QCM : Introduction aux bases de données (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle période les bases de données apparaissent-elles en réponse aux insuffisances et aux inconvénients des systèmes de gestion de fichiers ?

Dès 1980
Dès 1970
Dès 1960
Dès 1950

Dès 1960

Explication

Les bases de données apparaissent dès 1960, en réaction aux limites des systèmes de gestion de fichiers. Les autres dates anticipent, confondent ou retardent cette apparition.

2. Quelle caractéristique définit une base de données conçue pour plusieurs utilisateurs ?

Un ensemble structuré qui répète les mêmes données pour accélérer les mises à jour
Un ensemble de fichiers indépendants conçu pour un utilisateur et consulté à intervalles fixes
Un dépôt de données sans organisation préalable, destiné à une consultation collective
Un ensemble structuré, peu redondant et accessible simultanément de façon sélective et en temps opportun

Un ensemble structuré, peu redondant et accessible simultanément de façon sélective et en temps opportun

Explication

Une base de données rassemble des données structurées avec un minimum de redondance pour satisfaire simultanément plusieurs utilisateurs de façon sélective et en temps opportun. Les autres réponses négligent la structure, inversent le principe de réduction de la redondance ou écartent les modalités d’accès requises.

3. Un programme doit créer un fichier, l’ouvrir, lire des enregistrements en accès direct, puis le fermer. Quel composant fournit ces opérations ?

Le mécanisme de récupération des fichiers après une panne
Le système d’exploitation dans son ensemble, plutôt qu’un de ses composants
Le système de gestion de fichiers, composante du système d’exploitation
Le mécanisme de contrôle de concurrence entre programmes parallèles

Le système de gestion de fichiers, composante du système d’exploitation

Explication

Le SGF est une composante du système d’exploitation qui prend en charge la création, l’ouverture, la fermeture, la lecture et l’écriture des fichiers en accès séquentiel ou direct. Les distracteurs confondent ce composant avec le système entier, la concurrence ou la récupération après panne.

4. Deux applications conservent chacune une copie du même renseignement dans des fichiers différents. Une modification n’est appliquée qu’à l’une des copies : quel problème illustre cette situation ?

Le stockage persistant peut provoquer des répétitions et des anomalies de mise à jour
Le contrôle de concurrence peut provoquer des répétitions et des anomalies de mise à jour
Une contrainte d’intégrité sémantique peut provoquer des répétitions et des anomalies de mise à jour
La redondance peut provoquer des répétitions et des anomalies de mise à jour

La redondance peut provoquer des répétitions et des anomalies de mise à jour

Explication

La duplication d’une donnée entre fichiers crée de la redondance et peut entraîner des anomalies lorsqu’une mise à jour ne concerne qu’une copie. Les distracteurs attribuent ce problème à l’intégrité, à la concurrence ou à la persistance, qui désignent d’autres notions.

5. Dans une application de gestion, une opération tente de supprimer un client alors qu’une règle de la base interdit cette suppression dans les circonstances présentes. Que fait le SGBD ?

Il rejette automatiquement l’opération qui viole la règle
Il accepte l’opération et laisse le programmeur corriger les données
Il suspend l’opération jusqu’à la fin des autres programmes en cours
Il enregistre l’opération et signale ensuite la violation à l’utilisateur

Il rejette automatiquement l’opération qui viole la règle

Explication

Une contrainte d’intégrité sémantique est une règle que les données doivent respecter, et le SGBD rejette automatiquement l’opération qui la viole. Les autres choix confondent ce rejet avec un signalement différé, le contrôle de concurrence ou une correction laissée au programmeur.

6. Après une panne, une organisation constate que ses fichiers ont bien été conservés, mais qu’ils ne peuvent pas être rétablis dans un état cohérent. Quelle limite des SGF cela illustre-t-il ?

