QCM : Socioéconomie de la Nouvelle-Calédonie — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise le poids du BTP dans l’économie calédonienne entre le début des années 1960 et les années 1970 ?

Il passe de 6 % à 15 % du PIB, tandis que ses effectifs augmentent de 2 000 à 6 000 employés
Il reste proche de 6 % du PIB, tandis que ses effectifs augmentent de 2 000 à 6 000 employés
Il passe de 15 % à 6 % du PIB, tandis que ses effectifs restent stables à 2 000 employés
Il passe de 12 % à 4 % du PIB, tandis que ses effectifs diminuent de 6 000 à 2 000 employés

Il passe de 6 % à 15 % du PIB, tandis que ses effectifs augmentent de 2 000 à 6 000 employés

Explication

Le BTP connaît une forte progression : sa part du PIB atteint 15 % dans les années 1970, contre 6 % au début des années 1960, et ses effectifs passent de 2 000 à 6 000 employés.

2. Que produisent les huit usines à sucre présentes en Nouvelle-Calédonie entre 1860 et 1875 ?

Une production exportée vers l’Australie
Une production réservée aux industries du nickel
Une production destinée principalement au marché local
Une production expédiée principalement vers la France

Une production exportée vers l’Australie

Explication

Entre 1860 et 1875, les huit usines à sucre calédoniennes produisent du sucre destiné à l’exportation vers l’Australie.

3. Quelle évolution montre le déclin relatif de l’agriculture calédonienne avant 1980 ?

Sa part du PIB reste stable autour de 12 % jusqu’en 1980
Sa part du PIB passe de 6 % au début des années 1960 à 15 % dans les années 1970
Sa part du PIB passe de 12 % au début des années 1960 à 4 % en 1980
Sa part du PIB passe de 4 % au début des années 1960 à 12 % en 1980

Sa part du PIB passe de 12 % au début des années 1960 à 4 % en 1980

Explication

La part de l’agriculture dans le PIB diminue de 12 % au début des années 1960 à 4 % en 1980, ce qui traduit son déclin relatif.

4. Quelle différence caractérise principalement l’agriculture kanak par rapport à l’agriculture européenne ?

Elle repose largement sur l’autoconsommation
Elle s’appuie surtout sur des plantations de bois déjà développées
Elle est essentiellement fondée sur l’élevage destiné au marché extérieur
Elle dépend principalement des exportations industrielles

Elle repose largement sur l’autoconsommation

Explication

L’agriculture kanak se distingue notamment par l’importance de l’autoconsommation, contrairement à une agriculture davantage orientée vers la production marchande.

5. Par quels mécanismes l’administration soutient-elle l’activité économique calédonienne en 1980 ?

Par la réduction des dépenses publiques et l’abandon des investissements
Par la suppression des infrastructures financées sur fonds publics
Par ses dépenses, ses achats et ses investissements en infrastructures
Par la limitation des achats publics aux produits importés

Par ses dépenses, ses achats et ses investissements en infrastructures

Explication

L’administration représente environ 30 % du PIB en 1980 et soutient l’activité grâce à ses dépenses, ses achats et ses investissements en infrastructures.

6. Quelle évolution caractérise les transferts financiers de la France vers la Nouvelle-Calédonie entre 1960 et 1980 ?

Ils représentent 1 à 5 % entre 1960 et 1978 et atteignent 2,4 milliards de francs CFP en 1980
Ils représentent 15 à 24 % entre 1960 et 1978 avant de disparaître en 1980
Ils représentent 10 à 15 % entre 1960 et 1978 et atteignent 24 milliards de francs CFP en 1980
Ils restent inférieurs à 10 % jusqu’en 1980 et atteignent 24 millions de francs CFP

Ils représentent 10 à 15 % entre 1960 et 1978 et atteignent 24 milliards de francs CFP en 1980

Explication

Les transferts français représentent entre 10 et 15 % de 1960 à 1978, puis atteignent 24 milliards de francs CFP en 1980. Ils contribuent notamment au financement des dépenses publiques et des déficits.

