Fiche de révision : Introduction à l'Économie et ses Courants

Plan du Cours

  1. Disciplines de l'économie
  2. Courants libéral, marxiste et keynésien
  3. Valeur et prix
  4. Inflation et désinflation
  5. Chômage et politiques de l'emploi
  6. Échanges extérieurs français
  7. Finances publiques
  8. Croissance et cycles économiques
  9. Productivité et emploi
  10. Consommation des ménages
  11. Investissement des ménages et entreprises
  12. Protectionnisme et mondialisation

1. Disciplines de l'économie

Notions clés & Définitions

  • Économie descriptive : Branche qui observe le système économique tel qu’il est, sans chercher à expliquer ni porter un jugement.
  • Économie politique : Branche qui interprète les problèmes économiques observés en cherchant leurs causes grâce à des théories.
  • Politique économique : Volet centré sur l’action publique qui élabore, compare et évalue des mesures pour atteindre des objectifs économiques.
  • Indicateurs économiques : Conventions chiffrées utilisées pour mesurer le système économique, fondées sur des débats et des consensus.
  • Microéconomie : Niveau d’analyse qui étudie les décisions et contraintes des acteurs économiques comme les individus ou les entreprises.

Points essentiels

  • En économie descriptive, l’observation peut être qualitative par récits d’enquêtes ou quantitative via des chiffres et indicateurs.
  • Une théorie économique sert de grille de lecture de la réalité, et il existe plusieurs théories en sciences sociales qui proposent des véritations différentes.
  • En politique économique, les économistes éclairent les choix des gouvernants en construisant des scénarios et en évaluant les résultats attendus.
  • Le chômage et d’autres indicateurs ne sont pas neutres au sens strict car leurs définitions reposent sur des consensus et peuvent évoluer.
  • La macroéconomie analyse l’ensemble du système alors que la microéconomie étudie les objectifs et contraintes des acteurs.

Astuce mémo

Descriptif = Voir, Politique = Expliquer, Économique public = Agir : D-P-A comme la chaîne de travail de l’économiste.

2. Courants libéral, marxiste et keynésien

Notions clés & Définitions

  • Courant libéral : Courant qui affirme que la recherche de l’intérêt personnel par chacun peut conduire à l’intérêt général grâce à un équilibre économique.
  • Marché idéal : Modèle de marché posé par les libéraux où l’accès est libre, l’information est transparente et les acteurs ne sont pas dominants par leur taille ou pouvoir.
  • Courant marxiste : Courant qui explique que les inégalités de départ mènent à une domination et à une exploitation, et que le dépassement passe par la lutte des classes.
  • Lutte des classes : Conflit collectif visé par Marx, centré sur la remise en cause de la propriété privée à grande échelle des moyens de production.
  • Courant keynésien : Courant qui considère que la liberté sur les marchés peut faire creuser les inégalités jusqu’à bloquer l’activité et provoquer des crises, nécessitant une régulation.

Points essentiels

  • Les libéraux pensent que l’intérêt général émerge de l’addition des actions individuelles si les échanges se font dans un cadre de marché précis.
  • Le marché idéal des libéraux suppose des entrées et sorties libres, une information transparente et identique pour tous, et des acteurs de petite taille sans domination.
  • Pour Marx, la liberté de marché amplifie les écarts car les plus avantagés améliorent leur position et dominent les plus faibles.
  • L’enjeu central de la lutte des classes chez Marx porte sur la propriété privée des moyens de production à grande échelle.
  • Keynes rejette l’idée d’une simple régulation par le marché : il propose d’encadrer les marchés via une institution, notamment l’État, pour limiter les excès.

Astuce mémo

Libéral = marché idéal pour équilibrer; Marx = inégalités → domination → lutte des classes; Keynes = inégalités jusqu’à crise → régulation par l’État.

