QCM : Climat et relations internationales (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle observation Charles Keeling associe-t-il à l’activité humaine en 1958 ?

L’augmentation de la température des océans
La diminution du CO₂ dans l’atmosphère
La diminution de l’ozone stratosphérique
L’augmentation du CO₂ dans l’atmosphère

L’augmentation du CO₂ dans l’atmosphère

Explication

En 1958, Charles Keeling observe une augmentation du CO₂ atmosphérique et la relie à l’activité humaine. La diminution du CO₂ inverse le constat, la température des océans désigne une autre mesure et l’ozone concerne un autre phénomène.

2. Dans les années 1970, une synthèse doit comparer le constat des scientifiques aux craintes relayées par les médias. Quelle opposition décrit cette période ?

Les scientifiques signalent un refroidissement, tandis que les médias évoquent un réchauffement
Les scientifiques constatent une hausse des températures, tandis que les médias annoncent une hausse plus forte
Les scientifiques et les médias signalent tous deux un refroidissement
Les scientifiques signalent un réchauffement, tandis que les médias évoquent un refroidissement

Les scientifiques signalent un réchauffement, tandis que les médias évoquent un refroidissement

Explication

Les scientifiques constatent un réchauffement, alors que les médias relaient la crainte d’un refroidissement, notamment à partir de la baisse des températures entre 1940 et 1970. Inverser les positions attribue mal ces constats, la hausse plus forte n’est pas le contraste décrit, et le refroidissement commun aux deux groupes efface leur divergence.

3. Quel résultat institutionnel découle du premier sommet de la Terre de l’ONU, tenu à Stockholm en 1972 ?

La création de l’Organisation météorologique mondiale
La création de la première conférence mondiale sur le climat
La création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement
La création du Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat

La création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement

Explication

Le sommet de la Terre organisé par l’ONU à Stockholm en 1972 conduit à la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement. La conférence mondiale sur le climat est organisée plus tard à Genève, tandis que le GIEC et l’OMM ne sont pas les institutions créées à la suite de ce sommet.

4. Une équipe prépare une évaluation climatique et doit choisir entre mener ses propres expériences ou synthétiser les recherches disponibles. Quelle tâche correspond au rôle du GIEC ?

Synthétiser les travaux de recherche sur le réchauffement climatique
Adopter des décisions contraignantes pour les gouvernements
Mettre directement en œuvre des politiques de réduction des émissions
Réaliser des expériences originales en laboratoire sur le climat

Synthétiser les travaux de recherche sur le réchauffement climatique

Explication

Le GIEC évalue et synthétise les travaux existants sur le réchauffement climatique, sans être un laboratoire de recherche. Les expériences originales relèvent de la recherche, tandis que les décisions et la mise en œuvre des politiques appartiennent aux acteurs politiques.

5. Un groupe de travail du GIEC examine les options permettant de réduire les émissions et d’atténuer le réchauffement. De quel groupe s’agit-il ?

Du premier groupe de travail
Du deuxième groupe de travail
D’un groupe chargé des décisions politiques
Du troisième groupe de travail

Du troisième groupe de travail

Explication

Le troisième groupe étudie les solutions pour limiter les émissions et atténuer le réchauffement. Le premier évalue les aspects scientifiques du climat, le deuxième examine la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et les solutions, et le GIEC ne décide pas des politiques.

6. Lors d’une négociation climatique, les États reçoivent les évaluations du GIEC avant de choisir leurs engagements. Quelle répartition des rôles s’applique ?

Le GIEC sensibilise l’opinion, et les acteurs politiques restent hors des négociations
Le GIEC fixe les engagements, et les acteurs politiques les appliquent
Le GIEC fournit une expertise, et les acteurs politiques prennent les décisions
Le GIEC et les acteurs politiques partagent le pouvoir décisionnaire

Le GIEC fournit une expertise, et les acteurs politiques prennent les décisions

Explication

Le GIEC sensibilise l’opinion et fournit une base d’expertise aux négociations, mais les décisions reviennent aux acteurs politiques. Lui attribuer le pouvoir de fixer les engagements confond expertise et décision, tandis que nier son appui aux négociations minimise son rôle.

