QCM : Production et croissance (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition de la croissance économique, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La croissance économique désigne une augmentation soutenue d’un indicateur de dimension en termes réels.
La croissance économique peut s’étendre sur une ou plusieurs périodes longues.
La croissance économique se mesure directement par l’évolution annuelle de l’indice de développement humain.
François Perroux associe la croissance à une progression durable du produit global brut ou net.
La croissance économique décrit principalement une transformation qualitative des structures sociales.

La croissance économique désigne une augmentation soutenue d’un indicateur de dimension en termes réels. · La croissance économique peut s’étendre sur une ou plusieurs périodes longues. · François Perroux associe la croissance à une progression durable du produit global brut ou net.

Explication

La croissance correspond à une augmentation soutenue d’un indicateur de dimension réel et peut concerner plusieurs périodes longues. François Perroux l’associe au produit global brut ou net. La transformation qualitative relève du développement, et l’IDH ne mesure pas directement la croissance.

2. À propos du PIB et de la croissance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le PIB mesure la richesse créée sur une année en valeur monétaire.
La croissance mesure l’évolution du PIB dans le temps en pourcentage.
Le PIB constitue un niveau de production, tandis que la croissance en mesure l’évolution.
Le PIB correspond directement au taux de variation annuel de la production.
La croissance économique exprime la richesse créée sans référence à une période.

Le PIB mesure la richesse créée sur une année en valeur monétaire. · La croissance mesure l’évolution du PIB dans le temps en pourcentage. · Le PIB constitue un niveau de production, tandis que la croissance en mesure l’évolution.

Explication

Le PIB est une mesure monétaire de la richesse créée pendant une année et constitue un niveau de production. La croissance exprime l’évolution de ce PIB au cours du temps, en pourcentage. Elle implique donc une comparaison temporelle, contrairement à la dernière formulation.

3. Les caractéristiques des PIB nominal et réel comprennent :

Le PIB réel permet de mesurer la production après prise en compte de l’évolution des prix.
Le PIB nominal est exprimé en euros courants et n’est pas déflaté.
Le PIB nominal est calculé en euros constants afin d’éliminer l’effet des prix.
Le PIB réel conserve les variations de prix sans recourir à une déflation.
Le PIB réel est exprimé en euros constants après correction par un indice des prix.

Le PIB réel permet de mesurer la production après prise en compte de l’évolution des prix. · Le PIB nominal est exprimé en euros courants et n’est pas déflaté. · Le PIB réel est exprimé en euros constants après correction par un indice des prix.

Explication

Le PIB nominal est exprimé en euros courants et n’est pas déflaté. Le PIB réel est exprimé en euros constants, grâce à une correction par un indice des prix. Les deux formulations inversant ces caractéristiques sont donc erronées.

4. Concernant le développement économique, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le développement économique rassemble des transformations économiques, sociales, institutionnelles et démographiques.
Le développement économique correspond à une hausse quantitative du PIB sans transformation sociétale.
Le développement économique se mesure principalement par la seule progression de la production.
Selon François Perroux, le développement accompagne la croissance et améliore généralement les conditions de vie.
Le développement économique vise notamment à rendre la croissance durable.

Le développement économique rassemble des transformations économiques, sociales, institutionnelles et démographiques. · Selon François Perroux, le développement accompagne la croissance et améliore généralement les conditions de vie. · Le développement économique vise notamment à rendre la croissance durable.

Explication

Le développement englobe des transformations économiques, sociales, institutionnelles et démographiques. François Perroux le présente comme accompagnant la croissance, la rendant durable et améliorant généralement les conditions de vie. Il ne se réduit donc ni à la hausse du PIB ni à la seule production.

5. À propos de la distinction entre croissance et développement, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La croissance se définit par l’évolution des libertés civiles et politiques.
Le développement transforme notamment l’éducation, la santé et les structures sociales.
Le développement touche également les normes et les libertés civiles et politiques.
La croissance correspond à une accumulation de richesses mesurée par la hausse du PIB.
Le développement concerne principalement la quantité de biens produits dans une économie.

Le développement transforme notamment l’éducation, la santé et les structures sociales. · Le développement touche également les normes et les libertés civiles et politiques. · La croissance correspond à une accumulation de richesses mesurée par la hausse du PIB.

Explication

La croissance renvoie à l’accumulation de richesses mesurée par le PIB. Le développement concerne une transformation sociétale incluant l’éducation, la santé, les structures sociales, les normes et les libertés. La quantité produite ne suffit donc pas à définir le développement.

6. Une hausse du PIB accompagne une progression de la pauvreté et des inégalités. Concernant le lien entre croissance et développement, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

La croissance garantit une amélioration simultanée des libertés individuelles.
Une hausse du PIB peut coexister avec une augmentation de la pauvreté.
Le développement peut être limité lorsque les inégalités sociales progressent.
La croissance peut être nécessaire au développement sans suffire à le produire.
La croissance est un phénomène qualitatif mesuré par le PIB.

Une hausse du PIB peut coexister avec une augmentation de la pauvreté. · Le développement peut être limité lorsque les inégalités sociales progressent. · La croissance peut être nécessaire au développement sans suffire à le produire.

Explication

La croissance est un phénomène quantitatif mesuré par l’évolution du PIB. Elle peut coexister avec une hausse de la pauvreté ou des inégalités, et elle ne garantit donc pas une amélioration des libertés individuelles. Le développement, qui correspond à une transformation qualitative de la société, peut être limité lorsque les inégalités progressent. La croissance est souvent nécessaire au développement, mais elle ne suffit pas à le produire.

7. Les caractéristiques du développement durable comprennent :

Le développement durable répond aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures.
Le développement durable prend en compte la capacité future des générations à satisfaire leurs besoins.
Cette définition du développement durable provient du rapport Brundtland.
La prise en compte des générations futures distingue le développement durable d’une croissance centrée sur la production.
Le développement durable cherche principalement à accroître la production actuelle.

Le développement durable répond aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures. · Le développement durable prend en compte la capacité future des générations à satisfaire leurs besoins. · Cette définition du développement durable provient du rapport Brundtland. · La prise en compte des générations futures distingue le développement durable d’une croissance centrée sur la production.

Explication

Le rapport Brundtland définit le développement durable par la satisfaction des besoins présents sans compromettre celle des générations futures. Cette définition inclut explicitement la capacité future à répondre aux besoins. Une simple recherche d’accroissement de la production actuelle ne suffit pas.

