Fiche de révision : Les Fondements de la Croissance Économique

Plan du Cours

  1. Définition et mesure de la croissance
  2. Facteurs travail, capital et PGF
  3. Croissance extensive et intensive
  4. Productivité et gains de productivité
  5. Progrès technique et destruction créatrice
  6. Institutions et croissance selon le développement
  7. Progrès technique biaisé et inégalités
  8. Limites écologiques de la croissance
  9. Innovations et croissance soutenable

1. Définition et mesure de la croissance

Notions clés & Définitions

  • Croissance économique : La croissance économique désigne l’augmentation durable, sur de longues périodes, des quantités de biens et services produits dans un pays.
  • PIB nominal : Le PIB nominal mesure la valeur de la production sans correction de l’évolution générale des prix.
  • PIB réel : Le PIB réel correspond au PIB nominal corrigé de l’inflation afin de ne pas confondre croissance de la production et hausse des prix.
  • PIB par habitant : Le PIB par habitant est le PIB divisé par la population, utilisé pour approcher le niveau de vie moyen.
  • Niveau de vie : Le niveau de vie regroupe la quantité et la qualité des biens et services dont dispose un individu pour satisfaire ses besoins et son bien-être.

Points essentiels

  • Le PIB est la somme des valeurs ajoutées réalisées par l’ensemble des agents économiques résidents.
  • Le PIB réel se distingue du PIB nominal en étant « déflaté » pour éliminer la part due à la hausse générale des prix.
  • Le niveau de vie augmente lorsque la croissance du PIB dépasse celle de la population.
  • La croissance économique est un phénomène de long terme, distinct d’une expansion conjoncturelle.
  • Le développement intègre aussi des dimensions qualitatives comme l’accès à la santé et à l’éducation.

2. Facteurs travail, capital et PGF

Notions clés & Définitions

  • Facteur travail : Le facteur travail correspond au volume de travail mis à disposition de l’économie, mesuré en nombre d’heures de travail.
  • Facteur capital : Le facteur capital regroupe les biens de production utilisés sur plusieurs cycles, comme machines et bâtiments.
  • Productivité globale des facteurs (PGF) : La productivité globale des facteurs est la partie de la croissance non expliquée par l’accumulation de travail et de capital.

Points essentiels

  • La quantité de travail dépend des variables sociodémographiques comme la taille de la population, la part en âge de travailler, le chômage et la durée annuelle moyenne du travail.
  • La quantité de capital dépend des investissements réalisés qui augmentent le stock de biens de production.
  • Le taux de croissance économique se décompose en contribution du travail, contribution du capital, puis variation de la PGF.
  • Si la croissance est de 5 % avec 2 % dus au travail et 1 % au capital, le résidu attribué à la PGF vaut 2 %.
  • La PGF est calculée comme un résidu obtenu en retranchant aux gains observés de PIB les contributions du travail et du capital.

Astuce mémo

PGF = Résidu : Croissance totale − (travail + capital).

3. Croissance extensive et intensive

Notions clés & Définitions

  • Croissance extensive : Croissance fondée sur l’augmentation en quantité des facteurs de production afin d’accroître la production globale.
  • Croissance intensive : Croissance fondée sur l’amélioration de la productivité globale des facteurs grâce aux innovations et aux gains d’efficacité.

Points essentiels

  • La croissance économique se décompose en contributions du travail, du capital et du résidu de PGF, ce dernier représentant la variation de productivité globale des facteurs.
  • Une croissance intensive ne doit pas être définie par les seuls gains de productivité du travail, car ceux-ci peuvent venir d’une accumulation de capital, donc relever de l’extensif.
  • Les rendements factoriels décroissants expliquent qu’une croissance extensive basée uniquement sur l’augmentation quantitative des facteurs ne peut pas durablement soutenir le niveau de vie.
  • Si la croissance est de 5 % et que le travail contribue de 2 % et le capital de 1 %, alors le résidu (PGF) vaut 2 %.

