Croissance économique : augmentation soutenue et durable des richesses créées dans une économie, mesurée par le taux de croissance du PIB réel. Elle reflète la capacité d’une économie à produire davantage de biens et services sur une période donnée, en tenant compte de l’inflation.
Produit Intérieur Brut (PIB) : agrégat qui mesure la valeur totale des biens et services produits par les unités de production résidentes sur le territoire national durant une année. Il inclut la production marchande et non marchande, et se calcule en sommant les valeurs ajoutées réalisées par ces agents.
PIB réel : version du PIB corrigée de l’effet de l’inflation, permettant d’évaluer l’augmentation en volume des richesses créées. La croissance réelle est donc une croissance du PIB ajustée, qui reflète mieux l’évolution réelle de la production.
La croissance économique correspond à la création de richesses nouvelles, mesurée par le taux de croissance du PIB réel. Elle peut provenir de deux sources principales : l’augmentation de la quantité des facteurs de production ou l’amélioration de leur efficacité. La croissance peut ainsi être qualifiée de extensive ou intensive.
La croissance extensive repose sur l’accumulation des facteurs de production, c’est-à-dire l’augmentation de leur quantité (travail, capital, ressources naturelles). Elle se traduit par une croissance basée sur l’augmentation du volume des facteurs.
La croissance intensive repose sur le progrès technique, qui permet d’accroître la productivité des facteurs. Elle se traduit par une amélioration de leur efficacité, permettant de produire plus avec la même quantité de facteurs. La croissance intensive favorise une croissance durable en augmentant la productivité sans nécessairement augmenter la quantité de facteurs.
La croissance économique se mesure par le taux de croissance du PIB réel, reflet de la création de richesses nouvelles. Elle résulte soit de l’augmentation de la quantité des facteurs de production (croissance extensive), soit de l’amélioration de leur efficacité grâce au progrès technique (croissance intensive).
Facteurs de production : éléments durables utilisés pour produire, comprenant le travail (activité humaine) et le capital fixe (machines, bâtiments...). (source : contenu)
Travail : activité humaine mobilisée dans le processus de production. Il peut augmenter par la hausse de la population active ou par la durée légale du travail. (source : contenu)
Capital fixe : biens durables tels que machines et bâtiments utilisés dans la production. Son accumulation résulte de l’investissement. (source : contenu)
Investissement : opération par laquelle une entreprise achète du capital, permettant son accumulation et favorisant la croissance. (source : contenu)
Productivité globale des facteurs (PGF) : mesure l’efficacité combinée des facteurs de production, en rapportant la production à la quantité totale de facteurs nécessaires. Elle explique la part de croissance non attribuable à leur simple accumulation. (source : contenu)
Les facteurs de production, le travail et le capital fixe, constituent la base matérielle de la croissance économique. La croissance peut résulter de l’augmentation de leur quantité, par exemple via une hausse de la population active ou de la durée du travail, ou par l’investissement qui permet l’accumulation de capital. L’investissement, en achetant du capital, contribue à la croissance en augmentant la quantité de facteurs mobilisés.
Par ailleurs, l’efficacité de ces facteurs joue un rôle crucial. L’amélioration de leur efficacité, notamment par l’utilisation de machines plus performantes, la formation ou une meilleure organisation, augmente la productivité du travail. La croissance qui repose principalement sur ces gains d’efficacité est qualifiée de croissance intensive, et la part de la croissance non expliquée par l’accumulation des facteurs est attribuée au progrès technique, mesuré par la croissance de la PGF.
Les investissements génèrent aussi des externalités positives, profitant à l’ensemble des agents économiques sans coût direct pour eux, comme l’éducation qui augmente la qualification et la productivité des travailleurs. La croissance issue de ces investissements peut devenir auto-entretenue, notamment par la fiscalité sur les nouvelles richesses créées, permettant de financer de nouveaux investissements.
La croissance économique repose sur l’accumulation de facteurs de production tels que le travail et le capital, ainsi que sur leur efficacité accrue. La productivité globale des facteurs permet d’expliquer la part de croissance non liée à leur simple augmentation, soulignant l’importance du progrès technique et de l’innovation.
Progrès technique : Désigne l’ensemble des innovations permettant de produire davantage avec la même quantité de facteurs travail et capital, améliorant ainsi la productivité globale des facteurs (PGF).
