Le chômage désigne la situation d’individus actifs, sans emploi et en recherche active, dont la mesure est complexe et implique plusieurs indicateurs, reflétant la difficulté à saisir précisément l’ampleur du phénomène.
La mesure du chômage est une opération complexe qui sous-estime souvent son ampleur réelle, notamment en raison de l’oubli du halo du chômage et du sous-emploi, et elle varie selon les méthodes et indicateurs utilisés.
Chômage structurel : chômage causé par un mauvais fonctionnement du marché du travail, indépendant de la conjoncture économique. Il résulte de déséquilibres persistants entre l’offre et la demande de travail, ou de rigidités institutionnelles et organisationnelles empêchant l’ajustement naturel du marché. (source : analyse néoclassique, théorie du marché du travail)
Chômage de longue durée : chômage persistant sur une période prolongée, souvent associé au chômage structurel. Il concerne des actifs qui restent sans emploi malgré une recherche active, en raison de déséquilibres ou rigidités du marché du travail. (source : contexte général, lien avec le chômage structurel)
Chômage involontaire : chômage résultant d’un salaire fixé au-dessus du niveau d’équilibre, empêchant l’embauche. Il survient lorsque des rigidités ou institutions empêchent la fixation du salaire à un niveau compatible avec l’emploi, menant à un excès d’offre de travail par rapport à la demande. (source : théorie néoclassique, salaire d’efficience, rigidités du marché)
Le chômage structurel est indépendant de la conjoncture économique, il persiste même en période de croissance. Il est lié à un mauvais fonctionnement du marché du travail, notamment par des rigidités institutionnelles, des asymétries d’information, ou des inadéquations entre l’offre et la demande de travail.
La théorie néoclassique considère que le marché du travail doit fonctionner dans des conditions de concurrence parfaite pour assurer le plein emploi. Cependant, en réalité, des rigidités (salaires minimum, protection de l’emploi, négociations collectives) empêchent la fixation du salaire à son niveau d’équilibre, générant du chômage involontaire.
Le chômage de longue durée est souvent une conséquence du chômage structurel, car les déséquilibres ou rigidités empêchent la réinsertion rapide des actifs.
Le chômage involontaire peut aussi provenir d’un salaire fixé au-dessus du niveau d’équilibre, notamment par des institutions ou comportements d’employeurs (salaires d’efficience), ce qui limite l’embauche même en absence de conjoncture défavorable.
Le chômage structurel, indépendant de la conjoncture, résulte de dysfonctionnements et rigidités du marché du travail, empêchant l’ajustement naturel entre l’offre et la demande de travail, et conduisant à une persistance du chômage de longue durée.
Le chômage conjoncturel est principalement dû aux fluctuations de la demande globale dans l’économie, et peut être atténué par des politiques de relance visant à stimuler la demande et à favoriser la reprise économique.
Politiques de relance : mesures économiques visant à stimuler la demande globale pour réduire le chômage conjoncturel, notamment par des interventions sur la fiscalité, les dépenses publiques ou la gestion monétaire (source : introduction).
Politique budgétaire : utilisation des dépenses publiques et de la fiscalité pour influencer l’économie, notamment en augmentant les dépenses ou en réduisant les impôts afin de soutenir la croissance et l’emploi (source : introduction).
Politique monétaire : gestion de la masse monétaire et des taux d’intérêt par la banque centrale pour réguler l’économie, en favorisant ou en freinant l’activité économique selon les besoins (source : introduction).
Les politiques de relance peuvent inclure des mesures telles que l’allègement des cotisations sociales, la limitation de la hausse du SMIC, ou des interventions monétaires et fiscales pour soutenir la demande globale.
La politique budgétaire agit directement sur la demande par des dépenses publiques accrues ou des réductions d’impôts, visant à relancer l’activité économique en période de chômage conjoncturel.
La politique monétaire, en ajustant la masse monétaire ou les taux d’intérêt, influence la capacité d’emprunt et d’investissement des agents économiques, contribuant à stimuler la croissance.
La mise en œuvre de ces politiques doit souvent être coordonnée pour être efficace, notamment en période de crise ou de chômage massif.
Les politiques de relance combinent des mesures budgétaires et monétaires pour stimuler la demande globale, réduire le chômage conjoncturel, et soutenir la croissance économique.
Flexibilité du marché du travail : capacité du marché à s'ajuster rapidement aux changements par la variation des salaires et de l'emploi, facilitant ainsi l'ajustement de l'offre et de la demande pour réduire le chômage.
Rigidités du marché du travail : obstacles ou freins à l'ajustement rapide du marché du travail, tels que le salaire minimum ou la réglementation, qui empêchent la fixation libre des salaires et la flexibilité des contrats.
La flexibilité du marché du travail permet un ajustement rapide de l'offre et de la demande d'emploi, contribuant à réduire le chômage en facilitant la réaction aux changements économiques.
Les rigidités, comme le salaire minimum ou la réglementation, limitent cette capacité d'ajustement, empêchant le marché de fonctionner de manière optimale.