3. Valeur et prix

Notions clés & Définitions

  • Inflation : L’inflation est la hausse générale du niveau des prix dans l’économie sur une période donnée.
  • Taux d’inflation : Le taux d’inflation mesure la variation de l’indice des prix à la consommation entre deux périodes.
  • Indice des prix à la consommation : L’indice des prix à la consommation synthétise l’évolution des prix d’un panier de biens et services représentatif de la consommation des ménages.
  • Inflation importée : L’inflation importée correspond à la hausse des prix des biens importés qui se répercute sur les prix intérieurs.
  • Indexation des salaires sur les prix : L’indexation des salaires sur les prix est un mécanisme qui lie l’évolution des salaires à celle des prix, alimentant la dynamique inflationniste.

Points essentiels

  • L’inflation se mesure avec le taux de variation de l’indice des prix à la consommation, calculé à partir d’un panier défini par l’INSEE et relevé sur les marchés.
  • Un taux d’inflation positif correspond à une situation d’inflation, tandis qu’un taux égal à 0 correspond à une stabilité des prix et qu’un taux négatif correspond à une efflation.
  • On parle d’inflation rampante lorsque le taux est à un chiffre (1 à 9 %), d’inflation galopante à deux chiffres (10 à 99 %) et d’hyperinflation à trois chiffres.
  • L’inflation par les coûts apparaît quand les entreprises subissent une hausse de leurs coûts de production et décident soit de rogner leurs marges, soit de relever leurs prix de vente.
  • L’indexation des salaires sur les prix alimente l’inflation car la hausse de A entraîne une hausse des salaires proportionnelle à celle des prix.

Astuce mémo

Rampante 1-9, Galopante 10-99, Hyper 3 chiffres : plus le nombre de chiffres monte, plus les prix partent vite.

4. Inflation et désinflation

Notions clés & Définitions

  • Gel des prix : Action de bloquer ou ralentir l’ajustement des prix pour limiter la hausse générale des prix durant une période inflationniste.
  • Liberté des prix : Mesure consistant à laisser les prix s’ajuster, en supposant que la concurrence discipline les producteurs et réduit l’inflation.
  • Système monétaire européen : Cadre de coopération où les pays s’engagent à maintenir des taux de change fixes entre monnaies, ce qui limite certaines politiques internes.
  • Choc pétrolier de 1979 : Événement externe qui fait chuter la croissance et crée aussi un effet inflationniste, perturbant les politiques économiques en cours.

Points essentiels

  • Raymond Barre tente fin 1977-1978 une politique inspirée du libéralisme en laissant plus de liberté aux prix contre l’inflation.
  • En 1979, le second choc pétrolier fait chuter la croissance et produit un effet inflationniste qui dégrade les résultats de la politique de Barre.
  • En 1981, rester dans le système monétaire européen fixe la contrainte de change et empêche une dépréciation du franc pour corriger les déséquilibres.
  • En 1983, la politique bascule vers l’austérité et la rigueur salariale, avec pour objectif prioritaire les grands équilibres incluant le taux d’inflation.
  • Dès la fin des années 80, l’inflation disparaît progressivement, puis les années 90 s’accompagnent d’excédents sur les échanges extérieurs et sur les finances publiques.

Astuce mémo

Barre (1977-78) : prix libres pour calmer l’inflation → 1979 : choc pétrolier relance l’inflation ; puis austérité (1983) → fin des années 80 : plus d’inflation.

5. Chômage et politiques de l'emploi

Notions clés & Définitions

  • Partage de la valeur ajoutée : Indicateur de répartition de la valeur ajoutée entre salaires et profits, utilisé pour suivre si la rémunération du travail augmente ou diminue.
  • Rigueur salariale : Politique qui limite la hausse des salaires pour améliorer la rentabilité des entreprises et modifier la répartition de la valeur ajoutée au détriment du travail.
  • Politique de l’offre : Orientation inspirée du libéralisme qui place les entreprises au centre de la stratégie économique et vise à réduire leurs coûts et contraintes.
  • Chômage par ajustement productivité : Idée selon laquelle, quand la productivité du travail varie fortement, les entreprises peuvent ajuster la production via l’emploi plutôt que via les salaires.