Astuce mémo

Extensive = plus de facteurs (volume) ; intensive = mieux avec les facteurs (PGF/efficacité).

4. Productivité et gains de productivité

Notions clés & Définitions

  • Productivité : La productivité est un indicateur d’efficacité qui relie la production obtenue aux quantités de facteurs de production utilisées.
  • Gains de productivité : Les gains de productivité apparaissent quand on peut produire davantage avec les mêmes facteurs, produire autant avec moins de facteurs, ou produire plus avec moins de facteurs.
  • Productivité globale des facteurs : La productivité globale des facteurs mesure l’efficacité globale de la combinaison du travail et du capital, et reflète la part de la croissance qui n’est pas expliquée par leur simple accumulation.

Points essentiels

  • Un gain de productivité signifie que la production augmente à facteurs inchangés, donc la valeur ajoutée créée en plus peut être partagée entre les travailleurs via des salaires plus élevés.
  • Un gain de productivité peut aussi se traduire par une hausse de la quantité produite et vendue sans ajout de facteurs, ce qui permet de baisser le prix sans diminuer le chiffre d’affaires.
  • Les gains de productivité font baisser les coûts unitaires de production, ce qui ouvre la possibilité soit d’augmenter les profits et l’investissement, soit de relever les salaires et/ou de réduire les prix.
  • La hausse des revenus et du pouvoir d’achat peut soutenir la consommation, ce qui relève la demande globale et nécessite une hausse de l’offre pour soutenir la croissance.

Astuce mémo

Même facteurs → plus de production → coûts unitaires ↓ → prix/salaires/profits ↑ → demande ↑ → croissance.

5. Progrès technique et destruction créatrice

Notions clés & Définitions

  • Invention : Une invention est la concrétisation d’une idée avant son passage à une production à grande échelle, souvent sous forme de prototype.
  • Innovation de procédé : Une innovation de procédé correspond à une nouvelle manière de produire ou à une amélioration d’un processus existant à des fins industrielles.
  • Innovation de produit : Une innovation de produit consiste à créer un produit nouveau ou à améliorer sensiblement un produit déjà existant.
  • Destruction créatrice : La destruction créatrice désigne le processus où l’innovation crée de nouvelles activités tout en rendant obsolètes et en faisant disparaître d’anciennes activités.

Points essentiels

  • L’innovation déclenche la destruction créatrice en créant des activités nouvelles et en rendant obsolètes des activités anciennes, ce qui renouvelle en continu le tissu productif.
  • La création d’activité et d’emploi l’emporte souvent sur la destruction grâce aux effets directs dans les secteurs en expansion, aux effets en amont/aval, et à l’augmentation du pouvoir d’achat via les gains de productivité.
  • Le commerce en ligne illustre ces mécanismes en créant des emplois pour la mise en ligne et le service après-vente, en stimulant des fournisseurs en amont et en aval, puis en baissant les prix qui déplacent la demande vers d’autres secteurs.
  • Une innovation donne un avantage concurrentiel aux firmes innovantes, qui gagnent des parts de marché grâce à des produits coûtant moins cher et/ou offrant des caractéristiques supérieures.
  • La destruction créatrice renforce la productivité moyenne par réallocation des facteurs des entreprises moins productives vers les entreprises plus productives.
  • En plus de la réallocation, la destruction créatrice pousse les entreprises existantes à innover pour ne pas disparaître, comme le Drive face à la concurrence du commerce en ligne.

Astuce mémo

Innover = Nouveau qui remplace l’Ancien : parts de marché gagnées + productivité moyenne renforcée.