7. Une équipe utilise le sixième rapport du GIEC pour présenter la hausse observée depuis l’ère préindustrielle et l’estimation pour 2030. Quels chiffres doit-elle retenir ?

1,1 °C observé et 2 °C estimé d’ici 2030
1,5 °C observé et 2 °C estimé d’ici 2030
1,5 °C observé et 1,1 °C estimé d’ici 2030
1,1 °C observé et 1,5 °C estimé d’ici 2030

1,1 °C observé et 1,5 °C estimé d’ici 2030

Explication

Le sixième rapport confirme une hausse de 1,1 °C depuis l’ère préindustrielle et estime qu’elle atteindra 1,5 °C d’ici 2030. Intervertir les chiffres confond le constat et l’estimation, tandis que 2 °C et la hausse du niveau marin ne correspondent pas aux valeurs de cette unité.

8. Quel changement de priorité caractérise le sommet de la Terre de Rio de 1992 ?

La croissance économique devient centrale et le rapport Brundtland est écarté
La protection des forêts devient centrale et le rapport Brundtland est rédigé
La Convention sur la biodiversité devient centrale et le rapport Brundtland est adopté
Le développement durable devient central et le rapport Brundtland est débattu

Le développement durable devient central et le rapport Brundtland est débattu

Explication

Rio marque un tournant parce que le développement durable y occupe une place centrale et que le rapport Brundtland y est débattu. La biodiversité et les forêts relèvent d’autres décisions du sommet, tandis que la croissance seule ou l’abandon du rapport ne caractérisent pas ce tournant.

9. Une municipalité évalue un projet en examinant les conditions de vie, la viabilité financière et les effets sur les milieux naturels. Quels piliers du développement durable mobilise-t-elle ?

Les piliers financier, politique et environnemental
Les piliers social, économique et environnemental
Les piliers social, culturel et environnemental
Les piliers économique, démographique et institutionnel

Les piliers social, économique et environnemental

Explication

Les trois piliers du développement durable sont le social, l’économique et l’environnemental. Le pilier culturel, la croissance prise comme pilier et les catégories démographique ou institutionnelle ne font pas partie de cette triade.

10. Un État participe au cadre international de lutte contre les changements climatiques adopté en 1992. Quelles réunions rassemblent les États parties à cette convention ?

Les sommets de la Terre organisés périodiquement
Les sessions de l’Organisation météorologique mondiale
Les conférences des Parties, appelées COP
Les conférences des Parties de la convention sur la biodiversité

Les conférences des Parties, appelées COP

Explication

Les États parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques se réunissent lors des conférences des Parties, ou COP. Les COP sur la biodiversité relèvent d’une autre convention, tandis que les sommets de la Terre et les sessions de l’Organisation météorologique mondiale ne sont pas ces réunions.

11. Quel trait distingue le sommet de Johannesburg de 2002 dans le parcours des sommets de la Terre après Rio ?

Il approfondit le développement durable, tandis que les rapports Nord-Sud dominent les débats
Il place l’économie verte au centre et débouche sur les objectifs de développement durable
Il adopte les objectifs du Millénaire et reporte les débats Nord-Sud
Il abandonne le développement durable au profit d’accords sur le climat

Il approfondit le développement durable, tandis que les rapports Nord-Sud dominent les débats

Explication

Johannesburg approfondit la question du développement durable, mais les rapports Nord-Sud prennent une place prépondérante. L’économie verte et l’adoption des objectifs de développement durable sont associées au sommet de Rio de 2012, et non à celui de Johannesburg.

12. En préparant un bilan des objectifs de développement durable, une équipe cherche lequel mentionne explicitement le changement climatique. Quel objectif doit-elle retenir ?

L’objectif de développement durable 7
L’objectif du Millénaire 13
Aucun objectif de développement durable ne le mentionne explicitement
L’objectif de développement durable 13

L’objectif de développement durable 13

Explication

L’objectif de développement durable 13 mentionne explicitement le changement climatique. L’objectif 7 est associé à l’énergie, l’affirmation qu’aucun objectif ne nomme le climat est erronée, et les objectifs du Millénaire sont un programme antérieur.