Points essentiels

  • Au début des années 1970, la part de la valeur ajoutée allant aux salaires est d’environ 60%, puis elle monte à 66% au début des années 1980.
  • Entre 1983 et les années 1990, la part des salaires revient autour de 56%, soit environ 10 points perdus contre 10 points gagnés par les profits.
  • Quand la demande intérieure manque (consommation et investissement insuffisants), la production est freinée et la croissance devient surtout tirée par la demande extérieure.
  • Depuis la crise, la productivité horaire du travail continue d’augmenter mais avec un rythme de gains qui ralentit, ce qui peut peser sur l’emploi en facilitant l’ajustement par effectifs.
  • En 2009, la récession touche fortement l’Europe, mais le chômage n’augmente quasiment pas en Allemagne car le gouvernement cherche à baisser la productivité tout en gardant les effectifs, tandis qu’aux États-Unis l’ajustement passe davantage par des réductions d’effectifs.

6. Échanges extérieurs français

Notions clés & Définitions

  • Grands équilibres : Ensemble d’objectifs macroéconomiques prioritaires en politique économique, où figurent les échanges extérieurs.
  • Carré magique : Représentation utilisée pour résumer les grands équilibres à atteindre, dont les échanges extérieurs font partie.
  • Système monétaire européen (SME) : Cadre de coordination où la France s’engage à un taux de change fixe, ce qui limite les marges de manœuvre quand les déséquilibres s’accumulent.
  • Zone de change fixe : Règle de stabilité des taux de change où chaque pays doit maintenir ses parités vis-à-vis des autres, ce qui réduit la possibilité de déprécier la monnaie.

Points essentiels

  • En 1981, la politique keynésienne de gauche s’accompagne d’un aggrave ment du déficit en commerce extérieur.
  • En 1983, le changement de cap vers une politique libérale passe par l’austérité et vise d’abord les grands équilibres, dont les échanges extérieurs.
  • La contrainte du SME empêche de laisser le franc se déprécier, alors que cette dépréciation aurait pu aider face aux déséquilibres.
  • Dès les années 90, la France passe à des excédents sur les échanges extérieurs après la période de rigueur du début des années 80.
  • De 2002 à aujourd’hui, la politique est décrite comme plus nettement orientée libérale, avec une logique d’offre pouvant agir sur la dynamique des échanges.

Astuce mémo

Carré magique = inflation, échanges extérieurs, finances publiques, change stable (SME).

7. Finances publiques

Notions clés & Définitions

  • Pression fiscale et sociale : La pression fiscale et sociale désigne l’ensemble des prélèvements qui pèsent sur les revenus et sur le coût du travail, pouvant influencer l’activité des entreprises.
  • Nationalisation : La nationalisation est une opération financière qui transforme une entreprise privée en entreprise publique sous contrôle public.
  • Privatisation : La privatisation est l’opération qui transforme une entreprise publique en entreprise privée, notamment via la vente d’une partie du capital.
  • Monopole naturel : Le monopole naturel est une situation où un seul opérateur peut gérer le secteur de façon plus adaptée aux caractéristiques du réseau ou du service.
  • Économie mixte : Une économie mixte est une économie de marché où l’État garde un rôle important pour aider ménages et entreprises quand la conjoncture se dégrade.

Points essentiels

  • Les politiques de “recul de l’État” en France ont été visibles par une baisse de l’intervention directe, avec des mesures visant à diminuer les coûts et limiter la pression fiscale et sociale sur les entreprises.
  • Une nationalisation (période 1981-1982) n’est pas présentée comme un recul de l’État, car l’objectif attendu pour les entreprises publiques était de limiter les licenciements et d’investir pour innover.
  • À partir de 1983 puis surtout de 1986 (arrivée de la droite), la logique devient celle des privatisations, poursuivies jusqu’à aujourd’hui dont une partie expliquée par des exigences européennes.
  • La dérégulation des marchés de capitaux à partir de 1985 et les réformes du marché du travail depuis les années 80 sont présentées comme des leviers pour réduire la rigidité et favoriser un fonctionnement plus flexible.
  • En cas de monopole naturel, l’État doit surveiller le comportement de l’opérateur pour éviter des prix abusifs, avec une surveillance pouvant être contractuelle.
  • Dans une économie mixte, la libéralisation n’élimine pas l’État : il intervient pour soutenir ménages et entreprises en difficulté.