6. Institutions et croissance selon le développement

Notions clés & Définitions

  • Institutions : Les institutions désignent l’ensemble des règles formelles et informelles qui encadrent les comportements et orientent les décisions économiques.
  • Institutions inclusives : Les institutions inclusives encouragent la participation de tous aux activités économiques et mobilisent au mieux les talents et compétences.
  • Institutions extractives : Les institutions extractives favorisent certains groupes au détriment des autres, en créant des incitations inégales.
  • Frontière technologique : Un pays à la frontière technologique est un pays dont l’économie intègre les technologies les plus avancées dans sa production.
  • Pays en rattrapage : Un pays en rattrapage est un pays dont l’économie diffuse moins les technologies de pointe et qui s’appuie surtout sur imitation et capital.

Points essentiels

  • Les institutions favorables à la croissance incitent à investir et à innover, notamment grâce à des droits de propriété respectés, l’exécution des contrats et l’absence de barrières à l’entrée.
  • Les institutions extractives qui ne protègent pas les droits de propriété ou qui créent des barrières à l’entrée pour avantager une fraction de la population freinent l’innovation et la croissance.
  • La concurrence stimule l’innovation quand le pays est proche de la frontière technologique, alors qu’elle peut décourager les entreprises dans les pays éloignés en réduisant la rentabilité attendue.
  • Dans un pays éloigné de la frontière technologique, la politique éducative met l’accent sur le secondaire et le supérieur court pour former des techniciens de diffusion, et l’innovation peut être encouragée par une protection de la concurrence.
  • Dans un pays à la frontière technologique, la politique de concurrence doit viser une concurrence intense et loyale (lutte contre cartels/abus, contrôle des concentrations, interdiction de certaines aides), et la politique éducative doit viser davantage le supérieur long.
  • Philippe Aghion relie le ralentissement de la croissance française depuis les années 1980 à l’incapacité d’adapter les institutions entre rattrapage et frontière technologique.

7. Progrès technique biaisé et inégalités

Notions clés & Définitions

  • Progrès technique biaisé : Le progrès technique biaisé désigne un changement technologique qui favorise certains travailleurs ou tâches et pénalise les autres.
  • Haute qualification : Une haute qualification correspond à des emplois nécessitant du raisonnement abstrait, de la créativité ou de l’inventivité.
  • Emplois routiniers : Les emplois routiniers regroupent des tâches manuelles, simples et répétitives que la technologie menace davantage.

Points essentiels

  • Dans un pays proche de la frontière technologique, la concurrence incite les entreprises à innover pour échapper à la concurrence et viser une rente de monopole.
  • Dans un pays éloigné de la frontière technologique, la concurrence peut décourager les entreprises car elle réduit la rentabilité attendue de l’innovation.
  • La transition numérique augmente la demande de travail très qualifié et fait monter les salaires des plus qualifiés, tandis qu’elle réduit la demande des moins qualifiés ou à qualification moyenne et baisse leurs salaires.
  • Le progrès technique biaise les revenus en étant favorable aux catégories supérieures et défavorable aux catégories inférieures, ce qui accroît les inégalités.
  • Le progrès technique menace surtout les emplois routiniers, et la polarisation qui en résulte fait disparaître des emplois des classes moyennes et renforce les écarts.
  • En 2016, le salaire mensuel moyen des cadres est 2,4 fois celui des ouvriers (4 060/1 680).

8. Limites écologiques de la croissance

Notions clés & Définitions

  • Externalité négative : Une externalité négative correspond à un effet défavorable sur le bien-être d’autrui causé par une activité, sans que le marché le fasse payer.
  • Ressources naturelles renouvelables : Les ressources naturelles renouvelables se régénèrent par elles-mêmes, comme certaines ressources forestières ou halieutiques.
  • Ressources naturelles non renouvelables : Les ressources naturelles non renouvelables sont des stocks finis qui ne se régénèrent pas à l’échelle humaine, comme le pétrole ou le gaz.
  • Surexploitation : La surexploitation désigne une situation où les prélèvements empêchent une ressource renouvelable de se régénérer.
  • Bien commun rival non excluable : Un bien commun rival non excluable est non “fermé” à l’accès et rival, ce qui pousse à prélever trop car il n’y a pas de prix de restriction.