13. Un gouvernement prépare un engagement national de réduction des émissions et prévoit des mesures incitatives pour contribuer à limiter le réchauffement à 2 °C. Quelle caractéristique juridique s’applique à l’accord de Paris ?

Il impose juridiquement des réductions identiques à tous les pays.
Il prévoit des engagements nationaux sans objectif de limitation thermique.
Il fixe un objectif collectif contraignant aux pays industrialisés.
Il repose sur des engagements nationaux sans contrainte juridique.

Il repose sur des engagements nationaux sans contrainte juridique.

Explication

L’accord de Paris combine des engagements nationaux et des mesures incitatives pour réduire les émissions et limiter le réchauffement à 2 °C, sans contrainte juridique. L’obligation juridique et l’objectif collectif pour les pays industrialisés renvoient à Kyoto, tandis que l’absence d’objectif thermique contredit celui de Paris.

14. Lors d’un bilan de la COP 27 organisée à Charm el-Cheikh en 2022, quelles deux décisions sont mises en avant ?

La mention d’une sortie progressive du charbon et la création d’un fonds de dédommagement pour les pays du Sud.
L’annonce de la sortie des énergies fossiles et la création d’un fonds de dédommagement pour les pays du Sud.
L’annonce de la sortie des énergies fossiles et l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050.
La mention d’une sortie progressive du charbon et la création d’un fonds de transition pour les pays du Sud.

La mention d’une sortie progressive du charbon et la création d’un fonds de dédommagement pour les pays du Sud.

Explication

La COP 27 mentionne pour la première fois une sortie progressive du charbon et décide de créer un fonds de dédommagement destiné aux pays du Sud. La sortie des énergies fossiles et l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050 sont associés à la COP 28; le fonds annoncé en 2022 concerne le dédommagement, pas la transition.

15. Quel bilan caractérise la première COP, organisée à Berlin en 1995 ?

Elle fixe l’objectif de limiter le réchauffement à 2 °C.
Elle adopte des engagements nationaux sans contrainte juridique.
Elle n’aboutit à aucune avancée notable.
Elle adopte le premier traité climatique contraignant.

Elle n’aboutit à aucune avancée notable.

Explication

La première COP se tient à Berlin en 1995 et n’aboutit à aucune avancée notable. L’adoption du protocole de Kyoto a lieu à la COP 3 en 1997, tandis que l’objectif de 2 °C et les engagements nationaux caractérisent l’accord de Paris adopté en 2015.

16. Une équipe prépare le calendrier d’une conférence des parties et doit déterminer à quel rythme les COP sont organisées. Quel rythme doit-elle retenir ?

Une réunion chaque année.
Une réunion tous les dix ans.
Une réunion tous les deux ans.
Une réunion tous les cinq ans.

Une réunion chaque année.

Explication

Les COP ont lieu chaque année. Le rythme décennal évoqué pour certains sommets de la Terre ne correspond pas à celui des conférences des parties; les autres périodicités proposées ne sont pas celles indiquées pour les COP.

17. Une commune littorale évalue le risque de submersion à partir de l’évolution moyenne du niveau marin. Quelle estimation correspond à la hausse observée ?

Environ 3 cm au total, soit près de 15 mm par an.
Environ 15 cm par an, soit près de 3 mm au total.
Environ 3 mm au total, soit près de 15 cm par an.
Environ 15 cm au total, soit près de 3 mm par an.

Environ 15 cm au total, soit près de 3 mm par an.

Explication

Le niveau de la mer a augmenté de 15 cm au total, soit environ 3 mm par an, ce qui menace les zones côtières de submersion. Les autres estimations mélangent la hausse cumulée et le rythme annuel ou modifient les valeurs.

18. Une station sibérienne relève un épisode de chaleur exceptionnelle tout en observant une fonte accélérée des glaces. Quel bilan correspond aux observations rapportées pour la Sibérie ?