Astuce mémo

Nationalisation puis privatisation : 81-82 bascule vers l’État, puis 83-86 et après retour vers le privé, puis contrôle public seulement quand il y a monopole naturel.

8. Croissance et cycles économiques

Notions clés & Définitions

  • Croissance insuffisante : La croissance économique insuffisante correspond à une production trop faible par rapport aux besoins, ce qui tend à dégrader l’emploi et à accroître le chômage.
  • Richesse en emploi de la croissance : La richesse en emploi de la croissance décrit la capacité d’une hausse de production à se traduire par davantage d’emplois plutôt que par des gains de productivité.
  • Productivité du travail : La productivité du travail mesure le gain de production obtenu par salarié, et ses variations déterminent si la croissance devient “riche” en emplois.
  • Cycles économiques : Les cycles économiques regroupent les phases de crise et de reprise, qui font varier l’activité et donc les niveaux de chômage au fil du temps.

Points essentiels

  • Quand la croissance économique est faible, le chômage tend à augmenter, ce qui est cohérent avec une lecture keynésienne.
  • Une reprise de la croissance ne suffit pas toujours à faire baisser le chômage si la croissance n’est pas “riche” en emplois.
  • Dans la période 1997-2001, la France connaît une baisse sensible du chômage malgré la nécessité d’analyser la nature de la croissance.
  • Des gains de productivité élevés rendent la croissance moins riche en emploi car l’augmentation de production passe davantage par l’efficacité que par le recrutement.
  • Si les gains de productivité sont faibles, la production supplémentaire nécessite davantage d’embauches, rendant la croissance plus riche en emploi.
  • Entre deux crises, on observe des phases de reprise, mais la dynamique peut conduire ensuite à des crises plus proches et plus combinées.

Astuce mémo

Croissance faible → chômage monte ; gains de productivité forts → emplois remplacés par efficacité (moins d’embauches).

9. Productivité et emploi

Notions clés & Définitions

  • Gain de productivité : Le gain de productivité correspond au progrès qui permet de produire plus avec le même travail, ce qui modifie le besoin en emplois.
  • Croissance riche en emploi : La croissance est dite riche en emploi quand une hausse de la production s’accompagne de la création d’un volume important de postes.
  • Secteur tertiaire : Le secteur tertiaire regroupe les activités de services, où les gains de productivité sont présentés comme moins élevés que dans des secteurs comme l’agriculture.

Points essentiels

  • Quand les gains de productivité du travail sont élevés pendant une période, la croissance est moins riche en emplois.
  • Quand les gains de productivité sont faibles voire nuls, les entreprises doivent employer davantage de personnes pour produire, ce qui rend la croissance plus riche en emploi.
  • De 97 à 2001, le chômage baisse sensiblement en France pendant une phase de croissance et de politique de l’emploi efficace.
  • Historiquement, les économies développées sont surtout tertiaires, où les gains de productivité seraient moins élevés que dans l’agriculture, ce qui joue sur la richesse en emploi.

Astuce mémo

Productivité haut = emplois bas ; productivité bas = emplois hauts (plus on “produit par tête”, moins on recrute).