Points essentiels

  • La pollution est une externalité négative quand une activité dégrade l’environnement et réduit le bien-être d’autres agents sans que le marché tarifie ce dommage.
  • La pollution par particules fines réduit le bien-être mais aussi la croissance, car elle diminue le nombre d’heures travaillées (décès et arrêts maladie) et baisse la productivité des travailleurs.
  • Une ressource renouvelable est surexploitée quand les prélèvements sont assez élevés pour empêcher sa régénération, avec un marché défaillant lié aux biens communs rivaux non excluables.
  • Les ressources naturelles non renouvelables forment un stock fini : chaque prélèvement réduit la quantité disponible, ce qui pose un problème de soutenabilité.
  • En 1975, 10% des stocks mondiaux de poissons étaient surexploités, contre 3,5 fois plus en 2015.
  • D’après le GIEC, la croissance économique depuis le XIXe siècle s’accompagne d’une hausse de la concentration atmosphérique de CO2, associée au réchauffement climatique.

Astuce mémo

Externalités = “coût pour autrui non payé par le marché” : pollution et CO2 pèsent sur la soutenabilité.

9. Innovations et croissance soutenable

Notions clés & Définitions

  • Innovation verte : Innovation verte : ensemble des techniques visant à réduire la pollution ou les émissions de gaz à effet de serre tout en préservant la croissance.
  • Soutenabilité : Soutenabilité : capacité d’une trajectoire de croissance à limiter les dommages environnementaux et l’épuisement des ressources sur le long terme.
  • Fiscalité environnementale : Fiscalité environnementale : politique incitative qui taxe les activités polluantes afin d’orienter les comportements vers moins d’émissions.
  • Double dividende : Double dividende : bénéfices à la fois environnementaux (baisse des émissions) et financiers (recettes fiscales) générés par la fiscalité environnementale.

Points essentiels

  • Les émissions de CO2 liées aux activités humaines sont des effets involontaires sur autrui, qui échappent au prix de marché et nourrissent ainsi le problème de soutenabilité.
  • En 2017, la température moyenne sur Terre est de 0,9 °C au-dessus de la moyenne 1951-1980.
  • L’augmentation du prix des ressources non renouvelables incite à développer des techniques et à substituer des solutions, ce qui peut éviter une pénurie rapide (extraction du pétrole off-shore).
  • Quand le marché ne tarifie pas les externalités négatives, la demande de technologies vertes reste faible et l’État doit créer des incitations via réglementation, fiscalité et subventions.
  • La fiscalité environnementale est dite incitative car elle laisse un choix aux agents, contrairement à la réglementation qui contraint directement.
  • La fiscalité environnementale procure un double dividende : baisse de la pollution/émissions et recettes fiscales associées.

Astuce mémo

Quand le marché “oublie” le coût environnemental, l’État “ré-invente” l’incitation via taxes/subventions.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1820Multiplication du niveau de vie mondial (période 1820-2010) et sortie/absence de trappe malthusienne pour certaines économies
197510% des stocks mondiaux de poissons étaient surexploités
2010Multiplication du niveau de vie mondial (période 1820-2010)
2015Surexploitation des poissons : 3,5 fois plus qu’en 1975
2016Rapport des salaires mensuels moyens cadres/ouvriers (4 060/1 680) et exercice sur les inégalités
2017Température moyenne sur Terre à 0,9 °C au-dessus de 1951-1980
1951-1980Période de référence pour la température moyenne utilisée dans le document sur le réchauffement climatique
03/11/2007Lettre de Cédric Foellmi sur le site du journal Le Monde (« Sans théorie de la relativité, pas de GPS »)

Tableaux de synthèse

Croissance extensive vs intensive

TypeMoteurRésidu/PGF
ExtensiveAccumulation/augmentation en quantité des facteurs de productionLa croissance se fonde surtout sur le volume (PGF non centrale)
IntensiveAmélioration de la productivité globale des facteurs (innovations)La croissance repose sur l’amélioration de la PGF (résidu)

