QCM : Introduction aux réseaux informatiques — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme établit un canal de communication dédié entre deux nœuds et conserve le même chemin pour les données ?

La commutation de circuits
Le routage dynamique
La commutation de paquets
La fragmentation des messages

La commutation de circuits

Explication

La commutation de circuits réserve un canal dédié entre les deux nœuds, ce qui impose un chemin stable aux données. La commutation de paquets, au contraire, achemine séparément des blocs qui peuvent suivre des chemins différents.

2. Lorsqu’un message est découpé en blocs transmis séparément puis reconstitué à l’arrivée, quel mécanisme est utilisé ?

La commutation de circuits
La transmission par canal dédié
La réservation de bande passante
La commutation de paquets

La commutation de paquets

Explication

La commutation de paquets divise le message en paquets, les achemine séparément et les réassemble à la réception. La commutation de circuits maintient plutôt un canal réservé pendant la communication.

3. Quelle association historique est correcte concernant l’année 1969 ?

CYCLADES est créé avec le soutien de la DARPA et du National Physical Laboratory
ARPANET est créé en France avec le soutien du National Physical Laboratory
ARPANET et NPL sont créés avec le soutien de la DARPA et du National Physical Laboratory
NPL est créé aux États-Unis avec le soutien exclusif de la DARPA

ARPANET et NPL sont créés avec le soutien de la DARPA et du National Physical Laboratory

Explication

En 1969, ARPANET est créé aux États-Unis avec le soutien de la DARPA, tandis que NPL est créé au Royaume-Uni avec le soutien du National Physical Laboratory. CYCLADES appartient à une étape ultérieure de l’évolution des réseaux.

4. Qu’est-ce qu’un protocole informatique dans le contexte des communications en réseau ?

Un ensemble de conventions permettant une communication sans ambiguïté entre des acteurs autonomes et hétérogènes
Un programme chargé de convertir chaque message en signal électrique ou optique
Un dispositif matériel qui relie plusieurs ordinateurs dans un même réseau local
Une adresse attribuée à chaque machine pour identifier son emplacement physique

Un ensemble de conventions permettant une communication sans ambiguïté entre des acteurs autonomes et hétérogènes

Explication

Un protocole informatique définit des conventions communes afin que des acteurs différents puissent communiquer sans ambiguïté et réaliser un algorithme. Une adresse ou un dispositif matériel peut participer à la communication, mais ne constitue pas à lui seul un protocole.

5. Quel type de documents décrit les spécifications techniques d’Internet ?

Les requests for comments, ou RFC
Les tables de routage des opérateurs
Les registres d’adresses physiques
Les schémas de câblage des réseaux

Les requests for comments, ou RFC

Explication

Les RFC forment une série de documents consacrés aux spécifications techniques d’Internet. Les tables de routage et les schémas de câblage décrivent des éléments opérationnels ou physiques, pas cette série de spécifications.

6. Pourquoi la normalisation des protocoles favorise-t-elle l’interconnexion de réseaux différents ?

Elle permet à des réseaux utilisant des protocoles propriétaires différents de communiquer selon des règles communes
Elle remplace les échanges de données par une connexion matérielle entre les réseaux
Elle réserve une fréquence distincte pour chaque protocole utilisé par les réseaux
Elle impose à chaque réseau de conserver son protocole propriétaire sans adaptation

Elle permet à des réseaux utilisant des protocoles propriétaires différents de communiquer selon des règles communes

Explication

Des protocoles normalisés fournissent des règles communes qui rendent possible l’interconnexion de réseaux reposant initialement sur des protocoles propriétaires différents. Des protocoles propriétaires non harmonisés tendent au contraire à faire fonctionner les réseaux séparément.

7. Dans une architecture en couches, quelle relation décrit correctement la couche N+1 par rapport à la couche N ?

Elle contrôle directement la couche N−1, sans utiliser les fonctions de la couche N
Elle fournit à la couche N un service moins riche que celui reçu de la couche N−1
Elle utilise le service de la couche N, sans voir la couche N−1, et reçoit un service plus riche
Elle partage toutes ses fonctions avec les couches voisines afin d’éviter toute séparation

Elle utilise le service de la couche N, sans voir la couche N−1, et reçoit un service plus riche

Explication

La couche N+1 voit le service fourni par la couche N, ignore la couche N−1 et bénéficie d’un service plus riche. Elle ne contrôle donc pas directement la couche N−1 et ne partage pas indistinctement toutes ses fonctions avec les autres couches.

8. Combien de couches le modèle OSI comporte-t-il, et quelles fonctions correspondent à la couche transport et à la couche réseau ?

