parmi les moyens mercantilistes d’enrichissement. · L’excédent commercial constitue l’un des quatre moyens mercantilistes identifiés. · L’abondance de monnaie constitue un moyen recherché par les doctrines mercantilistes.

Explication

Les quatre moyens sont l’abondance de main-d’œuvre, l’abondance de monnaie, l’excédent commercial et l’intervention de l’État. La limitation de la main-d’œuvre et la non-intervention publique ne font pas partie de cette liste.

5. Concernant la diversité nationale du mercantilisme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le mercantilisme anglais est colbertiste et fondé sur l’intervention industrielle.
Le mercantilisme français est bullioniste et privilégie les métaux précieux.
Le mercantilisme espagnol est industrialiste et centré sur les manufactures.
Le mercantilisme espagnol est principalement commercialiste et tourné vers les manufactures.
Le mercantilisme anglais est commercialiste et privilégie l’excédent commercial.

Le mercantilisme anglais est commercialiste et privilégie l’excédent commercial.

Explication

Le mercantilisme anglais est commercialiste et privilégie l’excédent commercial. Le mercantilisme espagnol est bullioniste, tandis que le mercantilisme français est industrialiste ou colbertiste.

6. À propos de l’analyse monétaire de Jean Bodin, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Jean Bodin relie l’abondance d’or et d’argent à une hausse générale des prix.
La réflexion de Bodin annonce la théorie quantitative de la monnaie.
Jean Bodin explique la hausse des prix par une diminution des métaux précieux.
Son analyse monétaire figure dans un ouvrage publié en 1615.
Cette analyse affirme que la richesse réelle se réduit à la quantité de monnaie détenue.

Jean Bodin relie l’abondance d’or et d’argent à une hausse générale des prix. · La réflexion de Bodin annonce la théorie quantitative de la monnaie.

Explication

Dans son ouvrage de 1568, Jean Bodin explique que l’abondance d’or et d’argent provoque une hausse des prix. Cette analyse annonce la théorie quantitative de la monnaie. Elle ne réduit pas la richesse réelle à la monnaie et ne repose pas sur une diminution des métaux précieux.

7. Concernant les mesures économiques associées à Jean-Baptiste Colbert :

Colbert abandonne les manufactures au profit d’une politique agricole prioritaire.
Colbert développe des manufactures, notamment celles des glaces et de Beauvais.
Colbert fonde une compagnie de commerce des Indes occidentales.
Colbert instaure des droits de douane contre la puissance commerciale hollandaise.
Colbert supprime les protections douanières visant les concurrents étrangers.

Colbert développe des manufactures, notamment celles des glaces et de Beauvais. · Colbert fonde une compagnie de commerce des Indes occidentales. · Colbert instaure des droits de douane contre la puissance commerciale hollandaise.

Explication

Colbert développe les manufactures, notamment la Manufacture royale des glaces et celle de Beauvais. Il fonde aussi une compagnie de commerce des Indes occidentales et instaure des droits de douane contre la puissance hollandaise. Les propositions relatives à l’abandon des manufactures et à la suppression des protections douanières sont contraires à ces mesures.

8. Antoine de Montchrestien contribue à la pensée économique en affirmant que :

L’économie politique concerne les familles sans s’intéresser aux républiques.
L’économie doit rester limitée à l’administration domestique des familles.
Le Traité d’économie politique paraît en 1568 dans le contexte des analyses monétaires.
L’économie et la politique sont inséparables dans la gestion des affaires collectives.
Le Traité d’économie politique paraît en 1616 au début du XVIIe siècle.

L’économie et la politique sont inséparables dans la gestion des affaires collectives.

Explication

Dans le Traité d’économie politique publié en 1615, Montchrestien affirme l’inséparabilité de l’économie et de la politique. Il contribue ainsi au passage d’un âge moral à un âge politique. Son économie politique concerne les républiques autant que les familles, et ne se limite donc pas à la gestion domestique. Le traité ne paraît pas en 1568 ni en 1616, cette dernière date étant incorrecte.

9. Concernant la conception de la valeur chez Cantillon, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La valeur de Cantillon correspond à la rémunération versée aux entrepreneurs.
La conception de Cantillon réduit finalement le travail à son rapport avec la terre.
Cette conception est exposée dans l’Essai sur la nature du commerce en général de 1755.
Cantillon identifie la valeur intrinsèque à la quantité d’or détenue.
Cantillon mesure la valeur intrinsèque par la quantité de terre employée.

La conception de Cantillon réduit finalement le travail à son rapport avec la terre. · Cette conception est exposée dans l’Essai sur la nature du commerce en général de 1755. · Cantillon mesure la valeur intrinsèque par la quantité de terre employée.

Explication

Cantillon mesure la valeur intrinsèque par la quantité de terre utilisée et expose cette idée dans son ouvrage de 1755. Sa conception ramène finalement le travail à la terre ; elle ne définit donc pas la valeur par l’or ni par la rémunération entrepreneuriale.

10. Parmi les propositions suivantes concernant les catégories de revenus chez Cantillon, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les gens à gages disposent de revenus certains pour leur activité.
Les entrepreneurs perçoivent des revenus certains comme les gens à gages.
Le Prince et les propriétaires fonciers appartiennent à la catégorie des entrepreneurs.
Les entrepreneurs reçoivent des revenus dont le montant demeure incertain.
Le Prince et les propriétaires fonciers sont intégrés à la catégorie des gens à gages.

Les gens à gages disposent de revenus certains pour leur activité. · Les entrepreneurs reçoivent des revenus dont le montant demeure incertain.

Explication

Cantillon distingue les entrepreneurs, qui reçoivent des revenus incertains, des gens à gages, dont les revenus sont certains. Le Prince et les propriétaires fonciers sont placés à part et ne relèvent ni des entrepreneurs ni des gens à gages.

11. À propos de la physiocratie, quelles sont les réponses exactes au sujet de son principe général ?

La physiocratie affirme l’existence d’un ordre économique naturel.
La concurrence doit pouvoir fonctionner dans un cadre respectueux de l’ordre naturel.
La physiocratie repose sur les principes directeurs du mercantilisme.
La physiocratie recommande une intervention active de l’État dans les échanges.
Le terme « physiocratie » est attribué à Pierre Samuel Dupont de Nemours en 1761.

