Fiche de révision : Conflits et enjeux du Moyen-Orient

Plan du Cours

  1. Peuples et religions du Moyen-Orient
  2. Ressources et échanges stratégiques
  3. Origines du conflit israélo-palestinien
  4. Guerres israélo-arabes et paix
  5. Guerres du Golfe et enjeux régionaux
  6. Complexification du conflit palestinien
  7. ONU face aux conflits régionaux
  8. Puissances et acteurs non étatiques

Repères chronologiques

  1. 1917la déclaration Balfour annonce le soutien du gouvernement britannique à l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif
  2. 1947l’ONU propose de partager la Palestine en un État juif et un État arabe, mais les pays arabes rejettent le plan
  3. 14 mai 1948l’État d’Israël est proclamé, déclenchant la guerre avec plusieurs États arabes voisins
  4. 1974l’ONU crée la FNUOD pour surveiller le cessez-le-feu après la guerre du Kippour
  5. 1989l’Arabie saoudite prend l’initiative de la fin de la guerre civile au Liban
  6. août 1990l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït
  7. 2020les accords d’Abraham, conclus sous l’égide de Donald Trump, réunissent Israël, le Maroc, les Émirats arabes unis et Bahreïn

1. Peuples et religions du Moyen-Orient

★ À maîtriser

  • Les Arabes sont majoritaires au Moyen-Orient, avec 250 millions de personnes sur 400 millions d’habitants, mais ils sont divisés et parlent plusieurs dialectes arabes.

  • L’islam est majoritaire au Moyen-Orient ; parmi les musulmans, le cours indique 75 % de sunnites et 25 % de chiites, ainsi que des groupes hétérodoxes comme les Alaouites et les Druzes.

Compléments

  • Le Moyen-Orient comprend notamment des Turcs, des Persans ou Iraniens, des Kurdes, des Azéris, des Arméniens et des Israéliens ; les Kurdes sont estimés à 30 millions et les Israéliens à 6 millions dans le cours.

  • Le chiisme est majoritaire en Iran à 90 %, à Bahreïn à 70 %, en Irak à 60 % et au Liban à 40 %, selon les chiffres du cours.

  • Le cours estime les chrétiens à environ 10 millions, soit 4 % de la population aujourd’hui contre 25 % un siècle auparavant, et cite notamment les Maronites du Liban et les Coptes d’Égypte.

  • Jérusalem est une ville sainte pour les trois monothéismes : le Mur des lamentations pour le judaïsme, le tombeau du Christ pour le christianisme et la mosquée Al-Aqsa pour l’islam ; La Mecque et Médine sont également des lieux saints de l’islam.

2. Ressources et échanges stratégiques

★ À maîtriser

  • Avec l’intensification des transports maritimes dans les années 1980, le Moyen-Orient devient une zone de transit stratégique comprenant le canal de Suez et les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.

  • Le Moyen-Orient concentre 60 % des réserves mondiales de pétrole et 40 % des réserves mondiales de gaz.

  • Le cours situe le seuil de disponibilité de l’eau autour de 1 200 m³ par habitant et par an, presque au seuil de pénurie, et donne l’exemple du Qatar avec 29 m³ par personne et par an.

Compléments

  • Au XIXe siècle, l’Empire britannique considère le Moyen-Orient comme une zone intermédiaire entre la Méditerranée et l’Empire des Indes.

  • Les hydrocarbures du Moyen-Orient sont faciles à extraire, grâce à un sous-sol peu profond, à un débit important et à une bonne qualité, ce qui permet une production flexible et un coût de revient du baril parmi les plus bas au monde.

  • Le Nil, l’Euphrate et le Tigre sont des cours d’eau dont le contrôle est un enjeu régional.

Astuce mémo

Hydrocarbures et routes maritimes convoités → puissances attirées

3. Origines du conflit israélo-palestinien

Notions clés & Définitions

  • Sionisme : Mouvement qui revendique la constitution d’un État juif en Palestine et qui est à l’origine de l’État d’Israël ; Theodor Herzl en propose l’idée en 1897.

Points essentiels

  • Au début du XXe siècle, la Palestine compte environ 600 000 habitants, dont 30 000 Juifs, tandis que les Arabes musulmans et chrétiens forment l’immense majorité de la population.

  • À la suite de vagues d’immigration juive, la population juive de Palestine atteint 87 000 personnes en 1910 et crée les premières exploitations agricoles.

Astuce mémo

Sionisme → mandat britannique → partage → création d’Israël

4. Guerres israélo-arabes et paix

★ À maîtriser

  • Lors de la première guerre israélo-arabe de 1948-1949, Israël repousse les armées de l’Égypte, de la Syrie, de la Jordanie, du Liban et de l’Irak, puis agrandit son territoire ; les armistices sont signés en 1949.

  • La première guerre israélo-arabe provoque le déplacement de centaines de milliers de Palestiniens, événement appelé Nakba, qui signifie « catastrophe ».

  • En 1956, Gamal Abdel Nasser nationalise le canal de Suez, jusque-là contrôlé par des intérêts franco-britanniques ; la France, le Royaume-Uni et Israël attaquent l’Égypte, puis se retirent sous la pression des États-Unis et de l’URSS, tandis que l’Égypte conserve le canal.

