QCM : Introduction à l’analyse économique — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle branche de l’économie étudie l’économie dans son ensemble à partir d’agrégats mesurés notamment par la comptabilité nationale ?

L’économie comportementale
La macroéconomie
La microéconomie
L’économie industrielle

La macroéconomie

Explication

La macroéconomie analyse les variables globales d’une économie, comme la production ou le revenu national. La microéconomie porte plutôt sur les comportements individuels des agents.

2. L’étude des décisions de consommation d’un ménage relève principalement de quelle branche de l’économie ?

La microéconomie
La comptabilité nationale
La macroéconomie
L’histoire économique

La microéconomie

Explication

La microéconomie examine les choix et les comportements des agents économiques individuels. La macroéconomie étudie des agrégats à l’échelle de l’économie entière.

3. Quel ouvrage Adam Smith publie-t-il en 1776 ?

Principes d’économie politique et de l’impôt
Éléments d’économie politique pure
Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie

Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations

Explication

Adam Smith publie en 1776 Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. Les autres titres renvoient à Walras, Keynes ou à un autre ouvrage de la pensée classique.

4. Quel événement éditorial est associé à l’année 1936 dans l’histoire de la pensée économique ?

La publication des Éléments d’économie politique pure de Walras
La formulation de la loi des débouchés par Jean-Baptiste Say
La publication des Recherches sur la richesse des nations de Smith
La publication de la Théorie générale de Keynes

La publication de la Théorie générale de Keynes

Explication

En 1936, John Maynard Keynes publie Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Les Éléments de Walras datent de 1874 et l’ouvrage de Smith de 1776.

5. Quelle opposition distingue principalement les libéraux des radicaux pendant la période classique ?

Les libéraux étudient les ménages, tandis que les radicaux étudient les entreprises
Les libéraux défendent le marché, tandis que les radicaux contestent l’organisation existante
Les libéraux contestent le marché, tandis que les radicaux défendent l’organisation existante
Les libéraux privilégient la monnaie, tandis que les radicaux privilégient la comptabilité nationale

Les libéraux défendent le marché, tandis que les radicaux contestent l’organisation existante

Explication

Les libéraux cherchent principalement à préserver le fonctionnement des marchés, alors que les radicaux veulent transformer l’organisation sociale et économique. Cette opposition ne correspond pas à une différence entre objets microéconomiques et macroéconomiques.

6. Selon Adam Smith, quels facteurs contribuent directement à la richesse d’une nation ?

La division du travail, le capital technique et l’habileté des travailleurs
La détention de métaux précieux, la thésaurisation et la rareté monétaire
La baisse des salaires, la réduction des échanges et la limitation de la concurrence
La croissance démographique, l’intervention publique et la fixation administrative des prix

La division du travail, le capital technique et l’habileté des travailleurs

Explication

Pour Smith, la richesse repose sur la production, notamment grâce à la division du travail, à l’accumulation du capital technique et aux compétences des travailleurs. Elle ne se réduit donc pas à la possession de métaux précieux.

7. Que signifie la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say ?

Toute production garantit un équilibre immédiat entre chaque secteur économique
Les échanges deviennent impossibles dès qu’un secteur connaît un excédent temporaire
Un produit terminé crée, pour sa valeur, un débouché à d’autres produits
La demande globale peut disparaître lorsque les producteurs augmentent leur activité

Un produit terminé crée, pour sa valeur, un débouché à d’autres produits

Explication

Selon Say, la production d’un bien terminé offre un débouché à d’autres produits pour une valeur équivalente. Cette loi admet toutefois que des déséquilibres entre secteurs puissent subsister.

8. Comment Marx explique-t-il l’exploitation capitaliste ?

Le salaire versé est inférieur à la valeur créée, ce qui produit une plus-value
Le salaire versé dépasse la valeur créée, ce qui transfère la plus-value aux ouvriers
Le salaire versé correspond à toute la valeur créée, ce qui supprime le profit
Le salaire versé est indépendant du travail réalisé, ce qui empêche toute accumulation

Le salaire versé est inférieur à la valeur créée, ce qui produit une plus-value

Explication

Pour Marx, l’écart entre la valeur créée par le travail et le salaire versé aux ouvriers constitue la source de la plus-value. Le profit capitaliste repose donc sur cette appropriation de valeur non rémunérée.