La théorie néoclassique considère que la flexibilité du marché du travail, notamment la flexibilité des salaires, est essentielle pour atteindre le plein emploi, en permettant aux mécanismes de marché de s'ajuster automatiquement.
La rigidité du marché du travail, souvent liée à des institutions ou réglementations, constitue un obstacle à cet ajustement, pouvant favoriser le chômage structurel.
La flexibilité du marché du travail est un facteur clé dans la réduction du chômage, en permettant une adaptation rapide aux fluctuations économiques.
La flexibilité du marché du travail favorise un ajustement rapide entre l'offre et la demande d'emploi, ce qui peut contribuer à réduire le chômage, tandis que les rigidités institutionnelles ou réglementaires freinent cet ajustement et peuvent entraîner une rigidité du marché.
Les institutions, en fixant des normes et en encadrant les relations professionnelles, jouent un rôle central dans la régulation du marché du travail, influençant à la fois la stabilité de l’emploi et la flexibilité nécessaire à son bon fonctionnement.
Salaire minimum : niveau légal en-dessous duquel il est interdit de payer un salarié. Il fixe une limite inférieure aux rémunérations possibles sur le marché du travail, encadrant ainsi la rémunération minimale légale.
SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) : salaire minimum fixé par l'État en France, destiné à protéger le pouvoir d’achat des bas salaires. Son niveau est indexé à l’évolution des prix et du salaire ouvrier, et il est revalorisé annuellement.
Effets du salaire minimum :
Le salaire minimum est une institution qui impose un niveau salarial légal en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié, souvent fixé nationalement ou par branches d’activité.
Le SMIC, en tant que salaire minimum interprofessionnel de croissance, est une intervention forte de l’État, visant à maintenir le pouvoir d’achat des bas salaires. Son évolution est automatique et indexée à l’inflation et au salaire ouvrier.
La fixation d’un salaire minimum a pour conséquence d’augmenter le coût du travail, ce qui peut désinciter l’embauche, en particulier pour les salariés peu qualifiés ou peu productifs, contribuant ainsi à une hausse du chômage chez ces catégories.
Un coût du travail trop élevé, notamment dû à un salaire minimum élevé, peut déséquilibrer le marché du travail en créant un déséquilibre entre l’offre et la demande de travail, avec une offre supérieure à la demande.
La rigidité du salaire minimum peut limiter la flexibilité du marché du travail, empêchant un ajustement naturel des salaires en fonction des conditions économiques, ce qui peut renforcer le chômage structurel.
Le salaire minimum, en fixant un seuil légal, peut protéger les bas salaires mais risque aussi d’augmenter le coût du travail, ce qui peut conduire à une hausse du chômage chez les moins qualifiés et à une réduction de la compétitivité des entreprises.
Rigidités du marché du travail : obstacles ou freins, d’origine réglementaire ou institutionnelle, qui empêchent le marché du travail de s’ajuster rapidement et efficacement. Ces rigidités limitent la flexibilité des salaires, des contrats ou des licenciements, et peuvent contribuer à maintenir un niveau élevé de chômage structurel.
Protection de l’emploi : ensemble des mesures, institutions ou règles visant à sécuriser l’emploi des salariés. Elle inclut notamment la réglementation des licenciements, la norme du contrat à durée indéterminée (CDI), et les dispositifs légaux ou conventionnels qui encadrent la relation employeur-salarié. Elle peut accroître la rigidité du marché du travail.
Contrats à durée indéterminée (CDI) : type de contrat de travail où la relation entre l’employeur et le salarié n’a pas de date de fin prédéfinie. La norme en France, qui offre une forte protection contre le licenciement, contribuant à la rigidité du marché.
Réglementations des licenciements : ensemble des règles encadrant la rupture du contrat de travail, notamment les indemnités, motifs, préavis, qui peuvent rendre plus coûteux ou complexe le licenciement, renforçant la rigidité du marché du travail.
Les rigidités du marché du travail sont des obstacles extérieurs au fonctionnement idéal du marché, empêchant une adaptation rapide des salaires et de l’emploi. Elles sont souvent liées à des institutions telles que le contrat à durée indéterminée, le salaire minimum ou la législation sur le licenciement.
La protection de l’emploi se traduit par des normes légales et institutionnelles (ex : CDI, indemnités de licenciement, règles encadrant les contrats) qui sécurisent les salariés mais peuvent aussi limiter la capacité des employeurs à ajuster leur effectif rapidement.
La réglementation des licenciements et la norme du CDI sont des exemples de rigidités qui, en limitant la flexibilité des employeurs, peuvent freiner la création d’emplois et favoriser le maintien du chômage structurel.
La rigidité du marché du travail est dénoncée par certains économistes libéraux, qui considèrent qu’elle nuit à l’emploi en empêchant une adaptation optimale du marché. La forte protection de l’emploi, notamment via le CDI et les règles de licenciement, est perçue comme un facteur de rigidité.
La relation entre rigidités et chômage : une protection accrue peut dissuader l’embauche ou favoriser l’inertie dans la réduction des effectifs, contribuant ainsi à la persistance du chômage structurel.