Les SGF assurent la persistance sans mécanisme de récupération cohérente après panne
Les SGF assurent la récupération cohérente, mais pas le stockage persistant des données
Les SGF rejettent les opérations violant une règle, mais ne conservent pas les fichiers
Les SGF empêchent les interférences parallèles, mais ne rétablissent pas les fichiers

Les SGF assurent la persistance sans mécanisme de récupération cohérente après panne

Explication

Les SGF stockent les données de façon persistante, mais ne disposent pas d’un mécanisme pour retrouver un état cohérent après une panne. Les distracteurs inversent persistance et récupération ou confondent la fiabilité avec la concurrence et l’intégrité.

7. Quel type de système assure à la fois la gestion d’une base de données et l’accès à celle-ci ?

Un ensemble de programmes formant un SGBD
Un ensemble de logiciels utilisant une base de données
Un ensemble de fichiers formant un système de fichiers
Un ensemble de tables formant une base de données

Un ensemble de programmes formant un SGBD

Explication

Un SGBD est un ensemble de programmes qui assure la gestion et l’accès à une base de données. Une base est l’ensemble structuré de données, tandis que les fichiers et les logiciels utilisateurs ne désignent pas le système de gestion.

8. Une équipe doit enregistrer de nouvelles données, corriger des données existantes, retrouver une information et retirer des données obsolètes. Quelles opérations le SGBD doit-il lui permettre d’effectuer ?

Définir, centraliser, protéger et partager des données
Ajouter, modifier, rechercher et supprimer des données
Créer, renommer, déplacer et sauvegarder des fichiers
Consulter, structurer, stocker et maintenir des données

Ajouter, modifier, rechercher et supprimer des données

Explication

Le SGBD permet notamment l’ajout, la modification, la recherche et la suppression des données. La consultation et le stockage relèvent aussi de ses fonctions, mais ne couvrent pas les quatre opérations demandées; la création de structure et la gestion des fichiers ne leur sont pas équivalentes.

9. Une équipe réorganise le stockage matériel d’une base, mais souhaite que la structure conceptuelle reste inchangée et que les utilisateurs ne voient pas ces détails matériels. Quel objectif du SGBD est illustré ?

La cohérence des données
L’administration centralisée
L’indépendance logique
L’indépendance physique

L’indépendance physique

Explication

L’indépendance physique autorise des changements au niveau physique sans modifier le niveau conceptuel et masque les aspects matériels à l’utilisateur. L’indépendance logique concerne plutôt les vues différentes des utilisateurs; centralisation et cohérence répondent à d’autres objectifs.

10. Dans une organisation, les équipes commerciales et comptables consultent le même ensemble de données au moyen de présentations adaptées à leurs besoins, intégrées à une vision globale. Quel objectif correspond à cette organisation ?

L’administration centralisée
L’indépendance physique
Le partage des données
L’indépendance logique

L’indépendance logique

Explication

L’indépendance logique permet à différents utilisateurs d’avoir des vues différentes d’un même ensemble de données, intégrées dans une vision globale. L’indépendance physique porte sur les aspects matériels; le partage concerne l’accès simultané et la centralisation concerne l’administration commune.

11. Une analyste veut extraire des lignes, corriger certaines valeurs et insérer de nouveaux enregistrements par des commandes qui agissent sur les données. Quel langage doit-elle utiliser pour obtenir les réponses dans un délai raisonnable ?

Le langage de gestion des droits d’accès
Le langage de manipulation de données (LMD)
Le langage de description de données (LDD)
Le mécanisme de restauration des opérations

Le langage de manipulation de données (LMD)

Explication

Le LMD, avec des commandes telles que SELECT, UPDATE, DELETE et INSERT, sert à accéder aux données et doit fournir des réponses en un temps raisonnable. Le LDD définit les données; les droits d’accès et la restauration répondent à des fonctions distinctes.

12. Une panne survient au milieu d’une modification d’une base. Pour préserver un état cohérent, que doit pouvoir faire le SGBD ?

