Fiche de révision : Sociologie et économie : enjeux et perspectives

Plan du Cours

  1. Relations entre économie et sociologie dans les sciences socio-humaines
  2. Origines et figures fondatrices de la sociologie économique
  3. Utilitarisme et rationalité dans la pensée économique classique
  4. Fondements et fonctions économiques de la monnaie
  5. Sociologie du marché du travail : acteurs, stratégies et inégalités
  6. Consommation comme acte social : règles, classifications et symboles
  7. Économie des désirs, besoins et logiques de consommation
  8. Consommations alternatives et engagement des consommateurs
  9. Théories des communs : transformations institutionnelles et agir collectif
  10. Réinterprétation des rapports entre économie, politique et société dans les théories des communs
  11. Praxéologie du commun et vivre ensemble dans l’action collective
  12. Perspectives critiques sur la société de consommation et développement durable

1. Relations entre économie et sociologie dans les sciences socio-humaines

Notions clés & Définitions

  • Superstructure imaginaire symbolique : Dimension symbolique et culturelle d’une société, liée à l’anthropologie, qui englobe les représentations, les imaginaires et les symboles structurant les comportements sociaux.
  • Infrastructure matérielle-objective : Ensemble des éléments matériels et économiques concrets qui soutiennent une société, tels que les infrastructures physiques et les ressources économiques.
  • Système et institution : Ensemble des structures sociales durables, incluant les institutions et les systèmes, qui organisent la genèse, la durée et le fonctionnement des relations sociales dans une société.
  • Économie et la sociologie : La 1ere décision entre l’économie et la sociologie : La construction d’une approche individualiste et d’une approche holiste : Selon l’approche individualiste la rationalité de l’individu est calé sur la recherche de l’intérêt particulier.

Points essentiels

  • L’économie et la sociologie sont deux disciplines des sciences socio-humaines qui s’opposent dans leur approche des faits sociaux et économiques.
  • La sociologie économique se situe au centre d’un schéma reliant les faits institutionnels, économiques, imaginaires symboliques et infrastructures matérielles.
  • Les quatre cadrans (superstructure imaginaire symbolique, infrastructure matérielle-objective, genèse et durée, système et institution) permettent d’analyser toute société en croisant anthropologie, économie, histoire et institutions.
  • La sociologie économique étudie les faits économiques comme des faits sociaux, intégrant ainsi les dimensions symboliques et matérielles.
  • L’école allemand défend une approche , plus les énoncés scientifiques sont ancrés dans une approche historique des faits scientifiques. Les faits ont une histoire, et la tâche des scientifiques est d’inscrire les faits dans une trajectoire historique et dans un faisceau complexe d’autres faits moraux, sociaux, juridiques... l’enjeu de cette science est de se transcrire dans un enjeu politique situé dans un espace politique. Toute science économique doit s’inscrire dans un dialogue. Un autre auteur qui cite Schmoller : Charbonneau. Pour lui l’objectif de la science est de comprendre qu’est ce qui fait les sociétés humaines ont quelque chose de particulier par rapport aux autres espèce. Le propre de la sociologie est de s’être développé à l’époque moderne. Pas de sciences humaines dans l’antiquité. Elles ont de ce fait un lien intime avec la nature de changement social. Les configurations changent en permanence avec le contexte social et économique. On ne peut pas considérer qu’un savoir produit à un endroit donné valle comme loi universelle. Les idées n’ont rien de réel, elles ne constituent pas des êtres indépendants. Elles sont ancrées dans le temps et l’espace. En d’autres termes La perspective schmollerienne part du principe qu’un énoncé n’est valable que dans une configuration donnée. L’objectif de la science est de remettre en questions ces énoncés, de les questionner et
  • CHAPITRE 4 – SOCIOLOGIE DES MARCHES L’économie mondiale est qualifiée comme une économie de marché. Ces marchés intérieurs s’opposent à des marchés transnationaux, transfrontaliers qui existent depuis fort longtemps. Quand on évoque l’idée d’économie de marché il faut que ça se raccorde à la marchandisation qui consiste à transformer des biens et services en marchés. Il y a la marchandisation de la culture, de la santé, de l’enseignement, les marchés matrimoniaux. Ça veut dire qu’il y a un certain nombre de biens et services qui deviennent des marchandises ou des marchés. Ça démontre la capacité du capitalisme à transformer tous les objets qui lui passent entre les mains entre secteurs marchands. Et le tout dans le but de faire générer la richesse. A minima le marché pour le sens commun est adossé à des pratiques d’échanges. Il y a des échanges qui ne sont pas des marchés : le don ou l’échange symbolique par exemple. Donc tous les marchés sont des échanges mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Pierre François nous dit que le marché est une ressource analytique pour décrire la différenciation des mondes économiques. Pour lui le marché reflète d’un type d’agir social. Son contenu comme ses modes organisations sont pluriels et diversifiés. Ça apporte 3 interrogations  Quels sont les acteurs qui interagissent sur un marché ? qui sont-ils ? Quels sont les ressources sociales