Une température de 38 °C et une fonte des glaces trois fois plus lente.
Une température de 15 °C et une fonte des glaces trois fois plus rapide.
Une température de 38 °C et une fonte des glaces trois fois plus rapide.
Une température de 38 °C et une baisse des récoltes trois fois plus rapide.

Une température de 38 °C et une fonte des glaces trois fois plus rapide.

Explication

La Sibérie enregistre des températures extrêmes de 38 °C et la fonte des glaces y est trois fois plus rapide. Une fonte ralentie inverse le constat, tandis que 15 cm correspond à la hausse totale du niveau marin; la baisse des récoltes concerne les effets des sécheresses.

19. Quel phénomène caractérise l’évolution actuelle de la biodiversité à l’échelle mondiale ?

Une submersion des habitats côtiers, sans disparition ni migration d’espèces.
Une adaptation généralisée des espèces, sans phase d’extinction.
Une sixième extinction, avec disparition ou migration d’espèces.
Des déplacements humains généralisés, sans évolution des espèces.

Une sixième extinction, avec disparition ou migration d’espèces.

Explication

Une sixième extinction est en cours, marquée par la disparition ou la migration d’espèces. Les déplacements de villageois au Bangladesh relèvent d’une conséquence humaine de la submersion, et non de l’évolution de la biodiversité.

20. Une municipalité et plusieurs entreprises veulent contribuer localement à l’atténuation du réchauffement. Quelle combinaison d’actions correspond à leur rôle ?

Protection locale des littoraux contre la montée des eaux
Modification des habitudes quotidiennes et manifestations citoyennes
Développement national du solaire et de l’éolien par les États
Investissements dans le secteur vert et politiques locales d’atténuation

Investissements dans le secteur vert et politiques locales d’atténuation

Explication

Les entreprises investissent dans le secteur vert et les villes mettent en œuvre des politiques locales pour atténuer le réchauffement. Le développement national des renouvelables relève des États, tandis que les habitudes et manifestations relèvent des citoyens; la protection des littoraux concerne l’adaptation.

21. Dans une région, des habitants changent leurs pratiques quotidiennes et organisent des manifestations contre le réchauffement. À quelle réponse ces actions correspondent-elles ?

À la mobilisation de la société civile
Aux investissements des entreprises dans le secteur vert
Au développement des énergies renouvelables par les États
À l’action des villes par des politiques locales

À la mobilisation de la société civile

Explication

Les citoyens répondent au réchauffement en modifiant leurs habitudes et en se mobilisant, notamment par des manifestations. Les politiques locales relèvent des villes, les investissements verts des entreprises et le développement des renouvelables des États.

22. Après l’ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans, les tensions raciales et sociales s’aggravent. Quel phénomène lié au réchauffement cette situation illustre-t-elle ?

La diminution des ressources halieutiques liée au réchauffement des océans
Les difficultés sanitaires provoquées par le manque d’eau potable
La menace pesant sur les littoraux par l’élévation du niveau marin
L’aggravation des tensions sociales lors d’un phénomène extrême

L’aggravation des tensions sociales lors d’un phénomène extrême

Explication

Les phénomènes climatiques extrêmes peuvent s’accompagner de tensions sociales, comme après Katrina à La Nouvelle-Orléans. La montée des eaux menace les littoraux, tandis que les pénuries d’eau et le réchauffement marin entraînent d’autres conséquences.

23. Un État insulaire du Sud dispose de moins de moyens d’adaptation qu’un pays riche du Nord face au réchauffement. Quelle conséquence générale cette différence met-elle en évidence ?

Les pays du Nord rencontrent davantage de difficultés d’adaptation
Les pays disposent de capacités d’adaptation comparables
Le réchauffement renforce les inégalités entre pays
Les inégalités résultent principalement de la hausse des températures marines

Le réchauffement renforce les inégalités entre pays

Explication

Les pays du Sud et les États insulaires ont davantage de difficultés à s’adapter, ce qui renforce les inégalités entre pays. Des capacités comparables ou des difficultés supérieures pour les pays du Nord contredisent cette distinction; les ressources halieutiques concernent un autre effet.

