QCM : Réseaux informatiques — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence caractérise la commutation de circuits par rapport à la commutation de paquets ?

Elle partage le support grâce à des règles d’accès entre plusieurs nœuds.
Elle réserve un canal dédié entre les deux nœuds et maintient le même chemin.
Elle divise le message en paquets transmis par des chemins indépendants.
Elle réassemble les blocs reçus pour reconstituer le message initial.

Elle réserve un canal dédié entre les deux nœuds et maintient le même chemin.

Explication

La commutation de circuits établit un canal réservé entre les deux nœuds et conserve le même chemin pour les données. L’acheminement de blocs indépendants correspond à la commutation de paquets, et non à la commutation de circuits.

2. Que devient un message lorsqu’il est transmis par commutation de paquets ?

Il est transmis comme un bloc continu sans séparation pendant son acheminement.
Il est placé sur un canal dédié qui conserve un itinéraire fixe jusqu’à destination.
Il est distribué entre plusieurs supports puis traité séparément par chaque récepteur.
Il est divisé en paquets acheminés indépendamment puis réassemblés à l’arrivée.

Il est divisé en paquets acheminés indépendamment puis réassemblés à l’arrivée.

Explication

La commutation de paquets découpe le message en blocs, les achemine indépendamment, puis les réassemble à la réception. Le maintien d’un itinéraire fixe sur un canal réservé décrit plutôt la commutation de circuits.

3. Quels événements de 1969 ont marqué les débuts des réseaux à commutation de paquets ?

La création d’ARPANET aux États-Unis et du NPL au Royaume-Uni.
La création de CYCLADES en France et d’ARPANET au Royaume-Uni.
La création d’ARPANET en France et du NPL aux États-Unis.
La création du NPL aux États-Unis et de CYCLADES en France.

La création d’ARPANET aux États-Unis et du NPL au Royaume-Uni.

Explication

En 1969, ARPANET est créé aux États-Unis avec le soutien de la DARPA, tandis que le NPL est créé au Royaume-Uni avec le soutien du National Physical Laboratory. CYCLADES apparaît plus tard, en 1973, en France.

4. Qu’est-ce qu’un protocole dans le contexte des communications informatiques ?

Un dispositif matériel qui relie plusieurs machines au moyen d’un support partagé.
Un canal réservé qui garantit un chemin identique entre deux nœuds communicants.
Un document historique retraçant la création des premiers réseaux informatiques.
Un ensemble de règles permettant une communication sans ambiguïté entre acteurs autonomes et hétérogènes.

Un ensemble de règles permettant une communication sans ambiguïté entre acteurs autonomes et hétérogènes.

Explication

Un protocole définit des règles communes pour que des acteurs autonomes et hétérogènes puissent communiquer sans ambiguïté. Un canal réservé relève de la commutation de circuits, tandis qu’un document technique peut être une Request for Comments.

5. Que doivent définir plusieurs nœuds pour partager un même support de communication ?

Des adresses physiques qui déterminent la capacité totale du support.
Des messages fragmentés qui imposent l’ordre de transmission des paquets.
Des chemins dédiés qui empêchent les nœuds de partager le support.
Des méthodes d’accès qui fixent les règles d’occupation du support.

Des méthodes d’accès qui fixent les règles d’occupation du support.

Explication

Les méthodes d’accès déterminent les règles selon lesquelles les nœuds occupent un support partagé. Les adresses physiques identifient des interfaces, mais ne définissent pas les règles d’accès au support.

6. Dans une architecture en couches, quelle relation existe entre trois couches successives ?

La couche N+1 contrôle simultanément les services et les mécanismes de toutes les couches inférieures.
La couche N−1 fournit directement son service à N+1 en contournant la couche N.
La couche N+1 utilise le service de N sans accéder directement aux mécanismes de N−1.
La couche N accède directement aux détails internes de N−1 pour servir la couche N+1.

La couche N+1 utilise le service de N sans accéder directement aux mécanismes de N−1.

Explication

Une couche utilise le service offert par la couche immédiatement inférieure sans voir directement la couche située deux niveaux plus bas. L’accès direct de N+1 à N−1 contredit le principe d’encapsulation entre couches.

7. Combien de couches le modèle OSI comporte-t-il, et quelles sont-elles dans l’ordre du niveau supérieur au niveau inférieur ?