8. Parmi les propositions suivantes concernant la Révolution industrielle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La Révolution industrielle désigne principalement une évolution politique sans changement productif.
La mécanisation, l’usine et l’énergie fossile caractérisent cette transformation.
Elle fait progressivement passer les sociétés agricoles et artisanales vers une économie industrielle et capitaliste.
La Révolution industrielle correspond à un événement ponctuel se déroulant de manière uniforme.
La Révolution industrielle associe des transformations économiques, techniques et sociales.

La mécanisation, l’usine et l’énergie fossile caractérisent cette transformation. · Elle fait progressivement passer les sociétés agricoles et artisanales vers une économie industrielle et capitaliste. · La Révolution industrielle associe des transformations économiques, techniques et sociales.

Explication

La Révolution industrielle est un ensemble de transformations économiques, techniques et sociales. Elle conduit progressivement vers une économie industrielle et capitaliste fondée notamment sur la mécanisation, l’usine et l’énergie fossile. Il s’agit d’un processus long et inégal, non d’un événement ponctuel ou d’une simple évolution politique.

9. Un artisan produit chez lui avec des outils simples, tandis qu’une entreprise rassemble des ouvriers dans une usine. Concernant les systèmes de production, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le domestic system repose sur une production familiale réalisée au domicile.
Le domestic system rassemble les ouvriers et les machines dans une usine.
Le factory system renforce généralement la division du travail entre les ouvriers.
Le factory system disperse la production entre plusieurs foyers ruraux.
Le factory system organise la production dans des usines selon des horaires fixes.

Le domestic system repose sur une production familiale réalisée au domicile. · Le factory system renforce généralement la division du travail entre les ouvriers. · Le factory system organise la production dans des usines selon des horaires fixes.

Explication

Le domestic system repose sur une production familiale à domicile avec des outils simples. Le factory system centralise les ouvriers et les machines dans des usines, avec des horaires fixes et une division du travail plus stricte. Les descriptions inversant ces deux systèmes sont donc incorrectes.

10. Concernant la mesure de la croissance économique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le taux de croissance mesure la variation annuelle du produit intérieur brut.
Le taux de croissance compare principalement le niveau du PIB à une date donnée.
Le taux de croissance annuel moyen résume le rythme de croissance sur plusieurs années.
Le taux de croissance annuel moyen décrit la variation du PIB sur un seul trimestre.
Le taux de croissance annuelle mesure une moyenne de long terme du PIB.

Le taux de croissance mesure la variation annuelle du produit intérieur brut. · Le taux de croissance annuel moyen résume le rythme de croissance sur plusieurs années.

Explication

Le taux de croissance mesure la variation annuelle du PIB, tandis que le TCAM résume son rythme moyen sur une période plus longue. Les autres formulations confondent l’horizon temporel ou la nature de ces indicateurs.

11. Les caractéristiques des Trente Glorieuses et des Trente Piteuses comprennent :

La croissance moyenne des Trente Glorieuses est proche de 5 % par an.
Les Trente Glorieuses précèdent le choc pétrolier survenu en 1973.
Les Trente Piteuses correspondent à une période de croissance ralentie mais généralement positive.
Les Trente Piteuses connaissent une croissance moyenne proche de 2 % par an.
Les Trente Piteuses désignent une baisse continue du produit intérieur brut.

La croissance moyenne des Trente Glorieuses est proche de 5 % par an. · Les Trente Glorieuses précèdent le choc pétrolier survenu en 1973. · Les Trente Piteuses correspondent à une période de croissance ralentie mais généralement positive. · Les Trente Piteuses connaissent une croissance moyenne proche de 2 % par an.

Explication

Les Trente Glorieuses précèdent 1973 et affichent une croissance proche de 5 % par an. Les Trente Piteuses suivent le choc pétrolier, avec une croissance ralentie proche de 2 %, mais généralement positive et non une baisse continue du PIB.

12. En France, quelles variations du PIB ont été observées pendant l’année 2020 ?

Le PIB français a augmenté de 1,3 % au quatrième trimestre 2020.
Le PIB français a diminué de 8,3 % sur l’ensemble de l’année 2020.
Le PIB français a reculé de 5,9 % au premier trimestre 2020.
Le PIB français a progressé de 18,5 % au troisième trimestre 2020.
Le PIB français a diminué de 13,8 % au deuxième trimestre 2020.

Le PIB français a diminué de 8,3 % sur l’ensemble de l’année 2020. · Le PIB français a reculé de 5,9 % au premier trimestre 2020. · Le PIB français a progressé de 18,5 % au troisième trimestre 2020. · Le PIB français a diminué de 13,8 % au deuxième trimestre 2020.

Explication

En 2020, le PIB français a reculé de 8,3 % sur l’année, avec des variations trimestrielles de -5,9 %, -13,8 %, +18,5 % puis -1,3 %. Le quatrième trimestre correspond donc à une baisse et non à une hausse.

13. À propos de la croissance extensive, quelles propositions sont exactes ?

La croissance extensive résulte d’une augmentation de la quantité de travail.
La croissance extensive correspond à une réduction des facteurs utilisés.
La croissance extensive repose principalement sur les gains de productivité.
La croissance extensive désigne l’amélioration de l’efficacité des facteurs.
La croissance extensive peut résulter d’une augmentation du stock de capital.

La croissance extensive résulte d’une augmentation de la quantité de travail. · La croissance extensive peut résulter d’une augmentation du stock de capital.

Explication

La croissance extensive provient d’une hausse quantitative des facteurs, notamment du travail et du capital. L’amélioration de leur efficacité relève de la croissance intensive, tandis qu’une réduction des facteurs ne caractérise pas la croissance extensive.

14. Parmi les facteurs suivants susceptibles d’accroître le PIB toutes choses égales par ailleurs, lesquels sont exacts ?

La croissance de la population active peut accroître le produit intérieur brut.
La hausse du taux d’activité peut augmenter le produit intérieur brut.
La baisse du stock de capital peut accroître le produit intérieur brut.
L’augmentation du stock de capital peut accroître le produit intérieur brut.
L’allongement de la durée de vie active peut soutenir la production.

La croissance de la population active peut accroître le produit intérieur brut. · La hausse du taux d’activité peut augmenter le produit intérieur brut. · L’augmentation du stock de capital peut accroître le produit intérieur brut. · L’allongement de la durée de vie active peut soutenir la production.

Explication

Une population active plus nombreuse, un taux d’activité supérieur, une vie active plus longue et un stock de capital accru peuvent augmenter le PIB toutes choses égales par ailleurs. Une baisse du stock de capital ne figure pas parmi ces facteurs favorables.