24. Une hausse de la température de la mer menace les prises de pêche d’une région côtière. Quelle ressource est particulièrement concernée ?

Les ressources halieutiques
Les populations des littoraux
Les cultures agricoles
Les nappes d’eau douce

Les ressources halieutiques

Explication

La hausse des températures des mers et des océans menace les espèces, notamment les ressources halieutiques. Les cultures et les nappes d’eau douce sont touchées par d’autres mécanismes, tandis que la menace directe sur les populations littorales est liée notamment à l’élévation du niveau marin.

25. Lors d’une négociation, des États conviennent de principes de solidarité pour guider leur action climatique, sans prévoir de sanction en cas de non-respect. Quelle caractéristique du droit international climatique cette situation illustre-t-elle ?

Une mise en œuvre garantie par des mesures nationales immédiates
Un régime de sanctions appliqué aux États qui manquent leurs objectifs
Une construction progressive fondée sur des principes non contraignants
Une absence de principes communs entre les États négociateurs

Une construction progressive fondée sur des principes non contraignants

Explication

Le droit international climatique se construit progressivement autour de principes comme la solidarité, sans mécanisme contraignant ni sanction prévue. Un régime de sanctions ajoute une contrainte absente, l’absence de principes nie leur existence et les mesures immédiates confondent principes et mise en œuvre.

26. Un sommet climatique annonce une forte ambition collective, mais l’examen ultérieur des politiques nationales révèle un écart entre les annonces et les actions concrètes. Quel constat s’impose ?

Les mesures effectivement prises constituent des sanctions internationales
Le volontarisme affiché ne correspond pas toujours aux mesures mises en œuvre
Les objectifs annoncés prouvent que les engagements sont déjà réalisés
Les négociations climatiques cessent dès que les annonces sont ambitieuses

Le volontarisme affiché ne correspond pas toujours aux mesures mises en œuvre

Explication

Les sommets peuvent afficher un volontarisme qui ne se traduit pas toujours dans les mesures effectivement mises en œuvre. L’ambition annoncée ne prouve pas sa réalisation, tandis que l’écart ne signifie ni la fin des négociations ni l’existence de sanctions.

27. Dans une négociation, deux délégations discutent de la répartition de l’effort climatique en invoquant leurs parts respectives des émissions mondiales : 15 % pour l’une et 30 % pour l’autre. Quels pays sont concernés, dans cet ordre ?

Les États-Unis puis l’Inde
La Chine puis les États-Unis
L’Union européenne puis la Chine
Les États-Unis puis la Chine

Les États-Unis puis la Chine

Explication

Les émissions mondiales mentionnées sont estimées à 15 % pour les États-Unis et à 30 % pour la Chine. Inverser ces parts confond leurs valeurs respectives; l’Inde et l’Union européenne ne correspondent pas aux pays cités pour cette répartition.

28. Quelle démarche correspond à la diplomatie climatique ?

Une action commune portant sur les effets du réchauffement sans en traiter les causes
Une coopération internationale visant les causes et les effets du réchauffement
Une politique intérieure visant la production énergétique de chaque État
Une négociation internationale visant les échanges commerciaux entre États

Une coopération internationale visant les causes et les effets du réchauffement

Explication

La diplomatie climatique est une coopération internationale destinée à neutraliser les causes du réchauffement et à en limiter les effets. Le commerce et la politique énergétique intérieure relèvent d’autres objets, tandis que l’adaptation seule ne couvre pas les deux objectifs.

29. Un État accueille un sommet international et met en avant son engagement écologique afin d’accroître son influence. Quelle forme de puissance climatique mobilise-t-il ?

L’autonomie énergétique climatique
La contrainte juridique climatique
La coercition commerciale climatique
Le soft power climatique

Le soft power climatique

Explication

Le soft power climatique renforce l’influence d’un acteur par l’affichage de son engagement écologique et l’accueil de sommets internationaux. La coercition commerciale et la contrainte juridique reposent sur d’autres leviers; l’autonomie énergétique concerne la production et l’approvisionnement.