La physiocratie affirme l’existence d’un ordre économique naturel. · La concurrence doit pouvoir fonctionner dans un cadre respectueux de l’ordre naturel. · Le terme « physiocratie » est attribué à Pierre Samuel Dupont de Nemours en 1761.

Explication

Dupont de Nemours invente le terme en 1761, et la physiocratie postule un ordre économique naturel. Elle défend le laisser-faire et le fonctionnement de la concurrence, contrairement à l’intervention active du mercantilisme.

12. Les trois classes du modèle de Quesnay comprennent :

La classe productive rassemble les activités commerciales non agricoles.
La classe stérile regroupe les activités non agricoles.
La classe stérile crée un produit net supérieur à celui de l’agriculture.
La classe productive regroupe les agriculteurs créateurs de richesse.
La classe des propriétaires reçoit la rente foncière.

La classe stérile regroupe les activités non agricoles. · La classe productive regroupe les agriculteurs créateurs de richesse. · La classe des propriétaires reçoit la rente foncière.

Explication

Le modèle de Quesnay distingue les agriculteurs de la classe productive, les propriétaires qui reçoivent la rente et la classe stérile. Cette dernière regroupe les activités non agricoles, transforme les produits mais ne crée pas de richesse nouvelle.

13. Concernant le circuit économique décrit par Quesnay, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La classe productive transforme les produits agricoles en matériel.
La classe stérile verse la rente foncière à la classe productive.
La classe productive verse une rente aux propriétaires fonciers.
La classe stérile transforme les produits et fournit notamment du matériel agricole.
La classe productive fournit des produits agricoles aux deux autres classes.

La classe productive verse une rente aux propriétaires fonciers. · La classe stérile transforme les produits et fournit notamment du matériel agricole. · La classe productive fournit des produits agricoles aux deux autres classes.

Explication

Dans le circuit de Quesnay, la classe productive verse la rente aux propriétaires et approvisionne les deux autres classes en produits agricoles. La classe stérile transforme ces produits et fournit notamment du matériel agricole ; elle ne verse pas la rente et n’assure pas elle-même la production agricole.

14. Un agriculteur récolte cinq grains après avoir engagé deux grains dans la production. Concernant l’analyse de Quesnay, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’agriculture est stérile parce qu’elle transforme des produits existants.
La classe stérile dégage le produit net caractéristique de l’agriculture.
Le rapport illustratif de Quesnay associe deux grains engagés à cinq grains obtenus.
L’agriculture est productive parce qu’elle dégage un produit net.
Toute activité non agricole produit un surplus comparable à celui de l’agriculture.

Le rapport illustratif de Quesnay associe deux grains engagés à cinq grains obtenus. · L’agriculture est productive parce qu’elle dégage un produit net.

Explication

Pour Quesnay, l’agriculture est la seule activité productive car elle dégage un produit net. Son exemple indique que deux grains peuvent en produire cinq ; la classe stérile transforme les produits sans créer ce surplus.

15. Concernant la définition smithienne de la richesse, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle désigne les revenus certains perçus par les entrepreneurs.
Elle provient de la seule activité agricole annuelle d’une nation.
Elle se définit principalement par la quantité d’or et d’argent accumulée.
Elle correspond aux réserves monétaires détenues par les propriétaires.
La richesse d’une nation correspond au produit de son travail annuel.

La richesse d’une nation correspond au produit de son travail annuel.

Explication

Smith définit la richesse comme le produit du travail annuel d’une nation, lequel fournit les choses nécessaires et commodes à la vie. L’or, l’argent, l’agriculture seule et les revenus entrepreneuriaux ne constituent pas sa définition générale de la richesse.

16. Une entreprise souhaite spécialiser davantage ses ouvriers, mais ses débouchés commerciaux restent limités. Concernant la division du travail chez Smith, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Des possibilités d’échange réduites permettent une spécialisation plus étendue.
La division du travail progresse indépendamment des possibilités d’échange.
La spécialisation peut accroître la productivité des travailleurs.
La productivité augmente lorsque les tâches restent confiées à chaque ouvrier.
L’étendue du marché limite l’extension de la division du travail.

La spécialisation peut accroître la productivité des travailleurs. · L’étendue du marché limite l’extension de la division du travail.

Explication

Chez Smith, la division du travail et la spécialisation peuvent accroître la productivité des travailleurs. L’extension de cette division dépend de l’étendue du marché et des possibilités d’échange : des débouchés limités ainsi que des échanges réduits ne permettent donc pas une spécialisation plus étendue, tandis que le maintien des tâches confiées à chaque ouvrier ne produit pas le gain de productivité décrit.

17. À propos de la valeur échangeable chez Adam Smith, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle correspond à la quantité de travail qu’une marchandise permet d’acheter.
Elle peut être exprimée par la quantité de travail commandée par sa possession.
Elle désigne la quantité d’or conservée par le propriétaire du bien.
Elle se confond avec le montant du salaire versé pour fabriquer la marchandise.
Elle correspond à la quantité de terre nécessaire à la production du bien.

Elle correspond à la quantité de travail qu’une marchandise permet d’acheter. · Elle peut être exprimée par la quantité de travail commandée par sa possession.

Explication

Pour Smith, la valeur échangeable d’une marchandise est mesurée par la quantité de travail que sa possession permet d’acheter ou de commander. Elle ne se définit ni par la terre utilisée, ni par l’or détenu, ni par le salaire de fabrication.

18. Concernant la conception smithienne de la spécialisation internationale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les échanges permettent d’obtenir des biens produits à un coût national supérieur.
L’avantage absolu repose sur le désavantage relatif le plus faible entre deux productions.
Un pays se spécialise dans les productions où sa productivité dépasse celle des autres pays.
La spécialisation smithienne concerne les productions présentant un avantage absolu.
La conception de Smith distingue la productivité directement supérieure du coût relatif.

Les échanges permettent d’obtenir des biens produits à un coût national supérieur. · Un pays se spécialise dans les productions où sa productivité dépasse celle des autres pays. · La spécialisation smithienne concerne les productions présentant un avantage absolu. · La conception de Smith distingue la productivité directement supérieure du coût relatif.

Explication

Smith associe la spécialisation à une productivité supérieure et à l’avantage absolu. Les échanges portent sur les biens qu’un pays produirait à un coût supérieur. Le désavantage relatif le plus faible relève de l’avantage comparatif ricardien, non de l’avantage absolu.