Sept : application, session, transport, réseau, liaison, présentation et physique.
Sept : application, présentation, session, transport, réseau, liaison et physique.
Cinq : application, transport, réseau, liaison et physique.
Cinq : présentation, session, transport, réseau et physique.

Sept : application, présentation, session, transport, réseau, liaison et physique.

Explication

Le modèle OSI comprend sept couches ordonnées de l’application à la couche physique, en passant par la présentation, la session, le transport, le réseau et la liaison. Les cinq couches correspondent au modèle TCP/IP présenté, et non au modèle OSI.

8. Quelle description correspond à une adresse MAC ?

L’adresse logique utilisée pour identifier une machine sur un réseau interconnecté.
L’identifiant d’une couche qui contrôle le flux entre deux applications distantes.
L’adresse physique associée à l’interface réseau d’une machine.
Le numéro de port utilisé pour distinguer une application sur une machine.

L’adresse physique associée à l’interface réseau d’une machine.

Explication

Une adresse MAC est l’adresse physique liée à l’interface réseau d’une machine. L’identification logique d’une machine relève des adresses IP, tandis qu’un numéro de port distingue des applications.

9. Une machine possède trois interfaces réseau actives. Combien d’adresses MAC lui sont associées ?

Deux adresses MAC, une pour chaque type de réseau
Trois adresses MAC, une par interface réseau
Une adresse MAC, car elle identifie la machine
Une adresse MAC par application exécutée

Trois adresses MAC, une par interface réseau

Explication

Chaque interface réseau possède sa propre adresse MAC, donc trois interfaces correspondent à trois adresses MAC. Le nombre d’applications exécutées ne détermine pas le nombre d’adresses MAC.

10. Quel mécanisme caractérise principalement la transmission WiFi dans un réseau local ?

Le transfert des trames par une table de routage IP
L’évitement des collisions avec retransmission des données
La transmission filaire directe entre deux cartes réseau
La détection des collisions après diffusion vers chaque machine

L’évitement des collisions avec retransmission des données

Explication

Le WiFi cherche à éviter les collisions, puis peut retransmettre les données en cas d’échec, et il utilise un point d’accès. La détection des collisions après transmission à toutes les machines correspond plutôt au fonctionnement d’Ethernet avec un hub.

11. Quel est le rôle principal du protocole IP dans l’interconnexion de réseaux ?

Chiffrer les données transmises par une liaison radio
Identifier physiquement une interface sur un réseau local
Distribuer les trames à toutes les machines voisines
Acheminer des datagrammes entre des réseaux différents

Acheminer des datagrammes entre des réseaux différents

Explication

IP permet d’acheminer des messages, appelés datagrammes à cette couche, entre différents réseaux. L’adresse MAC assure l’adressage physique sur un réseau local, mais elle ne remplit pas le rôle d’acheminement interréseau.

12. Quelle affirmation décrit correctement une adresse IPv4 et son usage dans un datagramme IP ?

Elle comporte 64 bits et le datagramme indique le masque du réseau traversé
Elle comporte 32 bits et le datagramme indique les adresses source et destination
Elle comporte 48 bits et le datagramme indique les adresses MAC des interfaces
Elle comporte 16 bits et le datagramme indique l’adresse du point d’accès

Elle comporte 32 bits et le datagramme indique les adresses source et destination

Explication

Une adresse IPv4 a une longueur de 32 bits, et un datagramme IP contient une adresse IP source ainsi qu’une adresse IP destination. Les adresses MAC relèvent de la couche de liaison et ne remplacent pas ces adresses IP dans le datagramme.

13. Deux machines appartiennent au même réseau IP lorsque leurs adresses partagent quelle caractéristique ?

Un préfixe défini par l’adresse du réseau et le masque de sous-réseau
Un dernier octet identique fixé par le point d’accès local
Une adresse MAC commune déterminée par leur application principale
Une adresse complète identique attribuée aux deux machines

Un préfixe défini par l’adresse du réseau et le masque de sous-réseau

Explication

Les machines d’un même réseau partagent un préfixe, qui est défini par l’adresse IP du réseau et le masque de sous-réseau. Elles ne doivent pas avoir la même adresse IP complète, car cette adresse identifie chaque machine.

14. Comment une machine transmet-elle un message destiné à une adresse située sur un autre réseau ?

Elle l’adresse au point d’accès sans consulter le réseau cible
Elle l’envoie à la passerelle chargée de l’acheminer
Elle le transmet directement à la machine destinataire
Elle le diffuse à toutes les interfaces du réseau local

Elle l’envoie à la passerelle chargée de l’acheminer

Explication

Un message destiné à un autre réseau est envoyé à la passerelle, qui peut ensuite choisir une route adaptée. Une transmission directe concerne un destinataire situé dans le même sous-réseau local.