Quatre couches ; la transport établit les signaux physiques, tandis que la réseau contrôle les sessions applicatives
Sept couches ; la transport assure la communication de bout en bout et le contrôle de flux, tandis que la réseau gère le parcours et l’adressage logique
Sept couches ; la transport détermine le parcours, tandis que la réseau assure la présentation des données
Quatre couches ; la transport gère l’adressage logique, tandis que la réseau assure le contrôle de flux de bout en bout

Sept couches ; la transport assure la communication de bout en bout et le contrôle de flux, tandis que la réseau gère le parcours et l’adressage logique

Explication

Le modèle OSI comprend sept couches ; la couche transport prend en charge la connexion de bout en bout et le contrôle de flux, alors que la couche réseau détermine le parcours et l’adressage logique. Le modèle TCP/IP présenté comporte quatre couches, ce qui explique la confusion possible sur le nombre total.

9. À quoi correspond une adresse MAC dans une machine connectée à un réseau ?

À l’adresse de la passerelle utilisée pour sortir du réseau
À l’adresse physique associée à une interface réseau
À l’adresse logique attribuée par le protocole IP
À l’adresse du sous-réseau partagé par plusieurs machines

À l’adresse physique associée à une interface réseau

Explication

Une adresse MAC identifie physiquement une interface réseau d’une machine. L’adresse IP, le sous-réseau et la passerelle appartiennent à l’adressage logique ou au routage, et ne définissent pas une adresse MAC.

10. Une machine possède trois interfaces réseau actives : combien d’adresses MAC lui sont associées, selon la règle d’adressage physique ?

Aucune adresse MAC, car elles sont attribuées au réseau
Trois adresses MAC, une par interface réseau
Deux adresses MAC, selon le type de connexion
Une seule adresse MAC, indépendante du matériel

Trois adresses MAC, une par interface réseau

Explication

Le nombre d’adresses MAC dépend directement du nombre d’interfaces réseau : trois interfaces correspondent donc à trois adresses MAC. L’adresse MAC n’est pas une adresse unique indépendante du matériel.

11. Quel rôle principal le protocole IP joue-t-il dans une interconnexion de réseaux ?

Attribuer une adresse MAC à chaque interface réseau connectée
Acheminer des trames dans un réseau local selon les adresses physiques
Relayer les datagrammes entre réseaux en assurant leur adressage et leur routage
Chiffrer les données applicatives avant leur transmission sur le réseau

Relayer les datagrammes entre réseaux en assurant leur adressage et leur routage

Explication

IP assure l’adressage et le routage des datagrammes à travers les limites des réseaux. L’acheminement local des trames relève de la couche liaison, tandis que le chiffrement et les adresses MAC ont d’autres fonctions.

12. Quelle information trouve-t-on dans chaque datagramme IPv4 pour identifier les deux extrémités de la communication ?

Les numéros de port de la couche transport uniquement
L’adresse IP de la passerelle et celle du sous-réseau local
Les adresses MAC de toutes les interfaces traversées
Les adresses IP de l’émetteur et du destinataire

Les adresses IP de l’émetteur et du destinataire

Explication

Un datagramme IPv4 contient l’adresse IP source et l’adresse IP destination, chacune codée sur 32 bits. Les adresses MAC concernent les liens locaux et les numéros de port appartiennent à la couche transport.

13. Quel est le rôle d’un masque de sous-réseau associé à une adresse IP ?

Attribuer automatiquement une adresse différente à chaque interface matérielle
Remplacer l’adresse IP complète par une adresse physique locale
Déterminer le chemin complet qu’un datagramme suivra entre deux réseaux
Identifier le préfixe commun et délimiter la plage d’adresses du sous-réseau

Identifier le préfixe commun et délimiter la plage d’adresses du sous-réseau

Explication

Le masque de sous-réseau permet d’identifier le préfixe partagé et la plage d’adresses contiguës du réseau. Il ne remplace pas l’adresse IP, ne décrit pas tout le chemin et ne sert pas à attribuer des adresses MAC.

14. Un ordinateur doit envoyer un datagramme à une machine de son sous-réseau, puis un autre à une machine située sur un réseau distant. Comment traite-t-il ces deux messages ?

Il envoie directement le premier et transmet le second à la passerelle
Il transmet les deux messages à la passerelle pour décider du chemin
Il conserve le premier localement et diffuse le second à toutes les stations
Il envoie directement les deux messages grâce à leurs adresses IP

Il envoie directement le premier et transmet le second à la passerelle

Explication

Un destinataire du sous-réseau local reçoit le message directement, tandis qu’un destinataire distant nécessite l’envoi vers la passerelle. La passerelle utilise ensuite sa table de routage pour retransmettre le datagramme.