9. Que désigne l’utilité marginale d’un bien ?

La satisfaction moyenne obtenue après plusieurs périodes de consommation
L’utilité procurée par l’ensemble des biens détenus par un agent
Le prix monétaire correspondant à la totalité de la consommation d’un bien
L’utilité procurée par une unité supplémentaire de ce bien

L’utilité procurée par une unité supplémentaire de ce bien

Explication

L’utilité marginale mesure la satisfaction apportée par une unité supplémentaire d’un bien. L’utilité totale concerne, elle, l’ensemble des biens ou des unités détenus et consommés.

10. Dans l’analyse néoclassique, pourquoi un agent poursuit-il un échange ?

Parce que l’échange élimine toute différence entre les préférences des agents
Parce que l’échange augmente son utilité globale par substitution entre biens
Parce que l’échange constitue une obligation sociale indépendante de sa satisfaction
Parce que l’échange accroît nécessairement la quantité physique de chaque bien détenu

Parce que l’échange augmente son utilité globale par substitution entre biens

Explication

L’agent échange lorsque la substitution d’une unité d’un bien contre une autre améliore son utilité globale. L’échange est donc expliqué par les préférences et non présenté comme une obligation sociale.

11. Un agent choisit une combinaison de biens lorsque le rapport de leurs utilités marginales est égal au rapport de leurs prix. Quelle condition décrit cet équilibre ?

UaUb=PbPa\frac{U_a}{U_b}=\frac{P_b}{P_a}
PaPb=Ua+Ub\frac{P_a}{P_b}=U_a+U_b
Ua×Ub=Pa×PbU_a\times U_b=P_a\times P_b
UaUb=PaPb\frac{U_a}{U_b}=\frac{P_a}{P_b}

$$\frac{U_a}{U_b}=\frac{P_a}{P_b}$$

Explication

L’équilibre néoclassique est atteint lorsque le rapport des utilités marginales correspond au rapport des prix, soit UaUb=PaPb\frac{U_a}{U_b}=\frac{P_a}{P_b}. Inverser le rapport des prix ou additionner les utilités ne respecte pas cette condition.

12. Quel mécanisme rend, dans l’analyse néoclassique, le chômage involontaire impossible ?

La flexibilité des prix qui équilibre l’offre et la demande
La réduction de la production afin de préserver les emplois existants
La hausse de la demande provoquée par une accumulation monétaire
La fixation des salaires par une autorité publique compétente

La flexibilité des prix qui équilibre l’offre et la demande

Explication

Dans l’analyse néoclassique, l’ajustement flexible des prix permet à l’offre et à la demande de s’équilibrer, ce qui exclut le chômage involontaire. Une fixation administrative des salaires ne correspond pas à ce mécanisme.

13. Quelle caractéristique permet aux entreprises de fixer leur niveau de prix en concurrence imparfaite ?

L’homogénéité des biens et une information parfaitement gratuite
L’atomicité des acteurs et la transparence intégrale des marchés
La différenciation des produits et une information coûteuse
La mobilité complète des facteurs et l’absence de barrières

La différenciation des produits et une information coûteuse

Explication

En concurrence imparfaite, la différenciation des produits et le coût de l’information donnent aux entreprises une capacité de choix du prix. L’homogénéité des biens et la transparence parfaite caractérisent plutôt la concurrence pure et parfaite.