  • En juin 1967, Israël attaque par surprise l’Égypte, la Syrie et la Jordanie et occupe en six jours le Sinaï, Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le plateau du Golan.

  • En octobre 1973, l’Égypte et la Syrie attaquent Israël le jour de Yom Kippour pour récupérer les territoires perdus en 1967 ; la guerre se termine par un cessez-le-feu et ouvre de nouvelles négociations, notamment entre Israël et l’Égypte.

Compléments

  • En 1978, les accords de Camp David amorcent la paix entre l’Égypte et Israël, puis un traité de paix entre Israël et la Jordanie est conclu en 1994.

5. Guerres du Golfe et enjeux régionaux

Points essentiels

  • De 1980 à 1988, l’Irak de Saddam Hussein mène une guerre longue et meurtrière contre l’Iran de l’ayatollah Khomeiny, marquée notamment par des bombardements, des attaques de puits pétroliers et l’emploi d’armes chimiques.

  • En janvier 1991, l’ONU autorise une opération militaire sous direction américaine, appelée « Tempête du désert », qui inflige une nette défaite à l’Irak et libère le Koweït.

  • En mars 2003, les États-Unis et quelques alliés attaquent l’Irak sans accord de l’ONU, renversent Saddam Hussein et tentent d’y instaurer un régime démocratique ; l’intervention est suivie de partition, de guerre civile et d’attentats selon le cours.

Astuce mémo

1991 : action autorisée par l’ONU ; 2003 : intervention sans son accord

6. Complexification du conflit palestinien

★ À maîtriser

  • L’Intifada, appelée « guerre des pierres », commence en 1987 dans les territoires occupés par Israël depuis 1967 et contribue à imposer l’OLP comme acteur du conflit israélo-palestinien asymétrique.

  • En 2006, le Hamas, rival de l’OLP, prend le contrôle de la bande de Gaza.

Compléments

  • Une seconde Intifada éclate en 2000 et s’accompagne d’attentats suicides.

  • Le cours indique qu’Israël détient l’arme nucléaire et que l’Iran la revendique.

  • Les réfugiés et les déplacés fragilisent l’équilibre de nombreux pays du Moyen-Orient, tandis que l’aridité complique l’approvisionnement alimentaire.

7. ONU face aux conflits régionaux

★ À maîtriser

📌 La résolution 242 de l’ONU, adoptée après la guerre des Six Jours, exige le retrait d’Israël des territoires occupés ; le cours souligne que son application est bloquée par l’usage du veto américain.

📌 En 1991, une coalition intervient avec l’autorisation du Conseil de sécurité mais sans commandement onusien, tandis qu’en 2003 les États-Unis et leurs alliés attaquent l’Irak sans l’accord de l’ONU.

Compléments

  • L’ONUST surveille l’application des armistices et des trêves après la première guerre israélo-arabe et a son siège à Jérusalem.

  • En 1949, l’ONU crée l’UNRWA pour venir en aide aux réfugiés palestiniens.

  • La FUNU est déployée dans le Sinaï en 1956, retirée trois jours avant la guerre des Six Jours en 1967, puis redéployée en 1973 jusqu’à la paix entre l’Égypte et Israël en 1979.

Astuce mémo

Observation et interposition encadrent les cessez-le-feu ; le veto bloque certaines résolutions

8. Puissances et acteurs non étatiques

Notions clés & Définitions

  • Proxies : Groupes armés irréguliers, sans structure diplomatique, adossés et financés par un État pour combattre par procuration.

★ À maîtriser

  • Les accords d’Oslo sont signés en 1993 entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat : Israël accepte le principe du retrait des territoires occupés depuis 1967 et la création d’une Autorité palestinienne, tandis que l’OLP promet l’arrêt du terrorisme et reconnaît l’existence d’Israël.

Compléments

  • L’Arabie saoudite exerce un soft power dans les pays arabes, le Qatar dispose d’un pouvoir financier et médiatique, l’Iran est une grande puissance régionale chiite et la Turquie mène une diplomatie dite du « zéro problème » avec ses voisins.

  • Les accords d’Oslo ne satisfont pas les radicaux des deux camps ; Yitzhak Rabin est assassiné par un extrémiste juif en 1995 et le Hamas poursuit la lutte armée.

  • Des ONG contribuent à la résolution des conflits ou cherchent à influer sur les rapports de force : Human Rights Watch surveille les questions politiques, Taayoush promeut la non-violence et la campagne BDS dénonce la colonisation israélienne par le boycott, le désinvestissement et les sanctions.

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1. Quelle place démographique les Arabes occupent-ils au Moyen-Orient ?

2. Quelle répartition des courants musulmans caractérise le Moyen-Orient dans son ensemble ?

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Combien d’Arabes vivent au Moyen-Orient ?

250 millions.

Quelle est la répartition entre sunnites et chiites parmi les musulmans du Moyen-Orient ?

75 % de sunnites et 25 % de chiites.

Quels passages maritimes stratégiques le Moyen-Orient comprend-il ?

Le canal de Suez et les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.

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