15. Une entreprise augmente la quantité de travail tandis que son capital reste constant. Concernant cette situation :

La productivité du facteur variable finit par diminuer dans cette situation.
La productivité du travail augmente d’abord lorsque sa quantité s’accroît.
Les rendements factoriels supposent une variation simultanée du travail et du capital.
La production totale diminue dès la première hausse du facteur variable.
La production totale continue d’augmenter à un rythme progressivement décroissant.

La productivité du facteur variable finit par diminuer dans cette situation. · La productivité du travail augmente d’abord lorsque sa quantité s’accroît. · La production totale continue d’augmenter à un rythme progressivement décroissant.

Explication

Lorsque le travail augmente avec un capital constant, sa productivité augmente d’abord puis diminue. La production totale continue toutefois de progresser, mais à un rythme décroissant ; les rendements factoriels ne supposent pas une variation simultanée des deux facteurs.

16. Concernant la distinction entre rendements factoriels et rendements d’échelle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les rendements factoriels supposent que travail et capital varient pareillement.
Dans les rendements factoriels, l’autre facteur reste constant.
Les rendements factoriels étudient la variation d’un seul facteur.
Les rendements d’échelle étudient la variation d’un seul facteur productif.
Les rendements d’échelle analysent une variation conjointe du travail et du capital.

Dans les rendements factoriels, l’autre facteur reste constant. · Les rendements factoriels étudient la variation d’un seul facteur. · Les rendements d’échelle analysent une variation conjointe du travail et du capital.

Explication

Les rendements factoriels examinent la production lorsque l’un des facteurs varie et que l’autre reste constant. Les rendements d’échelle étudient au contraire une variation simultanée du travail et du capital dans les mêmes proportions.

17. Concernant la productivité globale des facteurs, quelles propositions sont exactes ?

Elle n’est pas expliquée par la seule augmentation quantitative du travail et du capital.
Elle exclut le progrès technique au sens large de son interprétation.
Elle mesure uniquement le volume de travail mobilisé dans l’économie.
La productivité globale des facteurs est un résidu de croissance.
Elle correspond à l’accumulation quantitative des facteurs de production.

Elle n’est pas expliquée par la seule augmentation quantitative du travail et du capital. · La productivité globale des facteurs est un résidu de croissance.

Explication

La PGF est le résidu de croissance qui reste après la prise en compte des quantités de travail et de capital. Elle est associée au progrès technique au sens large, et ne se confond donc ni avec le seul travail ni avec l’accumulation quantitative des facteurs.

18. Une économie augmente la quantité de capital et améliore l’organisation du travail. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La croissance intensive repose sur une meilleure efficacité des facteurs.
L’augmentation de la quantité de capital relève de la croissance extensive.
Une hausse de productivité peut caractériser une croissance intensive.
La croissance extensive repose sur une hausse quantitative des facteurs.
L’amélioration de l’organisation du travail relève de la croissance intensive.

La croissance intensive repose sur une meilleure efficacité des facteurs. · L’augmentation de la quantité de capital relève de la croissance extensive. · Une hausse de productivité peut caractériser une croissance intensive. · La croissance extensive repose sur une hausse quantitative des facteurs. · L’amélioration de l’organisation du travail relève de la croissance intensive.

Explication

La croissance extensive repose sur l’augmentation des quantités de facteurs, comme le capital. La croissance intensive repose sur l’amélioration de leur efficacité, notamment grâce à une organisation plus productive et à des gains de productivité.

19. Quelles propositions décrivent correctement le modèle de Solow ?

Il explique une partie de la croissance par l’accumulation du capital.
Il écarte l’accumulation des facteurs dans l’explication de la croissance.
Le modèle de Solow explique une partie de la croissance par l’accumulation du travail.
Il considère le progrès technique comme une dépense d’investissement directement mesurée.
Il attribue la plus grande part restante à un progrès technique endogène.

Il explique une partie de la croissance par l’accumulation du capital. · Le modèle de Solow explique une partie de la croissance par l’accumulation du travail.

Explication

Le modèle de Solow attribue une partie de la croissance à l’accumulation du travail et du capital. La part restante est principalement associée à un progrès technique exogène, traité comme un résidu, et non à un progrès technique endogène directement mesuré.

20. Concernant les institutions favorables à la croissance, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les institutions favorisent la croissance en supprimant les investissements de recherche.
Les politiques conjoncturelles visent les fluctuations de long terme.
Les infrastructures, la formation et la recherche peuvent soutenir la croissance.
La liberté d’entreprendre fait partie des institutions favorables à la croissance.
La protection des brevets peut encourager l’innovation et soutenir la croissance.

Les infrastructures, la formation et la recherche peuvent soutenir la croissance. · La liberté d’entreprendre fait partie des institutions favorables à la croissance. · La protection des brevets peut encourager l’innovation et soutenir la croissance.

Explication

La protection des brevets, la liberté d’entreprendre, les infrastructures, la formation et la recherche peuvent soutenir l’innovation et la croissance. Les institutions ne suppriment pas les investissements de recherche, les brevets peuvent encourager l’innovation et les politiques conjoncturelles visent les fluctuations de court terme.

21. Parmi les propositions suivantes concernant les politiques de croissance, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les politiques conjoncturelles cherchent principalement à transformer le potentiel productif de long terme.
Romer, Lucas et Barro accordent un rôle important aux investissements publics.
La recherche fondamentale et le capital humain relèvent des politiques structurelles.
Les politiques structurelles visent le potentiel de croissance à long terme.
Les théories de la croissance endogène négligent les politiques structurelles.

Romer, Lucas et Barro accordent un rôle important aux investissements publics. · La recherche fondamentale et le capital humain relèvent des politiques structurelles. · Les politiques structurelles visent le potentiel de croissance à long terme.

Explication

Les politiques structurelles concernent le potentiel de croissance à long terme, tandis que les politiques conjoncturelles répondent aux fluctuations de court terme. Romer, Lucas et Barro soulignent le rôle des politiques structurelles et des investissements publics dans la recherche fondamentale et le capital humain.

22. À propos des fondements de la croissance endogène :

Dans la croissance endogène, le progrès technique reste extérieur au système économique.
Le modèle de Solow explique le progrès technique par les investissements privés en capital humain.
Les théories endogènes relient le progrès technique aux investissements des agents économiques.
Le modèle de Solow considère le progrès technique comme une donnée exogène.
Les investissements concernés portent notamment sur les capitaux humain, physique, technologique et public.

