Croissance économique : Augmentation du volume de production d'une économie, généralement mesurée par l'évolution du PIB en volume.
Produit intérieur brut (PIB) : Somme des valeurs ajoutées de toutes les organisations productives sur un territoire donné, mesurée aux prix du marché, sur une année.
Valeur ajoutée : Différence entre la valeur des biens ou services produits et celle des consommations intermédiaires utilisées dans le processus de production.
Facteurs de production : Ressources utilisées pour produire, notamment le travail et le capital.
Productivité moyenne : Efficacité de l'utilisation des facteurs de production, c’est-à-dire la quantité de biens ou services produits par unité de facteur.
Consommation intermédiaire : Biens ou services utilisés comme intrants dans le processus de production, qui ne sont pas comptabilisés dans la valeur finale.
La croissance économique se mesure par l'évolution du PIB en volume, c’est-à-dire en tenant compte des quantités produites, sans l’effet des variations de prix. Elle résulte d’une utilisation accrue d’un ou plusieurs facteurs de production ou d’une amélioration de leur productivité. La valeur ajoutée, qui représente la richesse créée lors du processus productif, est calculée comme la différence entre la valeur des biens ou services produits et celle des consommations intermédiaires utilisées. Elle constitue la composante principale du PIB, qui est la somme de toutes ces valeurs ajoutées dans une économie sur une année.
La croissance économique est un processus mesuré par l’augmentation du PIB en volume, reflétant la capacité des organisations productives à créer de la valeur ajoutée grâce à une utilisation plus efficace des facteurs de production.
Croissance extensive : croissance économique résultant principalement de l'augmentation des quantités de facteurs de production, notamment du travail et du capital, sans amélioration de leur efficacité. (Source : contenu source)
Investissement : augmentation du stock de capital utilisé dans le processus productif. Au niveau macroéconomique, il est mesuré par la formation brute de capital fixe (FBCF). (Source : contenu source)
Formation brute de capital fixe (FBCF) : indicateur macroéconomique qui mesure l'ensemble des investissements visant à augmenter ou renouveler le stock de capital fixe. (Source : contenu source)
Capital fixe : ensemble des actifs utilisés de façon répétée ou continue dans la production pendant au moins un an. (Source : contenu source)
Quantité de travail : volume total de travail fourni, pouvant augmenter par embauche ou par extension du temps de travail. En France, la quantité annuelle de travail a diminué d’un tiers en un siècle. (Source : contenu source)
Productivité globale des facteurs (PGF) : mesure de l'efficacité combinée de l'utilisation du travail et du capital dans la production. Elle explique une partie de la croissance économique, notamment entre 1985 et 2010 en France. (Source : contenu source)
La croissance extensive repose principalement sur l'augmentation des quantités de travail et de capital utilisées dans la production. Pour augmenter la quantité de travail, une organisation peut embaucher plus de travailleurs ou demander à chaque travailleur d'augmenter son temps de travail. En France, cette stratégie a conduit à une baisse de la durée annuelle du travail, mais une hausse de la population active.
L'investissement, qui correspond à l'augmentation du stock de capital, est mesuré par la FBCF. Il joue un rôle crucial dans la croissance extensive en accroissant le capital fixe, c'est-à-dire l'ensemble des actifs utilisés de façon continue dans la production.
Entre 1985 et 2010, la croissance moyenne annuelle en France était de 1,8 %. Selon l'OCDE, environ 0,2 point de cette croissance s'explique par l'évolution du travail, 0,7 point par l'augmentation du capital, et le reste (environ 1 point) par la croissance de la productivité globale des facteurs (PGF). La croissance par l'augmentation des facteurs de production est donc une analyse quantitative, sans amélioration de leur efficacité.
L'augmentation de la productivité du travail a aussi contribué à la croissance, notamment lors des Trente Glorieuses. Cependant, depuis une cinquantaine d'années, les gains de productivité ont marqué un ralentissement. Les pays en rattrapage adoptent principalement les technologies existantes, tandis que les pays à la frontière technologique doivent innover pour continuer à progresser.
La croissance extensive repose sur l'accroissement quantitatif des facteurs de production, principalement le travail et le capital, sans amélioration de leur efficacité. En France, entre 1985 et 2010, cette croissance a été partiellement expliquée par l'augmentation du capital et du travail, mais surtout par la croissance de la productivité globale des facteurs.