14. Quelle opposition distingue correctement la concurrence pure et parfaite de la concurrence imparfaite ?

La première admet une information coûteuse, la seconde exige une transparence complète
La première suppose des marchés fluides, la seconde comporte des barrières à l’entrée et à la sortie
La première repose sur des monopoles, la seconde garantit la libre entrée des producteurs
La première limite la mobilité des facteurs, la seconde impose leur déplacement sans entrave

La première suppose des marchés fluides, la seconde comporte des barrières à l’entrée et à la sortie

Explication

La concurrence pure et parfaite repose notamment sur la fluidité des marchés, tandis que la concurrence imparfaite peut comporter des barrières à l’entrée et à la sortie. Les autres réponses inversent ou déforment ces caractéristiques.

15. Que désigne la demande effective dans l’analyse de Keynes ?

La demande anticipée par les entreprises qui détermine leur production et leur emploi
Le salaire réel fixé par les entreprises pour équilibrer le marché du travail
La quantité de monnaie détenue par les ménages avant toute décision de dépense
La production maximale que les entreprises peuvent atteindre avec leurs équipements

La demande anticipée par les entreprises qui détermine leur production et leur emploi

Explication

La demande effective correspond aux débouchés anticipés par les entreprises et oriente ainsi leur niveau de production et d’emploi. Elle ne se confond ni avec la détention de monnaie ni avec la capacité technique de production.

16. Pourquoi une baisse générale des salaires peut-elle réduire l’emploi selon Keynes ?

Elle renforce les anticipations de vente, élargit la production et soutient l’emploi
Elle accroît les revenus distribués, stimule les débouchés et augmente la production
Elle diminue les revenus, affaiblit la demande globale et réduit la production
Elle élève le taux d’intérêt, accroît l’épargne et développe les embauches

Elle diminue les revenus, affaiblit la demande globale et réduit la production

Explication

Le salaire constitue à la fois un coût pour l’entreprise et un revenu pour les salariés : sa baisse peut donc affaiblir la demande globale et l’emploi lorsque les débouchés sont insuffisants. L’analyse qui le considère comme un coût sans effet sur la demande néglige cette dimension de revenu.

17. Quelle différence oppose l’analyse néoclassique à l’analyse keynésienne du taux d’intérêt et de l’épargne ?

Les néoclassiques rattachent l’épargne au revenu, Keynes fait équilibrer l’investissement par l’intérêt
Les néoclassiques excluent l’investissement, Keynes considère l’intérêt comme déterminant du revenu courant
Les néoclassiques font équilibrer l’épargne et l’investissement par l’intérêt, Keynes lie l’épargne au revenu
Les néoclassiques expliquent l’épargne par la demande, Keynes la rattache à la mobilité des facteurs

Les néoclassiques font équilibrer l’épargne et l’investissement par l’intérêt, Keynes lie l’épargne au revenu

Explication

Pour les néoclassiques, le taux d’intérêt équilibre l’épargne et l’investissement. Pour Keynes, le revenu détermine principalement l’épargne et le taux d’intérêt agit surtout sur son utilisation.

18. Dans quelle situation la politique monétaire peut-elle soutenir l’emploi selon Keynes ?

Une hausse de la masse monétaire stimule la demande globale, la production et l’emploi
Une hausse de la masse monétaire réduit la demande globale, puis augmente l’emploi par l’épargne
Une hausse de la masse monétaire modifie les prix sans effet possible sur l’activité réelle
Une baisse de la masse monétaire accroît les débouchés, la production et les embauches

Une hausse de la masse monétaire stimule la demande globale, la production et l’emploi

Explication

Pour Keynes, la monnaie peut influencer l’économie réelle : une augmentation de sa masse peut stimuler la demande globale, la production et l’emploi. L’idée d’une neutralité complète de la monnaie ne correspond pas à cette analyse.

19. Comment les approches radicales conçoivent-elles l’agent économique ?

Comme un individu autonome dont les préférences restent indépendantes du contexte social
Comme un décideur guidé par un calcul biologique sans influence institutionnelle
Comme un acteur dont les besoins sont façonnés par les relations sociales, la culture et l’histoire
Comme un consommateur identique aux autres lorsque les prix et les revenus sont connus

Comme un acteur dont les besoins sont façonnés par les relations sociales, la culture et l’histoire

Explication

Les approches radicales refusent de réduire l’agent à un individu autonome maximisant son utilité, car ses besoins dépendent aussi de son environnement social, culturel et historique. L’homo economicus néoclassique correspond davantage à l’hypothèse d’un individu autonome.

