QCM : Macroéconomie en économie fermée — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue la macroéconomie keynésienne de la loi de Say dans l’analyse du bouclage macroéconomique ?

Elle considère la monnaie comme le seul déterminant du revenu national à court terme.
Elle explique l’activité économique par l’équilibre automatique des marchés de capitaux.
Elle place l’offre agrégée au centre et privilégie une analyse statique de long terme.
Elle place la demande agrégée au centre et privilégie une analyse dynamique de court terme.

Elle place la demande agrégée au centre et privilégie une analyse dynamique de court terme.

Explication

La macroéconomie keynésienne fait de la demande agrégée le point central du bouclage et s’intéresse particulièrement aux évolutions de court terme. La loi de Say attribue au contraire à l’offre un rôle moteur dans la création de la demande.

2. Dans le modèle simple comportant des ménages et des entreprises, quelle relation caractérise l’équilibre macroéconomique ?

Le revenu produit égale la consommation autonome, soit Y=C0Y=C_0.
La demande agrégée égale l’épargne, soit A=SA=S.
Le revenu produit égale la demande agrégée, soit Y=A=C+IY=A=C+I.
La consommation égale l’investissement, soit C=IC=I.

Le revenu produit égale la demande agrégée, soit $$Y=A=C+I$$.

Explication

À l’équilibre, le revenu produit YY est égal à la demande agrégée AA, elle-même composée de la consommation et de l’investissement. L’égalité entre YY et AA ne signifie pas que l’offre globale et la demande agrégée sont identiques hors équilibre.

3. Que mesure la propension marginale à consommer cc ?

La part d’une variation de la consommation consacrée à une variation de l’épargne.
La part du revenu total consacrée à la consommation autonome des ménages.
La part d’une variation du revenu consacrée à une variation de la consommation.
La part du revenu disponible consacrée aux investissements des entreprises.

La part d’une variation du revenu consacrée à une variation de la consommation.

Explication

La propension marginale à consommer mesure la fraction d’une variation du revenu qui se transforme en variation de consommation, avec 0<c<10<c<1. Elle ne mesure donc pas la consommation autonome, qui ne dépend pas directement du revenu.

4. Quelle expression représente l’épargne dans le modèle keynésien simple ?

S=C0+cYS=C_0+cY, car l’épargne suit directement la fonction de consommation.
S=C0+(1−c)YS=C_0+(1-c)Y, car la consommation autonome constitue une épargne initiale.
S=−C0+(1−c)YS=-C_0+(1-c)Y, car l’épargne est le revenu qui n’est pas consommé.
S=−C0+cYS=-C_0+cY, car la propension à consommer mesure l’épargne marginale.

$$S=-C_0+(1-c)Y$$, car l’épargne est le revenu qui n’est pas consommé.

Explication

En soustrayant la consommation C=C0+cYC=C_0+cY du revenu, on obtient S=Y−C=−C0+(1−c)YS=Y-C=-C_0+(1-c)Y. La consommation autonome entre donc avec un signe négatif dans l’épargne, puisqu’elle peut être financée lorsque le revenu est faible.

5. Si la demande autonome vaut Aˉ=C0+I\bar A=C_0+I, comment déterminer le revenu d’équilibre du modèle simple ?

En calculant Y∗=C0+I1−cY^*=\frac{C_0+I}{1-c}, ce qui intègre les consommations induites par le revenu.
En posant Y∗=C0+IY^*=C_0+I, puisque le revenu d’équilibre égale la demande autonome.
En posant Y∗=(C0+I)(1−c)Y^*=(C_0+I)(1-c), puisque l’épargne réduit la demande.
En calculant Y∗=C0+IcY^*=\frac{C_0+I}{c}, puisque la consommation détermine le revenu.

En calculant $$Y^*=\frac{C_0+I}{1-c}$$, ce qui intègre les consommations induites par le revenu.