Les théories endogènes relient le progrès technique aux investissements des agents économiques. · Le modèle de Solow considère le progrès technique comme une donnée exogène. · Les investissements concernés portent notamment sur les capitaux humain, physique, technologique et public.

Explication

Dans le modèle de Solow, le progrès technique est exogène. Les théories de la croissance endogène l’expliquent par les investissements en capital humain, physique, technologique et public ; il provient donc du système économique.

23. Concernant l’accumulation du capital et les écarts de développement, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le capital physique accumulé peut contribuer à rendre les rendements croissants.
L’accumulation passée de capital public peut rendre les rendements décroissants.
L’accumulation passée de capital humain peut produire des externalités positives.
Les externalités positives peuvent accroître les écarts de développement entre pays.
Les rendements du capital deviennent décroissants grâce aux externalités positives.

Le capital physique accumulé peut contribuer à rendre les rendements croissants. · L’accumulation passée de capital humain peut produire des externalités positives. · Les externalités positives peuvent accroître les écarts de développement entre pays.

Explication

L’accumulation passée de capital physique peut rendre les rendements croissants, tandis que l’accumulation de capital humain produit des externalités positives. Ces externalités peuvent accroître les écarts de développement entre pays. Le capital public participe également à ce mécanisme de rendements croissants, et non à des rendements décroissants.

24. Quelles sont les réponses exactes au sujet du progrès technique ?

Le progrès technique désigne une invention sans inclure les procédés existants.
Il porte sur les méthodes de production mais exclut les biens et services.
Il peut concerner l’amélioration de l’organisation de la production.
Il peut améliorer les moyens de production et les biens ou services.
Le progrès technique comprend des connaissances nouvelles appliquées à la production.

Il peut concerner l’amélioration de l’organisation de la production. · Il peut améliorer les moyens de production et les biens ou services. · Le progrès technique comprend des connaissances nouvelles appliquées à la production.

Explication

Le progrès technique regroupe des connaissances ou procédés appliqués à la production ou à l’organisation. Il peut améliorer les méthodes, les moyens de production ainsi que les biens et services ; il ne se limite donc pas aux inventions et n’exclut pas les produits.

25. Concernant les hypothèses remises en cause par la croissance endogène :

Les brevets rendent l’homogénéité de la concurrence pure et parfaite discutable.
La concurrence pure et parfaite reste adaptée grâce à l’absence d’externalités.
Les théories endogènes maintiennent pleinement l’hypothèse d’atomicité des marchés.
Les externalités contribuent à remettre en cause certaines hypothèses concurrentielles.
Les différences de capital rendent les rendements décroissants moins adaptés à certains modèles.

Les brevets rendent l’homogénéité de la concurrence pure et parfaite discutable. · Les externalités contribuent à remettre en cause certaines hypothèses concurrentielles. · Les différences de capital rendent les rendements décroissants moins adaptés à certains modèles.

Explication

Les brevets, les externalités et les différences de capital remettent progressivement en cause l’homogénéité, l’atomicité et les rendements décroissants de la concurrence pure et parfaite. Les théories endogènes ne maintiennent donc pas pleinement ces hypothèses, et elles prennent en compte les externalités.

26. Parmi les propositions suivantes concernant le modèle de Paul Romer, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Paul Romer associe ces mécanismes à une efficacité croissante des facteurs.
Le modèle de Romer publié en 1986 met en avant l’apprentissage par la pratique.
La diffusion des connaissances entre entreprises rend les facteurs plus efficaces.
La recherche cumulative diminue progressivement l’efficacité des facteurs de production.
Le modèle de Romer repose principalement sur l’accumulation des infrastructures publiques.

Paul Romer associe ces mécanismes à une efficacité croissante des facteurs. · Le modèle de Romer publié en 1986 met en avant l’apprentissage par la pratique. · La diffusion des connaissances entre entreprises rend les facteurs plus efficaces.

Explication

Le modèle de Paul Romer, publié en 1986, met en avant l’apprentissage par la pratique, la diffusion des connaissances et la recherche cumulative. Ces mécanismes rendent les facteurs de production toujours plus efficaces ; le modèle ne repose pas principalement sur les infrastructures publiques et ne décrit pas une baisse d’efficacité.

27. Au sujet du modèle de Robert Lucas, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les compétences d’un travailleur peuvent créer des externalités pour les autres.
L’accumulation du capital humain produit des rendements croissants dans le modèle de Lucas.
Le modèle de Lucas décrit un arbitrage individuel sans dimension macroéconomique.
Le modèle de Lucas intègre les externalités liées au capital humain.
Les compétences antérieures rendent les apprentissages ultérieurs moins faciles.

Les compétences d’un travailleur peuvent créer des externalités pour les autres. · L’accumulation du capital humain produit des rendements croissants dans le modèle de Lucas. · Le modèle de Lucas intègre les externalités liées au capital humain.

Explication

Dans le modèle de Robert Lucas, les compétences antérieures facilitent les apprentissages, ce qui contribue aux rendements croissants. Les compétences d’un travailleur créent aussi des externalités pour les autres ; il s’agit donc d’une approche macroéconomique, contrairement à l’arbitrage individuel associé à Becker.

28. Concernant le modèle de Robert Barro, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les dépenses publiques d’infrastructure peuvent améliorer l’efficacité du capital privé.
Les hôpitaux font partie des infrastructures susceptibles de soutenir la productivité privée.
Les routes peuvent accroître l’efficacité du capital privé dans le modèle de Barro.
Le modèle de Barro prend en compte les effets opposés des impôts et des dépenses publiques.
Le niveau optimal de dépenses publiques est atteint lorsque les prélèvements dépassent leurs bénéfices.

Les dépenses publiques d’infrastructure peuvent améliorer l’efficacité du capital privé. · Les hôpitaux font partie des infrastructures susceptibles de soutenir la productivité privée. · Les routes peuvent accroître l’efficacité du capital privé dans le modèle de Barro. · Le modèle de Barro prend en compte les effets opposés des impôts et des dépenses publiques.

Explication

Dans le modèle de Robert Barro, les routes et les hôpitaux illustrent des infrastructures publiques capables d’accroître l’efficacité du capital privé. Le modèle recherche un niveau optimal de dépenses en tenant compte des bénéfices des dépenses et des effets désincitatifs des impôts ; le dépassement des bénéfices ne définit donc pas l’optimum.