15. Dans quel ordre les informations sont-elles ajoutées aux données applicatives lors de l’encapsulation ?

Réseau, transport, physique, puis ajout des informations de liaison
Liaison, réseau, transport, puis transmission par la couche physique
Transport, réseau, liaison, puis transmission par la couche physique
Physique, liaison, réseau, puis ajout des informations de transport

Transport, réseau, liaison, puis transmission par la couche physique

Explication

L’encapsulation se déroule en descendant les couches : les données reçoivent successivement les informations de transport, de réseau et de liaison avant leur transmission physique. À la réception, la désencapsulation retire ces informations dans l’ordre inverse.

16. Lorsqu’un datagramme traverse plusieurs réseaux, quelles adresses restent celles des machines finales et lesquelles peuvent changer à chaque liaison ?

Les adresses MAC restent celles des extrémités, tandis que les adresses IP changent selon la liaison
Les adresses IP et MAC restent identiques pendant tout le trajet
Les adresses IP changent à chaque routeur, tandis que les adresses MAC sont globales
Les adresses IP restent celles des extrémités, tandis que les adresses MAC changent selon le réseau

Les adresses IP restent celles des extrémités, tandis que les adresses MAC changent selon le réseau

Explication

Les adresses IP source et destination identifient les machines finales pendant le trajet. Les adresses MAC identifient les interfaces du lien local et peuvent donc être remplacées lorsque le datagramme passe par un autre réseau.

17. Dans une architecture client-serveur, quel rôle joue le serveur ?

Il demande un service auprès de chaque client connecté
Il identifie une application grâce à un numéro de port
Il transmet des datagrammes sans attendre de demande
Il fournit un service en réponse aux requêtes reçues

Il fournit un service en réponse aux requêtes reçues

Explication

Le serveur fournit un service à la demande après avoir reçu une requête d’un client. Le client est l’entité qui demande le service, même si plusieurs clients peuvent solliciter le même serveur.

18. Quelle affirmation décrit correctement un numéro de port réseau ?

C’est une adresse codée sur 32 bits qui identifie une machine
C’est un entier codé sur 16 bits qui identifie une application
C’est un numéro codé sur 128 bits attribué à chaque application
C’est un identifiant textuel réservé aux serveurs d’un réseau

C’est un entier codé sur 16 bits qui identifie une application

Explication

Un port identifie une application sur une machine et son numéro est représenté par un entier sur 16 bits. Les adresses IPv4 et IPv6 identifient des hôtes avec des tailles différentes, mais ne correspondent pas aux numéros de port.

19. Un service utilisant le port 52000 appartient à quelle catégorie de ports ?

Les ports enregistrés, compris entre 1024 et 49151
Les ports dynamiques, compris entre 49152 et 65535
Les ports réservés, compris entre 65536 et 131071
Les ports bien connus, compris entre 0 et 1023

Les ports dynamiques, compris entre 49152 et 65535

Explication

Le numéro 52000 se situe dans l’intervalle des ports dynamiques, de 49152 à 65535. Les ports bien connus s’arrêtent à 1023 et les ports enregistrés vont de 1024 à 49151.

20. Quelle différence distingue principalement UDP de TCP ?

UDP échange des flux ordonnés, tandis que TCP envoie des datagrammes isolés
UDP utilise des réémissions, tandis que TCP transmet sans contrôle
UDP établit une connexion, tandis que TCP envoie sans accusé de réception
UDP envoie sans connexion, tandis que TCP établit une connexion fiable

UDP envoie sans connexion, tandis que TCP établit une connexion fiable

Explication

UDP permet l’envoi d’un datagramme sans établir de connexion, alors que TCP établit une connexion et s’appuie sur des accusés de réception ainsi que des réémissions. L’absence de connexion caractérise donc UDP et non TCP.

21. Lors d’un échange UDP, quelle séquence décrit correctement le comportement des applications ?

Le client écoute, le serveur ouvre un port et demande une connexion
Le serveur écoute, le client ouvre un port et envoie un message
Le serveur établit une connexion, puis le client confirme chaque message
Le client envoie une requête, puis les deux applications négocient une fenêtre

Le serveur écoute, le client ouvre un port et envoie un message

Explication

En UDP, le serveur écoute un port tandis que le client ouvre un port et envoie directement un message au serveur. La demande préalable d’établissement d’une connexion et la négociation associée relèvent du fonctionnement de TCP.

22. Que se passe-t-il lorsqu’une application cliente utilise TCP pour communiquer avec un serveur ?

Elle envoie un datagramme, puis attend une réponse sur son port
Elle écoute le serveur, puis ajuste seule le débit des échanges
Elle ouvre un port, puis transmet des messages sans accusé de réception
Elle demande d’abord une connexion, puis échange des messages contrôlés

Elle demande d’abord une connexion, puis échange des messages contrôlés

Explication

TCP commence par l’établissement d’une connexion entre le client et le serveur, puis les applications échangent des messages avec accusés de réception et réémissions si nécessaire. L’envoi direct d’un datagramme sans connexion correspond au fonctionnement d’UDP.