À retenir

Comprendre la sociologie économique comme un pont central entre les dimensions symboliques, matérielles, institutionnelles et historiques des sciences socio-humaines.

2. Origines et figures fondatrices de la sociologie économique

Notions clés & Définitions

  • La nouvelle sociologie économique : Celle-ci trouve son origine dans la radicalisation de la politique économique.

Points essentiels

  • La sociologie économique est définie comme la science étudiant les faits économiques en les considérant comme des faits sociaux.
  • La sociologie économique est un objet difficile à définir précisément, ce qui donne lieu à un mythe des origines.
  • Les figures tutélaires de la sociologie économique sont des auteurs clés qui ont contribué à la formation du champ, bien que non nommés explicitement dans le contenu fourni.

À retenir

La sociologie économique est un champ en construction, marqué par des figures fondatrices et un mythe des origines qui structurent son identité.

3. Utilitarisme et rationalité dans la pensée économique classique

Notions clés & Définitions

  • L’homo-économicus : Une citation de SMITH dans la richesse des Nations justifie que chaque individu poursuit égoïstement ses intérêts personnels.
  • UTILITARISME L’utilitarisme : Courant philosophique selon lequel tous les problèmes sociaux ou psychologiques peuvent être ramenés à la maximisation du bonheur ou de l’utilité.
  • Sociologie économique : Au centre sur le schéma ;

Points essentiels

  • Adam Smith a théorisé l’homo economicus comme un agent cherchant à maximiser son intérêt individuel.
  • La main invisible décrit comment la recherche de l’intérêt individuel peut conduire au bonheur collectif sous certaines conditions.
  • La rationalité économique repose sur la capacité de calculer et de maximiser l’utilité individuelle, indépendamment de la morale.
  • La science économique s’autonomise en excluant la morale de son champ d’analyse, la reléguant à la religion ou à la philosophie.

À retenir

La pensée économique classique fonde la rationalité individuelle et l’utilitarisme comme principes centraux de l’action économique, en s’appuyant sur la théorie de l’homo economicus et la main invisible.

4. Fondements et fonctions économiques de la monnaie

Notions clés & Définitions

  • La crypto-monnaie : Elle base cette subjectivité en considérant que l’agent qui utilise les crypto- monnaie n’est pas un agent politique mais économique, donc finalement un acteur désocialisé et dépolitisé.
  • Pouvoir d’achat : Capacité d’un objet ou d’une monnaie à permettre l’échange de biens ou services, résultant de la transformation d’un objet doté d’une force impersonnelle en un objet précieux utilisé dans les échanges économiques.
  • Théorie institutionnaliste de la monnaie : Approche qui considère la monnaie comme un rapport social fondamental, un dispositif qui canalise la violence et crée des liens sociaux, impliquant des rapports de pouvoir et d’interdépendance entre les individus au sein des institutions.
  • Les monnaies locales : Contrairement au crypto-monnaie, relèvent d’une innovation sociale.