Progrès technique exogène : Selon les théories de la croissance des années 1950, il s’agit d’un progrès technique considéré comme un résidu, c’est-à-dire une part inexpliquée de la croissance qui n’est pas liée aux variations des facteurs de production. Il est autonome et n’est pas influencé par les comportements économiques.
Progrès technique endogène : Résulte des choix économiques, notamment des investissements en R&D. Il n’est pas autonome mais généré par l’activité économique, ce qui le rend dépendant des décisions des agents et des ressources investies.
Recherche et développement (R&D) : Ensemble des activités visant à créer de nouvelles connaissances ou innovations technologiques. Ces investissements sont à l’origine d’inventions pouvant être exploitées économiquement pour favoriser la croissance.
Externalités positives : Bénéfices que tirent d’autres agents économiques sans supporter le coût de leur découverte ou de leur innovation. Elles facilitent l’acquisition de nouvelles connaissances et contribuent à des rendements croissants, soutenant la croissance cumulative.
Le progrès technique désigne les innovations qui permettent de produire plus avec la même quantité de facteurs, améliorant la productivité globale des facteurs (PGF). Dans les années 1950, il était considéré comme un résidu exogène, autonome, et non lié aux comportements économiques. Cependant, les théories contemporaines montrent que le progrès technique n’est pas autonome mais endogène, car il résulte des choix économiques, notamment des investissements en R&D. Ces investissements génèrent des inventions qui peuvent être exploitées pour créer de la richesse. L’accumulation d’innovations entraîne des externalités positives, permettant une diffusion des connaissances sans coût supplémentaire pour tous, ce qui favorise des rendements croissants. La croissance devient alors un phénomène endogène et cumulatif, où chaque cycle d’innovation alimente le suivant, créant un cercle vertueux de croissance.
Le progrès technique endogène, alimenté par l’investissement en R&D, constitue un moteur interne à l’économie, générant un cercle vertueux de croissance cumulée grâce aux externalités positives et aux rendements croissants.
Innovation majeure
Une innovation majeure est une innovation qui bouleverse l’économie en créant une grappe d’innovations qui impulsent la croissance économique par vagues successives. Elle marque une rupture avec l’état antérieur et entraîne des changements significatifs dans les activités économiques.
Innovation mineure
Une innovation mineure est une modification secondaire qui découle d’une innovation majeure. Elle n’entraîne pas de bouleversement économique mais contribue à l’amélioration ou à la diffusion de l’innovation principale.
Destruction créatrice
Concept développé par J. A. Schumpeter (1883-1950), la destruction créatrice désigne le processus par lequel les activités obsolètes, rendues dépassées par le progrès technique, disparaissent pour laisser place à de nouvelles activités innovantes, dynamisant ainsi l’économie.
Cycle de Schumpeter
Il illustre l’alternance entre phases d’expansion, liées à l’émergence d’innovations majeures, et phases de récession, où l’économie se ralentit jusqu’à l’apparition d’une nouvelle innovation majeure. Ce cycle est caractérisé par un rythme d’innovation qui tend à s’accélérer.
Récession
Période de baisse de l’activité économique, marquée par un ralentissement de la croissance. Selon Schumpeter, cette phase dure entre 20 et 25 ans avant qu’une innovation majeure ne relance le cycle de croissance.
Les innovations majeures créent des grappes d’innovations qui impulsent la croissance économique par vagues successives. Par exemple, l’émergence d’Internet a permis le développement de nombreux secteurs comme le commerce en ligne ou les réseaux sociaux, illustrant cette dynamique.
Le processus de destruction créatrice, concept de Schumpeter, est central : il remplace les anciennes activités par de nouvelles, ce qui stimule la croissance mais provoque aussi des périodes de récession cycliques.
Le cycle de Schumpeter montre que la croissance économique n’est pas linéaire mais cyclique, avec des phases d’expansion liées à l’innovation et des phases de récession. La fréquence de ces innovations majeures tend à s’accélérer, contribuant à une croissance plus dynamique.
La croissance économique se manifeste comme un processus cyclique, rythmé par l’innovation disruptive, où chaque innovation majeure entraîne une période d’expansion suivie d’une récession, avant qu’une nouvelle innovation ne relance le cycle.