15. Sur quelles informations une passerelle s’appuie-t-elle pour choisir l’acheminement d’un message ?

Une liste associant applications, utilisateurs, ports et fichiers
Une table associant adresses MAC, collisions, canaux et débits
Une table associant réseaux, masques, passerelles et interfaces
Un registre associant câbles, serveurs, comptes et mots de passe

Une table associant réseaux, masques, passerelles et interfaces

Explication

La passerelle consulte une table de routage qui associe des réseaux, des masques, des passerelles et des interfaces. Le protocole de liaison transporte les trames sur un lien local, mais ne choisit pas la route entre réseaux.

16. Dans quel ordre les informations sont-elles ajoutées lors de l’encapsulation d’une donnée applicative ?

Transport, adresses IP du réseau, puis adresses MAC de liaison
Adresses IP du réseau, transport, puis données applicatives
Adresses MAC de liaison, adresses IP du réseau, puis transport
Routage, chiffrement, adresses MAC, puis adresses IP

Transport, adresses IP du réseau, puis adresses MAC de liaison

Explication

L’encapsulation ajoute successivement les informations de transport, les adresses IP, puis les adresses MAC. Les adresses IP restent celles des extrémités, tandis que les adresses MAC peuvent changer à chaque réseau traversé.

17. Dans un modèle client-serveur, quel rôle caractérise le client ?

Il émet des requêtes vers un serveur qui fournit un service
Il fournit un service aux serveurs qui émettent des requêtes
Il retransmet les messages lorsque le réseau signale une perte
Il attribue les numéros de port aux applications du réseau

Il émet des requêtes vers un serveur qui fournit un service

Explication

Le client demande un service en envoyant une requête, tandis que le serveur traite cette demande et peut répondre à plusieurs clients. L’attribution des ports relève de l’identification des applications, et la retransmission concerne notamment TCP.

18. Quelle propriété décrit correctement un numéro de port réseau ?

C’est un entier de 16 bits compris entre 0 et 65535
C’est un entier de 8 bits compris entre 0 et 255
C’est un code réservé aux seuls serveurs connectés
C’est une adresse textuelle identifiant une machine

C’est un entier de 16 bits compris entre 0 et 65535

Explication

Un port identifie une application sur le réseau et son numéro peut prendre une valeur entière de 0 à 65535. Une adresse textuelle identifie plutôt une machine ou une interface, tandis que les autres plages numériques ne correspondent pas aux ports réseau.

19. Dans un échange UDP, comment le serveur et le client utilisent-ils leurs ports ?

Le client écoute sur un port X et le serveur envoie depuis X vers un port Y
Les deux applications doivent écouter sur le même port avant l’échange
Le serveur choisit un port Y après réception et le client abandonne son port
Le serveur écoute sur un port X et le client envoie depuis un port Y vers X

Le serveur écoute sur un port X et le client envoie depuis un port Y vers X

Explication

Le serveur attend les messages sur son port X, tandis que le client utilise son port Y pour envoyer vers X et recevoir une éventuelle réponse. UDP ne nécessite pas que les deux applications partagent le même port d’écoute.

20. Quelle séquence d’opérations correspond à un serveur UDP et à son client en Python ?

Le serveur utilise sendto et recvfrom, tandis que le client utilise bind et listen
Le serveur utilise socket, listen et accept, tandis que le client utilise connect
Le serveur utilise socket, bind et recvfrom, tandis que le client utilise sendto
Le serveur utilise socket, connect et accept, tandis que le client utilise listen

Le serveur utilise socket, bind et recvfrom, tandis que le client utilise sendto

Explication

Un serveur UDP crée une socket, l’associe à une adresse avec bind, puis reçoit les données avec recvfrom; le client les envoie avec sendto. Les opérations listen, accept et connect caractérisent plutôt l’établissement d’une connexion TCP.