Points essentiels

  • La monnaie se transforme d’un objet puissant en un objet précieux doté d’un pouvoir d’achat.
  • La théorie institutionnaliste de la monnaie pose que la monnaie est d’abord un rapport social qui canalise la violence et crée des liens sociaux.
  • L’échange marchand repose sur la contraction d’une dette plutôt que sur la simple circulation de richesse monétaire.
  • Les monnaies alternatives, comme la crypto-monnaie et les monnaies locales, diffèrent des monnaies légales par leur rapport à la spéculation, la vitesse des échanges et la solidarité entre agents.
  • SECTION 1 - QU’EST-CE QUE LA MONNAIE ? Les économistes définissent la monnaie par ces fonctions économiques : pas de définitions précises de la monnaie mais en définissant ces fonctions ils définissent ce qu’elles permettent de faire dans un échange économique. Ils ont une approche fonctionnaliste de la monnaie et attribuent cette approche fonctionnaliste à Aristote. Ils considèrent que la monnaie remplit 3 fonctions économiques ou plutôt que pour les économistes tout objet qui remplit les 3 fonctions économiques peut être considéré comme de la monnaie : - Fonction d’intermédiaire - Fonction d’unité de compte - Fonction de réserve de valeur  Fonction d’intermédiation entre les agents : relève du fait que la monnaie doit pouvoir servir d’échange entre les agents. Chaque agent lui accorde une égale confiance en vue d’effectuer un règlement de dette. Cette fonction a toujours été justifié de la même manière en tenant pour acquis l’infériorité des autres formes d’échanges marchands. Par rapport au troc elle évite un problème théorique de double coïncidence des agents qui échangent. Elle serait donc pour les économistes prise pour un la monnaie étant une solution qui vient rencontrer des pratiques telles que le troc. En réalité troc et économie ont existé de manière concomitante. La monnaie a toujours été endossé des pratiques non économiques. Ensuite le troc limite la
  • SMITH 2 ouvrages majeurs La théorie des sentiments moraux : il développe la théorie générale de l’intérêt. Il la développe cette théorie comme une forme de contrôle sociaux. Pour lui le contrôle social s’établit et est véhiculé par la morale. C’est donc une théorie morale tout comme la religion. La sympathie comme notion repose sur un ensemble de valeurs entre les membres d’une même société. Elle se traduit des mécanismes sociaux d’approbation ou de désapprobation des valeurs d’un acte ou d’un individu. Il reconnait que l’institution produit des types d’actions des individus et au contraire défavorise certains types d’actions jugés immoraux. Il considère néanmoins que l’action individuelle ne peut s’expliquer autrement que par une tendance de recherche l’intérêt individuel malgré les encouragements de l’institution à agir de manière convenable pour la société. Recherche de la nature et des causes de la richesse des nations : il semble prend ses distances avec la question de la morale. Il continue néanmoins de penser que la recherche de l’intérêt individuel ne peut produire le bonheur collectif qu’à conditions de se soustraire de la morale. Le bonheur auquel prétend les agents économiques peut collectif et qui le font sous des règles formelles mais ces règles ne sont plus justifiées par la morale. Pourquoi dit-il ça ? Sa justification est que la morale n’appartient pas au monde

À retenir

La monnaie se transforme d’un objet puissant en un objet précieux doté d’un pouvoir d’achat.

5. Sociologie du marché du travail : acteurs, stratégies et inégalités

Notions clés & Définitions

  • Marché du travail : Espace social où différents acteurs développent des stratégies pour défendre leurs intérêts, et où se manifestent et se reproduisent des inégalités sociales à travers les mécanismes et interactions.
  • Quels sont : Facteurs socio culturels qui déterminent les choix des consommations ?