10. Consommation des ménages

11. Investissement des ménages et entreprises

Notions clés & Définitions

  • Licenciement de productivité : Type de licenciement effectué par une entreprise qui dégage des profits, dans le but d’améliorer la rentabilité pour attirer ou satisfaire les investisseurs et actionnaires.
  • Restructuration d’entreprise : Ensemble d’opérations comme fusions, absorptions, acquisitions et cessions qui modifient l’organisation et peuvent rendre certains emplois redondants.
  • Rupture conventionnelle : Dispositif qui facilite la sortie d’un emploi sous forme individuelle, et qui peut s’être largement substitué aux plans de licenciement collectif à l’usage.

Points essentiels

  • Les entreprises qui licencient pour la productivité cherchent à augmenter leur rentabilité afin de répondre aux attentes des actionnaires et investisseurs, même sans difficulté économique immédiate.
  • Les restructurations (fusions, acquisitions, cessions) peuvent entraîner des suppressions d’emplois en raison de doublons entre entités regroupées.
  • À partir des années 2010, la rupture conventionnelle s’est diffusée à l’échelle des licenciements, au point de remplacer une partie des plans collectifs.
  • Les annonces de plans de licenciements collectifs sont observées comme accompagnant la hausse du chômage lors des périodes de conjoncture défavorable.

12. Protectionnisme et mondialisation

Notions clés & Définitions

  • Libre-échange : Le libre-échange désigne une situation sans obstacles protectionnistes aux échanges entre pays.
  • Protectionnisme : Le protectionnisme regroupe des obstacles mis en place par un gouvernement pour freiner les échanges avec l’extérieur.
  • Protectionnisme tarifaire : Le protectionnisme tarifaire consiste à utiliser un droit de douane, prélèvement fiscal qui renchérit les produits importés.
  • Industries naissantes : Les industries naissantes correspondent à une logique de protection éducative visant à aider temporairement des secteurs jeunes à se développer.

Points essentiels

  • Le libre-échange implique l’absence de barrières protectionnistes, la seule différence mentionnée étant la monnaie.
  • Le protectionnisme tarifaire renchérit les importations via le droit de douane, qui s’ajoute au prix des produits importés.
  • Ricardo associe durablement l’instauration d’un droit de douane à une hausse des prix pour les consommateurs, car la demande se déplace vers les produits domestiques.
  • List explique que l’avantage comparatif dépend du fait d’être pionnier, grâce à l’échelle de production et aux économies d’expérience, justifiant un protectionnisme temporaire.
  • Le GATT et l’OMC figurent parmi les cadres utilisés pour réguler les échanges commerciaux.

Astuce mémo

Ricardo : Tarif = Prix ↑ (demande vers local) ; List : Pionnier = Apprentissage (coût ↓) donc protection temporaire.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1936publication de la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (Keynes)
1970-1983période d’inflation en France (taux d’inflation positif, inflation galopante dans les années 70)
1979second choc pétrolier (effet inflationniste et baisse de la croissance)
1983changement de politique en France vers la désinflation compétitive et vers des objectifs de grands équilibres
1985dérégulation des marchés de capitaux (libéralisation des marchés de capitaux)
1997taux de chômage à 12.7% en France
2009récession (ex : -3,1% en 2009) et impact chômage/productivité
2012première année où la consommation des ménages baisse
2012-2013montée/retour des prélèvements et baisse ensuite de la dynamique (dans la période décrite)

Tableaux de synthèse

Comparaison des réponses face à l’intérêt personnel et au chômage (libéraux/Marx/Keynésiens)

CourantLecture des inégalitésRéponse/méca
Libérall’intérêt personnel peut conduire à l’intérêt général si le marché est idéallaisser les individus agir dans un cadre de marché (marché idéal)
Marxles inégalités de départ mènent à domination/exploitation et à une logique de classeslutte des classes et remise en cause de la propriété privée des moyens de production
Keynésienla liberté de marché creuse les inégalités jusqu’à bloquer l’activité et provoquer des crisesréguler les marchés via une institution/État, notamment pour agir sur les anticipations et relancer