30. Un gouvernement cherche à réduire sa dépendance énergétique en développant le solaire et annonce une baisse de 45 % de ses émissions d’ici 2030, avec une ambition de neutralité carbone en 2070. De quel pays s’agit-il ?

L’Union européenne
La Chine
L’Islande
L’Inde

L’Inde

Explication

L’Inde mise sur l’énergie solaire pour viser l’indépendance énergétique et s’est engagée à réduire ses émissions de 45 % d’ici 2030, avec une ambition de neutralité carbone en 2070. L’Islande est associée à la part élevée de renouvelables, l’UE à la neutralité en 2050 et la Chine n’est pas liée ici à ces objectifs chiffrés.

31. Lors d’un débat, une intervenante admet que la température moyenne augmente, mais attribue ce phénomène à des causes naturelles. Quelle position climatosceptique exprime-t-elle ?

La remise en cause des intérêts économiques fossiles
La négation de l’existence du réchauffement
La négation de l’origine humaine du réchauffement
La minimisation des conséquences du réchauffement

La négation de l’origine humaine du réchauffement

Explication

Les climatosceptiques peuvent reconnaître le réchauffement tout en niant son origine humaine. La négation de l’existence du réchauffement porte sur le phénomène lui-même, tandis que la minimisation des conséquences relève du climatorassurisme.

32. Face à une proposition de réduction des émissions, un porte-parole affirme que les mesures écologiques menacent les intérêts économiques et refuse de remettre en cause les énergies fossiles. Quel argument mobilise-t-il ?

La priorité alléguée au remplacement des énergies fossiles
L’incompatibilité alléguée entre écologie et intérêts économiques
L’incertitude alléguée sur l’existence du réchauffement climatique
La nécessité alléguée de financer l’adaptation des pays touchés

L’incompatibilité alléguée entre écologie et intérêts économiques

Explication

Cet argument présente les mesures écologiques comme incompatibles avec les intérêts économiques afin de défendre les énergies fossiles et la croissance émettrice. L’incertitude scientifique concerne le déni du phénomène ou de son origine, tandis que le financement de l’adaptation et le remplacement des énergies fossiles ne justifient pas le blocage décrit.

33. Une coalition citoyenne prépare ses revendications pour un sommet climatique. Quelle demande correspond à la conception de la justice climatique défendue par la société civile ?

Financer l’adaptation des pays riches et maintenir l’usage des énergies fossiles
Réserver les réparations aux pays les moins exposés aux effets climatiques
Réduire les émissions sans reconnaître les préjudices des pays les plus touchés
Réparer les préjudices subis par les pays les plus touchés et réduire l’usage des énergies fossiles

Réparer les préjudices subis par les pays les plus touchés et réduire l’usage des énergies fossiles

Explication

La société civile revendique notamment la justice climatique, la réparation des préjudices subis par les pays les plus touchés et la réduction de l’usage des énergies fossiles. L’adaptation des pays riches déplace la priorité, la réduction sans réparation omet un volet de la revendication, et les réparations aux pays les moins exposés inversent les bénéficiaires.

34. En mars 2019, quelle mobilisation a dénoncé à la fois le réchauffement climatique et l’inaction des États ?

La COP de Paris
Le procès climatique néerlandais
Les grèves de Youth for Climate
La Marche du Siècle

La Marche du Siècle

Explication

La Marche du Siècle de mars 2019 a dénoncé le réchauffement climatique et l’inaction des États. La COP de Paris est une conférence de négociation, les grèves de Youth for Climate sont une autre forme de mobilisation et le procès néerlandais relève d’une action judiciaire.

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Sous quelle impulsion l’ONU internationalise-t-elle les questions climatiques et environnementales ?

Sous l’impulsion de scientifiques et d’économistes.

Où et quand se tient le premier sommet de la Terre de l’ONU ?

À Stockholm, en 1972.

Quand le GIEC a-t-il été créé et où se trouve son siège ?

Il a été créé en 1988 et son siège est à Genève.

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