QCM : Actualisation nominale et déterminants (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En linguistique, que désigne l’actualisation nominale ?

La création du sens lexical du nom indépendamment de son contexte
Le passage du nom du singulier au pluriel par une marque grammaticale
Le passage du nom de la langue au discours, où il reçoit un référent contextuel
Le placement du nom dans le temps afin qu’il désigne un événement

Le passage du nom de la langue au discours, où il reçoit un référent contextuel

Explication

L’actualisation nominale fait passer le nom du plan de la langue à celui du discours et lui donne un référent dans le contexte. La flexion en nombre, la référence temporelle du verbe et la création du sens lexical relèvent d’autres notions.

2. Dans la phrase « Cette voisine a appelé », quel rôle joue le déterminant « cette » auprès du nom ?

Il actualise le nom et situe son référent dans l’espace du discours
Il actualise le verbe et situe l’événement dans le temps du discours
Il suit le nom et précise une propriété grammaticale de celui-ci
Il crée le sens lexical du nom sans le relier au monde évoqué

Il actualise le nom et situe son référent dans l’espace du discours

Explication

Le déterminant est un élément grammatical proclitique placé avant le nom : il l’actualise et lui permet de référer à un élément du monde situé dans l’espace. L’actualisation temporelle concerne les temps et modes verbaux, tandis que le déterminant ne crée pas le sens lexical et précède le nom.

3. Dans le classement général des déterminants, à quelle catégorie appartient « lequel » lorsqu’il accompagne un nom ?

Aux déterminants relatifs
Aux déterminants interrogatifs
Aux déterminants démonstratifs
Aux déterminants possessifs

Aux déterminants relatifs

Explication

Le classement général comprend les déterminants relatifs, illustrés par « lequel » devant un nom. « Quel » interrogatif, « ce » démonstratif et « mon » possessif relèvent de catégories différentes.

4. Dans « tous mes dossiers », quelle analyse formelle s’applique à « mes » et « tous » ?

« Mes » et « tous » sont secondaires; leur combinaison est exclue
« Mes » et « tous » sont spécifiques; leur combinaison est admise
« Mes » est secondaire et « tous » spécifique; leur combinaison est possible
« Mes » est spécifique et « tous » secondaire; leur combinaison est possible

« Mes » est spécifique et « tous » secondaire; leur combinaison est possible

Explication

Les possessifs appartiennent aux déterminants spécifiques, tandis que les formes indéfinies comme « tous » sont secondaires; un secondaire peut généralement se combiner avec un spécifique. Traiter « mes » comme secondaire ou classer « tous » parmi les spécifiques brouille les catégories, et deux spécifiques ne se combinent pas entre eux.

5. Un élève classe « plusieurs », « ces » et « autre » selon leur valeur sémantico-logique. Quelle série de catégories convient, dans cet ordre ?

Quantifiant, caractérisant, quantifiant-caractérisant
Quantifiant, quantifiant-caractérisant, caractérisant
Quantifiant-caractérisant, quantifiant, caractérisant
Caractérisant, quantifiant-caractérisant, quantifiant

Quantifiant, quantifiant-caractérisant, caractérisant

Explication

« Plusieurs » précise une quantité, « ces » combine quantité et caractérisation, et « autre » caractérise sans spécifier le nombre. Les autres classements inversent l’une de ces distinctions sémantico-logiques.

6. Quelle série regroupe les formes de l’article défini en français ?

un, une et des
du, de la et de l’
le, la et les, sans forme élidée
le, la, les et l’

le, la, les et l’

Explication

L’article défini comprend le, la, les et la forme élidée l’. La série un, une et des correspond à l’article indéfini, du, de la et de l’ au partitif, et l’omission de l’ laisse de côté une forme définie.

7. Un nom est introduit par un article indéfini : quelle série contient toutes les formes de cette catégorie ?

un, une et les
du, de la et de l’
un, une et des
le, la, les et l’

un, une et des

Explication

Les formes de l’article indéfini sont un, une et des. Le, la, les et l’ sont définis, du, de la et de l’ sont partitifs, tandis que les est une forme définie plurielle.

8. Quelle série correspond aux formes de l’article partitif ?

un, une et des
du, de la et de l’
du, de la et la
le, la, les et l’

du, de la et de l’

Explication

L’article partitif comprend du, de la et de l’. Un, une et des sont les formes de l’indéfini, le, la, les et l’ celles du défini, et la n’est pas la forme élidée du partitif.

9. Dans une phrase, l’article partitif de la précède le nom « eau », qui commence par une voyelle : quelle forme obtient-on par élision ?

l’eau
de l’eau
du eau
de eau

de l’eau

Explication

Devant une voyelle, de la s’élide en de l’, d’où de l’eau. Du eau applique à tort une contraction, de eau omet l’élision et l’eau supprime la préposition de.

10. Pour réunir la préposition « à » et l’article défini « les » devant un nom pluriel, quelle forme contractée faut-il employer ?

aux
des
à les
au

aux

Explication

La contraction de à et les donne aux. Des résulte de de + les, au de à + le, tandis qu'à les conserve les éléments séparés au lieu de les contracter.

11. Dans « le massif est planté de rosiers », quel mécanisme explique l’absence de l’article « des » après la préposition « de » ?

La contraction soude de avec l’article défini les.
L’haplologie évite deux articulations semblables successives.
La réduction donne à l’article des sa forme de.
L’élision transforme l’article des en d’ devant une voyelle.

L’haplologie évite deux articulations semblables successives.

Explication

L’haplologie évite la succession de deux articulations phonétiques semblables et efface ici l’article indéfini des après de. La réduction produit la forme de dans certains contextes, la contraction concerne notamment de + les, et l’élision dépend d’une voyelle ou d’un h muet initial.

12. Dans une phrase, un locuteur interpelle directement une personne en disant « Marie, écoute-moi ». Pourquoi le nom « Marie » apparaît-il sans article ?

Il est mentionné comme un mot, sans actualiser sa référence.
Il est placé en apposition, sans actualiser sa référence.
Il fait partie d’une locution composée, sans actualisateur.
Il est employé en apostrophe, dans un cas d’autoactualisation.

Il est employé en apostrophe, dans un cas d’autoactualisation.

Explication

L’apostrophe, comme le nom propre, relève de l’autoactualisation et peut donc se passer d’article. L’apposition, la mention autonymique et la locution composée relèvent d’autres emplois sans article.

13. Dans la phrase « Patience est mère de sûreté », quel principe explique l’absence d’article devant « patience » ?

Le nom est un nom propre, qui relève de l’autoactualisation.
Le nom figure dans un proverbe, où la référence n’est pas actualisée.
Le nom est interpellé directement, comme dans une apostrophe.
Le nom ouvre une énumération, dans un emploi stylistique.

Le nom figure dans un proverbe, où la référence n’est pas actualisée.

Explication

Les proverbes font partie des emplois où la référence nominale n’est pas actualisée, ce qui accompagne l’absence d’article. L’apostrophe et les noms propres relèvent de l’autoactualisation, tandis qu’une énumération correspond à un emploi stylistique.

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Qu’est-ce que l’actualisation nominale selon Bally ?

Le passage du nom du plan de la langue au plan du discours, qui lui donne un référent contextuel.

Qui est associé à l’actualisation nominale, et en quelle année ?

Bally, 1932.

Quel rôle les déterminants jouent-ils auprès du nom ?

Ils actualisent le nom et lui permettent de référer à des éléments du monde en les situant dans l’espace.

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