Explication

Le revenu d’équilibre est Y∗=Aˉ1−c=C0+I1−cY^*=\frac{\bar A}{1-c}=\frac{C_0+I}{1-c}. Le dénominateur traduit les effets induits de la consommation, de sorte que le revenu d’équilibre dépasse généralement la demande autonome.

6. Que se passe-t-il lorsque le revenu courant est supérieur au revenu d’équilibre Y∗Y^* ?

Il apparaît un excès d’épargne, car l’épargne dépasse l’investissement prévu.
Il apparaît une baisse de l’épargne, car le revenu supplémentaire est entièrement consommé.
Il apparaît un excès de demande, car la demande agrégée dépasse la production.
Il apparaît une désépargne, car la consommation dépasse l’investissement prévu.

Il apparaît un excès d’épargne, car l’épargne dépasse l’investissement prévu.

Explication

Lorsque Y>Y∗Y>Y^*, l’épargne est supérieure à l’investissement, ce qui correspond à un excès d’épargne. La désépargne se produit dans la situation inverse, lorsque Y<Y∗Y<Y^*.

7. Dans un modèle où la propension marginale à consommer vaut c=0,75c=0{,}75, quelle variation du revenu résulte d’une hausse de la demande autonome de 20 ?

Le revenu augmente de 20, car le multiplicateur vaut 1 à l’équilibre.
Le revenu augmente de 80, car k=11−0,75=4k=\frac{1}{1-0{,}75}=4.
Le revenu augmente de 15, car la hausse est multipliée par cc.
Le revenu augmente de 5, car l’épargne marginale vaut 1−c=0,251-c=0{,}25.

Le revenu augmente de 80, car $$k=\frac{1}{1-0{,}75}=4$$.

Explication

Le multiplicateur vaut k=11−c=4k=\frac{1}{1-c}=4, donc ΔY=kΔAˉ=4×20=80\Delta Y=k\Delta\bar A=4\times20=80. La propension à consommer détermine le multiplicateur, mais elle ne doit pas être utilisée directement comme facteur de la variation du revenu.

8. Quelle combinaison décrit correctement les principaux instruments budgétaires de l’État dans le modèle macroéconomique ?

L’État collecte des dépenses GG, redistribue des impôts TT et verse des transferts FF.
L’État prélève des impôts TT, verse des transferts FF et réalise des dépenses GG.
L’État prélève des transferts FF, verse des impôts TT et reçoit des dépenses GG.
L’État produit des impôts TT, détruit des transferts FF et épargne les dépenses GG.

L’État prélève des impôts $$T$$, verse des transferts $$F$$ et réalise des dépenses $$G$$.

Explication

Les impôts TT constituent des prélèvements, tandis que les transferts FF et les achats ou rémunérations publiques GG représentent des dépenses de l’État. La confusion entre recettes fiscales et dépenses publiques inverse le rôle de ces instruments.

9. Avec des transferts FF et un impôt proportionnel T=tYT=tY, quelle expression donne la consommation ?

C=C0+c(F+(1+t)Y)C=C_0+c\bigl(F+(1+t)Y\bigr), car l’impôt proportionnel accroît le revenu disponible.
C=C0+c(F+(1−t)Y)C=C_0+c\bigl(F+(1-t)Y\bigr), car le revenu disponible est Yd=Y+F−TY_d=Y+F-T.
C=C0+c(T+(1−t)Y)C=C_0+c\bigl(T+(1-t)Y\bigr), car les impôts sont ajoutés au revenu disponible.
C=C0+c(Y−F−tY)C=C_0+c\bigl(Y-F-tY\bigr), car les transferts diminuent le revenu des ménages.

$$C=C_0+c\bigl(F+(1-t)Y\bigr)$$, car le revenu disponible est $$Y_d=Y+F-T$$.

Explication

Le revenu disponible est Yd=Y+F−T=F+(1−t)YY_d=Y+F-T=F+(1-t)Y lorsque T=tYT=tY, puis la consommation s’écrit C=C0+cYdC=C_0+cY_d. Les impôts réduisent le revenu disponible, tandis que les transferts l’augmentent.