20. Quel objet caractérise la méthodologie marxiste en économie ?

L’étude conjointe de l’économie, de la société, de l’histoire, de la politique et des rapports de classe
La recherche d’un équilibre de marché fondé sur des préférences stables et des ressources données
L’analyse des choix individuels en supposant que les institutions restent extérieures aux échanges
La mesure des décisions privées en écartant les rapports de pouvoir entre groupes sociaux

L’étude conjointe de l’économie, de la société, de l’histoire, de la politique et des rapports de classe

Explication

La méthodologie marxiste relie les phénomènes économiques aux dimensions sociales, historiques et politiques, notamment aux rapports de pouvoir entre classes. Les autres réponses reprennent une approche centrée sur l’individu et le fonctionnement abstrait du marché.

21. Que signifie l’idée de crise de régulation dans la théorie de la régulation ?

Une crise résolue par le retour spontané aux mécanismes économiques antérieurs
Une crise qui impose une transformation des structures économiques selon la phase historique
Une crise provoquée par une baisse temporaire des prix sans changement institutionnel durable
Une crise définie par l’effondrement d’une entreprise sans rapport avec l’organisation économique

Une crise qui impose une transformation des structures économiques selon la phase historique

Explication

La théorie de la régulation interprète les grandes crises comme des crises des modes de régulation, susceptibles d’entraîner une transformation des structures économiques. Elle ne les réduit pas à un simple mouvement de prix ou à la faillite d’un acteur isolé.

22. Quelle opposition caractérise le mieux les explications néoclassienne, keynésienne et radicale de l’équilibre économique ?

Les néoclassiques insistent sur la demande effective, les keynésiens sur les prix flexibles et les radicaux sur la politique monétaire.
Les néoclassiques insistent sur les prix flexibles, les keynésiens sur la demande effective et les radicaux sur les rapports de pouvoir.
Les néoclassiques privilégient les classes sociales, les keynésiens l’allocation des ressources et les radicaux l’intervention budgétaire.
Les néoclassiques défendent les institutions, les keynésiens l’autorégulation du marché et les radicaux la flexibilité des salaires.

Les néoclassiques insistent sur les prix flexibles, les keynésiens sur la demande effective et les radicaux sur les rapports de pouvoir.

Explication

Les trois courants se distinguent par leur mécanisme central : flexibilité des prix et allocation optimale chez les néoclassiques, demande effective et intervention publique chez les keynésiens, rapports sociaux et pouvoir chez les radicaux. L’idée d’une autorégulation du marché correspond plutôt à l’approche néoclassique qu’à l’approche keynésienne.

23. Lequel des ensembles regroupe des courants contemporains mentionnés parmi les prolongements de la pensée économique ?

Les classiques, les socialistes utopiques, les ordolibéraux et les régulationnistes.
Les institutionnalistes, les physiocrates, les mercantilistes et les structuralistes latino-américains.
Les monétaristes, la nouvelle école classique, l’école de l’offre et l’école des choix publics.
Les postkeynésiens, les marxistes, les marginalistes et les économistes comportementaux.

Les monétaristes, la nouvelle école classique, l’école de l’offre et l’école des choix publics.

Explication

Les courants contemporains cités comprennent les monétaristes, la nouvelle école classique, l’école de l’offre et l’école des choix publics. La nouvelle école classique appartient à cette liste et ne doit pas être assimilée à l’analyse néoclassique générale, même si elle s’inscrit dans sa tradition.

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Qu'étudie la macro-économie ?

L'économie dans son ensemble à partir d'agrégats.

Qu'analyse la micro-économie ?

Les comportements individuels des agents économiques.

Que sont les modèles économiques ?

Des théories synthétisant les relations entre variables.

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