19. Dans le système smithien de la liberté naturelle, quelles sont les fonctions attribuées à l’État ?

L’État organise directement toutes les productions nationales.
L’État défend la société contre les violences extérieures.
L’État conserve certaines missions malgré la limitation de son intervention.
L’État entretient les ouvrages et institutions publics nécessaires.
L’État protège les individus contre l’injustice.

L’État défend la société contre les violences extérieures. · L’État conserve certaines missions malgré la limitation de son intervention. · L’État entretient les ouvrages et institutions publics nécessaires. · L’État protège les individus contre l’injustice.

Explication

Smith attribue à l’État la défense extérieure, la protection contre l’injustice et l’entretien des ouvrages et institutions publics nécessaires. Il ne lui confie pas l’organisation directe de toutes les productions. Le libéralisme smithien limite l’État sans le supprimer.

20. Parmi les propositions suivantes concernant la théorie ricardienne de la valeur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La valeur d’échange dépend de la quantité relative de travail nécessaire à la production.
Le travail des instruments de production est exclu du calcul de la valeur.
La valeur ricardienne repose sur le travail commandé par la marchandise.
La théorie concerne les marchandises reproductibles soumises à la concurrence.
Le travail incorporé dans les machines entre dans la détermination de la valeur.

La valeur d’échange dépend de la quantité relative de travail nécessaire à la production. · La théorie concerne les marchandises reproductibles soumises à la concurrence. · Le travail incorporé dans les machines entre dans la détermination de la valeur.

Explication

Ricardo relie la valeur d’échange à la quantité relative de travail nécessaire, en incluant le travail incorporé aux machines et instruments. Sa théorie vise les marchandises reproductibles soumises à la concurrence. Le travail commandé caractérise plutôt la valeur travail présentée chez Smith, tandis que le travail des machines n’est pas exclu.

21. L’enrichissement et la croissance démographique entraînent, selon la théorie ricardienne de la rente différentielle :

Une réduction relative de la part des profits.
Une augmentation de la part des profits dans le revenu.
Une hausse du prix des denrées agricoles.
Une diminution de la rente perçue sur les terres fertiles.
La mise en culture de terres progressivement moins fertiles.

Une réduction relative de la part des profits. · Une hausse du prix des denrées agricoles. · La mise en culture de terres progressivement moins fertiles.

Explication

La croissance démographique et l’enrichissement conduisent à cultiver des terres moins fertiles. Cette extension augmente le prix des denrées, accroît la rente des terres fertiles et réduit la part des profits. La rente des terres fertiles augmente donc, tandis que les profits diminuent relativement.

22. Un pays est moins productif dans deux productions que son partenaire commercial. Selon Ricardo, quelles propositions sont exactes ?

L’avantage comparatif dépend des coûts relatifs entre les productions.
Il peut gagner à se spécialiser dans le bien où son désavantage relatif est le plus faible.
La spécialisation avantageuse exige un avantage absolu dans le bien exporté.
Il doit abandonner les échanges parce que sa productivité est inférieure dans les deux biens.
L’avantage comparatif se confond avec une productivité nationale directement supérieure.

L’avantage comparatif dépend des coûts relatifs entre les productions. · Il peut gagner à se spécialiser dans le bien où son désavantage relatif est le plus faible.

Explication

Ricardo montre qu’un pays peut tirer avantage de l’échange même s’il est moins productif dans les deux biens. Il doit se spécialiser selon son désavantage relatif le plus faible, déterminé par les coûts relatifs. L’avantage absolu et la productivité directement comparée ne définissent pas l’avantage comparatif.

23. Concernant la conception de Say du débouché offert par un produit terminé :

La valeur du produit vendu reste sans lien avec les achats ultérieurs.
La production achevée crée une capacité d’achat correspondante.
La vente du produit permet au producteur d’acquérir d’autres produits.
Le débouché apparaît après une intervention monétaire extérieure au producteur.
Un produit terminé offre un débouché à d’autres produits pour la valeur de sa production.

La production achevée crée une capacité d’achat correspondante. · La vente du produit permet au producteur d’acquérir d’autres produits. · Un produit terminé offre un débouché à d’autres produits pour la valeur de sa production.

Explication

Pour Say, un produit terminé offre immédiatement un débouché à d’autres produits pour le montant de sa valeur. Sa vente procure au producteur les moyens d’acheter d’autres produits. Le débouché découle donc de la production et de la vente, sans dépendre d’une intervention monétaire extérieure, et la valeur vendue soutient les achats ultérieurs.

24. À propos de la loi des débouchés de Say :

La monnaie remplace durablement les produits dans le processus d’échange.
La demande doit être constituée avant toute production pour assurer les échanges.
La loi affirme qu’un produit terminé reste sans débouché pour les autres biens.
L’offre d’un produit crée un débouché correspondant à sa valeur de production.
La monnaie constitue la richesse finale échangée entre les producteurs.

L’offre d’un produit crée un débouché correspondant à sa valeur de production.

Explication

La loi de Say affirme qu’un produit terminé offre immédiatement un débouché à d’autres produits pour toute sa valeur. La monnaie n’est qu’un intermédiaire des échanges. L’idée d’une demande effective devant préexister et celle d’une monnaie constituant la richesse finale correspondent à la critique de Malthus, non à la loi de Say.

25. Selon Malthus, quelles propositions décrivent correctement les rapports entre population et subsistances ?

La population tend à augmenter selon une progression géométrique.
Les moyens de subsistance progressent selon une progression arithmétique.
La population et les subsistances suivent une progression identique.
Les subsistances peuvent augmenter plus rapidement que la population.
La croissance démographique risque de dépasser celle des moyens de subsistance.

La population tend à augmenter selon une progression géométrique. · Les moyens de subsistance progressent selon une progression arithmétique. · La croissance démographique risque de dépasser celle des moyens de subsistance.

Explication

Malthus distingue une progression géométrique de la population et une progression arithmétique des moyens de subsistance. La population peut ainsi croître plus vite que les ressources disponibles. Les deux grandeurs ne suivent donc ni une progression identique ni une progression plus rapide des subsistances.

26. Quelles propositions caractérisent la critique malthusienne de la loi des débouchés ?

La demande effective peut exister sans moyens de paiement.
Une production suffit à garantir une demande solvable correspondante.
L’offre ne crée pas nécessairement sa propre demande effective.
La volonté de payer n’intervient pas dans la demande effective.
La loi des débouchés est acceptée sans réserve par Malthus.