23. Quelle chronologie associe correctement l’adoption du modèle Internet et la normalisation d’OSI ?

ARPANET adopte le modèle Internet en 1983, puis OSI devient une norme en 1984
ARPANET adopte le modèle Internet en 1984, puis OSI devient une norme en 1989
Le modèle Internet est adopté en 1973, puis OSI devient une norme en 1983
OSI devient une norme en 1983, puis ARPANET adopte le modèle Internet en 1990

ARPANET adopte le modèle Internet en 1983, puis OSI devient une norme en 1984

Explication

ARPANET adopte le modèle Internet en 1983, tandis que la normalisation d’OSI intervient en 1984. L’ordre inverse entre ces deux événements ne correspond pas à la chronologie donnée.

24. Pourquoi IPv6 répond-il à la pénurie d’adresses IPv4 ?

IPv6 utilise 16 bits et attribue plusieurs ports à chaque adresse
IPv6 utilise 128 bits et offre 21282^{128} adresses différentes
IPv6 utilise 32 bits et réorganise les adresses IPv4 existantes
IPv6 utilise 64 bits et offre 2642^{64} adresses différentes

IPv6 utilise 128 bits et offre $$2^{128}$$ adresses différentes

Explication

IPv4, codé sur 32 bits, est pratiquement épuisé, tandis qu’IPv6 est codé sur 128 bits et offre 21282^{128} adresses différentes. Une taille de 64, 32 ou 16 bits ne fournit pas l’espace d’adressage défini pour IPv6.

25. Quelle définition caractérise le mieux un système autonome, ou AS, dans le routage IP ?

Un routeur chargé de choisir les chemins entre plusieurs réseaux IP appartenant à des opérateurs distincts
Un réseau IP appliquant une politique de routage interne cohérente sous le contrôle général d’une organisation
Un ensemble de liaisons physiques reliant des réseaux qui utilisent des protocoles de routage différents
Une infrastructure IP dont chaque routeur applique une politique de routage indépendante des autres équipements

Un réseau IP appliquant une politique de routage interne cohérente sous le contrôle général d’une organisation

Explication

Un AS correspond à un réseau IP doté d’une politique de routage interne cohérente et généralement contrôlé par une organisation unique. Un routeur peut participer au routage d’un AS sans constituer à lui seul un système autonome.

26. Quelle association entre le type de routage et le protocole utilisé est correcte ?

Le routage intra-domaine utilise BGP, tandis que le routage inter-domaine repose principalement sur OSPF ou RIP
Le routage intra-domaine et le routage inter-domaine utilisent RIP, avec des métriques adaptées à chaque contexte
Le routage intra-domaine peut utiliser OSPF ou RIP, tandis que le routage inter-domaine utilise BGP
Le routage intra-domaine repose sur BGP, tandis que le routage inter-domaine est défini par chaque opérateur avec OSPF

Le routage intra-domaine peut utiliser OSPF ou RIP, tandis que le routage inter-domaine utilise BGP

Explication

L’opérateur définit le routage intra-domaine et peut notamment employer OSPF ou RIP, alors que le routage entre systèmes autonomes s’appuie sur BGP. L’erreur principale consiste à attribuer BGP au routage interne et OSPF ou RIP aux échanges entre AS.

27. Lorsqu’une nouvelle route devient disponible entre des systèmes autonomes, quelle séquence décrit le fonctionnement de BGP ?

Les routeurs de frontière transmettent la route au premier équipement rencontré, qui impose ensuite le chemin aux autres AS
Les routeurs de frontière échangent la route, évaluent les chemins, puis propagent la route retenue
Les routeurs internes calculent la route, remplacent les politiques des AS voisins, puis diffusent tous les chemins reçus
Les routeurs suppriment les anciennes routes, établissent une liaison physique dédiée, puis annoncent la destination concernée

Les routeurs de frontière échangent la route, évaluent les chemins, puis propagent la route retenue

Explication

Avec BGP, les routeurs de frontière s’échangent les nouvelles routes, conservent les meilleures et propagent les routes sélectionnées. BGP ne remplace pas les politiques des AS voisins et ne nécessite pas la création d’une liaison physique dédiée pour chaque route.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 68 flashcards sur Introduction aux réseaux informatiques.

Qu'impose la commutation de circuits entre deux nœuds ?

Un canal de communication dédié.

Que fait la commutation de paquets à un message ?

Elle le divise en blocs appelés paquets.

Comment les paquets sont-ils traités dans la commutation de paquets ?

Ils sont acheminés séparément puis réassemblés à la réception.

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