Reprendre la modification sans vérifier l’état de la base
Annuler toutes les modifications antérieures à la panne
Restaurer l’état cohérent antérieur ou terminer l’opération interrompue
Bloquer les utilisateurs puis conserver l’état partiellement modifié

Restaurer l’état cohérent antérieur ou terminer l’opération interrompue

Explication

Après une panne pendant une modification, le SGBD doit restaurer l’état cohérent antérieur ou achever l’opération interrompue. Le blocage des accès ne rétablit pas la cohérence, et une modification partielle ne doit pas être conservée sans reprise appropriée.

13. Combien de niveaux de description des données l’architecture ANSI/SPARC distingue-t-elle, et lesquels ?

Trois : externe, conceptuel et interne ou physique
Quatre : externe, conceptuel, logique et physique
Deux : conceptuel et interne ou physique
Trois : externe, logique et relationnel

Trois : externe, conceptuel et interne ou physique

Explication

ANSI/SPARC distingue les niveaux externe, conceptuel et interne ou physique. Les autres réponses confondent ces niveaux avec des modèles, omettent un niveau ou en ajoutent un distinct.

14. Une entreprise veut présenter à ses équipes commerciales et comptables des vues différentes d’une même base, chacune adaptée à son groupe. Quel niveau répond à ce besoin ?

Le niveau conceptuel, qui décrit toutes les données et leurs relations
Le niveau interne, qui organise les fichiers et leurs accès
Le niveau externe, qui peut comporter plusieurs schémas de vues
Le niveau externe, qui impose une vue commune à tous les groupes

Le niveau externe, qui peut comporter plusieurs schémas de vues

Explication

Le niveau externe décrit les vues propres aux groupes d’utilisateurs et peut inclure plusieurs schémas externes. Le niveau conceptuel porte sur la structure globale, l’interne sur le stockage, et une vue commune ne correspond pas à des vues adaptées aux groupes.

15. Lors de la conception d’une base, une équipe décrit l’ensemble des données et leurs relations sans choisir leur stockage ni définir les besoins propres à chaque groupe. Quel niveau élabore-t-elle ?

Le niveau interne ou physique
Le niveau externe
Le niveau de présentation des requêtes
Le niveau conceptuel

Le niveau conceptuel

Explication

Le niveau conceptuel décrit la structure de toutes les données et leurs relations sans préciser l’implémentation physique ni les usages propres aux groupes. Le niveau externe concerne les vues, tandis que l’organisation des fichiers et les méthodes d’accès relèvent du niveau interne.

16. Un administrateur choisit l’organisation des fichiers d’une base et les méthodes utilisées pour accéder aux données. À quel niveau ANSI/SPARC ces décisions appartiennent-elles ?

Au niveau conceptuel
Au niveau interne ou physique
Au niveau des schémas de vues
Au niveau externe

Au niveau interne ou physique

Explication

Le niveau interne ou physique définit le stockage, l’organisation des fichiers et les méthodes d’accès. Le niveau conceptuel décrit la structure et la sémantique des données, tandis que le niveau externe correspond aux vues des utilisateurs.

17. Une base organise ses enregistrements en arbre et utilise des pointeurs qui déterminent le chemin à suivre pour accéder aux données. De quel modèle s’agit-il ?

Du modèle réseau
Du modèle hiérarchique
Du modèle objet
Du modèle relationnel

Du modèle hiérarchique

Explication

Le modèle hiérarchique représente les enregistrements sous forme d’arbre, avec des pointeurs qui déterminent les chemins d’accès. Le modèle réseau utilise aussi des pointeurs, mais sa structure n’est pas nécessairement arborescente; les tables et les classes caractérisent d’autres modèles.

18. Quelle caractéristique distingue le modèle relationnel dans la représentation et la manipulation des données ?

Des objets regroupés en classes avec des données membres
Des enregistrements liés par des pointeurs dans une structure non arborescente
Des tables de lignes et de colonnes fondées sur la théorie des relations
Un arbre d’enregistrements dont les pointeurs fixent les chemins d’accès

Des tables de lignes et de colonnes fondées sur la théorie des relations

Explication

Le modèle relationnel représente les données par des tables de lignes et de colonnes et s’appuie sur la théorie mathématique des relations, sans pointeurs qui figent la structure. L’arbre relève du modèle hiérarchique, les pointeurs non nécessairement arborescents du modèle réseau, et les classes du modèle objet.