Points essentiels

  • Le marché du travail est un espace social où différents acteurs développent des stratégies pour défendre leurs intérêts.
  • Les inégalités sociales se manifestent et se reproduisent à travers les mécanismes et les interactions sur le marché du travail.
  • La sociologie du marché du travail analyse comment les rapports sociaux influencent les conditions d’emploi et les trajectoires professionnelles.
  • CHAPITRE 4 – SOCIOLOGIE DES MARCHES L’économie mondiale est qualifiée comme une économie de marché. Ces marchés intérieurs s’opposent à des marchés transnationaux, transfrontaliers qui existent depuis fort longtemps. Quand on évoque l’idée d’économie de marché il faut que ça se raccorde à la marchandisation qui consiste à transformer des biens et services en marchés. Il y a la marchandisation de la culture, de la santé, de l’enseignement, les marchés matrimoniaux. Ça veut dire qu’il y a un certain nombre de biens et services qui deviennent des marchandises ou des marchés. Ça démontre la capacité du capitalisme à transformer tous les objets qui lui passent entre les mains entre secteurs marchands. Et le tout dans le but de faire générer la richesse. A minima le marché pour le sens commun est adossé à des pratiques d’échanges. Il y a des échanges qui ne sont pas des marchés : le don ou l’échange symbolique par exemple. Donc tous les marchés sont des échanges mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Pierre François nous dit que le marché est une ressource analytique pour décrire la différenciation des mondes économiques. Pour lui le marché reflète d’un type d’agir social. Son contenu comme ses modes organisations sont pluriels et diversifiés. Ça apporte 3 interrogations  Quels sont les acteurs qui interagissent sur un marché ? qui sont-ils ? Quels sont les ressources sociales
  • Ces 3 formes favorisent l’émergence d’un corps intermédiaire. La différence entre les 2 est que pour Leroux Les formes reposent sur la nécessité de créer des relations alors que pour Durkheim la fonction de ces 3 formes est de créer une articulation sur des aspects sociaux. Le devoir social est en droit, d’objectiver des types de rapports sociaux B- Les transformations du social : émergence de relation Etat marché Le droit social devient d’un des principaux outils destinés à corriger les effets du marché avec le moyen de la régulation par l’Etat. Il va émerger la notion de l’Etat providence. L’Etat providence se mue en État qui transforme les principes de la démocratie en travail. Il poursuit un projet de société égalitaire. L’État providence s’appuie sur 2 types de modèles principaux : Dans le rapport de Beveridge en 1940 il parle d’une politique sociale où l’Etat va prôner une solidarité commune face à la maladie, la vieillesse. On a un système d’assistance sociale. L’Etat est arbitre car il aide ceux qui en ont besoin. A l’opposé, dans le rapport de Bismarck, il promeut un système d’assurance sociale. L’Etat organise en prélevant par les impôts la redistribution d’aides a ceux qu’ils considèrent comme étant dans le besoin. La France va développer un système de sécurité sociale qui repose sur les 2 modèles. Exemple le RMI devenu aujourd’hui le RSA. La protection française

À retenir

Le marché du travail constitue un champ social dynamique où s’expriment à la fois des stratégies individuelles et des inégalités structurelles, révélant l’importance des rapports sociaux dans les conditions d’emploi.

6. Consommation comme acte social : règles, classifications et symboles

Notions clés & Définitions

  • Règles : Prescriptions, permissions et interdictions qui structurent la consommation en définissant ce qui est permis, proscrit ou obligatoire dans les pratiques sociales.
  • Pour lui la consommation : Activité sociale régulée par des mécanismes de contrôle moral et social, véhiculés par des valeurs partagées et des normes d’approbation ou de désapprobation.
  • Consommation est une activité : Processus social qui permet de distinguer, assimiler ou classer des individus et groupes sociaux selon des systèmes symboliques et des normes culturelles.
  • Types d’actions : Plus floues ;

Points essentiels

  • La consommation est un acte social structuré par des règles, permissions et prescriptions partagées au sein des groupes sociaux.
  • Les classifications sociales, telles que la distinction entre pur et impur, influencent les choix et pratiques de consommation, reflétant des positions sociales.
  • Les objets consommés portent des symboles qui participent à la construction identitaire et à la communication sociale.
  • : tout n’existe pas un caractère légal. D’autres types d’actions sont plus floues ; elles sont négociées dans un processus contractuel, légal et sont déterminés par un but ou une finalité, actions nommées par WEBER comme des actes sociétisées. L’individu anticipe le fait que son acte s’inscrit dans un cadre légal et est justifié par un but ou une finalité. Lorsque les acteurs interagissent sur la base de telles actions sen sociétés ils peuvent faire émerger des structures récurrentes. Lorsque les accords instituent de nouvelles règles, c’est là qu’on peut parler de sociétisation. 3- Le marché du travail 2 raisons pour lesquels le marché du travail est intéressant C’est un élément dont les économistes se préoccupaient peu assez longtemps. L’offre et la demande de travail s’inscrivent dans un... Le salariat a existé dans un état fragmentaire dans les sociétés pré-industrialisées. Le travail n’apportait aucune garantie aux travailleurs qui vendent leur force de travail. Le rapport salarial s’appuie sur 5 conditions - Distinction des statuts - Fixation des travailleurs à leurs postes de travail : fixation du processus dans lequel le travailleur va effectuer son travail. Ford va parcelliser le travail des ouvriers et faire en sorte que chaque travailleur fasse des travaux répétés. - L’extension de la consommation vers les travailleurs - L’accès à la propriété sociale et aux
  • Ça se jour à l’échelle microsociologique qui cherche à expliquer la diffusion des pratiques d’imitation et d’innovation. 7 rôles typés de la consommation : l’acheteur, l’initiateur, l’influenceur, l’informateur, le décideur, l’utilisateur, le garde barrière. Une seule personne peut tenir plusieurs rôles. Ça dynamise la question de la décision. Pour qu’une décision soit arrêté il faut une délibération. Ces différents rôles font partie de la délibération. Le consommateur au terme de cette délibération est considéré comme un être rationnel. Il le fait dans une perspective relative. Dans le champ de la consommation a cette approche s’oppose des approches macrosociologiques pour qui la consommation est un terrain d’illustration de la stratification sociale (la manière dont la société produit des hiérarchies entre des positions et des statuts). Elle permet de rendre compte de la reproduction des inégalités sociales. Donc la consommation produit un discours classificatoire à l’intérieur d’une culture. Elle produit une classification du coût des consommateurs par exemple. Elle essaie de mettre en avant comment le gout traduit des antagonismes de classes. L’anthropologie a montré que la consommation est un acte classificatoire a partir duquel elle pouvait se saisir des marques sociales. Pour lui la consommation est soumise à 3 règles :  Elle est frappée d’interdictions : par exemple