10. Dans le modèle avec intervention publique, quelle expression donne le revenu d’équilibre ?

Y∗=C0+cF+I+G1−c(1−t)Y^*=\frac{C_0+cF+I+G}{1-c(1-t)}.
Y∗=C0+cF+I−G1−c(1−t)Y^*=\frac{C_0+cF+I-G}{1-c(1-t)}.
Y∗=C0+F+I+G1−c+tY^*=\frac{C_0+F+I+G}{1-c+t}.
Y∗=C0+cF+I+G1−c(1+t)Y^*=\frac{C_0+cF+I+G}{1-c(1+t)}.

$$Y^*=\frac{C_0+cF+I+G}{1-c(1-t)}$$.

Explication

Le revenu d’équilibre avec l’État est Y∗=C0+cF+I+G1−c(1−t)Y^*=\frac{C_0+cF+I+G}{1-c(1-t)}. Les transferts influencent la demande via la consommation, les dépenses publiques s’ajoutent directement, et l’impôt proportionnel modifie le dénominateur par le terme c(1−t)c(1-t).

11. Quel est le rôle principal des stabilisateurs automatiques dans l’économie ?

Ils remplacent les décisions de politique monétaire prises par la banque centrale
Ils amplifient les variations du revenu provoquées par la dépense autonome
Ils atténuent les variations du revenu provoquées par la dépense autonome
Ils maintiennent constantes les dépenses publiques malgré les variations du revenu

Ils atténuent les variations du revenu provoquées par la dépense autonome

Explication

Les stabilisateurs automatiques réduisent l’effet des changements de la dépense autonome sur le revenu d’équilibre. Ils ne remplacent pas la politique monétaire et n’ont pas pour fonction d’amplifier les fluctuations.

12. Quelle expression représente le solde budgétaire lorsque les recettes fiscales sont proportionnelles au revenu ?

SB=tY+G−FSB=tY+G-F
SB=G+F−tYSB=G+F-tY
SB=G−tY+FSB=G-tY+F
SB=tY−(G+F)SB=tY-(G+F)

$$SB=tY-(G+F)$$

Explication

Le solde budgétaire correspond aux recettes fiscales diminuées des dépenses publiques et des transferts, soit SB=T−(G+F)=tY−(G+F)SB=T-(G+F)=tY-(G+F). L’expression inverse les recettes et les dépenses dans les autres cas.

13. Pourquoi une réduction des dépenses publiques peut-elle ne pas diminuer durablement le déficit en période de récession ?

Parce qu’elle peut réduire le revenu et les recettes fiscales, ce qui reconstitue le déficit
Parce qu’elle augmente automatiquement les dépenses publiques nécessaires aux transferts
Parce qu’elle fait progresser le taux d’imposition sans modifier les recettes fiscales
Parce qu’elle peut accroître le revenu et les recettes fiscales, ce qui reconstitue le déficit

Parce qu’elle peut réduire le revenu et les recettes fiscales, ce qui reconstitue le déficit

Explication

Une baisse de GG réduit directement le déficit, mais elle peut aussi diminuer le revenu YY et donc les recettes fiscales TT. La baisse des recettes peut alors compenser une partie de la réduction initiale du déficit.

14. Quelle définition correspond le mieux à la monnaie ?

Tout revenu conservé par les ménages afin de financer leur consommation
Tout ce qui est accepté pour payer des biens, des services et des dettes
Tout actif financier dont la valeur augmente lorsque les taux d’intérêt diminuent
Tout bien produit par l’État pour mesurer la richesse nationale

Tout ce qui est accepté pour payer des biens, des services et des dettes

Explication

La monnaie est définie par son acceptation dans les paiements de biens, de services et de dettes. Un actif financier ou un revenu peut être détenu sous forme monétaire, mais ne constitue pas nécessairement de la monnaie.