L’offre ne crée pas nécessairement sa propre demande effective.

Explication

Malthus critique l’idée que l’offre crée automatiquement sa propre demande. Il exige une demande effective soutenue par des moyens et par la volonté de payer. Une production ne garantit donc pas à elle seule une demande solvable, et Malthus ne reprend pas la loi des débouchés sans réserve.

27. Concernant les premières critiques de l’économie classique :

Sismondi étudie les tensions entre croissance de la production et demande solvable.
Sismondi relie la surproduction à une progression insuffisante du pouvoir d’achat.
Sismondi considère la prolétarisation comme un risque lié aux transformations productives.
Sismondi distingue son analyse de celle de Smith sur les effets du travail divisé.
Sismondi associe la mécanisation à une possible aggravation de la misère sociale.

Sismondi étudie les tensions entre croissance de la production et demande solvable. · Sismondi relie la surproduction à une progression insuffisante du pouvoir d’achat. · Sismondi considère la prolétarisation comme un risque lié aux transformations productives. · Sismondi distingue son analyse de celle de Smith sur les effets du travail divisé. · Sismondi associe la mécanisation à une possible aggravation de la misère sociale.

Explication

Sismondi souligne que la division du travail et la mécanisation peuvent accroître la misère, la prolétarisation et la surproduction. Il se distingue de Smith, pour qui la division du travail constitue une cause de richesse, et relie la surproduction à un pouvoir d’achat progressant moins vite que la production.

28. Parmi les propositions suivantes concernant le protectionnisme éducateur de List, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les droits de douane doivent soutenir progressivement le développement industriel national.
Le protectionnisme éducateur est associé à Friedrich List dans son analyse nationale.
Les droits de douane ont pour objectif principal de maintenir les industries étrangères.
Le protectionnisme éducateur vise à renforcer les forces productives d’un pays.
Le dispositif suppose la suppression complète de la concurrence étrangère.

Les droits de douane doivent soutenir progressivement le développement industriel national. · Le protectionnisme éducateur est associé à Friedrich List dans son analyse nationale. · Le protectionnisme éducateur vise à renforcer les forces productives d’un pays.

Explication

List défend des droits de douane destinés à développer progressivement les forces productives et l’industrie nationale. Cette politique ne supprime pas totalement la concurrence étrangère et ne vise pas à préserver les industries étrangères ; elle est exposée par Friedrich List.

29. À propos de la critique marxiste du capitalisme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le mode de production matériel conditionne les formes de vie sociale et intellectuelle.
L’infrastructure économique est liée aux formes politiques et intellectuelles de la société.
Les rapports de production évoluent indépendamment des forces productives.
La superstructure économique détermine directement les forces productives.
Les contradictions entre forces productives et rapports de production peuvent ouvrir une révolution sociale.

Le mode de production matériel conditionne les formes de vie sociale et intellectuelle. · L’infrastructure économique est liée aux formes politiques et intellectuelles de la société. · Les contradictions entre forces productives et rapports de production peuvent ouvrir une révolution sociale.

Explication

Marx affirme que le mode de production de la vie matérielle conditionne la vie sociale, politique et intellectuelle. Les contradictions entre forces productives et rapports de production peuvent provoquer une époque de révolution sociale ; les rapports de production ne sont pas indépendants des forces productives, et la superstructure n’est pas une infrastructure économique.

30. Concernant les notions marxistes de valeur d’usage et de valeur d’échange, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La valeur d’usage mesure directement le travail incorporé dans le capital fixe.
La valeur d’usage correspond à la capacité d’une marchandise à satisfaire un besoin.
La valeur d’échange dépend du temps de travail socialement nécessaire.
Le travail indirect incorporé dans le capital fixe participe à la valeur d’échange.
La valeur d’échange désigne l’utilité concrète d’une marchandise.

La valeur d’usage correspond à la capacité d’une marchandise à satisfaire un besoin. · La valeur d’échange dépend du temps de travail socialement nécessaire. · Le travail indirect incorporé dans le capital fixe participe à la valeur d’échange.

Explication

La valeur d’usage renvoie à l’utilité concrète d’une marchandise et à sa capacité à satisfaire un besoin. La valeur d’échange est liée au temps de travail socialement nécessaire, qui comprend le travail direct et le travail indirect incorporé dans le capital fixe.

31. Un capitaliste achète des marchandises afin de les revendre pour obtenir une somme supérieure à son avance monétaire. Quel schéma décrit cette opération ?

L’objectif de l’échange est l’obtention d’une marchandise supplémentaire.
Les marchandises servent d’intermédiaire entre l’argent avancé et l’argent récupéré.
L’opération suit le schéma A−M−A′A-M-A'.
La somme finale A′A' est supérieure à la somme initiale AA.
Les marchandises sont consommées après l’achat, sans revente.

Les marchandises servent d’intermédiaire entre l’argent avancé et l’argent récupéré. · L’opération suit le schéma $$A-M-A'$$. · La somme finale $$A'$$ est supérieure à la somme initiale $$A$$.

Explication

L’échange capitaliste suit le schéma A−M−A′A-M-A' : l’argent avancé sert à acheter des marchandises, qui sont ensuite revendues pour obtenir davantage d’argent. Les marchandises constituent donc un intermédiaire entre l’avance monétaire et la somme récupérée, avec A′>AA'>A. L’objectif est un surplus monétaire plutôt que l’obtention d’une marchandise supplémentaire ; les marchandises sont destinées à la revente et non à la consommation, tandis que M−A−M′M-A-M' décrit une autre logique d’échange.

32. Les caractéristiques de la plus-value chez Marx comprennent :

La force de travail produit une valeur supérieure à sa propre valeur d’échange.
La plus-value désigne la différence entre le capital constant et le capital variable.
La plus-value mesure l’écart entre la valeur produite par le travail et son salaire.
Le salaire correspond aux biens nécessaires à l’entretien du travailleur et de sa famille.
La plus-value correspond à la totalité de la valeur d’échange de la force de travail.

La force de travail produit une valeur supérieure à sa propre valeur d’échange. · La plus-value mesure l’écart entre la valeur produite par le travail et son salaire. · Le salaire correspond aux biens nécessaires à l’entretien du travailleur et de sa famille.