À retenir

La consommation doit être comprise comme un langage social codé par des règles, des classifications et des symboles qui façonnent les relations et les positions sociales.

7. Économie des désirs, besoins et logiques de consommation

Notions clés & Définitions

  • Exemple : L’eau, l’air, la lumière...
  • Georges ROTTIER : Économiste ayant marqué le passage de l’économie de la consommation à l’économie des consommateurs, en se focalisant sur l’étude des choix individuels de satisfaction des besoins.
  • Jean Bodriard : Sociologue qui critique l’idée que la consommation est uniquement dictée par des besoins naturels, soulignant l’influence des médias, publicités et relations sociales sur les désirs.
  • La question : Interrogation sociologique sur la nature et la signification de la consommation, qui dépasse la simple satisfaction des besoins primaires pour inclure des enjeux sociaux, psychologiques et culturels.

Points essentiels

  • Les besoins humains sont classés en besoins primaires (se loger, manger, se vêtir) et secondaires (se déplacer, se distraire, se cultiver, se soigner, s’éduquer) selon la pyramide de Maslow.
  • L’économie étudie la satisfaction des besoins par la production et la consommation, tandis que la sociologie s’intéresse aux mécanismes sociaux induits par ces pratiques.
  • Les logiques de consommation sont influencées par la mémoire collective et la transmission intergénérationnelle des usages.
  • La consommation est un phénomène microéconomique motivé par des choix individuels mais inscrit dans des contextes sociaux.
  • L’économie de la consommation est donc une économie des besoins dans l’analyse des choix.
  • Ce raisonnement économique conduit à un classement des besoins en 2 catégories : - Les besoins primaires (se loger, manger, se vêtir) - Les besoins secondaires (se déplacer, se distraire, se cultiver, se soigner, s’éduquer) qui sont des besoins sociaux, psychologiques et qui seront des besoins liés aux faits de sociétés.

À retenir

Les besoins humains sont classés en besoins primaires (se loger, manger, se vêtir) et secondaires (se déplacer, se distraire, se cultiver, se soigner, s’éduquer) selon la pyramide de Maslow.

8. Consommations alternatives et engagement des consommateurs

Notions clés & Définitions

  • Consommations alternatives : Pratiques de consommation qui remettent en cause les modes dominants de production et de consommation capitalistes en proposant des choix éthiques, solidaires ou écologiques.
  • Engagement des consommateurs : Manifestation par laquelle les consommateurs expriment des choix éthiques, solidaires ou écologiques, traduisant une critique des besoins imposés par le capitalisme.
  • Politisation de la consommation : B- La politisation de la consommation 1- Critique de la notion de besoin La critique de la consommation date de l’origine du mode de production qui l’a impulsé c’est-à- dire le mode de production capitaliste.