15. Quelle association décrit correctement les trois fonctions de la monnaie ?

Moyen d’échange pour conserver le pouvoir d’achat, unité de compte pour les transactions, réserve de valeur pour mesurer les valeurs
Moyen d’échange pour les transactions, unité de compte pour mesurer les valeurs, réserve de valeur pour conserver le pouvoir d’achat
Moyen d’échange pour mesurer les valeurs, unité de compte pour conserver le pouvoir d’achat, réserve de valeur pour les transactions
Moyen d’échange pour créer le crédit, unité de compte pour fixer les taux, réserve de valeur pour régler les dettes

Moyen d’échange pour les transactions, unité de compte pour mesurer les valeurs, réserve de valeur pour conserver le pouvoir d’achat

Explication

La monnaie facilite les transactions comme moyen d’échange, exprime les valeurs comme unité de compte et permet de conserver du pouvoir d’achat comme réserve de valeur. Les autres associations attribuent à ces fonctions des rôles différents.

16. Quelle évolution décrit correctement les principales composantes de la demande de monnaie lorsque le revenu augmente et que le taux d’intérêt diminue ?

La demande de transaction augmente, la demande de précaution augmente et la demande de spéculation augmente
La demande de transaction diminue, la demande de précaution augmente et la demande de spéculation diminue
La demande de transaction augmente, la demande de précaution diminue et la demande de spéculation augmente
La demande de transaction diminue, la demande de précaution diminue et la demande de spéculation reste inchangée

La demande de transaction augmente, la demande de précaution augmente et la demande de spéculation augmente

Explication

Les demandes de transaction et de précaution augmentent avec le revenu, tandis que la demande de précaution et la demande de spéculation augmentent lorsque le taux d’intérêt baisse. La deuxième proposition inverse à tort la relation de la demande de transaction, et la troisième celle de la demande de précaution.

17. Une économie possède une monnaie fiduciaire de 80, des dépôts de 420 et des réserves de 50. Quelles sont respectivement la monnaie de base HH et le stock de monnaie MM ?

H=130H=130 et M=500M=500
H=450H=450 et M=370M=370
H=500H=500 et M=130M=130
H=370H=370 et M=450M=450

$$H=130$$ et $$M=500$$

Explication

La monnaie de base vaut H=RE+CU=50+80=130H=RE+CU=50+80=130, tandis que le stock de monnaie vaut M=CU+D=80+420=500M=CU+D=80+420=500. La confusion vient de l’échange entre les réserves et les dépôts dans les deux formules.

18. Quelle séquence décrit correctement la création monétaire par les banques commerciales ?

Dépôts, accroissement des réserves, distribution de crédits, nouveaux dépôts
Distribution de crédits, réduction des réserves, remboursement des dépôts, nouveaux dépôts
Nouveaux dépôts, remboursement des crédits, réduction des réserves, accroissement de la monnaie fiduciaire
Accroissement des réserves, destruction des dépôts, distribution de crédits, baisse de la monnaie

Dépôts, accroissement des réserves, distribution de crédits, nouveaux dépôts

Explication

La création monétaire suit une chaîne dans laquelle les dépôts permettent un accroissement des réserves, puis la distribution de crédits et la formation de nouveaux dépôts. Les autres séquences inversent ou omettent des étapes essentielles du mécanisme.

19. Laquelle de ces fonctions caractérise la banque centrale ?

Elle agit comme banquier des banques et de l’État, émet la monnaie fiduciaire et détermine les taux d’intérêt
Elle produit les biens publics, gère les impôts et contrôle directement la consommation des ménages
Elle collecte les dépôts des ménages, accorde les crédits immobiliers et fixe les prix des biens
Elle finance les entreprises, assure les paiements commerciaux et choisit les salaires nominaux

Elle agit comme banquier des banques et de l’État, émet la monnaie fiduciaire et détermine les taux d’intérêt

Explication

La banque centrale est le banquier des banques et de l’État central, détient le monopole de l’émission de monnaie fiduciaire et détermine les taux d’intérêt. Les autres fonctions relèvent principalement des banques commerciales ou des administrations publiques.