Explication

La plus-value est la différence entre la valeur produite par la force de travail et sa valeur d’échange. Cette dernière correspond au salaire nécessaire à l’entretien du travailleur et de sa famille ; la plus-value n’est donc ni la totalité du salaire ni un écart entre capital constant et capital variable.

33. Concernant l’économie politique pure selon Walras :

Elle porte principalement sur ce qui est utile dans l’organisation économique.
Elle s’applique aux biens rares, à la fois utiles et limités en quantité.
Elle étudie la détermination des prix dans un régime hypothétique de libre concurrence absolue.
Elle constitue une théorie des prix plutôt qu’une théorie générale de la justice sociale.
Elle correspond à l’étude de ce qui est juste dans la société.

Elle s’applique aux biens rares, à la fois utiles et limités en quantité. · Elle étudie la détermination des prix dans un régime hypothétique de libre concurrence absolue. · Elle constitue une théorie des prix plutôt qu’une théorie générale de la justice sociale.

Explication

Pour Walras, l’économie politique pure est la théorie de la détermination des prix sous l’hypothèse de libre concurrence absolue. Elle concerne les biens rares, utiles et limités en quantité ; l’étude de ce qui est utile relève de l’économie appliquée, tandis que celle de ce qui est juste relève de l’économie sociale.

34. Dans le mécanisme d’équilibre général de Walras, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ajustement vise une égalité simultanée sur des marchés interdépendants.
Le commissaire-priseur fixe les prix définitifs avant toute comparaison entre offre et demande.
Il diminue les prix lorsque l’offre est supérieure à la demande.
Les ajustements de prix concernent un marché considéré séparément des autres.
Le commissaire-priseur augmente les prix lorsque la demande dépasse l’offre.

L’ajustement vise une égalité simultanée sur des marchés interdépendants. · Il diminue les prix lorsque l’offre est supérieure à la demande. · Le commissaire-priseur augmente les prix lorsque la demande dépasse l’offre.

Explication

Le commissaire-priseur walrasien augmente les prix lorsque la demande excède l’offre et les diminue dans la situation inverse. Le processus vise l’égalité simultanée sur des marchés interdépendants ; il ne se limite donc pas à un marché isolé et ne fixe pas les prix avant l’ajustement.

35. Parmi les situations suivantes, laquelle ou lesquelles correspondent à un optimum de Pareto ?

Améliorer un agent nécessiterait de détériorer la situation d’un autre agent.
Une réforme améliore un agent sans modifier la position des autres agents.
L’optimum est atteint lorsque la satisfaction totale est nécessairement maximale.
Chaque agent obtient une situation telle qu’aucune amélioration individuelle sans dommage n’est possible.
La situation est optimale dès que tous les agents disposent de la même utilité.

Améliorer un agent nécessiterait de détériorer la situation d’un autre agent. · Chaque agent obtient une situation telle qu’aucune amélioration individuelle sans dommage n’est possible.

Explication

Un optimum de Pareto est atteint lorsqu’il est impossible d’améliorer la position d’un agent sans détériorer celle d’un autre. Une amélioration sans effet négatif sur les autres indique au contraire qu’un nouvel accroissement de Pareto reste possible ; l’égalité des utilités et la maximisation nécessaire de la satisfaction totale ne définissent pas cet optimum.

36. Concernant la distinction entre utilité cardinale et utilité ordinale chez Pareto, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’utilité ordinale permet de classer les préférences.
L’approche ordinale indique un ordre de préférence entre plusieurs situations.
L’utilité ordinale exige une mesure précise de chaque niveau de satisfaction.
Pareto remplace l’approche cardinale par une approche ordinale.
L’utilité cardinale attribue une mesure aux niveaux d’utilité.

L’utilité ordinale permet de classer les préférences. · L’approche ordinale indique un ordre de préférence entre plusieurs situations. · Pareto remplace l’approche cardinale par une approche ordinale. · L’utilité cardinale attribue une mesure aux niveaux d’utilité.

Explication

L’utilité cardinale mesure les niveaux d’utilité, tandis que l’utilité ordinale permet de hiérarchiser les préférences sans mesurer précisément chaque satisfaction. Pareto remplace ainsi l’approche cardinale par une approche ordinale, fondée sur le classement des situations.

37. Concernant l’équilibre partiel de Marshall, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il analyse l’interdépendance simultanée de tous les marchés de l’économie.
Il raisonne toutes choses égales par ailleurs lors de l’étude d’un marché.
Il repose sur l’évolution de l’utilité totale plutôt que sur les relations de marché.
Il décrit principalement les effets d’une externalité sur plusieurs agents économiques.
Il étudie isolément les relations entre l’offre, la demande et le prix d’une marchandise.

Il raisonne toutes choses égales par ailleurs lors de l’étude d’un marché. · Il étudie isolément les relations entre l’offre, la demande et le prix d’une marchandise.

Explication

L’équilibre partiel isole un marché et maintient les autres conditions constantes. L’interdépendance de tous les marchés relève de l’équilibre général, tandis que les externalités et l’utilité totale concernent d’autres analyses.

38. Dans la croix de Marshall, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La demande augmente avec la quantité consommée en raison de l’utilité marginale.
La demande décroissante s’explique par la diminution de l’utilité marginale.
L’offre décroissante résulte d’une baisse des rendements marginaux.
L’intersection des courbes détermine le prix d’équilibre.
L’intersection des courbes fixe directement le niveau général des prix.

La demande décroissante s’explique par la diminution de l’utilité marginale. · L’intersection des courbes détermine le prix d’équilibre.

Explication

La demande décroît avec l’utilité marginale décroissante et l’intersection de l’offre et de la demande détermine le prix d’équilibre. L’offre est croissante en raison des rendements marginaux décroissants, et l’analyse porte sur le prix d’une marchandise, non sur le niveau général des prix.

39. Un marché est observé à court puis à long terme. Parmi les propositions suivantes concernant l’offre de Marshall, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

À long terme, les variations de prix dépendent principalement de la demande.
À long terme, l’offre devient davantage élastique et influence davantage le prix.
À court terme, l’offre est davantage élastique que la demande.
À court terme, l’offre réagit relativement peu aux variations de prix.
À long terme, l’offre perd son influence sur la détermination du prix.

À long terme, l’offre devient davantage élastique et influence davantage le prix. · À court terme, l’offre réagit relativement peu aux variations de prix.