Croissance intensive : La croissance qui provient principalement de l'amélioration de la productivité globale des facteurs (PGF), c'est-à-dire de l'efficacité avec laquelle les facteurs de production sont combinés. Selon AUTEUR (date), elle repose sur l'innovation, l'organisation du travail, et l'accroissement des savoir-faire, plutôt que sur une simple augmentation de la quantité de capital ou de travail.
Rendements d'échelle croissants : Situation où une augmentation simultanée de tous les facteurs de production entraîne une augmentation plus que proportionnelle de la production. La croissance intensive peut bénéficier de ces rendements, favorisant une augmentation efficace de la production.
Intensité capitalistique : Rapport entre le volume de capital et le volume de travail. Une augmentation de cette intensité indique une utilisation accrue du capital par rapport au travail, souvent associée à des progrès techniques incorporés dans le capital.
Loi des rendements marginaux décroissants : Principe selon lequel, en accumulant du capital supplémentaire, la productivité marginale de ce capital tend à diminuer. La simple accumulation de capital ne permet donc pas une croissance forte à long terme, sans progrès technique.
La croissance intensive provient principalement de l'amélioration de la PGF, qui traduit l'influence du progrès technique, de l'organisation du travail, des savoir-faire et des connaissances. Elle peut aussi résulter de rendements d’échelle croissants ou d’une modification du contexte institutionnel.
Accumuler du capital seul limite la croissance, car la loi des rendements marginaux décroissants implique que la productivité du capital supplémentaire diminue avec l’accumulation. La croissance durable repose donc sur l’innovation et l’amélioration qualitative des facteurs.
Le progrès technique, en incorporant de nouvelles connaissances et technologies dans le capital, permet de maintenir ou d’augmenter la productivité. Par exemple, l’augmentation de l’intensité capitalistique au XXe siècle n’a pas réduit la productivité, car les machines intégrées incorporaient des innovations technologiques, favorisant la croissance de la PGF.
L’intensité capitalistique désigne le volume de capital rapporté au volume de travail. Elle est souvent renforcée par le progrès technique, qui permet de développer des machines plus performantes.
Le progrès technique peut aussi générer des inégalités, notamment par le biais de la destruction créatrice. Les secteurs en déclin voient leur situation se dégrader, et les gains de croissance ne sont pas répartis équitablement. Le progrès technique biaisé tend à favoriser les travailleurs qualifiés, en augmentant leur demande et leurs revenus, tandis qu’il peut réduire l’emploi et les salaires des travailleurs non qualifiés.
La croissance durable repose sur l’amélioration qualitative et l’efficacité des facteurs, notamment par le progrès technique, plutôt que sur la simple accumulation de capital. L’innovation et l’organisation sont essentielles pour maintenir ou augmenter la productivité globale des facteurs.
Progrès technique
Le progrès technique est la mise en œuvre d'une innovation qui constitue la principale source de l'accroissement de la productivité globale des facteurs. Il désigne l'amélioration des méthodes, des procédés ou des produits permettant d'augmenter l'efficacité de la production.
Innovation
Selon Schumpeter, l'innovation correspond à la mise en œuvre concrète d'une invention, permettant de transformer cette dernière en application économique. Elle peut prendre plusieurs formes, telles que de nouveaux produits, procédés ou modes de production.
Invention
L'invention est la création d'une nouvelle idée ou d'un nouveau concept. Elle constitue la première étape du processus d'innovation, mais ne suffit pas à elle seule à générer un progrès technique si elle n'est pas appliquée dans un contexte économique.
Diffusion
La diffusion désigne le processus par lequel une innovation, après avoir été créée, est adoptée à grande échelle par une large population ou un grand nombre d'acteurs économiques. Elle marque la phase où l'innovation devient un progrès technique effectif.
Capital humain
Le capital humain regroupe l'ensemble des compétences, connaissances et savoir-faire acquis par les individus, notamment par la formation. Il favorise la dynamique du progrès technique en permettant une meilleure diffusion et utilisation des innovations.
Capital technologique
Le capital technologique désigne l'ensemble des actifs immatériels, tels que les savoirs et savoir-faire, qui soutiennent la production et l'innovation. Il constitue une composante essentielle du progrès technique.