Points essentiels

  • Les consommations alternatives remettent en question les modes dominants de production et de consommation capitalistes.
  • L’engagement des consommateurs peut s’exprimer par des choix éthiques, solidaires ou écologiques.
  • Ça se jour à l’échelle microsociologique qui cherche à expliquer la diffusion des pratiques d’imitation et d’innovation. 7 rôles typés de la consommation : l’acheteur, l’initiateur, l’influenceur, l’informateur, le décideur, l’utilisateur, le garde barrière. Une seule personne peut tenir plusieurs rôles. Ça dynamise la question de la décision. Pour qu’une décision soit arrêté il faut une délibération. Ces différents rôles font partie de la délibération. Le consommateur au terme de cette délibération est considéré comme un être rationnel. Il le fait dans une perspective relative. Dans le champ de la consommation a cette approche s’oppose des approches macrosociologiques pour qui la consommation est un terrain d’illustration de la stratification sociale (la manière dont la société produit des hiérarchies entre des positions et des statuts). Elle permet de rendre compte de la reproduction des inégalités sociales. Donc la consommation produit un discours classificatoire à l’intérieur d’une culture. Elle produit une classification du coût des consommateurs par exemple. Elle essaie de mettre en avant comment le gout traduit des antagonismes de classes. L’anthropologie a montré que la consommation est un acte classificatoire a partir duquel elle pouvait se saisir des marques sociales. Pour lui la consommation est soumise à 3 règles :  Elle est frappée d’interdictions : par exemple

À retenir

Analyser la consommation comme un espace d’engagement politique et social où les choix individuels participent à des transformations collectives.

9. Théories des communs : transformations institutionnelles et agir collectif

Notions clés & Définitions

  • Théories des communs : Ensembles d'approches interdisciplinaires qui analysent la gestion collective des ressources partagées, en mettant l'accent sur l'agir collectif, la production de règles communes, et les transformations institutionnelles qui s'opposent aux logiques marchandes et étatiques traditionnelles.

Points essentiels

  • Les théories des communs étudient la gestion collective des ressources partagées et les transformations institutionnelles associées.
  • L’agir collectif est central dans la production et la préservation des communs.
  • Les communs impliquent des règles et des pratiques qui diffèrent des logiques marchandes et étatiques traditionnelles.
  • CHAPITRE 4 – SOCIOLOGIE DES MARCHES L’économie mondiale est qualifiée comme une économie de marché. Ces marchés intérieurs s’opposent à des marchés transnationaux, transfrontaliers qui existent depuis fort longtemps. Quand on évoque l’idée d’économie de marché il faut que ça se raccorde à la marchandisation qui consiste à transformer des biens et services en marchés. Il y a la marchandisation de la culture, de la santé, de l’enseignement, les marchés matrimoniaux. Ça veut dire qu’il y a un certain nombre de biens et services qui deviennent des marchandises ou des marchés. Ça démontre la capacité du capitalisme à transformer tous les objets qui lui passent entre les mains entre secteurs marchands. Et le tout dans le but de faire générer la richesse. A minima le marché pour le sens commun est adossé à des pratiques d’échanges. Il y a des échanges qui ne sont pas des marchés : le don ou l’échange symbolique par exemple. Donc tous les marchés sont des échanges mais l’inverse n’est pas forcément vrai. Pierre François nous dit que le marché est une ressource analytique pour décrire la différenciation des mondes économiques. Pour lui le marché reflète d’un type d’agir social. Son contenu comme ses modes organisations sont pluriels et diversifiés. Ça apporte 3 interrogations  Quels sont les acteurs qui interagissent sur un marché ? qui sont-ils ? Quels sont les ressources sociales
  • Le commun est un agir qui procède selon un engagement commun dans une même activité avec des Co-obligataires qui produisent ensemble des règles.

À retenir

Les communs représentent des formes alternatives d’organisation sociale fondées sur la coopération, la gestion collective, et la transformation des institutions.

10. Réinterprétation des rapports entre économie, politique et société dans les théories des communs

Notions clés & Définitions

  • Le commun : Dimension politique qui s'inscrit dans une perspective de démocratie radicale, mettant en avant une logique du partage qui réunit et sépare, et qui présuppose un acte d'intégrité dans l'action collective.
  • Les communs : Institutions focalisées sur des modalités de gouvernance qui distribuent des droits d'accès et d'usage à des ressources matérielles ou immatérielles, ces ressources n'étant pas nécessairement naturelles.
  • Économie des communs : Approche qui réinterroge les pratiques économiques en les ré-encastrant dans des finalités ordonnées par des projets politiques de société, en mettant en avant la primauté du commun sur la communauté.
  • Économie sociale : À « l’auto » (dé)régulation des marchés La base de l’économie sociale émarge du mouvement laisser faire de l’État.
  • Politique des communs : - L’économie politique des communs il faut transformer les institutions afin d’établir une politique de développement durable.