Explication

À court terme, l’offre est peu élastique et les variations de prix dépendent davantage de la demande. À long terme, l’offre devient plus élastique et exerce une influence accrue sur le prix.

40. Les caractéristiques d’une externalité comprennent :

Une externalité produit un effet sans compensation monétaire entre les agents concernés.
Une externalité affecte d’autres agents à la suite de l’action d’un agent économique.
Une externalité peut réduire le bien-être d’agents qui n’en sont pas directement responsables.
Une externalité peut améliorer le bien-être d’agents qui n’en sont pas directement responsables.
Une externalité constitue un effet économique pouvant être positif ou négatif.

Une externalité produit un effet sans compensation monétaire entre les agents concernés. · Une externalité affecte d’autres agents à la suite de l’action d’un agent économique. · Une externalité peut réduire le bien-être d’agents qui n’en sont pas directement responsables. · Une externalité peut améliorer le bien-être d’agents qui n’en sont pas directement responsables. · Une externalité constitue un effet économique pouvant être positif ou négatif.

Explication

Une externalité est un effet de l’action d’un agent sur d’autres agents sans compensation monétaire. Elle peut être positive lorsqu’elle améliore leur situation ou négative lorsqu’elle la dégrade.

41. À propos de la théorie mathématique de l’utilité de Jevons, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Jevons fonde principalement la valeur des biens sur la quantité de travail incorporée.
La théorie de Jevons considère l’utilité passée comme déterminante pour la valeur.
La conception de Jevons se distingue des thèses économiques de Ricardo.
Jevons explique la valeur des biens par leur utilité future.
Sa théorie s’oppose à l’explication de la valeur par le travail dépensé.

La conception de Jevons se distingue des thèses économiques de Ricardo. · Jevons explique la valeur des biens par leur utilité future. · Sa théorie s’oppose à l’explication de la valeur par le travail dépensé.

Explication

Jevons explique la valeur par l’utilité future et s’oppose à la valeur fondée sur le travail dépensé. Cette position le distingue des thèses attribuées ici à Ricardo, tandis que l’utilité passée et le travail incorporé ne correspondent pas à sa théorie.

42. Concernant l’utilité marginale et l’équilibre de l’échange chez Jevons, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’équilibre de l’échange vérifie um1p1=um2p2\frac{um_1}{p_1}=\frac{um_2}{p_2}.
L’utilité marginale correspond à la dérivée de l’utilité totale.
L’utilité marginale diminue lorsque chaque unité supplémentaire satisfait moins que la précédente.
L’équilibre de l’échange vérifie p2p1=um2um1\frac{p_2}{p_1}=\frac{um_2}{um_1}.
L’utilité marginale correspond à la satisfaction procurée par une unité supplémentaire de revenu.

L’équilibre de l’échange vérifie $$\frac{um_1}{p_1}=\frac{um_2}{p_2}$$. · L’utilité marginale correspond à la dérivée de l’utilité totale. · L’utilité marginale diminue lorsque chaque unité supplémentaire satisfait moins que la précédente. · L’équilibre de l’échange vérifie $$\frac{p_2}{p_1}=\frac{um_2}{um_1}$$.

Explication

L’utilité marginale est la dérivée de l’utilité totale et diminue lorsque les unités supplémentaires procurent moins de satisfaction. Elle correspond à la satisfaction procurée par une unité supplémentaire d’un bien, et non d’un revenu. Les deux égalités décrivent l’équilibre de l’échange.

43. Parmi les propositions suivantes concernant la conception de la valeur chez Menger, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La valeur est un jugement conscient porté sur l’importance des biens.
Les biens sont évalués selon leur contribution à la vie et au bien-être.
La valeur dépend de la conscience humaine des individus.
La valeur existe indépendamment de toute conscience humaine.
La valeur subjective de Menger repose sur le travail dépensé pour produire les biens.

La valeur est un jugement conscient porté sur l’importance des biens. · Les biens sont évalués selon leur contribution à la vie et au bien-être. · La valeur dépend de la conscience humaine des individus.

Explication

Pour Menger, la valeur est un jugement conscient relatif à l’importance des biens pour la vie et le bien-être. Elle dépend donc de la conscience humaine, contrairement à une valeur indépendante des individus ou fondée sur le travail dépensé.

44. Quel énoncé décrit correctement le taux naturel d’intérêt selon Wicksell ?

Il résulte d’un déséquilibre provoqué par la création monétaire.
Il désigne le taux fixé directement par l’autorité monétaire.
Il est neutre par rapport au niveau général des prix.
Il correspond à la rencontre de l’offre et de la demande d’épargne.
Il correspond à une situation où l’épargne est absente du marché des fonds prêtables.

Il est neutre par rapport au niveau général des prix. · Il correspond à la rencontre de l’offre et de la demande d’épargne.

Explication

Le taux naturel est un taux d’intérêt neutre par rapport aux prix et correspondant à la rencontre de l’offre et de la demande d’épargne. Il est défini sans perturbation par la création monétaire et n’est pas présenté comme un taux administré.

45. Concernant l’opposition entre l’analyse classique et Keynes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Keynes admet que des salaires rigides peuvent produire un chômage involontaire.
L’analyse keynésienne attribue un rôle aux rigidités des prix dans le chômage involontaire.
L’analyse classique associe la flexibilité des prix à l’accès au plein-emploi.
Keynes admet qu’un équilibre global peut être atteint en situation de sous-emploi.
L’opposition porte notamment sur les conditions permettant l’ajustement vers le plein-emploi.

Keynes admet que des salaires rigides peuvent produire un chômage involontaire. · L’analyse keynésienne attribue un rôle aux rigidités des prix dans le chômage involontaire. · L’analyse classique associe la flexibilité des prix à l’accès au plein-emploi. · Keynes admet qu’un équilibre global peut être atteint en situation de sous-emploi. · L’opposition porte notamment sur les conditions permettant l’ajustement vers le plein-emploi.

Explication

L’approche classique mise sur la flexibilité des prix pour atteindre le plein-emploi. Keynes souligne au contraire que la rigidité des prix et des salaires peut engendrer un chômage involontaire et un équilibre global de sous-emploi.

46. Dans le modèle keynésien, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’investissement doit être précédé par une épargne disponible pour créer l’épargne totale.
L’équilibre comptable vérifie Z=D=C+I=C+SZ=D=C+I=C+S.
Le multiplicateur d’investissement vérifie k=1sk=\frac{1}{s} avec s=1−cs=1-c.
La demande globale vérifie D=C+ID=C+I.
Le multiplicateur d’investissement vérifie k=sk=s lorsque s=1−cs=1-c.