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre économie descriptive (décrire sans juger) et économie politique (chercher des causes via des théories) : les indicateurs servent à mesurer, pas à expliquer directement.
  2. Croire que les indicateurs (ex : taux de chômage, PIB) sont neutres “comme en science exacte” : leur définition résulte de consensus et peut évoluer.
  3. Mélanger inflation et désinflation : l’inflation correspond à un taux d’inflation positif, la désinflation à une baisse de l’inflation, pas à une disparition immédiate.
  4. Oublier que pour Keynes le chômage peut exister sans “salaire trop élevé” : le blocage vient des anticipations et de la décision des entreprises sur la quantité de travail/production.
  5. Interpréter à tort la “politique de l’offre” uniquement comme une baisse des impôts : le cours insiste surtout sur le rétablissement des profits par rigueur salariale et la demande extérieure comme ressort principal.
  6. Dissocier à tort productivité et emploi : des gains de productivité élevés rendent la croissance “moins riche en emplois”, tandis que des gains faibles peuvent rendre la croissance plus “riche en emplois”.
  7. Se tromper sur l’effet des délocalisations : d’après Vernon, elles ne sont pas automatiquement synonymes de chômage si elles s’inscrivent dans le cycle de vie du produit (cycle transformé/accéléré).

Checklist Examen

  1. Savoir définir économie descriptive, économie politique et politique économique, et donner leur enchaînement (observer → interpréter → agir).
  2. Savoir expliquer pourquoi les indicateurs économiques ne sont pas neutres (consensus/débats) et donner l’exemple du PIB (définition et calcul).
  3. Connaître les caractéristiques du marché idéal chez les libéraux (entrée/sortie libres, information transparente/identique, acteurs de petite taille).
  4. Savoir résumer la logique marxiste (inégalités → domination/exploitation → lutte des classes) et l’enjeu portant sur la propriété privée des moyens de production à grande échelle.
  5. Savoir résumer la logique keynésienne sur le chômage/crises (pas d’équilibre de type libéral, chômage lié aux anticipations, nécessité d’une régulation par une institution/État).
  6. Savoir mesurer l’inflation (taux de variation de l’indice des prix à la consommation, rôle de l’INSEE) et distinguer inflation/stabilité/efflation et rampante/galopante/hyper.
  7. Savoir connaître les grandes sources d’inflation décrites (demande, coûts, inflation importée, anticipations, politiques monétaires) et la logique de la désinflation compétitive via la lutte contre l’inflation par les coûts/anticipations.
  8. Savoir définir et interpréter le chômage (population active, taux de chômage, critères d’un chômeur) et citer l’idée de halo/déficit d’emploi si elle apparaît dans la partie mesure/fiabilité.
  9. Savoir restituer la lecture de l’évolution macro en France : rôle de la croissance (insuffisante), de la “richesse en emploi” (productivité) et de la dynamique du partage (salaires/profits).
  10. Savoir expliquer la logique de la politique de libéralisation et le “recul de l’État” dans trois domaines (entreprises, marchés de capitaux et du travail, exception du monopole naturel surveillé).
  11. Savoir exposer les causes du chômage traitées au cours (croissance insuffisante, coût du travail/protection sociale sans lien simple, licenciements : AAL/instution, sur-mesure/urgence/productivité).
  12. Savoir traiter le débat mondialisation/protectionnisme : libre-échange vs protectionnisme (tarifaire/non tarifaire), et les contributions de Ricardo (droit de douane → hausse des prix) et List (industries naissantes, protection transitoire).

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à l'Économie et ses Courants avec 24 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle branche de l’économie étudie les décisions et contraintes des acteurs comme les individus ou les entreprises ?

2. Quelle discipline économique élabore, compare et évalue des mesures publiques pour atteindre des objectifs économiques ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Introduction à l'Économie et ses Courants avec 24 flashcards interactives.

Économie descriptive — définition ?

Observe le système économique tel qu’il est.

Économie politique — rôle ?

Interprète les problèmes économiques et leurs causes.

Politique économique — objectif ?

Agit pour atteindre des objectifs économiques via mesures publiques.

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