7. À partir de quelle année l’exploitation continue du nickel en Nouvelle-Calédonie commence-t-elle ?

1875
1915
1855
1895

1875

Explication

L’exploitation continue du nickel commence en 1875. Cette continuité distingue le nickel d’autres minerais auparavant extraits, comme le chrome ou le cuivre.

8. Quelle distinction caractérise la SLN par rapport aux petits mineurs dans la filière du nickel ?

La SLN vend le minerai au Japon, tandis que les petits mineurs le transforment localement
La SLN transforme le minerai, tandis que les petits mineurs l’extraient et le vendent
La SLN exploite uniquement des minerais autres que le nickel, tandis que les petits mineurs produisent du nickel
La SLN importe le minerai, tandis que les petits mineurs contrôlent les usines métallurgiques

La SLN transforme le minerai, tandis que les petits mineurs l’extraient et le vendent

Explication

La SLN est à la fois mineur et métallurgiste : elle extrait et transforme le minerai. Les petits mineurs extraient le minerai sans le transformer et le vendent notamment au Japon ou à la SLN.

9. Quelle évolution de l’extraction du minerai de nickel se produit entre 1960 et 1965 ?

Elle triple, passant de 2,5 à 7,5 millions de tonnes
Elle diminue, passant de 7,7 à 1,5 million de tonnes
Elle est multipliée par sept, passant de 1,5 à 7,7 millions de tonnes
Elle double, passant de 1,5 à 3,0 millions de tonnes

Elle est multipliée par sept, passant de 1,5 à 7,7 millions de tonnes

Explication

Entre 1960 et 1965, l’extraction est multipliée par sept, passant de 1,5 million à 7,7 millions de tonnes.

10. Pourquoi la baisse des cours du nickel à partir du milieu des années 1970 provoque-t-elle une récession en Nouvelle-Calédonie ?

Parce que la demande mondiale augmente fortement et renchérit les importations calédoniennes
Parce que la SLN transfère ses activités métallurgiques au Japon
Parce que les nouvelles capacités mondiales accroissent l’offre de nickel et font baisser les prix
Parce que la Nouvelle-Calédonie cesse toute exploitation minière après 1970

Parce que les nouvelles capacités mondiales accroissent l’offre de nickel et font baisser les prix

Explication

L’arrivée de nouvelles capacités mondiales augmente l’offre de nickel, ce qui fait baisser les cours. Cette baisse affecte une économie fortement dépendante du nickel et provoque une récession.

11. Qu’est-ce qu’une économie de comptoir ?

Une économie fondée principalement sur l’exportation de produits locaux transformés sur place
Une économie où le tourisme remplace progressivement les activités commerciales
Une économie où l’industrie minière fournit la majorité des revenus du territoire
Une économie fondée principalement sur la commercialisation des produits importés, plus rentable que celle des produits locaux

Une économie fondée principalement sur la commercialisation des produits importés, plus rentable que celle des produits locaux

Explication

Dans une économie de comptoir, la commercialisation des produits importés occupe une place centrale et est plus profitable que celle des produits locaux.

12. Quelle caractéristique correspond au commerce calédonien dans les années 1960-1970 ?

Il représente plus de 50 % du PIB, contre 15 % en France
Il représente moins de 10 % du PIB, contre 30 % en France
Il représente environ 15 % du PIB, comme en France
Il représente environ 30 % du PIB, contre 15 % en France

Il représente environ 30 % du PIB, contre 15 % en France

Explication

Le commerce représente environ 30 % du PIB en Nouvelle-Calédonie dans les années 1960-1970, soit deux fois la proportion observée en France, estimée à 15 %.