L’équilibre comptable vérifie $$Z=D=C+I=C+S$$. · Le multiplicateur d’investissement vérifie $$k=\frac{1}{s}$$ avec $$s=1-c$$. · La demande globale vérifie $$D=C+I$$.

Explication

Le modèle keynésien définit la demande globale par D=C+ID=C+I et l’équilibre comptable par Z=D=C+I=C+SZ=D=C+I=C+S. Le multiplicateur vaut k=1sk=\frac{1}{s} avec s=1−cs=1-c. Dans cette approche, l’investissement crée l’épargne ex post, et non l’inverse.

47. La loi psychologique fondamentale de Keynes affirme que :

La consommation augmente lorsque le revenu des individus augmente.
La consommation augmente dans la même proportion que le revenu.
La propension marginale à consommer est positive mais inférieure à l’unité.
La consommation diminue lorsque le revenu des entreprises augmente.
La hausse de la consommation reste inférieure à la hausse du revenu.

La consommation augmente lorsque le revenu des individus augmente. · La propension marginale à consommer est positive mais inférieure à l’unité. · La hausse de la consommation reste inférieure à la hausse du revenu.

Explication

Keynes affirme que les individus consomment davantage quand leur revenu augmente, mais que la consommation progresse moins que le revenu. La propension marginale à consommer est donc positive et inférieure à l’unité, plutôt qu’égale à l’unité. La loi concerne le comportement de consommation des individus, et non une baisse de la consommation liée au revenu des entreprises.

48. Une dégradation du climat des affaires survient. Quelles sont les réponses exactes concernant le mécanisme keynésien décrit ?

La hausse du taux d’intérêt stimule l’investissement des entreprises.
La préférence pour la liquidité augmente dans un climat des affaires morose.
La hausse de la préférence pour la liquidité élève le taux d’intérêt.
Une politique budgétaire restrictive soutient la consommation et l’emploi.
La diminution de la demande effective améliore mécaniquement l’emploi.

La préférence pour la liquidité augmente dans un climat des affaires morose. · La hausse de la préférence pour la liquidité élève le taux d’intérêt.

Explication

Un climat des affaires morose accroît la préférence pour la liquidité, ce qui élève le taux d’intérêt. L’investissement et la demande effective diminuent alors ; une politique budgétaire expansionniste peut soutenir l’emploi et la consommation, contrairement à une politique restrictive.

49. Concernant la conception de l’agent chez Veblen :

Ses comportements sont influencés par les traditions et les conventions sociales.
Ses actions sont façonnées par ses traits héréditaires et son expérience passée.
Son modèle décrit un calculateur isolé guidé par la maximisation hédoniste.
Son comportement se construit cumulativement à travers son histoire et ses institutions.
Ses décisions dépendent également des circonstances matérielles de son existence.

Ses comportements sont influencés par les traditions et les conventions sociales. · Ses actions sont façonnées par ses traits héréditaires et son expérience passée. · Son comportement se construit cumulativement à travers son histoire et ses institutions. · Ses décisions dépendent également des circonstances matérielles de son existence.

Explication

Veblen décrit un agent façonné par l’hérédité, l’expérience, les traditions, les conventions, les circonstances matérielles et les institutions. Le calculateur isolé guidé par l’hédonisme correspond plutôt à l’homo œconomicus néoclassique.

50. Parmi les propositions suivantes concernant la consommation ostentatoire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle vise principalement la maximisation de l’utilité individuelle.
Elle peut exprimer l’émancipation du consommateur face aux contraintes économiques.
Elle correspond à une consommation guidée par la seule nécessité matérielle.
Elle implique une dépense destinée à manifester une position sociale.
Elle décrit une préférence pour les biens les moins coûteux du marché.

Elle peut exprimer l’émancipation du consommateur face aux contraintes économiques. · Elle implique une dépense destinée à manifester une position sociale.

Explication

La consommation ostentatoire est dispendieuse et sert à manifester une position sociale. Elle peut aussi exprimer l’émancipation vis-à-vis des contraintes économiques. La maximisation utilitariste et la recherche des biens les moins coûteux relèvent d’une autre logique.

51. Un produit de luxe devient davantage recherché après une hausse de son prix parce qu’il signale le statut social de son acheteur. Cette situation illustre :

Une consommation de luxe soutenue par la fonction symbolique du bien.
Une baisse de la demande provoquée par le renchérissement du produit.
Un effet Veblen associé à une demande sociale du bien.
Une valorisation du prix comme indicateur de position sociale.
Une demande pouvant progresser lorsque le prix augmente.

Une consommation de luxe soutenue par la fonction symbolique du bien. · Un effet Veblen associé à une demande sociale du bien. · Une valorisation du prix comme indicateur de position sociale. · Une demande pouvant progresser lorsque le prix augmente.

Explication

L’effet Veblen apparaît lorsque le prix élevé contribue à manifester une position sociale et peut ainsi accroître la demande. Une baisse mécanique de la demande ne décrit pas cette situation particulière.

52. Concernant la destruction créatrice, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle détruit des éléments devenus vieillissants.
Elle crée simultanément de nouvelles activités économiques.
Elle produit des gagnants et des perdants parmi les acteurs.
Elle maintient les structures productives anciennes sans modification durable.
Elle transforme continuellement la structure économique.

Elle détruit des éléments devenus vieillissants. · Elle crée simultanément de nouvelles activités économiques. · Elle produit des gagnants et des perdants parmi les acteurs. · Elle transforme continuellement la structure économique.

Explication

La destruction créatrice révolutionne la structure économique en éliminant les éléments vieillissants et en créant des éléments nouveaux. Cette transformation distribue simultanément des gains et des pertes, contrairement au maintien des anciennes structures.

53. À propos de l’analyse du consommateur chez Hicks :

L’effet de revenu concerne la modification du pouvoir d’achat réel.
L’équilibre se situe à la tangence entre la contrainte budgétaire et une courbe d’indifférence.
L’effet de substitution mesure la modification du pouvoir d’achat réel.
La contrainte budgétaire est tangente à la courbe d’indifférence la plus basse accessible.
Une variation de prix peut être décomposée en effets de substitution et de revenu.