20. Que représente une combinaison située sur la courbe IS ?

Un équilibre du marché monétaire pour une offre réelle de monnaie donnée
Un équilibre du marché des biens et services pour un revenu et un taux d’intérêt donnés
Une égalité entre l’investissement et l’épargne indépendamment du taux d’intérêt
Un équilibre simultané des marchés des biens et de la monnaie

Un équilibre du marché des biens et services pour un revenu et un taux d’intérêt donnés

Explication

La courbe IS regroupe les couples de revenu et de taux d’intérêt qui assurent l’équilibre du marché des biens et services. La courbe LM, et non la courbe IS, décrit l’équilibre du marché monétaire.

21. Avec I=I0−giI=I_0-gi, quelle expression décrit la courbe IS lorsque la propension à consommer est cc et le taux d’imposition est tt ?

Y=A1+c(1−t)−g1−c(1−t)iY=\frac{A}{1+c(1-t)}-\frac{g}{1-c(1-t)}i
Y=A1−c(1+t)−g1−c(1+t)iY=\frac{A}{1-c(1+t)}-\frac{g}{1-c(1+t)}i
Y=A1+c(1−t)+g1+c(1−t)iY=\frac{A}{1+c(1-t)}+\frac{g}{1+c(1-t)}i
Y=A1−c(1−t)−g1−c(1−t)iY=\frac{A}{1-c(1-t)}-\frac{g}{1-c(1-t)}i

$$Y=\frac{A}{1-c(1-t)}-\frac{g}{1-c(1-t)}i$$

Explication

La relation IS obtenue avec un investissement décroissant du taux d’intérêt est Y=A1−c(1−t)−g1−c(1−t)iY=\frac{A}{1-c(1-t)}-\frac{g}{1-c(1-t)}i. Le signe négatif devant le terme en taux d’intérêt traduit l’effet défavorable d’un taux plus élevé sur l’investissement.

22. Si la demande de monnaie est L=l1Y−l2iL=l_1Y-l_2i et l’offre réelle est M/PM/P, quelle équation représente la courbe LM ?

i=M/Pl2−l1l2Yi=\frac{M/P}{l_2}-\frac{l_1}{l_2}Y
i=l1l2Y+M/Pl2i=\frac{l_1}{l_2}Y+\frac{M/P}{l_2}
i=l1l2Y−M/Pl2i=\frac{l_1}{l_2}Y-\frac{M/P}{l_2}
i=l2l1Y+M/Pl1i=\frac{l_2}{l_1}Y+\frac{M/P}{l_1}

$$i=\frac{l_1}{l_2}Y-\frac{M/P}{l_2}$$

Explication

L’égalité entre la demande de monnaie et l’offre réelle, l1Y−l2i=M/Pl_1Y-l_2i=M/P, conduit à i=l1l2Y−M/Pl2i=\frac{l_1}{l_2}Y-\frac{M/P}{l_2}. Inverser le signe du terme d’offre réelle ne permet pas de satisfaire cette condition d’équilibre.

23. Que signifie l’intersection des courbes IS et LM dans le modèle macroéconomique ?

L’équilibre du marché monétaire avec un revenu fixé par les entreprises
La détermination du taux d’intérêt par la politique budgétaire seule
La réalisation simultanée de l’équilibre des biens et de l’équilibre monétaire
L’équilibre du marché des biens sans condition monétaire

La réalisation simultanée de l’équilibre des biens et de l’équilibre monétaire

Explication

L’intersection IS-LM correspond au point où les marchés des biens et de la monnaie sont équilibrés simultanément, conception associée à J.R. Hicks et A.H. Hansen. Un point situé sur IS seule ne garantit pas l’équilibre monétaire.

24. Quel effet distingue une politique budgétaire expansionniste d’une politique monétaire expansionniste dans le modèle IS-LM ?

La première réduit le revenu, tandis que la seconde réduit le taux d’intérêt et le revenu
La première déplace IS vers la gauche et augmente le taux d’intérêt, tandis que la seconde déplace LM vers la gauche
La première déplace LM vers la droite, tandis que la seconde déplace IS vers la droite
La première déplace IS vers la droite et tend à relever le taux d’intérêt, tandis que la seconde déplace LM vers la droite et tend à l’abaisser

La première déplace IS vers la droite et tend à relever le taux d’intérêt, tandis que la seconde déplace LM vers la droite et tend à l’abaisser

Explication

Une relance budgétaire déplace IS vers la droite et tend à accroître le revenu ainsi que le taux d’intérêt. Une relance monétaire déplace LM vers la droite, ce qui tend à diminuer le taux d’intérêt et à augmenter le revenu.

25. Quelle situation caractérise une trappe à liquidité dans le modèle IS-LM ?

Une courbe LM verticale où toute hausse de monnaie réduit fortement le revenu
Une courbe IS horizontale où la politique budgétaire ne modifie pas la production
Une courbe LM horizontale où la politique monétaire ne modifie pas le taux d’intérêt
Une courbe IS verticale où l’investissement ne dépend plus du revenu

Une courbe LM horizontale où la politique monétaire ne modifie pas le taux d’intérêt

Explication

La trappe à liquidité est représentée par une courbe LM horizontale : une variation de la politique monétaire ne parvient alors pas à modifier le taux d’intérêt. Une courbe IS horizontale concerne une autre configuration et ne définit pas cette trappe.

26. Quelle distinction oppose les politiques conjoncturelles aux politiques structurelles ?

Les politiques conjoncturelles concernent les prix, tandis que les politiques structurelles concernent exclusivement l’emploi
Les politiques conjoncturelles relèvent de la politique monétaire, tandis que les politiques structurelles relèvent de la politique budgétaire
Les politiques conjoncturelles modifient les structures à long terme, tandis que les politiques structurelles stabilisent les fluctuations immédiates
Les politiques conjoncturelles visent le court terme, tandis que les politiques structurelles transforment les structures à long terme

Les politiques conjoncturelles visent le court terme, tandis que les politiques structurelles transforment les structures à long terme

Explication

Les politiques conjoncturelles cherchent à maintenir les équilibres économiques à court terme. Les politiques structurelles ont une portée plus longue et adaptent les structures de l’économie, quelle que soit l’instrument mobilisé.

27. Quels objectifs J. Tinbergen associe-t-il en 1963 aux politiques conjoncturelles ?

La baisse des impôts, la hausse des exportations, la stabilité bancaire et la réduction de la dette
La stabilité des salaires, la hausse de la monnaie, l’équilibre budgétaire et la protection commerciale
La croissance de la production, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur
La croissance démographique, l’autonomie énergétique, l’égalité des revenus et la déréglementation

La croissance de la production, le plein emploi, la stabilité des prix et l’équilibre extérieur

Explication

J. Tinbergen énumère en 1963 quatre objectifs : croissance de la production, plein emploi des facteurs, stabilité des prix et équilibre extérieur. La croissance et l’emploi sont donc deux objectifs distincts des objectifs de prix et de relations extérieures.

28. Quelle opposition structure le débat monétaire entre politique de règle et politique discrétionnaire ?

La politique de règle vise l’équilibre extérieur, tandis que la politique discrétionnaire cherche prioritairement le plein emploi
La politique de règle contrôle les dépenses publiques, tandis que la politique discrétionnaire fixe le niveau des salaires
La politique de règle stabilise régulièrement la croissance de la masse monétaire, tandis que la politique discrétionnaire utilise activement la relance monétaire
La politique de règle stimule la masse monétaire à chaque ralentissement, tandis que la politique discrétionnaire maintient une progression constante

La politique de règle stabilise régulièrement la croissance de la masse monétaire, tandis que la politique discrétionnaire utilise activement la relance monétaire

Explication

La politique de règle privilégie une progression stable et régulière de la masse monétaire, alors que la politique discrétionnaire laisse aux autorités une intervention active, notamment par la relance monétaire. Les deux notions se distinguent donc par le degré de stabilisation prédéfinie et d’intervention.