29. Concernant la définition d’une institution selon Douglass North :

Une institution peut encadrer les interactions politiques et économiques.
Une institution informelle relève principalement des textes législatifs et réglementaires.
Une institution formelle relève principalement des normes, coutumes et conventions.
Une institution est une contrainte humaine structurant les interactions sociales.
Une institution constitue une règle du jeu relativement stable.

Une institution peut encadrer les interactions politiques et économiques. · Une institution est une contrainte humaine structurant les interactions sociales. · Une institution constitue une règle du jeu relativement stable.

Explication

Une institution est une contrainte conçue par les humains, qui structure les interactions et forme une règle du jeu relativement stable. Elle peut concerner les domaines politique, économique et social. Les institutions formelles relèvent du droit, tandis que les institutions informelles relèvent des normes, coutumes et conventions. Une institution formelle n’est donc pas principalement issue des normes, coutumes et conventions.

30. Parmi les effets économiques des institutions, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les institutions déterminent directement un niveau identique d’innovation dans chaque pays.
Les institutions rendent les incitations économiques sans effet sur les décisions.
Les institutions influencent les coûts de transaction entre les agents.
Les institutions peuvent modifier les conditions d’investissement des entreprises.
Les différences institutionnelles contribuent à expliquer des écarts de développement.

Les institutions influencent les coûts de transaction entre les agents. · Les institutions peuvent modifier les conditions d’investissement des entreprises. · Les différences institutionnelles contribuent à expliquer des écarts de développement.

Explication

Les institutions influencent les coûts de transaction, les incitations et les investissements, ce qui peut affecter les décisions économiques. Elles contribuent aussi à expliquer les différences de développement entre les pays. Elles ne rendent pas les incitations inopérantes et n’imposent pas un niveau identique d’innovation.

31. Les institutions inclusives se caractérisent notamment par :

La priorité donnée à l’extraction des revenus par un groupe privilégié.
La protection des droits de propriété et l’égalité devant la loi.
Des prélèvements non confiscatoires et une liberté de mouvement.
La concentration des revenus au bénéfice d’une minorité dirigeante.
La présence de bonnes écoles et d’un système financier efficace.

La protection des droits de propriété et l’égalité devant la loi. · Des prélèvements non confiscatoires et une liberté de mouvement. · La présence de bonnes écoles et d’un système financier efficace.

Explication

Les institutions inclusives garantissent les droits de propriété, l’égalité devant la loi, des prélèvements non confiscatoires et la liberté de mouvement. Elles favorisent également de bonnes écoles et un système financier efficace. La concentration des revenus au profit d’une minorité caractérise les institutions extractives.

32. Concernant les théories néo-Schumpétériennes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La destruction créatrice décrit une coopération stable entre firmes concurrentes.
La destruction créatrice oppose les innovateurs aux acteurs installés.
Elles associent l’innovation à des politiques et institutions incitatives.
Elles expliquent la croissance durable par la stabilité des technologies existantes.
Elles attribuent la croissance de long terme à l’importance de l’innovation.

La destruction créatrice oppose les innovateurs aux acteurs installés. · Elles associent l’innovation à des politiques et institutions incitatives. · Elles attribuent la croissance de long terme à l’importance de l’innovation.

Explication

Les théories néo-Schumpétériennes font de l’innovation un moteur de la croissance de long terme. Elles soulignent le rôle des politiques et institutions incitatives et décrivent une destruction créatrice opposant innovateurs et acteurs installés. La stabilité technologique et la coopération stable ne correspondent pas à ces mécanismes.

33. Un pays éloigné de la frontière technologique devrait privilégier :

L’imitation et la diffusion des technologies déjà disponibles.
L’innovation de rupture comme priorité immédiate de sa stratégie économique.
Un rattrapage technologique fondé sur l’apprentissage industriel.
Une politique centrée d’abord sur la recherche radicale domestique.
L’adaptation des technologies existantes aux capacités nationales.

L’imitation et la diffusion des technologies déjà disponibles. · Un rattrapage technologique fondé sur l’apprentissage industriel. · L’adaptation des technologies existantes aux capacités nationales.

Explication

Les pays éloignés de la frontière technologique doivent d’abord favoriser l’imitation, la diffusion et l’adaptation des technologies existantes. Cette orientation vise l’apprentissage industriel et le rattrapage. L’innovation de rupture constitue plutôt une priorité pour les pays proches de la frontière technologique.

34. Parmi les propositions suivantes concernant le lien entre concurrence et innovation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une concurrence très forte accroît les profits attendus de chaque innovation.
Une concurrence modérée peut stimuler l’effort d’innovation des entreprises.
La relation entre concurrence et innovation suit une courbe en U inversé.
La concurrence modérée réduit l’innovation en affaiblissant la pression concurrentielle.
Les profits attendus influencent l’incitation à investir dans la R&D.

Une concurrence modérée peut stimuler l’effort d’innovation des entreprises. · La relation entre concurrence et innovation suit une courbe en U inversé. · Les profits attendus influencent l’incitation à investir dans la R&D.

Explication

Selon Aghion, Bloom, Blundell et Howitt, la relation entre concurrence et innovation suit une courbe en U inversé. Une concurrence modérée stimule l’innovation, tandis que les profits attendus jouent sur l’investissement en R&D. Une concurrence très forte réduit les profits attendus et l’incitation à innover.

35. Lorsqu’une concurrence initiale est faible, quelles propositions décrivent l’escape competition ?

Une entreprise peu menacée peut chercher à échapper à ses concurrentes.
Le mécanisme repose sur une diminution des gains attendus de l’innovation.
Le mécanisme concerne principalement les secteurs déjà soumis à une concurrence extrême.
La menace d’être dépassé peut accroître l’incitation à innover.
L’escape competition réduit l’effort d’innovation lorsque la rivalité augmente.

Une entreprise peu menacée peut chercher à échapper à ses concurrentes. · La menace d’être dépassé peut accroître l’incitation à innover.

Explication

Lorsque la concurrence initiale est faible, la menace d’être dépassé stimule l’innovation : les entreprises cherchent à échapper à leurs concurrentes. Le mécanisme augmente donc l’incitation à innover. La réduction des rentes attendues et la concurrence extrême correspondent plutôt à l’effet désincitatif d’une concurrence très forte.

36. Concernant les structures technologiques « neck-and-neck » et « leader-follower » :

Dans un secteur neck-and-neck, les entreprises ont des niveaux technologiques comparables.
Les entreprises retardataires sont absentes de la configuration leader-follower.
La configuration neck-and-neck se distingue par un faible écart technologique.
Un secteur leader-follower regroupe des entreprises toutes au même niveau technologique.
Dans un secteur leader-follower, une entreprise devance les autres.