13. Quelles sont les dates associées aux deux accords qui encadrent la mise en œuvre des politiques de rééquilibrage ?

Les accords de Matignon-Oudinot en 1998 et l’accord de Nouméa en 2008
Les accords de Matignon-Oudinot en 1978 et l’accord de Nouméa en 1988
Les accords de Matignon-Oudinot en 1988 et l’accord de Nouméa en 2008
Les accords de Matignon-Oudinot en 1988 et l’accord de Nouméa en 1998

Les accords de Matignon-Oudinot en 1988 et l’accord de Nouméa en 1998

Explication

Les politiques de rééquilibrage sont mises en œuvre depuis les accords de Matignon-Oudinot de 1988 et l’accord de Nouméa de 1998.

14. Quel exemple illustre les infrastructures financées par les politiques de rééquilibrage ?

Un port industriel réservé aux exportations de produits importés
Une ligne ferroviaire reliant uniquement Nouméa à l’aéroport
La route Koné-Tiwaka
Un réseau routier limité au Grand Nouméa

La route Koné-Tiwaka

Explication

Le rééquilibrage finance notamment des collèges, des lycées et des infrastructures routières comme la route Koné-Tiwaka. Il concerne donc les différentes régions et ne se limite pas au Grand Nouméa.

15. Quelles structures participent au développement de l’industrie calédonienne du nickel depuis la mise en œuvre du rééquilibrage ?

La chambre de commerce, les collèges miniers et la route Koné-Tiwaka
La SMSP, l’usine du Nord KNS et l’usine du Sud Vale NC
La SMSP, une usine du Nord consacrée au cuivre et une usine du Sud consacrée au cobalt
La SLN, l’usine du Nord Aircal et l’usine du Sud de la CAFAT

La SMSP, l’usine du Nord KNS et l’usine du Sud Vale NC

Explication

Le développement de l’industrie du nickel s’appuie notamment sur la SMSP, l’usine du Nord KNS et l’usine du Sud Vale NC.

16. Quels sont les deux arguments complémentaires en faveur de la réduction des inégalités ?

La croissance démographique et la stabilité monétaire
La justice sociale et l’efficience économique
La centralisation administrative et la liberté commerciale
La compétitivité extérieure et l’autosuffisance alimentaire

La justice sociale et l’efficience économique

Explication

L’argument intrinsèque renvoie à la justice sociale, tandis que l’argument utilitariste souligne les gains d’efficience économique associés à la réduction des inégalités.

17. Dans quelle condition la formation peut-elle contribuer à réduire les inégalités ?

Lorsque l’école reproduit les positions sociales existantes
Lorsque l’école remplace les politiques de redistribution
Lorsque l’école favorise la mobilité sociale
Lorsque l’école limite l’accès aux diplômes

Lorsque l’école favorise la mobilité sociale

Explication

La formation réduit les inégalités lorsque l’école fonctionne comme un ascenseur social et permet une mobilité sociale, plutôt que de reproduire les inégalités existantes.

18. Que désigne le « closing the gap » en Nouvelle-Calédonie ?

Un programme consacré exclusivement à la formation professionnelle
Des mesures visant à accroître les écarts entre territoires
Une stratégie de fermeture des frontières économiques
Des politiques de rééquilibrage entre territoires et populations

Des politiques de rééquilibrage entre territoires et populations

Explication

Le « closing the gap » désigne les politiques de rééquilibrage destinées à réduire les écarts entre les territoires et les populations de Nouvelle-Calédonie.

19. Quelle caractéristique démographique et spatiale correspond aux quinze petits États insulaires du Pacifique ?

Plus de 100 millions d’habitants concentrés sur un espace de taille continentale
Environ 11 millions d’habitants dispersés sur un espace de taille continentale
Environ 11 millions d’habitants concentrés sur un territoire restreint
Plus de 100 millions d’habitants dispersés sur un espace limité

Environ 11 millions d’habitants dispersés sur un espace de taille continentale

Explication

Les quinze petits États insulaires du Pacifique regroupent environ 11 millions d’habitants sur une superficie comparable à celle du continent africain.