Capital humain
AUTEUR (date) : ensemble des compétences, connaissances, expériences et qualités personnelles que possède une population ou un individu, contribuant à la productivité économique.
Institutions
AUTEUR (date) : ensemble des règles formelles (lois, règlements) ou informelles (pratiques, conventions) qui encadrent les interactions entre les individus.
État de droit
AUTEUR (date) : principe selon lequel l’ensemble des acteurs, y compris l’État, est soumis à la loi, garantissant un cadre juridique stable et équitable pour tous.
Droit de propriété
AUTEUR (date) : droit garanti par l’État permettant à un individu d’utiliser, de tirer profit ou de disposer d’un bien, dans le respect de la loi.
Brevets
AUTEUR (date) : droits de propriété industrielle conférant à leur titulaire un monopole d’exploitation temporaire d’une invention, généralement pour 20 ans.
L’État favorise la croissance en investissant dans l’éducation, la santé, la recherche fondamentale et les infrastructures, ce qui génère des externalités positives. Ces investissements contribuent à l’accumulation de capital humain et technologique, stimulant la productivité et le progrès technique.
Les institutions, en garantissant le respect du droit de propriété et en assurant un cadre légal stable, créent un climat de confiance. Ce climat incite les agents économiques à investir et à innover, car ils peuvent sécuriser leurs droits et leurs bénéfices. Les règles, qu’elles soient formelles ou informelles, facilitent les échanges et réduisent l’incertitude.
Les brevets jouent un rôle clé en protégeant les innovateurs par un monopole temporaire, ce qui les incite à supporter les coûts de la recherche et du développement. La protection de l’innovation garantit que les inventeurs peuvent rentabiliser leurs efforts, favorisant ainsi la croissance technologique.
L’État et les institutions jouent un rôle fondamental en créant un environnement stable, sécurisé et incitatif, essentiel pour encourager l’investissement, l’innovation et la croissance économique.
Inégalités de revenu : Disparités dans la répartition des revenus entre différents individus ou groupes au sein d’une société. Elles reflètent des différences dans les gains issus du travail ou du capital.
Répartition des revenus : Processus par lequel la valeur ajoutée créée par la production est distribuée entre les acteurs économiques, notamment entre les travailleurs et les propriétaires de capitaux.
Le progrès technique génère des gains de productivité qui ne sont pas répartis équitablement entre les revenus du travail et du capital. En effet, l’innovation permet d’accroître la valeur ajoutée, mais cette augmentation profite davantage aux propriétaires de capitaux, sous forme de dividendes, plutôt qu’aux salariés. Certaines innovations substituent le capital au travail, augmentant l’intensité capitalistique de la production. Cela entraîne une destruction d’emplois, notamment pour les tâches simples et répétitives, et une baisse relative des salaires dans la valeur ajoutée, ce qui accentue les inégalités de revenu.
Dans un contexte de concurrence exacerbée, certains secteurs bénéficient plus que d’autres du progrès technique. Les secteurs innovants, qui génèrent des profits importants, voient leurs revenus augmenter, tandis que ceux en déclin deviennent de moins en moins profitables. La compétition pousse ces secteurs à innover davantage, creusant ainsi les écarts de revenus entre eux.
Le progrès technique contribue aussi à l’augmentation des inégalités salariales, car il favorise les travailleurs qualifiés utilisant les nouvelles technologies, dont la productivité et la rémunération augmentent, tandis que les moins qualifiés voient leurs salaires stagner ou diminuer. La demande pour des compétences élevées croît, ce qui accentue les écarts de revenus.
Le progrès technique, en favorisant certains secteurs et certains acteurs, peut creuser les écarts de revenus, renforçant ainsi les inégalités sociales et économiques. La concurrence exacerbée amplifie cet effet en profitant principalement aux acteurs les plus innovants et qualifiés.
Externalités négatives
Destruction de ressources naturelles
Processus par lequel les activités économiques épuisent ou dégradent les ressources naturelles, notamment celles non renouvelables, compromettant leur disponibilité future.
Pollution
Introduction dans l’environnement de substances ou d’énergie nuisibles, telles que les gaz à effet de serre, qui ont des effets délétères sur l’écosystème et le climat.
Économie souterraine
Activités économiques non déclarées ou non comptabilisées dans le PIB, souvent illégales ou informelles, qui échappent aux mesures officielles de la croissance.
Le PIB ne prend pas en compte les externalités négatives telles que la pollution et la destruction des ressources naturelles, ce qui limite la mesure réelle de la croissance économique. En effet, une croissance qui s’accompagne de ces externalités peut masquer des coûts écologiques importants, non intégrés dans les indicateurs traditionnels. Par ailleurs, cette croissance peut entraîner une surexploitation des ressources naturelles, notamment non renouvelables comme le pétrole, ce qui menace leur disponibilité pour les générations futures. La croissance économique peut donc avoir des impacts écologiques négatifs qui remettent en question sa soutenabilité à long terme, en dépassant la capacité de la planète à renouveler ses ressources ou à absorber ses déchets. La croissance doit ainsi être analysée en tenant compte de ses effets sur l’environnement, notamment par le biais de l’innovation qui peut contribuer à repousser ces limites, mais sans garantir une soutenabilité totale si certains capitaux, comme le capital naturel, sont considérés comme non substituables.
La croissance économique traditionnelle peut engendrer des coûts écologiques non comptabilisés, limitant sa durabilité et posant la question de ses véritables bénéfices à long terme.
Croissance soutenable : La croissance soutenable repose sur la capacité à produire plus tout en préservant l’environnement pour les générations futures. Elle vise un développement durable qui satisfait les besoins présents sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs.
Capital technologique : Ensemble des innovations, des connaissances et des techniques qui permettent d’accroître la productivité tout en limitant l’impact environnemental. La croissance soutenable repose sur l’accumulation de ce capital pour favoriser un progrès technique respectueux de l’environnement.
Capital public : Ressources et infrastructures détenues ou gérées par l’État, essentielles au développement économique et social. Leur accumulation, soutenue par l’État, contribue à une croissance auto-entretenue intégrant dimensions sociales et environnementales.
Auto-entretenue : Se dit d’un processus de croissance qui, grâce à l’accumulation de capital technologique et public, peut se maintenir de manière autonome, sans dépendre uniquement de ressources extérieures ou non renouvelables.
La croissance soutenable repose sur la capacité à continuer à produire davantage tout en protégeant l’environnement pour les générations futures. Elle doit équilibrer développement économique et préservation des ressources naturelles. La soutenabilité forte insiste sur l’irréversibilité de la destruction du capital naturel et sur le fait que certains capitaux, notamment naturels, ne sont pas substituables. L’accumulation de capital technologique et public, soutenue par l’État, permet de rendre cette croissance auto-entretenue, intégrant ainsi des dimensions sociales et environnementales dans le processus de développement.
La croissance soutenable doit être conçue comme un équilibre dynamique entre progrès économique, innovation technologique et préservation des ressources naturelles, afin d’assurer un développement durable pour toutes les générations.
| Critère | Croissance Extensive | Croissance Intensive | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Définition | Augmentation de la quantité des facteurs | Amélioration de la productivité des facteurs | Pas spécifié dans le contenu |
| Mécanisme | Accumulation de facteurs (travail, capital) | Progrès technique, innovation, efficacité | Pas spécifié dans le contenu |
| Effet principal | Croissance basée sur l'augmentation des volumes | Croissance durable et qualitative | Pas spécifié dans le contenu |
| Limitation | Non durable sans progrès technique | Favorise croissance durable | Pas spécifié dans le contenu |
| Facteurs de production | Définition | Rôle dans la croissance | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Travail | Activité humaine mobilisée dans la production | Augmentation par hausse population ou durée du travail | Contenu |
| Capital fixe | Machines, bâtiments utilisés en production | Accumulation via investissement | Contenu |
| Productivité globale des facteurs (PGF) | Efficacité combinée des facteurs | Explique la croissance non liée à l’accumulation | Contenu |
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1. À partir de quelle évolution la conception du progrès technique a-t-elle intégré une approche endogène ?
2. Selon la définition donnée, quels sont les principaux éléments qui composent les facteurs de production ?
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Sources de croissance — principales ?
Augmentation des facteurs ou progrès technique
Facteurs de production — éléments ?
Travail et capital fixe
Progrès technique endogène — définition ?
Innovation générée par l’activité économique
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