29. Dans l’exercice considéré, quelle relation décrit correctement la dépendance des principales composantes de la demande ?

La consommation dépend de ii, tandis que l’investissement dépend de YdY_d.
La consommation et l’investissement dépendent tous deux de YdY_d.
La consommation dépend de YdY_d, tandis que l’investissement dépend de ii.
La consommation et l’investissement dépendent tous deux de ii.

La consommation dépend de $$Y_d$$, tandis que l’investissement dépend de $$i$$.

Explication

La fonction de consommation est définie à partir du revenu disponible YdY_d, alors que la fonction d’investissement varie avec le taux d’intérêt ii. Confondre ces variables inverserait le rôle économique des deux fonctions.

30. Après substitution de l’impôt dans les données de l’exercice, quelle est la fonction d’épargne exprimée en fonction du revenu national YY ?

S(Y)=0,20Y−50S(Y)=0{,}20Y-50
S(Y)=0,16Y−70S(Y)=0{,}16Y-70
S(Y)=0,16Y+50S(Y)=0{,}16Y+50
S(Y)=0,80Y+70S(Y)=0{,}80Y+70

$$S(Y)=0{,}16Y-70$$

Explication

La substitution de la relation fiscale dans le revenu disponible conduit à S(Y)=0,16Y−70S(Y)=0{,}16Y-70. Cette expression en fonction de YY ne doit pas être confondue avec une fonction d’épargne directement exprimée en fonction de YdY_d.

31. Quelles équations représentent les courbes IS et LM dans l’exercice étudié ?

IS:Y=13889−2078iIS:Y=13889-2078i et LM:Y=15000−1500iLM:Y=15000-1500i
IS:Y=1500+15000iIS:Y=1500+15000i et LM:Y=2078−13889iLM:Y=2078-13889i
IS:Y=2078+13889iIS:Y=2078+13889i et LM:Y=1500−15000iLM:Y=1500-15000i
IS:Y=2078−13889iIS:Y=2078-13889i et LM:Y=1500+15000iLM:Y=1500+15000i

$$IS:Y=2078-13889i$$ et $$LM:Y=1500+15000i$$

Explication

Les équations obtenues sont IS:Y=2078−13889iIS:Y=2078-13889i et LM:Y=1500+15000iLM:Y=1500+15000i. La confusion la plus probable consiste à intervertir les deux courbes, alors que la pente négative caractérise ici IS et la pente positive caractérise LM.

32. Quel équilibre macroéconomique résulte de l’intersection initiale des courbes IS et LM ?

i∗=0,08i^*=0{,}08 et Y∗=2078Y^*=2078
i∗=0,02i^*=0{,}02 et Y∗=1800Y^*=1800
i∗=0,085i^*=0{,}085 et Y∗=3375Y^*=3375
i∗=0,02i^*=0{,}02 et Y∗=1500Y^*=1500

$$i^*=0{,}02$$ et $$Y^*=1800$$

Explication

L’égalité entre les équations IS et LM donne le taux d’intérêt d’équilibre i∗=0,02i^*=0{,}02 et le revenu d’équilibre Y∗=1800Y^*=1800. Les valeurs 0,0850{,}085 et 33753375 correspondent au dernier cas de policy mix, et non à l’équilibre initial.

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Quel concept place la demande agrégée au cœur du bouclage macroéconomique ?

La macroéconomie keynésienne.

Quelle loi la macroéconomie keynésienne remet-elle en cause ?

La loi de Say.

Quelle analyse privilégie la macroéconomie keynésienne ?

Une analyse dynamique de court terme.

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