L’effet de revenu concerne la modification du pouvoir d’achat réel. · L’équilibre se situe à la tangence entre la contrainte budgétaire et une courbe d’indifférence. · Une variation de prix peut être décomposée en effets de substitution et de revenu.

Explication

Chez Hicks, l’équilibre correspond à la tangence avec la courbe d’indifférence la plus élevée accessible. Une variation de prix se décompose en effet de substitution et effet de revenu ; ce dernier concerne le pouvoir d’achat réel, tandis que le premier concerne le choix relatif entre biens.

54. Quelle(s) proposition(s) est(sont) la(les)quelle(s) exacte(s) concernant l’extension de l’analyse par Becker ?

Becker réserve l’analyse économique aux marchés de biens ordinaires.
Becker applique le calcul économique à la discrimination, au capital humain et à la famille.
Becker suppose que les individus disposent de ressources temporelles sans contrainte.
Becker analyse les comportements sociaux sans référence aux capacités individuelles.
Becker exclut la criminalité des domaines étudiés par l’économie.

Becker applique le calcul économique à la discrimination, au capital humain et à la famille.

Explication

Becker étend l’analyse économique à la discrimination, au capital humain, à la criminalité et à la famille. Il suppose des choix sous contraintes de temps, de ressources et de capacités, ce qui contredit les autres formulations.

55. Concernant les asymétries d’information, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La sélection adverse peut écarter les biens de bonne qualité.
Une asymétrie ex ante peut provoquer une sélection adverse.
Une asymétrie ex post peut entraîner un aléa moral.
L’aléa moral apparaît lorsque l’agent modifie son comportement avant le contrat.
La sélection adverse résulte d’une modification du comportement après le contrat.

La sélection adverse peut écarter les biens de bonne qualité. · Une asymétrie ex ante peut provoquer une sélection adverse. · Une asymétrie ex post peut entraîner un aléa moral.

Explication

L’asymétrie ex ante, antérieure au contrat, peut conduire à la sélection adverse et éloigner les biens de bonne qualité. L’asymétrie ex post favorise l’aléa moral lorsque le comportement change après la conclusion du contrat. Les deux dernières propositions inversent ces temporalités.

56. Parmi les caractéristiques suivantes de la concurrence monopolistique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La différenciation procure à chaque vendeur un certain pouvoir de monopole.
La structure combine pouvoir de marché et concurrence entre vendeurs.
L’absence de barrière à l’entrée à long terme limite les surprofits.
L’entrée reste durablement bloquée par de fortes barrières réglementaires.
Elle réunit plusieurs vendeurs proposant des produits différenciés.

La différenciation procure à chaque vendeur un certain pouvoir de monopole. · La structure combine pouvoir de marché et concurrence entre vendeurs. · L’absence de barrière à l’entrée à long terme limite les surprofits. · Elle réunit plusieurs vendeurs proposant des produits différenciés.

Explication

La concurrence monopolistique associe plusieurs vendeurs, des produits différenciés et un pouvoir de monopole lié à cette différenciation. Elle conserve une concurrence sans barrière à l’entrée à long terme ; de fortes barrières réglementaires ne la caractérisent donc pas.

57. Au sujet de la concurrence monopolistique :

Elle combine concurrence entre entreprises et pouvoir de marché individuel.
Elle se caractérise par l’absence de barrières à l’entrée à long terme.
Elle associe plusieurs vendeurs à un certain pouvoir de monopole.
Elle repose sur la différenciation des produits proposés aux consommateurs.
Elle suppose des produits homogènes et l’absence de pouvoir individuel.

Elle combine concurrence entre entreprises et pouvoir de marché individuel. · Elle se caractérise par l’absence de barrières à l’entrée à long terme. · Elle associe plusieurs vendeurs à un certain pouvoir de monopole. · Elle repose sur la différenciation des produits proposés aux consommateurs.

Explication

La concurrence monopolistique repose sur des produits différenciés, plusieurs vendeurs et un pouvoir de marché individuel. L’entrée n’y est pas durablement bloquée. Les produits homogènes et l’absence de pouvoir individuel correspondent plutôt à la concurrence parfaite.

58. Un pays importe simultanément des véhicules japonais et allemands malgré des niveaux de développement comparables. Concernant cette situation :

La différenciation des produits contribue à expliquer ces importations croisées.
Ces échanges résultent principalement de dotations différentes en ressources naturelles.
La nouvelle théorie du commerce écarte le rôle des économies d’échelle.
La diversité recherchée par les consommateurs soutient les échanges intra-secteur.
Les économies d’échelle peuvent expliquer ces échanges entre pays similaires.

La différenciation des produits contribue à expliquer ces importations croisées. · La diversité recherchée par les consommateurs soutient les échanges intra-secteur. · Les économies d’échelle peuvent expliquer ces échanges entre pays similaires.

Explication

La nouvelle théorie du commerce explique les échanges entre pays similaires par les économies d’échelle, la différenciation des produits et le goût pour la diversité. Les importations croisées de véhicules relèvent ainsi des échanges intra-secteur, tandis que les dotations différentes en ressources naturelles n’en constituent pas l’explication principale. Les économies d’échelle jouent donc un rôle central et la nouvelle théorie du commerce ne les écarte pas.

59. Concernant la rationalité limitée, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les agents recherchent une solution satisfaisante plutôt qu’une maximisation complète.
Le comportement suppose que les agents traitent toute l’information disponible.
Les agents concernés disposent de capacités suffisantes pour comparer toutes les options.
La limitation des capacités de traitement de l’information explique cette démarche.
La rationalité limitée décrit une optimisation parfaite sous information exhaustive.

Les agents recherchent une solution satisfaisante plutôt qu’une maximisation complète. · La limitation des capacités de traitement de l’information explique cette démarche.

Explication

La rationalité limitée signifie que les agents recherchent une solution satisfaisante, car leurs capacités ne permettent pas de traiter toute l’information. Elle ne correspond donc ni à l’information exhaustive ni à l’optimisation parfaite.

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Quelle est la définition de la science économique selon Edmond Malinvaud ?

La science qui étudie l'emploi des ressources rares pour satisfaire les besoins en société.

Quels aspects l'économie analyse-t-elle selon Malinvaud ?

La production, la distribution, la consommation et les institutions facilitant ces opérations.

Quel auteur a défini la science économique dans Leçons de théorie microéconomique ?

Edmond Malinvaud.

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