20. Quelle combinaison décrit le mieux les caractéristiques des petits États insulaires du Pacifique ?

Petite taille, isolement, fragmentation et marchés domestiques étroits
Forte concentration urbaine, proximité des marchés et abondance industrielle
Vaste territoire, intégration continentale et faible dépendance extérieure
Grande population, continuité territoriale et marchés domestiques vastes

Petite taille, isolement, fragmentation et marchés domestiques étroits

Explication

Ces États se caractérisent notamment par leur petite taille démographique et géographique, leur isolement, leur fragmentation territoriale et l’étroitesse de leurs marchés intérieurs.

21. Quelle association entre secteurs économiques et activités est correcte pour les économies océaniennes ?

Primaire : tourisme ; secondaire : agriculture ; tertiaire : pêche et ressources minières
Primaire : administrations publiques ; secondaire : tourisme ; tertiaire : agriculture et pêche
Primaire : ressources minières ; secondaire : administrations publiques ; tertiaire : agriculture
Primaire : pêche et agriculture ; secondaire : ressources minières ; tertiaire : tourisme et administrations publiques

Primaire : pêche et agriculture ; secondaire : ressources minières ; tertiaire : tourisme et administrations publiques

Explication

Les secteurs primaires reposent surtout sur la pêche et l’agriculture, les secteurs secondaires sur les ressources minières, et les secteurs tertiaires sur le tourisme et les administrations publiques.

22. Quel effet l’étroitesse des marchés produit-elle sur les petites économies insulaires ?

Elle diminue les coûts de production et réduit la nécessité de se spécialiser
Elle accroît les économies d’échelle et favorise une production entièrement domestique
Elle réduit les économies d’échelle et les pousse à exporter et à se spécialiser
Elle élargit les débouchés intérieurs et limite le recours aux exportations

Elle réduit les économies d’échelle et les pousse à exporter et à se spécialiser

Explication

Des marchés étroits limitent les économies d’échelle et augmentent les coûts de production, ce qui incite les petites économies à exporter et à se spécialiser.

23. Pourquoi l’éloignement constitue-t-il une contrainte pour les économies insulaires ?

Il garantit un accès plus rapide aux innovations et aux marchés internationaux
Il réduit les coûts d’importation et facilite les échanges avec les fournisseurs
Il renchérit les transports et les importations, tout en compliquant l’accès aux marchés et aux technologies
Il accroît la taille des marchés domestiques et diminue les coûts intermédiaires

Il renchérit les transports et les importations, tout en compliquant l’accès aux marchés et aux technologies

Explication

L’éloignement augmente les coûts de transport et des biens intermédiaires importés, complique l’accès aux marchés et rend plus difficile l’accès à l’innovation et aux technologies.

24. Que montrent les études citées sur la taille des économies et l’insularité ?

Les micro-économies connaissent toujours une croissance plus faible, tandis que l’insularité garantit des revenus élevés
Les micro-économies peuvent croître davantage, tandis que l’insularité seule n’a pas d’effet significatif établi sur la croissance
La taille économique n’a aucun lien avec la croissance, mais l’insularité détermine le rythme de croissance
Les petites économies croissent toujours davantage, et l’insularité accélère systématiquement leur croissance

Les micro-économies peuvent croître davantage, tandis que l’insularité seule n’a pas d’effet significatif établi sur la croissance

Explication

Les études indiquent que les micro-économies peuvent connaître une croissance plus forte et des revenus plus élevés que les petites économies. En revanche, l’insularité seule n’a pas d’effet significatif établi sur le rythme de croissance.

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Combien d'usines à sucre la Nouvelle-Calédonie comptait-elle entre 1860 et 1875 ?

Huit usines à sucre.

Vers quel pays la production des usines à sucre était-elle exportée entre 1860 et 1875 ?

Vers l’Australie.

Quelle part du PIB représentait le BTP au début des années 1960 ?

6 % du PIB.

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