19. Dans un fichier unique, deux étudiants de la même classe ont les mêmes matières et enseignants associés. Quelle conséquence sur les données est illustrée par ces enregistrements ?

Les données des étudiants sont fusionnées afin d’éviter les répétitions.
Les matières et les informations des enseignants sont répétées pour chaque occurrence concernée.
Les informations de classe sont déplacées dans une fiche distincte pour chaque étudiant.
Les coefficients remplacent les informations sur les enseignants dans les enregistrements.

Les matières et les informations des enseignants sont répétées pour chaque occurrence concernée.

Explication

Le fichier unique répète les matières suivies par chaque classe ainsi que les informations de l’enseignant à chaque occurrence de sa matière. Confondre répétition et anomalie de suppression ne décrit pas cette redondance ; attribuer la répétition aux fiches séparées inverse les solutions ; les coefficients ne remplacent pas les données des enseignants.

20. Une école conserve ses données dans un fichier unique où les matières et les enseignants sont répétés. Quel effet peut-on attendre de cette organisation lors de la consultation et de la mise à jour des données ?

Un fichier plus volumineux, des parcours plus rapides et un risque d’incohérence entre fichiers.
Un fichier plus petit, des parcours plus rapides et un risque d’anomalies de mise à jour.
Un fichier plus volumineux, des parcours plus longs et un risque d’anomalies de mise à jour.
Un fichier plus petit, des parcours plus longs et un risque d’anomalies de mise à jour.

Un fichier plus volumineux, des parcours plus longs et un risque d’anomalies de mise à jour.

Explication

La redondance augmente la taille du fichier et le temps nécessaire pour le parcourir, tout en créant un risque d’anomalies lors des ajouts, modifications et suppressions. Réduire la taille ou le temps de parcours inverse ces effets ; l’incohérence entre fichiers est un risque associé à une autre difficulté de l’organisation.

21. Une équipe remplace le fichier unique d’une application étudiante par quatre fichiers distincts. Quel compromis doit-elle prévoir pour traiter des informations complètes ?

Moins de redondance, mais des programmes complexes faisant intervenir plusieurs fichiers.
Moins de redondance, et des programmes simplifiés qui consultent un seul fichier.
Moins de redondance, mais des programmes complexes limités aux données d’un fichier.
Davantage de redondance, mais des programmes complexes faisant intervenir plusieurs fichiers.

Moins de redondance, mais des programmes complexes faisant intervenir plusieurs fichiers.

Explication

La solution à quatre fichiers réduit la redondance, mais le traitement complet exige des programmes complexes qui impliquent plusieurs fichiers. Supposer que la réduction de la redondance simplifie les programmes confond deux effets distincts ; la répétition est associée au fichier unique ; limiter le traitement à un fichier ne correspond pas au besoin d’informations complètes.

22. Une équipe conçoit une base où chaque enregistrement est un objet appartenant à une classe qui définit des données membres. Quel modèle de base de données utilise-t-elle ?

Le modèle relationnel
Le modèle hiérarchique
Le modèle objet
Le modèle réseau

Le modèle objet

Explication

Dans le modèle objet, les données sont stockées sous forme d’objets organisés en classes, et les objets sont des instances de ces classes. Le modèle relationnel représente les données en tables ; les modèles hiérarchique et réseau reposent sur d’autres structures.

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À partir de quelle année les bases de données apparaissent-elles ?

Dès 1960.

Qu’est-ce qu’une base de données ?

Un ensemble structuré de données enregistrées avec un minimum de redondance, conçu pour satisfaire simultanément plusieurs utilisateurs de façon sélective et en temps opportun.

Quelles opérations un système de gestion de fichiers permet-il sur les fichiers ?

Créer, ouvrir, fermer, lire et écrire des fichiers.

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