Les rigidités du marché du travail, souvent issues des protections légales et institutionnelles, limitent la flexibilité nécessaire à un ajustement efficace de l’emploi, ce qui peut favoriser le chômage structurel.
Les politiques de formation sont des leviers clés pour adapter les compétences des actifs aux besoins du marché, contribuant ainsi à réduire le chômage structurel et à favoriser une meilleure employabilité.
Chômage et asymétries d’information : situation où l'information imparfaite sur la qualité des travailleurs ou des emplois empêche un appariement optimal. Cela résulte d’un déficit de transparence ou de connaissance complète des caractéristiques des emplois et des compétences disponibles, ce qui complique la rencontre efficace entre offreurs et demandeurs d’emploi.
Asymétries d'information : situation où une partie détient plus d'informations que l'autre sur un marché. Sur le marché du travail, cela concerne notamment l'incapacité pour l'employeur d’observer parfaitement la productivité réelle d’un salarié ou pour le salarié de connaître précisément les caractéristiques de l’emploi ou de l’employeur.
Chômage et appariements : processus de mise en relation entre offreurs et demandeurs d’emploi. Il s’agit de l’étape où les chercheurs d’emploi rencontrent les employeurs, processus qui peut être retardé ou entravé par des asymétries d’information.
Chômage et appariements : étape du marché du travail où les chercheurs d’emploi rencontrent les employeurs. La difficulté ou la lenteur de cet appariement peut contribuer à la persistance du chômage, notamment en présence d’asymétries d’information.
La persistance du chômage structurel peut s’expliquer par des problèmes d’appariement ou d’asymétries d’information, même en période de conjoncture favorable. Il existe des inadéquations spatiales (lieu), de qualifications ou de compétences entre l’offre et la demande d’emploi.
Les asymétries d’information peuvent conduire à des comportements rationnels de la part des employeurs, comme le versement de salaires plus élevés pour attirer les meilleurs travailleurs ou inciter à l’effort, ce qui peut générer du chômage involontaire.
La théorie du salaire d’efficience, liée à ces asymétries, suggère que les employeurs proposent des salaires plus élevés pour réduire l’aléa moral (tirer au flanc), ce qui peut aussi contribuer au chômage structurel.
Même en absence de rigidités ou de conjoncture défavorable, ces asymétries peuvent empêcher un appariement optimal, maintenant ainsi un niveau de chômage structurel.
Les asymétries d’information sur le marché du travail empêchent un appariement efficace entre offre et demande, ce qui peut entraîner un chômage structurel même en période favorable, en raison de frictions, d’inadéquations ou de comportements rationnels liés à l’incertitude.
Chômage et appariements : processus de mise en relation entre offreurs et demandeurs d'emploi. Il s'agit du moment où les chercheurs d'emploi rencontrent les employeurs pour former une correspondance ou un "match" permettant la conclusion d'un contrat de travail.
Chômage et asymétries d’information : situation où l'information imparfaite sur la qualité des travailleurs ou des emplois empêche un appariement optimal. Cela peut résulter d'inadéquations spatiales, de qualifications ou de frictions liées à l'information sur les caractéristiques des emplois ou des compétences.
Appariement sur le marché du travail : processus de rencontre entre l'offre et la demande d'emploi, qui aboutit à la formation d'un "match" entre un chercheur d'emploi et un employeur, permettant la conclusion d’un contrat de travail.
Le processus d'appariement est souvent entravé par des frictions, telles que le temps nécessaire pour que les chercheurs d'emploi trouvent une offre adaptée ou pour que les employeurs trouvent un candidat correspondant à leurs besoins.
Des inadéquations spatiales (lieu de résidence vs lieu de recherche d'emploi), de qualifications ou d'informations imparfaites sur les caractéristiques des emplois et des candidats peuvent empêcher un appariement efficace.
La persistance du chômage de masse peut s'expliquer par des problèmes d'appariement et d'asymétries d'information, même en période de conjoncture favorable.
La théorie néoclassique suppose que, dans des conditions parfaites, l'appariement se réalise rapidement, mais en réalité, des frictions et asymétries ralentissent ce processus, contribuant au chômage structurel.
Le chômage structurel résulte notamment de difficultés d'appariement et d'asymétries d'information, qui empêchent la rencontre optimale entre offreurs et demandeurs d'emploi, même en période de croissance économique.
| Critère | Chômage structurel | Chômage conjoncturel |
|---|---|---|
| Définition | Dysfonctionnements du marché du travail, rigidités | Fluctuations économiques à court terme |
| Cause principale | Déséquilibres persistants, rigidités institutionnelles | Variations de la demande globale, cycle économique |
| Indépendance de la conjoncture | Oui | Non |
| Durée | Long terme | Court terme |
| Exemple | Inadéquation formation-emploi, rigidités salariales | Récession, crise économique |
| Théorie clé | Néoclassique, rigidités du marché | Cycles économiques, politique de relance |
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Personne active — rôle ?
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