Points essentiels

  • Cette réinterprétation ouvre des perspectives pour repenser les finalités économiques en fonction des projets politiques de société.
  • CHAPITRE 2 - UTILITARISME L’utilitarisme : l’idée qu’il reflète la tendance à ramener tous les problèmes sociaux, politiques ou psychologiques à un simple problème de maximisation du bonheur de l’intérêt ou de l’utilité individuels ou collectifs. Si la société n’existe pas ça veut dire qu’il n’y a que des agents maximisation. Adam SMITH est celui qu’on considère comme fondateur de la science économique Jérémy BENTHAM et considéré comme celui qui a théorisé la question de l’utilitarisme dans une forme contemporaine. La citation de Philippe CHANIAL pose l’idée que le bonheur, l’intérêt, l’utilité sont liés par une recherche visant à maximiser ces notions pour l’individu lui-même. Dans cette perspective de maximisation de l’intérêt l’individu est au centre des recherches mais on peut aussi considérer que le collectif suscite la maximisation de l’intérêt. Il est évident que relier ces 3 notions doit être questionnés. Ont-ils un lien quasi naturel entre eux mais surtout est-il évident de les relier à travers une approche économique ? Autre question qu’on peut aussi se poser : l’intérêt a t’il un lien avoir avec l’égoïsme ? si on se base sur l’économie trumpienne la réponse est oui. Une fois de plus l’égoïsme peut s’interroger non d’une seule voix pour une seule personne mais d’une seule voix pour plusieurs personnes. L’intérêt a t-il toujours avoir la rationalité. Si on s’appuie sur
  • Ces 3 formes favorisent l’émergence d’un corps intermédiaire. La différence entre les 2 est que pour Leroux Les formes reposent sur la nécessité de créer des relations alors que pour Durkheim la fonction de ces 3 formes est de créer une articulation sur des aspects sociaux. Le devoir social est en droit, d’objectiver des types de rapports sociaux B- Les transformations du social : émergence de relation Etat marché Le droit social devient d’un des principaux outils destinés à corriger les effets du marché avec le moyen de la régulation par l’Etat. Il va émerger la notion de l’Etat providence. L’Etat providence se mue en État qui transforme les principes de la démocratie en travail. Il poursuit un projet de société égalitaire. L’État providence s’appuie sur 2 types de modèles principaux : Dans le rapport de Beveridge en 1940 il parle d’une politique sociale où l’Etat va prôner une solidarité commune face à la maladie, la vieillesse. On a un système d’assistance sociale. L’Etat est arbitre car il aide ceux qui en ont besoin. A l’opposé, dans le rapport de Bismarck, il promeut un système d’assurance sociale. L’Etat organise en prélevant par les impôts la redistribution d’aides a ceux qu’ils considèrent comme étant dans le besoin. La France va développer un système de sécurité sociale qui repose sur les 2 modèles. Exemple le RMI devenu aujourd’hui le RSA. La protection française

À retenir

Cette réinterprétation ouvre des perspectives pour repenser les finalités économiques en fonction des projets politiques de société.

11. Praxéologie du commun et vivre ensemble dans l’action collective

Notions clés & Définitions

  • Le commun : Il s’inscrit dans une dimension politique.

Points essentiels

  • La logique du partage implique à la fois réunir et séparer, structurant ainsi le travail commun.
  • Faire commun est une théorie de l’agir politique qui ré-encastre l’économique dans les finalités politiques.
  • Faire commun revient à une théorie de l’agir politique, revient à, un ré-encastrement de l’économique c’est-à- dire ordonner les finalités de l’économie par rapport aux projets politiques de société.
  • SMITH 2 ouvrages majeurs La théorie des sentiments moraux : il développe la théorie générale de l’intérêt. Il la développe cette théorie comme une forme de contrôle sociaux. Pour lui le contrôle social s’établit et est véhiculé par la morale. C’est donc une théorie morale tout comme la religion. La sympathie comme notion repose sur un ensemble de valeurs entre les membres d’une même société. Elle se traduit des mécanismes sociaux d’approbation ou de désapprobation des valeurs d’un acte ou d’un individu. Il reconnait que l’institution produit des types d’actions des individus et au contraire défavorise certains types d’actions jugés immoraux. Il considère néanmoins que l’action individuelle ne peut s’expliquer autrement que par une tendance de recherche l’intérêt individuel malgré les encouragements de l’institution à agir de manière convenable pour la société. Recherche de la nature et des causes de la richesse des nations : il semble prend ses distances avec la question de la morale. Il continue néanmoins de penser que la recherche de l’intérêt individuel ne peut produire le bonheur collectif qu’à conditions de se soustraire de la morale. Le bonheur auquel prétend les agents économiques peut collectif et qui le font sous des règles formelles mais ces règles ne sont plus justifiées par la morale. Pourquoi dit-il ça ? Sa justification est que la morale n’appartient pas au monde

À retenir

La logique du partage implique à la fois réunir et séparer, structurant ainsi le travail commun.