Dans un secteur neck-and-neck, les entreprises ont des niveaux technologiques comparables. · La configuration neck-and-neck se distingue par un faible écart technologique. · Dans un secteur leader-follower, une entreprise devance les autres.

Explication

Un secteur neck-and-neck rassemble des entreprises de niveau technologique comparable et présente donc un faible écart technologique. Dans un secteur leader-follower, une entreprise est en avance et les autres sont retardataires. Les retardataires font donc bien partie de cette seconde configuration.

37. Quelles sont les conséquences d’une concurrence devenue très forte sur l’innovation ?

La rente attendue d’une innovation diminue lorsque la concurrence devient très forte.
La réduction des gains anticipés contribue au recul de l’investissement innovant.
Les entreprises peuvent diminuer leurs efforts d’innovation dans ce contexte concurrentiel.
Une concurrence très forte affaiblit les profits associés à une innovation réussie.
La baisse de la rente attendue réduit l’incitation à investir en R&D.

La rente attendue d’une innovation diminue lorsque la concurrence devient très forte. · La réduction des gains anticipés contribue au recul de l’investissement innovant. · Les entreprises peuvent diminuer leurs efforts d’innovation dans ce contexte concurrentiel. · Une concurrence très forte affaiblit les profits associés à une innovation réussie. · La baisse de la rente attendue réduit l’incitation à investir en R&D.

Explication

Lorsque la concurrence devient très forte, la rente attendue de l’innovation diminue. Cette baisse réduit les profits anticipés et l’incitation des entreprises à investir en R&D. Elle peut donc entraîner une diminution des efforts d’innovation.

38. Concernant la destruction créatrice, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle concerne principalement la protection des ressources naturelles contre l’épuisement.
Elle peut simultanément supprimer des activités et en créer de nouvelles.
Elle désigne une politique publique destinée à maintenir les emplois existants.
Elle détruit des activités moins rentables et favorise des activités plus performantes.
Elle rend certaines activités anciennes obsolètes par l’introduction d’innovations nouvelles.

Elle peut simultanément supprimer des activités et en créer de nouvelles. · Elle détruit des activités moins rentables et favorise des activités plus performantes. · Elle rend certaines activités anciennes obsolètes par l’introduction d’innovations nouvelles.

Explication

La destruction créatrice rend obsolètes certaines activités, détruit les moins rentables et crée des activités plus performantes. Elle ne désigne pas une politique publique ni un mécanisme centré sur les ressources naturelles.

39. Parmi les propositions suivantes concernant l’accompagnement public de l’innovation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’État compense les pertes régionales en garantissant la rentabilité des activités obsolètes.
L’État doit préserver les emplois anciens en empêchant les innovations concurrentes.
L’État peut soutenir les personnes affectées par la redistribution et la reconversion professionnelle.
L’État répond aux effets de l’innovation par une réduction des formations professionnelles.
L’État accompagne les transformations par une hausse générale des barrières commerciales.

L’État peut soutenir les personnes affectées par la redistribution et la reconversion professionnelle.

Explication

L’accompagnement public repose sur des politiques de redistribution et de reconversion professionnelle pour compenser les pertes individuelles ou régionales. La préservation administrative des activités obsolètes, les barrières commerciales, la garantie de rentabilité et la réduction des formations ne correspondent pas à cette règle.

40. À propos des limites écologiques de la croissance :

Les limites écologiques concernent principalement la répartition des revenus entre ménages.
Les dégradations environnementales peuvent compromettre la croissance de long terme.
La croissance produit des externalités susceptibles d’altérer l’environnement.
L’épuisement des ressources naturelles peut menacer la croissance future.
La croissance protège généralement la stabilité climatique grâce à l’augmentation des revenus.

Les dégradations environnementales peuvent compromettre la croissance de long terme. · La croissance produit des externalités susceptibles d’altérer l’environnement. · L’épuisement des ressources naturelles peut menacer la croissance future.

Explication

La croissance génère des externalités et épuise des ressources naturelles, ce qui peut dégrader l’environnement et menacer la croissance de long terme. Elle ne protège pas nécessairement la stabilité climatique, et les limites écologiques ne se réduisent pas à la répartition des revenus.

41. Les partisans de la décroissance défendent notamment :

Une conservation des écarts de richesse pour préserver les incitations économiques.
Une décroissance équitable fondée sur un autre partage des richesses.
Une hausse des mésusages afin de soutenir durablement la production.
Une croissance infinie rendue possible par l’innovation technologique.
Une extension de la société de consommation à l’ensemble des populations.

Une décroissance équitable fondée sur un autre partage des richesses.

Explication

Les partisans de la décroissance considèrent qu’une croissance infinie est impossible dans un monde fini et défendent une décroissance équitable, un autre partage des richesses et la réduction des mésusages. Ils ne préconisent ni l’extension de la société de consommation ni l’augmentation des mésusages.

42. Concernant la distinction entre soutenabilités faible et forte, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La soutenabilité forte écarte les dommages irréversibles de l’évaluation écologique.
La soutenabilité faible admet la compensation du capital naturel par d’autres capitaux.
La soutenabilité faible impose de préserver chaque élément naturel détruit.
La soutenabilité forte considère les capitaux comme intégralement substituables.
La soutenabilité forte rejette cette compensation lorsque des seuils critiques sont menacés.

La soutenabilité faible admet la compensation du capital naturel par d’autres capitaux. · La soutenabilité forte rejette cette compensation lorsque des seuils critiques sont menacés.

Explication

La soutenabilité faible accepte la substituabilité entre capital naturel et capitaux physique, humain ou institutionnel. La soutenabilité forte la rejette lorsque des seuils critiques ou des dommages irréversibles sont en jeu; elle ne considère donc pas les capitaux comme intégralement substituables et n’impose pas une compensation générale.

43. Un risque environnemental grave pourrait produire des dommages irréversibles, mais les preuves scientifiques restent incomplètes. Quelles sont les réponses exactes ?

Le principe de précaution autorise le report des mesures lorsque les dommages sont irréversibles.
Le principe de précaution invite à attendre une certitude scientifique absolue avant d’agir.
Le principe de précaution exige une preuve complète avant toute prévention environnementale.
Le principe de précaution justifie des mesures préventives malgré l’incertitude scientifique.
Le principe de précaution concerne les risques mineurs sans conséquence durable.