21. Que se passe-t-il lors d’un échange TCP établi entre un client et un serveur ?

Le client demande une connexion, puis les applications échangent avec des accusés de réception
Les applications échangent des messages sans mécanisme de confirmation de réception
Le client envoie des datagrammes indépendants, puis le serveur choisit ceux à confirmer
Le serveur diffuse ses messages, puis chaque client répond sans connexion préalable

Le client demande une connexion, puis les applications échangent avec des accusés de réception

Explication

TCP commence par une demande de connexion du client vers le port du serveur, puis organise l’échange avec des accusés de réception. L’échange sans connexion préalable et sans confirmation correspond davantage au fonctionnement d’UDP.

22. Comment TCP traite-t-il un message perdu pendant une transmission ?

Il change le port du serveur afin de transmettre le message une seconde fois
Il le retransmet en s’appuyant sur des numéros de séquence et d’accusé de réception
Il réduit la taille du message sans suivre sa position dans le flux
Il le supprime après l’envoi et laisse l’application reconstruire l’ordre

Il le retransmet en s’appuyant sur des numéros de séquence et d’accusé de réception

Explication

TCP détecte les problèmes grâce aux accusés de réception et aux numéros de séquence, puis retransmet les données nécessaires. Les numéros de séquence servent aussi à gérer l’ordre des messages, et non à modifier les ports.

23. Quelle différence d’adressage distingue principalement IPv4 d’IPv6 ?

IPv4 utilise 128 bits, tandis qu’IPv6 utilise 32 bits
IPv4 utilise 16 bits, tandis qu’IPv6 utilise 64 bits
IPv4 utilise 64 bits, tandis qu’IPv6 utilise 256 bits
IPv4 utilise 32 bits, tandis qu’IPv6 utilise 128 bits

IPv4 utilise 32 bits, tandis qu’IPv6 utilise 128 bits

Explication

IPv4 repose sur des adresses de 32 bits, alors qu’IPv6 les code sur 128 bits et peut ainsi offrir 21282^{128} adresses. La confusion entre les deux tailles d’adresses inverse précisément les caractéristiques des deux protocoles.

24. Quel énoncé définit le mieux un système autonome sur Internet ?

Un réseau IP appliquant une politique de routage cohérente sous le contrôle d’une organisation
Un ordinateur exécutant plusieurs protocoles pour accéder aux services du Web
Un ensemble de câbles reliant plusieurs continents selon une norme physique commune
Un groupe de routeurs choisissant leurs chemins sans politique de routage partagée

Un réseau IP appliquant une politique de routage cohérente sous le contrôle d’une organisation

Explication

Un système autonome est un réseau IP qui suit une politique de routage cohérente et relève généralement d’une organisation unique. Un regroupement de routeurs sans politique commune ne correspond donc pas à cette définition.

25. Une entreprise veut choisir le protocole adapté aux échanges de routes entre son système autonome et d’autres systèmes autonomes : lequel doit-elle utiliser ?

OSPF, car il assure les échanges de routes entre les réseaux mondiaux
TCP/IP, car il remplace les protocoles de routage entre systèmes autonomes
RIP, car il définit la politique de routage commune à tout Internet
BGP, car il assure le routage inter-AS entre différents systèmes autonomes

BGP, car il assure le routage inter-AS entre différents systèmes autonomes

Explication

BGP est le protocole utilisé pour le routage inter-AS, c’est-à-dire entre systèmes autonomes. OSPF et RIP concernent plutôt le routage intra-AS, tandis que TCP/IP désigne un modèle de protocoles plus général.

26. Lorsqu’une passerelle reçoit une nouvelle route annoncée par une passerelle voisine, quelle action relève du fonctionnement de BGP ?

Remplacer les protocoles intra-AS par un protocole unique dans chaque réseau
Attribuer automatiquement une adresse IP à chaque machine du système autonome
Convertir chaque adresse IPv4 en adresse IPv6 avant de diffuser la route
Comparer les routes apprises, conserver les meilleures et transmettre les routes reçues

Comparer les routes apprises, conserver les meilleures et transmettre les routes reçues

Explication

Les routeurs de passerelle utilisent BGP pour échanger les nouvelles routes, sélectionner les meilleures et transmettre les routes reçues de leurs voisins. L’attribution d’adresses et la conversion entre versions d’IP ne décrivent pas ce processus de routage inter-AS.

Révisez avec les flashcards

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Quelle caractéristique distingue la commutation de circuits ?

Elle établit un canal de communication dédié entre deux nœuds.

Comment sont traités les messages en commutation de paquets ?

Ils sont divisés en paquets acheminés indépendamment puis réassemblés.

En quelle année ARPANET a-t-il été créé aux États-Unis ?

En 1969.

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