12. Perspectives critiques sur la société de consommation et développement durable

Notions clés & Définitions

  • Développement durable : Un mode de développement qui interroge les limites écologiques et sociales de la consommation actuelle afin de préserver les ressources pour les générations futures.
  • Transformation sociale : Un processus nécessitant de repenser les rapports à la matière, à la technique et aux modes de vie pour modifier en profondeur les structures et pratiques sociales.
  • Parce qu’elle : Une expression utilisée pour introduire la cause ou la raison d'une action ou d'un phénomène dans un raisonnement.
  • Geste critique : Inscrit dans des gestes qui peuvent aller de l’individu à la société ou du collectif vers la société.

Points essentiels

  • La critique de la société de consommation remonte à l’origine même du mode de production capitaliste.
  • La transformation sociale nécessite de repenser les rapports à la matière, à la technique et aux modes de vie.
  • Les régimes dominants de consommation évoluent avec les transformations technologiques et sociales.
  • B- La politisation de la consommation 1- Critique de la notion de besoin La critique de la consommation date de l’origine du mode de production qui l’a impulsé c’est-à- dire le mode de production capitaliste.

À retenir

La critique de la société de consommation remonte à l’origine même du mode de production capitaliste.

Tableaux de Synthèse

Comparaison des approches de l'économie et de la sociologie

DimensionApproche économiqueApproche sociologique
Faits sociauxFaits économiques comme faits sociauxIntégration des dimensions symboliques et matérielles
AnalyseAutonomisation de la science économiqueÉtude des faits sociaux dans leur contexte
ThéoriciensAdam SmithSchéma reliant faits institutionnels, imaginaires, infrastructures

Fonctions et enjeux de la monnaie

AspectDescription
Crypto-monnaieActeur désocialisé et dépolitisé, agent économique
Pouvoir d’achatCapacité à échanger biens et services
Théorie institutionnalisteMonnaie comme rapport social, lien social, pouvoir

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre approche individualiste et holiste en sociologie.
  2. Mélange des concepts de monnaie comme objet et comme rapport social.
  3. Confusion entre consommation comme acte social et consommation comme activité individuelle.
  4. Omission de la distinction entre consommation légale et actions floues ou contractuelles.
  5. Confusion entre critique de la société de consommation et ses origines historiques.
  6. Mélange des notions de stratégies individuelles et inégalités structurelles dans le marché du travail.
  7. Confusion entre les différentes fonctions de la monnaie et leur impact social.

Checklist Examen

  1. Comprendre la distinction entre superstructure symbolique et infrastructure matérielle.
  2. Identifier les principaux théoriciens de la sociologie économique.
  3. Expliquer la théorie de l’homo economicus et la main invisible.
  4. Distinguer crypto-monnaie et monnaies locales.
  5. Analyser le rôle de la monnaie dans la création de liens sociaux.
  6. Définir la consommation comme acte social et ses classifications.
  7. Identifier les formes de consommation alternative et leur critique.
  8. Discuter des enjeux du développement durable face à la société de consommation.
  9. Comprendre la critique historique de la société de consommation.
  10. Analyser les stratégies et inégalités dans le marché du travail.
  11. Expliquer la politisation de la consommation et ses enjeux.
  12. Discuter des transformations sociales nécessaires pour un développement durable.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Sociologie et économie : enjeux et perspectives avec 12 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « Relations entre économie et sociologie dans les sciences socio-humaines » ?

2. Quelle est la fonction principale de la sociologie économique ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Sociologie et économie : enjeux et perspectives avec 24 flashcards interactives.

Relations économie-sociologie — rôle ?

Analyser les faits sociaux et économiques comme liés.

Sociologie économique — origine ?

Radicalisation de la politique économique.

Utilitarisme — principe ?

Maximiser le bonheur ou l’utilité.

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