Le principe de précaution justifie des mesures préventives malgré l’incertitude scientifique.

Explication

Le principe de précaution demande de prévenir les dommages graves ou irréversibles même en l’absence de certitude scientifique absolue. Il ne commande donc ni d’attendre une preuve complète ni de différer l’action face à un risque irréversible.

44. Concernant la substituabilité des capitaux dans les soutenabilités forte et faible, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La soutenabilité forte tient compte du caractère potentiellement irréversible des destructions naturelles.
La soutenabilité forte considère certains éléments naturels comme non substituables.
La soutenabilité forte se distingue de la soutenabilité faible par son refus de la compensation générale.
La soutenabilité faible admet qu’un capital naturel soit compensé par d’autres capitaux.
La soutenabilité faible considère les capitaux naturel, physique et humain comme substituables.

La soutenabilité forte tient compte du caractère potentiellement irréversible des destructions naturelles. · La soutenabilité forte considère certains éléments naturels comme non substituables. · La soutenabilité forte se distingue de la soutenabilité faible par son refus de la compensation générale. · La soutenabilité faible admet qu’un capital naturel soit compensé par d’autres capitaux. · La soutenabilité faible considère les capitaux naturel, physique et humain comme substituables.

Explication

La soutenabilité forte refuse la substituabilité du capital naturel lorsque certaines destructions sont irréversibles et exclut une compensation générale. La soutenabilité faible admet au contraire la substitution et la compensation par des capitaux physique, humain ou institutionnel.

45. À propos des seuils critiques dans la soutenabilité forte, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle autorise le franchissement des seuils critiques si le stock global augmente.
Elle relie cette préservation à l’équité intergénérationnelle des ressources.
Elle fonde la protection des ressources sur une compensation intégrale par le capital physique.
Elle considère que l’équité intergénérationnelle dispense de préserver les capitaux naturels.
Elle impose de préserver certains seuils critiques de capital naturel.

Elle relie cette préservation à l’équité intergénérationnelle des ressources. · Elle impose de préserver certains seuils critiques de capital naturel.

Explication

La soutenabilité forte impose de préserver les seuils critiques de capital naturel afin de maintenir l’équité intergénérationnelle dans le partage des ressources. L’augmentation du stock global ou la compensation par du capital physique ne justifie pas le franchissement de ces seuils.

46. Une politique cherche à maintenir une consommation non décroissante tout en compensant le capital naturel par d’autres formes de capital. Quelles sont les réponses exactes ?

Elle refuse par principe toute substitution entre capital naturel et capital humain.
Elle impose une diminution régulière de la consommation pour préserver la nature.
Cette trajectoire correspond à la logique de la soutenabilité faible.
Elle associe la croissance à une conservation séparée de chaque capital naturel.
Elle vise à maintenir le stock global de capitaux grâce à des compensations.

Cette trajectoire correspond à la logique de la soutenabilité faible. · Elle vise à maintenir le stock global de capitaux grâce à des compensations.

Explication

La soutenabilité faible recherche une trajectoire de croissance avec une consommation non décroissante et un stock global de capitaux maintenu par compensation. Elle n’impose pas une baisse régulière de la consommation et n’exclut pas la substitution entre capital naturel et autres capitaux.

47. Concernant la décroissance équitable, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle cherche à supprimer les productions considérées comme inutiles.
Elle conserve les productions inutiles afin de soutenir l’activité économique.
Elle vise principalement à réduire la production et la consommation des riches.
Elle repose sur un autre partage des richesses entre les groupes sociaux.
Elle préconise une diminution identique de la consommation pour toutes les populations.

Elle cherche à supprimer les productions considérées comme inutiles. · Elle vise principalement à réduire la production et la consommation des riches. · Elle repose sur un autre partage des richesses entre les groupes sociaux.

Explication

La décroissance équitable cible principalement les riches et les pays riches, et s’appuie sur un autre partage des richesses. Elle prévoit aussi la suppression des productions inutiles, tandis qu’elle ne réclame ni une baisse identique pour tous ni le maintien des productions inutiles.

48. Selon N. Georgescu-Roegen, quelles propositions caractérisent l’éthique économique et sociale à promouvoir ?

Elle résume son principe par l’idée d’aimer chaque génération davantage que les autres.
Elle propose une nouvelle éthique économique et sociale.
Elle est résumée par la maxime « tu aimeras ton espèce comme toi-même ».
Elle place le souci des générations futures au cœur de la réflexion.
Elle privilégie la satisfaction immédiate des consommateurs actuels.

Elle propose une nouvelle éthique économique et sociale. · Elle est résumée par la maxime « tu aimeras ton espèce comme toi-même ». · Elle place le souci des générations futures au cœur de la réflexion.

Explication

Georgescu-Roegen fait du souci des générations futures le cœur d’une nouvelle éthique économique et sociale. Sa maxime est bien « tu aimeras ton espèce comme toi-même » ; les autres formulations déforment cette orientation.

49. Une politique de croissance verte cherche à réduire l’impact environnemental de la croissance. Quelles mesures correspondent à cette approche ?

Elle prévoit des investissements dans les énergies renouvelables.
Elle encourage des procédés de production économes en énergie.
Elle cherche à découpler la croissance des émissions de CO2.
Elle soutient l’isolation et les transports propres.
Elle associe la transition écologique à une hausse de l’épuisement des ressources.

Elle prévoit des investissements dans les énergies renouvelables. · Elle encourage des procédés de production économes en énergie. · Elle cherche à découpler la croissance des émissions de CO2. · Elle soutient l’isolation et les transports propres.

Explication

La croissance verte vise le découplage entre croissance, émissions de CO2 et épuisement des ressources. Elle mobilise notamment les énergies renouvelables, l’isolation, les transports propres et des procédés économes en énergie ; elle ne vise donc pas une hausse de l’épuisement des ressources.

50. Concernant l’évolution de la concentration des revenus aux États-Unis, quelles propositions sont exactes ?

La part détenue par les 10 % les mieux dotés atteint 47 % en 2016.
La part des 10 % les mieux dotés était de 34 % en 1980.
La part des 10 % les mieux dotés est passée de 33 % à 37 %.
La part des 1 % les plus aisés est passée de 20 % à 12 %.
La part détenue par les 1 % les plus aisés atteint 20 % en 2016.

La part détenue par les 10 % les mieux dotés atteint 47 % en 2016. · La part des 10 % les mieux dotés était de 34 % en 1980. · La part détenue par les 1 % les plus aisés atteint 20 % en 2016.