Le progrès technique est la principale source d'accroissement de la productivité globale des facteurs, permettant d'améliorer l'efficacité de la production. Selon Schumpeter, les innovations se déclinent en cinq types : produits, procédés, modes de production, débouchés et matières premières. Ces innovations peuvent prendre diverses formes, et leur processus de changement comprend trois stades : l'invention, la transformation en application économique (innovation), puis la diffusion à grande échelle. La diffusion est cruciale pour que l'innovation devienne un progrès technique effectif.
Le progrès technique dépend fortement du contexte institutionnel et macroéconomique. Les modèles de croissance endogène montrent que il n'est pas une donnée extérieure, mais résulte des investissements en recherche, développement et formation, financés par la croissance passée. La croissance elle-même favorise le progrès technique par l'épargne accrue, l'investissement en capital fixe, et la transmission des savoirs. Les externalités positives jouent un rôle clé : l'accumulation de capital humain stimule la croissance de la productivité, notamment par la transmission des connaissances. Enfin, l'environnement institutionnel, via la politique fiscale, les subventions ou la qualité des infrastructures, influence fortement la dynamique d'innovation.
Le progrès technique, processus dynamique d'innovation et de diffusion, est soutenu par le capital humain, le capital technologique et un cadre institutionnel favorable, formant un cercle vertueux de croissance et d'amélioration de la productivité.
Développement durable : Rapport Brundtland (1987) : développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Destruction créatrice : processus par lequel l'innovation entraîne la disparition de certaines activités ou secteurs, tout en favorisant la création de nouvelles activités et emplois.
Externalités : conséquence d'une activité économique qui n'est pas intégrée dans le prix de marché, pouvant affecter l'environnement ou la société.
Cercle vicieux écologique : situation où la dégradation environnementale freine l'accumulation de capital humain et fixe, limitant ainsi la croissance économique.
Rapport Brundtland : rapport de 1987 proposant la définition du développement durable, insistant sur la nécessité de préserver les ressources pour les générations futures.
Le capital naturel est essentiel à la production, mais il est limité et peut être dégradé par l'activité économique. Lorsqu'il est utilisé de manière intensive ou mal gérée, il peut s'épuiser ou se dégrader, ce qui limite la capacité future à produire. La dégradation environnementale, comme la pollution ou la destruction des ressources, peut également freiner l'accumulation de capital humain (par exemple, par des maladies liées à la pollution) et de capital fixe (infrastructures, équipements). Cela crée un cercle vicieux écologique, où la dégradation environnementale aggrave la limitation des ressources, freinant ainsi la croissance.
Le développement durable, tel que défini par le rapport Brundtland, vise à concilier croissance économique et préservation des ressources pour les générations futures. Les innovations jouent un rôle clé dans cette démarche, en permettant de réduire l’impact environnemental, notamment en concevant des méthodes de production moins dépendantes du capital naturel ou générant moins d’émissions polluantes. La croissance économique doit donc intégrer ces contraintes écologiques comme des limites fondamentales pour assurer sa pérennité.
Les contraintes écologiques imposent des limites essentielles à la croissance économique, rendant indispensable une évolution vers un développement durable qui préserve les ressources naturelles pour les générations futures.
| Thème | Croissance extensive | Croissance intensive |
|---|---|---|
| Définition | Augmentation des quantités de facteurs (travail, capital) sans amélioration de leur efficacité | Amélioration de la productivité globale des facteurs (PGF) via innovation, organisation, savoir-faire |
| Mécanismes principaux | Embauche, augmentation du temps de travail, investissement (FBCF) | Innovation technologique, progrès technique, modification de l'intensité capitalistique |
| Facteurs clés | Travail, capital fixe, investissement (FBCF), quantité de travail | PGF, rendement d’échelle croissants, progrès technique incorporé |
| Limites | Rendements marginaux décroissants du capital, stagnation sans innovation | Nécessité d'innovation pour maintenir la croissance à long terme |
| Auteur(s) & Concepts clés | — | — |
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Croissance économique — définition ?
Augmentation du volume de production d'une économie.
PIB — rôle ?
Mesure la valeur ajoutée totale d'une économie.
Valeur ajoutée — calcul ?
Différence entre la valeur produite et consommations intermédiaires.
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