Institutions inclusives vs extractives

TypeEffet sur incitationsExemples d’enjeu
InclusivesFavorisent la participation et l’investissement/l’innovationAccès à la santé/à l’éducation ; respect des droits de propriété ; exécution des contrats ; absence de barrières à l’entrée
ExtractivesFavorisent certains groupes au détriment des autresMonopoles légaux accordés ; absence/insuffisance de droits de propriété ; barrières à l’entrée orientées

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre PIB nominal et PIB réel : le réel est déflaté, sinon on confond hausse des prix et hausse de la production.
  2. Croire que croissance intensive = gains de productivité du travail uniquement : ces gains peuvent venir de l’accumulation de capital (donc extensif).
  3. Définir la PGF comme la somme travail+capital : dans le cours, la PGF est un résidu calculé après déduction des contributions du travail et du capital.
  4. Penser que la croissance améliore automatiquement le niveau de vie : le cours précise que cela dépend du fait que la croissance du PIB dépasse celle de la population.
  5. Réduire la destruction créatrice à « seulement détruire » : elle crée aussi de nouvelles activités/emplois (direct, amont/aval, demande via pouvoir d’achat).
  6. Croire que la surexploitation vient d’un manque de ressource « naturel » : elle vient du prélèvement trop élevé d’une ressource renouvelable gérée comme bien commun rival non excluable.
  7. Confondre externalité et taxe : une externalité négative est un dommage non tarifé par le marché, et la fiscalité environnementale est un outil incitatif pour corriger cela.

Checklist Examen

  1. Définir la croissance économique comme un phénomène de long terme et distinguer croissance, expansion conjoncturelle et développement.
  2. Décrire comment le PIB mesure la production via la valeur ajoutée, et distinguer PIB nominal / PIB réel / PIB par habitant / niveau de vie.
  3. Expliquer le lien entre niveau de vie et croissance du PIB par habitant : quand la croissance du PIB excède celle de la population.
  4. Identifier les contributions à la croissance : travail + capital + variation de la PGF, et calculer le résidu quand travail et capital sont donnés.
  5. Définir facteur travail (heures disponibles) et facteur capital (biens de production utilisés sur plusieurs cycles) et relier leur accumulation à la croissance extensive.
  6. Distinguer croissance extensive et intensive à partir de l’accumulation des facteurs vs l’amélioration de la PGF.
  7. Expliquer pourquoi les gains de productivité font baisser les coûts unitaires de production et comment cela peut soutenir demande (via pouvoir d’achat).
  8. Définir invention vs innovation (de procédé / de produit) et relier progrès technique et hausse de la PGF.
  9. Présenter le mécanisme de destruction créatrice : créations d’activités/emplois, obsolescence des anciennes, réallocation des facteurs et incitation à innover.
  10. Expliquer institutions inclusives vs extractives (règles formelles et informelles) et relier droits de propriété/barrières à l’entrée au fait d’investir et innover.
  11. Distinguer pays proches de la frontière technologique et pays en rattrapage : rôle attendu de la concurrence et de la politique éducative.
  12. Exposer comment le progrès technique biaise les revenus (hautes qualifications vs emplois routiniers) et donner l’idée de polarisation.
  13. Expliquer les limites écologiques : externalités négatives (pollution/particules fines, CO2), surexploitation des ressources renouvelables, et stock fini des non renouvelables.
  14. Montrer comment l’innovation verte et la fiscalité environnementale corrigent les externalités négatives (marché défaillant, rôle incitatif, double dividende).

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1. Quelle définition correspond le mieux à la croissance économique ?

2. Pourquoi le PIB réel est-il préféré au PIB nominal pour mesurer la croissance ?

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Croissance économique — définition ?

Augmentation durable de la production de biens/services

PIB nominal — mesure ?

Valeur de la production sans correction d'inflation

PIB réel — correction ?

Corrigé de l’inflation, reflète la croissance réelle

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