Explication

Aux États-Unis, la part des 10 % les mieux dotés passe de 34 % en 1980 à 47 % en 2016. Celle des 1 % les plus aisés passe de 12 % à 20 % ; les valeurs européennes ou inversées sont incorrectes.

51. Le progrès technique biaisé transforme différemment la demande de travail selon la qualification. Quelles propositions sont exactes ?

La demande de travail qualifié augmente lorsqu’il leur est complémentaire.
La rémunération du travail qualifié diminue lorsque sa productivité progresse.
Le travail peu qualifié et répétitif devient substituable au progrès technique.
Le travail qualifié devient substituable aux nouvelles technologies.
La demande de travail peu qualifié peut diminuer avec ce progrès.

La demande de travail qualifié augmente lorsqu’il leur est complémentaire. · Le travail peu qualifié et répétitif devient substituable au progrès technique. · La demande de travail peu qualifié peut diminuer avec ce progrès.

Explication

Le progrès technique rend le travail peu qualifié et répétitif substituable, ce qui réduit sa demande et sa rémunération. Le travail qualifié devient complémentaire : sa demande, sa productivité et sa rémunération augmentent ; il n’est donc pas substituable dans ce mécanisme.

52. Quelles conséquences caractérisent la polarisation des emplois ?

Elle réduit simultanément les emplois des deux extrémités de l’échelle salariale.
Elle augmente principalement la part des emplois intermédiaires.
Elle concerne conjointement le haut et le bas de l’échelle des salaires.
Elle accroît la part des emplois situés aux deux extrémités salariales.
Elle modifie la répartition des emplois selon leur position salariale.

Elle concerne conjointement le haut et le bas de l’échelle des salaires. · Elle accroît la part des emplois situés aux deux extrémités salariales. · Elle modifie la répartition des emplois selon leur position salariale.

Explication

La polarisation des emplois augmente simultanément la part des emplois situés aux deux extrémités de l’échelle des salaires. Elle ne réduit pas ces emplois et ne correspond pas à une hausse principalement concentrée sur les emplois intermédiaires.

53. Selon Philippe Aghion, comment l’innovation peut-elle influencer les revenus et les chances sociales ?

Elle produit des effets distributifs à la fois favorables et défavorables.
Elle peut procurer des surprofits aux innovateurs et à leurs partenaires.
Elle peut accroître la mobilité sociale et l’égalité des chances.
Elle augmente les revenus des innovateurs grâce à une rente de monopole.
Elle accroît la rémunération du travail peu qualifié en le rendant complémentaire du progrès technique.

Elle produit des effets distributifs à la fois favorables et défavorables. · Elle peut procurer des surprofits aux innovateurs et à leurs partenaires. · Elle peut accroître la mobilité sociale et l’égalité des chances. · Elle augmente les revenus des innovateurs grâce à une rente de monopole.

Explication

Selon Aghion, l’innovation produit des effets distributifs favorables et défavorables. Elle procure des surprofits aux innovateurs et à leurs partenaires, ainsi qu’une rente de monopole qui augmente leurs revenus. La destruction créatrice peut aussi accroître la mobilité sociale et l’égalité des chances. En revanche, le travail peu qualifié, rendu substituable par le progrès technique, voit sa demande et sa rémunération diminuer ; il n’est pas rendu complémentaire.

54. Concernant la stagnation séculaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle désigne une baisse conjoncturelle limitée de l’activité économique.
Elle correspond à un fléchissement persistant de la croissance potentielle.
Elle suppose une disparition complète de la croissance économique.
Elle peut maintenir le chômage structurel à un niveau difficilement compatible avec le financement des biens publics.
Elle renvoie à un rythme de croissance potentiel insuffisant.

Elle correspond à un fléchissement persistant de la croissance potentielle. · Elle peut maintenir le chômage structurel à un niveau difficilement compatible avec le financement des biens publics. · Elle renvoie à un rythme de croissance potentiel insuffisant.

Explication

La stagnation séculaire est un ralentissement persistant de la croissance potentielle, et non une simple baisse conjoncturelle. Ce rythme peut être insuffisant pour ramener le chômage structurel à un niveau compatible avec le financement des biens publics fondamentaux ; il n’implique pas la disparition de toute croissance.

55. Quelles évolutions sont associées au diagnostic de stagnation séculaire depuis 2008 ?

Les gains de productivité accélèrent fortement pendant cette période.
Les gains de productivité ralentissent parallèlement à la croissance.
Les taux de croissance moyens atteignent environ 1,25 %.
La stagnation séculaire se limite à une crise ponctuelle sans tendance durable.
Les taux de croissance moyens remontent progressivement vers 5 %.

Les gains de productivité ralentissent parallèlement à la croissance. · Les taux de croissance moyens atteignent environ 1,25 %.

Explication

Les partisans de la stagnation séculaire décrivent une baisse des taux de croissance moyens jusqu’à environ 1,25 %, accompagnée d’un ralentissement des gains de productivité. Les autres propositions inversent cette évolution ou réduisent le phénomène à une crise ponctuelle.

56. Selon les explications avancées par les partisans de la stagnation séculaire, quels facteurs peuvent ralentir la croissance ?

Le retard des investissements verts est écarté des explications proposées.
Les inégalités et l’endettement figurent parmi les facteurs invoqués.
La fin de l’augmentation extensive de la main-d’œuvre constitue un facteur explicatif.
La faiblesse des innovations actuelles peut peser sur la croissance.
La progression rapide des investissements productifs soutient ce ralentissement.

Les inégalités et l’endettement figurent parmi les facteurs invoqués. · La fin de l’augmentation extensive de la main-d’œuvre constitue un facteur explicatif. · La faiblesse des innovations actuelles peut peser sur la croissance.

Explication

Les explications avancées comprennent la faiblesse des innovations, la fin de l’augmentation extensive de la main-d’œuvre, les inégalités, l’endettement, l’insuffisance de l’investissement productif et le retard des investissements verts. Une progression rapide de l’investissement productif n’explique donc pas ce ralentissement, et les investissements verts font bien partie du diagnostic.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Production et croissance.

Qu'est-ce que la croissance économique selon François Perroux ?

L'augmentation soutenue d'un indicateur de dimension en termes réels sur plusieurs périodes longues.

Que mesure le PIB en économie ?

La richesse créée sur une année en valeur monétaire.

Que mesure la croissance économique par rapport au PIB ?

L'évolution du PIB dans le temps en pourcentage.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Production et croissance.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM